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18/11/2009

Musée de Montmartre : mise en vente "à projets privés"....

 

Par BERNARD VASSOR
MUSEE MONTMARTRE (2).jpg

Hôtel de Rosimond, musée de Montmartre : photo Rodolphe Trouilleux

Tout n'est pas encore perdu, le projet de la Mairie de Paris, voulant passer en force en communiquant à la presse le 12 novembre :

« En ce qui concerne l’Hôtel de Rosimond, siège actuel de l’association- société du Vieux Montmartre et son Musée - et l’hôtel Demarne attenant, la Ville propose également de lancer, dans les mois suivant la fin d’activité, un appel à projets privés pour la reprise des lieux. Ces projets devront présenter une dimension culturelle, en lien avec l’arrondissement. »

Pourquoi chasser une association privée comme le « Vieux Montmartre » et présentant « une dimension culturelle, en lien avec l’arrondissement depuis 1886»

pour vendre à un organisme privé devant accomplir des missions au contour indéfini pour faire une juteuse opération immobilière? Comme je l'ai vu par le passé, les bâtiments une fois libérés, en négligeant tout entretien des locaux – comme  cela s'est  déjà, trouvé  ces lieux, une fois dégradés, squattés, seront alors mis en vente*. Le prix du mètre carré – justifiera alors cette cession à des promoteurs. de la dimension culturelle du Musée de Montmartre ! Que les élus qui se livrent à cette besogne ne prononcent plus jamais les mot de "défense du patrimoine". Je signale qu'il n'existe aucun autre lieu à Montmartre ayant force de symbole de la mémoire. Les archives et les dons de personnes privées (dont je suis), quelques occupants tels que Renoir qui y a peint sa toile "la Jeune Fille sur la balançoire" et qui peignait les jours d'intempérie dans un hangar qu'il avait loué là la célèbre toile du "Bal au Moulin de la Galette".

Sophie Renoir son arrière petite-fille est scandalisée et m'a chargée de l'associer à la pétition pour la défense du Musée. Outre Renoir, Suzanne Valladon et Maurice Utrillo ont occupé un minuscule atelier donnant sur la rue Cortot. Emile Bernard lui aussi y vécut, ainsi que Léon Bloy et bon nombre d'artistes montmartrois. Selon mon ami Rodolphe Trouilleux :"Depuis toujours, le Musée de Montmartre forme justement, une sorte de « contrepoids » à toute marée touristique de pacotille. Pour qui veut la véritable – et passionnante – histoire de ces lieux, il suffit de pousser la porte de la rue Cortot. Là, les parisiens, les provinciaux, et les touristes, bienvenus, peuvent appréhender la véritable dimension artistique et spirituelle de Montmartre Une mauvaise gestion est reprochée aux administrateurs du Musée. Ah ? Pourtant, et je cite la réponse à la dépêche envoyée par ces mêmes administrateurs : « La Mairie, en tant que membre de droit, est titulaire de 4 sièges à notre Conseil d’Administration ; or les réserves sur la gestion, exprimées aujourd’hui, n’ont jamais été formulées en Conseil. » Dans le même temps, la Mairie refusait d’accroître sa subvention, modeste, de 40 000 € plus la compensation du loyer qui est dû à la Ville. Un peu légère, cette Mairie de Paris qui, courant 2009 fit trois propositions successives contradictoires : En février, devant la situation financière difficile : « Procédez à une liquidation judiciaire ». En mars : On va vous aider (report du paiement du loyer) et étudier une solution pour pérenniser le Musée : gestion déléguée, transformation en Musée municipal ou augmentation de la subvention.

Et enfin fin octobre, après sept mois de silence : On vous coupe les vivres, donc nous vous suggérons une dissolution volontaire. Un grand numéro de danse administrative, digne des plus beaux cancans Montmartrois!

Pourtant, pourtant, dans le communiqué de presse cité plus haut, la Ville se dit prête « à reprendre à tout moment contact avec l’Association pour étudier un plan de redressement sérieux ».

Pourquoi cet énervement, alors ? Mettons-nous autour d’une table et discutons, comme l’écrivent les responsables du Musée : « Si ce plan devait passer par la solution du repreneur privé, avec la clause de dimension culturelle qu’elle évoque, l’Association le Vieux Montmartre serait d’accord pour incarner cette référence culturelle avec ses collections et son Musée classé Musée de France. »

La mémoire des lieux, la littérature, la peinture et toute la foule des oubliés de la Bohême exigent que nous fassions le nécessaire, voire l’impossible, pour sauver une fois de plus ce lieu magique et magnifique : le Musée de Montmartre"

Tout n'est pas perdu cependant, d'autres recours sont possibles, une grande mobilisation peut venir à bout du vanlisme municipal annoncé.

Quelques groupes à l'Hôtel de Ville sont opposés au démantèlement. Pour les aider signez en nombre les différentes pétitions qui vous sont proposées sans arrières pensées politiques.

Bernard Vassor

Autour du Père Tanguy, qui je vous le signale a été concierge de l'Hôtel Demarne pendant six ans !

*L'Hôtel Demarne est inoccupé depuis plus de quinze ans

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10/11/2009

Musée de Montmartre, pétition pour la sauvegarde !!!

 

 

MUSEE MONTMARTRE (2).jpg

LAISSERONS-NOUS DISPARAITRE LE MUSEE DE MONTMARTRE ?  

Le Musée de Montmartre, patrimoine des Montmartrois, risque de mourir par la volonté de sa tutelle, la Mairie de Paris, qui vient de décider, sans préavis, de lui couper toute subvention.

 

Installé au 12, rue Cortot à Paris 18ème depuis 50 ans, par la Société du Vieux Montmartre, association née en 1886 et reconnue d’utilité publique en 1967, ce Musée associatif, devenu Musée de France en 2003, va attirer, cette année, avec ses 6000 œuvres d’art et objets de collection, plus de 50 000 visiteurs venant de France et de l’étranger.

 

La Société du Vieux Montmartre et son Musée sont donc condamnés à disparaître faute de subventions si nous laissons faire la Mairie de Paris, privant ainsi pour toujours Montmartre et les montmartrois de leur Association et de son Musée, et donc de leur histoire.

 

C’est le cœur et la mémoire de Montmartre que l’on va tuer.

 

Mobilisons-nous pour que nos élus parisiens (Mairie du 18ème et Mairie de Paris) reviennent sur leur décision.

 

Pour vous opposer à la mort de notre Musée, merci de signer cette pétition.

 

 

Le Comité de soutien du Musée de Montmartre : sauvonslemusee@museedemontmartre.fr

                                                                   savemuseum@museedemontmartre.fr

     

 

 

     

 

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LA MORT IMMINENTE DU MUSÉE DE MONTMARTRE

MUSEE MONTMARTRE (2).jpg 

Photo R.T. Libre de droit.

Une information qui m'a été communiquée par mon ami Rodolphe Trouilleux.

 

Installé au 12 rue Cortot à Paris 18ème , le Musée de Montmartre, classé Musée de France, va mourir par la volonté de sa tutelle, la Mairie de Paris, qui vient de décider, sans préavis, de lui couper toute subvention.

En 1960, la Ville de Paris restructure en Musée la demeure historique du comédien Rosimond, ami de Molière, et y installe la Société d’Histoire et d’Archéologie du Vieux Montmartre pour lui permettre de créer le Musée de Montmartre et d’exposer ses collections. Cette association, née en 1886, reconnue depuis d’utilité publique,  possède un fonds important d’œuvres d’art et d’objets de collection. Son musée accueillera en 2009 plus de 50 000 visiteurs. Elle met à la disposition des chercheurs et historiens du monde entier sa vaste documentation.

Ce Musée, véritable Mémoire de l’Histoire montmartroise, et donc élément irremplaçable de notre Patrimoine national, se voit condamné à disparaître dans les semaines qui viennent.

Peut-on accepter que la Mairie de Paris expulse aujourd’hui la Société d’Histoire et d’Archéologie du Vieux Montmartre, en lui suggérant “ une dissolution volontaire“, qui aurait pour conséquence la dispersion de ses Collections ?  Que veut-elle faire de ce site exceptionnel ?

 

Si vous voulez en savoir plus :

Vous êtes cordialement invité à visiter le Musée.

Un dossier de presse est à votre disposition.

sauvonslemusee@museedemontmartre.fr

Contact : 06 88 59 77 03

 

 

 

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04/11/2009

Colloque Charles-Louis Philippe romancier

 

Notre amie Noëlle Benhamou nous communique :

COLLOQUE Charles-Louis-Philippe 02.jpg

 

 

pour le centenaire de sa mort

 

Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, les 12 et 13 novembre 2009

Le colloque se tiendra à la Maison des Sciences de l’Homme, 4 rue Ledru.

 

Jeudi 12 novembre.

 

9 h 30 Accueil par M. Mathias Bernard, doyen de l’U.F.R. Lettres, Langues et Sciences Humaines, et M. Jean-Louis Aurat, Président des Amis de Ch.-L. Philippe, et ouverture du colloque.

Première séance : le romancier, perspectives générales.

10 hJ.-L. Vieillard-Baron : Christianisme et fiction dans l’oeuvre.

10 h 30 Claude Foucart : L’enthousiasme pour Nietzsche chez Philippe, entre Mallarmé et Gide.

11 h C. Herzfeld : Mythèmes hérodiques dans la fiction.

11 h 30 Pause et discussion.

12 h Michèle Duplaix et Marie-Thérèse Aurat présenteront des « chapitres » du DVD qu’elles ont conçu pour le Musée de Cérilly.

12 h 30. Déjeuner.

14 h 30. Deuxième séance, présidée par Bruno Vercier. Du général au particulier.

14 h 30 David Roe : Eléments de titrologie philippienne.

15 h Martine Sagaert : Gide et les manuscrits de Philippe.

15h 30 Adrien Malcor : Philippe et l’art de son époque.

16 h Discussion. Pause.

16 h 30 Stéphane Chaudier : Ce que le style sait de la matière.

17 h Gil Charbonnier : La question du lyrisme dans les romans de Philippe.

17 h 30 P. Lachasse : L’espace dans Croquignole.

18 h Discussion.

18 h 15 Claude Aufaure lira quelques textes de Philippe.

 

Dîner de gala

 

Vendredi 13 novembre.

 

9 h 30. Troisième séance : romancier et conteur. (Président : David Roe)

9 h 30 Noëlle Benhamou : La prostitution dans Le Pauvre amour en chair et

Bubu de Montparnasse.

10 h Sylviane Coyault : Misères et splendeurs du corps chez Philippe.

10 h 30 Discussion et pause.

11 h Yvon Houssais : Les Contes du Matin : du fait divers à la nouvelle.

11 h 30 B.-M. Garreau : Aspects thématiques des Contes du Matin.

12 h Discussion et clôture du colloque.

 

13 h. Déjeuner

 

Participants

Marie-Thérèse Aurat, professeur de Français en retraite, est secrétaire adjointe des Amis de Charles-Louis Philippe.

Noëlle Benhamou, docteur ès lettres, chercheuse associée à l’ITEM-CNRS (UMR 8132) est spécialiste de Maupassant.

Gil Charbonnier, maître de conférences à l’Université Paul Cézanne Aix-Marseille II, est spécialiste de Valery Larbaud.

Stéphane Chaudier enseigne la stylistique à l’Université Jean Monnier de Saint-Etienne.

Sylviane Coyault enseigne à l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand.

Michèle Duplaix, Cérilloise, est professeur de communication et vente à Montluçon.

Claude Foucart, professeur émérite, a publié trois correspondances de Gide, et une étude de ses rapports avec l’Allemagne.

Bernard-Marie Garreau, maître de conférences à l’Université d’Orléans, est spécialiste de Marguerite Audoux.

Claude Herzfeld, docteur d’état, chercheur associé à l’Université d’Angers, est directeur des Cahiers Octave Mirbeau et spécialiste d’Alain-Fournier. Il vient de publier Charles-Louis Philippe entre Nietzsche et Dostoïevski (Harmattan).

Yvon Houssais, maître de conférences à l’Université de Franche-Comté, est spécialiste de la nouvelle au vingtième siècle.

Pierre Lachasse, docteur d’état, Paris, est spécialiste de Gide, dont il a publié des correspondances, dernièrement celle avec Léon Blum (2008).

Adrien Malcor est diplômé de l’ENS des Beaux-Arts de Paris. Comme Philippe, il est un « fils de Cérilly ».

David Roe, Senior Lecturer (e.r.) University of Leeds, G.-B., est secrétaire général de l’Association des Amis de Ch.-L. Philippe et rédacteur de son Bulletin. Il travaille sur tout le cercle des amis de Philippe, et sur des inédits de Jacques Rivière.

Martine Sagaert, Professeur à l’Université du Sud Toulon Var, a édité la Correspondance Gide-Philippe et le t. 2 du Journal de Gide.

Bruno Vercier, naguère maître de conférences à Paris III, a édité deux volumes de Philippe en poche. Il travaille actuellement sur Pierre Loti.

Jean-Louis Vieillard-Baron est professeur de philosophie à l’Université de Poitiers, où il dirige le Centre de recherche sur Hegel et l’idéalisme allemand.

 

 

Deux intervenants participeront seulement aux actes du colloque :

Bruno Curatolo (Université de Franche-Comté) : Philippe romancier vu par ses contemporains et successeurs.

Maïko Tokai (Université d’Hiroshima, Japon) : Un aspect de la technique romanesque.

 

 

 

 

 

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29/10/2009

Pierre Michon, Grand prix du roman de l'Académie Française

Par Bernard Vassor

Roullin sepia.jpg

Dans les romans ou essais de Pierre Michon, la peinture tient une place primordiale.

Récompensé pour un roman intitulé  "Les Onze", histoire d'un tableau imaginaire et d'un peintre représentant les onze membres du Comité de Salut  public. Pierre Michon, est l'auteur de nombreux essais et romans dont :"Vie de Joseph Roulin, Editions Verdier, 1988.

Ce "facteur" était selon Vincent van Gogh, le sosie provençal du Père Tanguy.

Dans Joseph Roulin, il y a la confrontation de deux grands et beaux mythes du XIXè : celui de l’Art et de la Révolution » dit Pierre Michon dans Le Roi vient quand il veut.

Ce Roulin, fut l'ami d'un peintre hollandais, avec qui il partageait des verres d'absinthe au café de "la mère Ginoux" à Arles en 1888. Contrairement aux deux bistrotiers, il n'a pas, lui, signé la pétition pour le faire expulser de la place Lamartine !

« Roulin avait grandi sous l'Empire, à l'époque où la république était vraiment interdite ; quand plus tard elle fut là, instaurée pour de bon et en quelque sorte obligatoire, il la décréta de nouveau non avenue, car quand on la déclara, quand elle eut un président visible et un drapeau visible, le prince Roulin demeura invisible ; il la reporta donc, la remit aux calendes, au Grand Soir sans doute avec son drapeau rouge sous lequel enfin, patent, le prince folâtre se manifesterait et laisserait là la défroque du vieux Roulin.(...) il avait du goût pour la vengeance, et il arrivait qu'au terme de longues journées d'humiliations il apparût dans la cuisine, jeune toujours mais non pas batifolant, long comme un jour sans pain, pâle, romantique, compassé, coiffât impeccablement le grand chapeau à plumes noires de Fouquier-Tinville, et par-dessus la tête de la mère Roulin accablée qui ne le voyait pas, lût les noms de la prochaine charrette. (...) »

« Il épousa et engrossa Augustine, cajola et engueula Armand, Camille et Marcelle issus d'Augustine, eut un jardin où biner des laitues. Cela lui donna un brin d'apparence, car il ne suffit pas en ce monde d'être facteur, ou entreposeur, comme si ce n'était pas déjà assez tuant, encore faut-il être un facteur rouge ou blanc"









 

18/10/2009

Les Jeudis du Bocata

CARINE ET EUSEBIO 05 COUL.jpg

BOCATA

 

31, rue Milton 75009 Paris

01.40.16.82.85

Jeudi 22 octobre

20H.30

Ainsi parlait Nietzsche…

Par

Jean-Paul Jouary

Auteur, philosophe

 

Les soirées sont gratuites. Si vous souhaitez y participer, merci de réserver vos places afin que nous puissions nous organiser. Ceux qui le souhaitent peuvent se restaurer à partir de 19H.30 ou après les causeries. Durant les interventions nous interrompons le service.

Carine et Eusebio

15/10/2009

Le "Puit d"Amour" : Paris disparu

Par Bernard Vassor

Puit d'Amour.jpg
Emplacement du "Puits d'Amour" foré aux environs du XII° siècle.
Cette maison disparue au moment du percement de la rue Rambuteau en 1838 à l'emplacement actuel de la rue de la Grande-Truanderie et la rue Pierre Lescot, anciennement "carrefour de la Tour". Au moyen âge à l'intersection des deux rues de la Grande-Truanderie et de la Petite- Truanderie* en plein coeur de la Cour des Miracles,  se trouvait un puits qui ne s'appelait encore que "le puits de l'Ariane".
Selon une légende, sous Philippe Auguste, une jeune gille de bonne famille, Agnès Hellebic amoureuse d'un amant volage, se jeta dans ce puits. La position du père à la Cour, fit que l'affaire fit grand bruit. L'endroit devint un lieu de pèlerinage pour les amoureux pendant des siècles. Tous les soirs, on y chantait et on y dansait en se faisant des serments éternels.  En 1525, un jeune homme desespéré par l'inconduite de sa promise, se jeta lui aussi dans ce trou. Sa belle, prévenue et repentante lui tendit une corde et le fit remonter en lui jurant un amour éternel.Tout à fait rassuré, l'amoureux béat fit graver sur la margelle
"L'Amour m"a refait,
En 1525 tout à fait".
Au début du règne de Louis XIV, à la demande de l'épiscopat qui voyait d'un mauvais oeil ces débauches païennes, le puits fut comblé, mettant ainsi fin au scandale qui perdurait depuis plusieurs siècles.  
*Le mot Truanderie, viendrait du "truage", impôt perçu sur les marchandises, ou bien de l'argot "truand" ce qui reviendrait selon certains au même....La rue était aussi appelée "via Mendicatrix"

10:24 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Tags : paris | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

02/10/2009

Il faut sauver la maison Basfroi! un article de Rodolphe Trouilleux

basfroi rue carte Rodolphe.jpg
Cet historien de la capitale lutte avec acharnement depuis des années pour la sauvegarde du "Vieux Paris".
Sur son blog Paris secret et insolite, il dénonce une fois de plus des édiles parisiens du XI° arrondissement, peu soucieux du patrimoine, qui faisant fi des protections qui avaient été acquises de haute lutte, il y a quelques années menacent de détruire cette maison.
Vous pouvez aussi consulter le site du

Comité de SAUVEGARDE du 22 rue BASFROI 75011 Paris - France

http://test75011.numeriblog.fr/mon_weblog/

où vous trouvrez de nombreux articles de divers journaux dont le Canard et le Parisien.

01/10/2009

L’AFP est en danger !!!!

 

Signer la pétition :

http://www.sos-afp.org/fr/node/255

....................

L'AFP ne pourra résister au changement de statut qu'on lui prépare

 

par Claude Moisy

 journaliste, ancien président-directeur général de l'Agence France-Presse. 

 

 

L'agitation provoquée par les spéculations sur un éventuel changement du statut légal de l'Agence France-Presse (AFP) m'amène à violer pour la première fois la règle selon laquelle un ancien président de cette entreprise ne doit plus se mêler de ces affaires. Je le fais parce que, pour avoir "vécu" quotidiennement l'AFP pendant trente-cinq ans, je suis persuadé qu'elle ne peut continuer à exister qu'avec le statut bâtard et aberrant qui lui a été donné lorsque le Parlement l'a dénationalisée en janvier 1957.

Oui, l'AFP est une anomalie juridique et financière, une réalité impossible. Cet "organisme autonome" est censé fonctionner "selon les règles du droit commercial" mais il n'a ni capital ni actionnaires. Pire, il est administré par ses clients ! La loi de 1957 stipule aussi qu'il est financé par la vente de ses services. Mais lorsque cette loi a été adoptée, l'AFP ne gagnait commercialement que 20 % de son coût de fonctionnement. Le reste provenait de fonds publics appelés pudiquement "les abonnements de l'Etat", pour ne pas parler de subventions, gênantes pour une entreprise d'information. Cette contribution gouvernementale représente, encore aujourd'hui, 40 % du budget de l'agence. Entreprise bâtarde donc, qui ne devrait pas exister dans un monde d'économie de marché, mais qui fonctionne quand même depuis cinquante-deux ans.

Et qui ne fonctionne pas si mal puisqu'elle est, avec l'américaine Associated Press et la britannique Reuters, l'une des trois seules agences de presse "globales" qui collectent de l'information générale dans le monde entier et la vendent dans le monde entier. Mais elle a toujours été la plus fragile des trois, avant que la révolution des communications provoquée par Internet ne les fragilise toutes les trois. Associated Press, coopérative de la gigantesque presse nord-américaine, gagnait assez sur son territoire national pour financer ce qu'elle perdait dans le reste du monde.

Depuis que Reuters s'est transformée en instrument des marchés financiers au début des années 1980, l'activité déficitaire de l'information générale pour les médias a fini par devenir marginale dans son chiffre d'affaires et a pu être subventionnée par les profits réalisés sur les marchés financiers.

L'AFP, avec sa petite base nationale et le français comme langue de travail, n'a jamais eu les mêmes possibilités. Sans capital, elle n'a pu financer les investissements nécessaires à son adaptation aux nouvelles technologies de la communication que par des prêts de l'Etat... pas toujours remboursés. Le financement partiel de l'AFP est un élément de l'aide multiforme de l'Etat aux médias français qui, sans elle, dépendraient de deux agences anglo-saxonnes pour leurs informations de l'étranger.

Il y a toujours eu jusqu'ici un consensus dans le monde politique et la haute administration pour considérer que l'existence de l'AFP était un atout pour la France. Le prestige et l'influence attribués à l'instrument valaient bien, estimait-on, l'argent qu'elle coûtait. On peut voir là une notion gaullienne, type Concorde, comportant une dose d'illusion de grandeur, mais le fait est là, incontournable : l'AFP n'existe que par la volonté de l'Etat français.

Il y a une autre anomalie dans l'aventure de l'AFP. Malgré sa dépendance financière de l'Etat après qu'elle est devenue indépendante en 1957, elle a progressivement cessé d'être considérée à l'étranger comme une agence gouvernementale. Elle a, au contraire, acquis la réputation d'un fournisseur d'information crédible. Ses concurrentes ont renoncé à arguer que son financement public partiel constituait une concurrence déloyale et ont respecté son professionnalisme. Cela a été dû à la qualité d'une grande partie de son personnel et à la règle paradoxale formulée par Jean Marin, l'un de ses pères fondateurs : "L'AFP ne peut fonctionner que si celui qui paye ne commande pas." Un tel précepte n'a pas toujours convaincu les gouvernements, de droite ou de gauche. Il y a eu des frictions et des tensions. Mais cela a tenu !

Il semblerait que le consensus soit maintenant remis en question au plus haut niveau de l'État et que la loi portant statut de l'AFP soit promise à de profondes modifications. Sans connaître les intentions des responsables du dossier, je veux leur dire ma conviction que l'introduction d'intérêts particuliers condamnerait l'agence à la disparition plus ou moins rapide.

Il est impensable qu'aucun homme d'affaires, aucune société, aucune autre institution que l'Etat lui-même mette longtemps de l'argent dans une entreprise structurellement déficitaire sans attendre finalement un retour sur son investissement. Si une telle "ouverture" était pratiquée elle entraînerait un jour des restructurations, des réductions, des réorientations qui changeraient radicalement la nature de l'entreprise au point de lui faire perdre son caractère global.

C'est ce qui est arrivé dans les années 1980 à une autre grande agence de presse mondiale, l'américaine United Press International (UPI), propriété d'une fondation familiale contrainte, par ses statuts, de s'en débarrasser lorsqu'elle a commencé à perdre de l'argent. Tombée entre les mains d'une succession d'ambitieux rêveurs inexpérimentés et d'aventuriers peu scrupuleux, elle subit toutes sortes de transformations avant de disparaître en moins de dix ans.

Je ne dis pas qu'il est indispensable que l'Agence France-Presse soit maintenue dans son état actuel quel qu'en soit le prix. Le gouvernement d'une France surendettée peut légitimement penser qu'à l'heure du "monde-en-ligne" où tout un chacun distribue son "information", le financement de la vieille agence mondiale est un jeu qui n'en vaut plus la chandelle. Il peut, par exemple, estimer qu'une simple boîte à communiqués nationale lui serait plus utile et moins coûteuse. Si c'est le cas, il doit le dire clairement au lieu de se défausser du démantèlement sur des seconds couteaux. Si ce n'est pas le cas, et s'il veut que l'AFP garde sa place dans le monde, il doit assumer ses responsabilités.

 

 

 

Claude Moisy est journaliste, ancien président-directeur général de l'Agence France-Presse.

 

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web site at http://www.afp.com

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29/09/2009

"Fellinicita" un hommage à Fedérico.....

fellinicitta image.jpg

Noëlle Benhamou qui a participé à la rédaction de cet ouvrage me signale :

LES ÉDITIONS DE LA TRANSPARENCE | Parutions du 16 septembre 2009

Philosophie | esthétique | cinéma

Dans la collection "Cinéphilie"

........ 

FELLINICITTÀ sous la direction de Jean-Max Méjean, préface de Tullio Kezich. 

60 artistes, écrivains, spécialistes et proches de Federico Fellini rendent hommage au Maestro. Ce livre richement illustré (120 photographies et dessins pour la plupart inédits) propose un voyage dans l'univers de Fellini à travers les thèmes récurrents de sa vie et de son œuvre : Cinecittà, Rome, Rimini, les rêves et la magie, l'astrologie, la femme, la télévision, l'ange, les chapeaux, les fontaines, la cigarette…

Fellinicittà est accompagné du DVD d'un film de Dominique Delouche : Teatro Numero Cinque, un documentaire inédit sur Fellini lorsque celui-ci tournait en 1968 le Satyricon.

L'ouvrage est édité en partenariat avec la Fondation Fellini pour le Cinéma et avec le soutien d'Almaz Film Productions.

Critique de cinéma et spécialiste de Federico Fellini, Jean-Max Méjean a notamment publié Fellini, un rêve, une vie (Cerf, 1997).

DÉCOUVRIR LES PREMIÈRES PAGES ET LE SOMMAIRE

noelle.benhamou@orange.fr

URL : http://www.maupassantiana.fr

http://www.erckmann-chatrian.eu

11:21 Publié dans Evènement | Tags : fellini, noëlle benhamou | Lien permanent | Commentaires (7) | | | | Digg! Digg

28/09/2009

Pélerinage littéraire de Médan

L'actualité Zola
Medan Zola 05.jpg
1) Le dimanche 4 octobre, Pèlerinage littéraire de Médan, à Médan, à partir de 15 h. Des allocutions seront prononcées par Claude Lanzmann (directeur des Temps modernes, écrivain et cinéaste) et Gian Carlo Menichelli (professeur émérite à l'Université de Naples, « L'Orientale »). Une exposition « Zola et l'Académie française », réalisée par Martine Le Blond-Zola (vice-présidente de l'association « Maison Zola - Musée Dreyfus »), sera inaugurée le jour même. Pour les participants des places assises sont prévues, sous un vélum. -- On peut se rendre à Médan par la route (autoroute A13 ou 14, sortie à l'échangeur de Poissy-Villennes ; suivre la direction de Villennes) ou par le train : départ de la gare Saint-Lazare à 14 h 23, arrivée à Médan, devant la maison de Zola, un peu avant 15 h ; retour pour Paris, à 17 h 40, en gare de Médan (en outre, un autocar quittera Médan à 18h 25 pour la gare de Villennes, afin de permettre de prendre le train partant pour Paris à 18h 41).
..........
2) Le samedi 10 octobre, journée d'étude, "Actualité de l'affaire Dreyfus en 2009", pour le 150e anniversaire de la naissance d'Alfred Dreyfus et de Jean Jaurès, co-organisée par  la Société littéraire des amis d'Emile Zola, la Société d'études jaurésiennes, la Société internationales d'histoire de l'affaire Dreyfus et la Ligue des droits de l'Homme. Elle se tiendra au siège de la Ligue des droits de l'Homme, 138, rue Marcadet, 75018 Paris (Métro Lamarck-Caulaincourt). Horaire : 9h - 13h et 14 h 30 - 17 h. Communications de Grégoire Kauffmann, Philippe Oriol, Vincent Duclert, Gilles Manceron, Emmanuel Naquet, Michel Dreyfus, Michel Drouin et Alain Pagès. Clôture de la journée par Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des Droits de l'homme.

25/09/2009

La pomme de terre a la patate à Sens dans l'Yonne !!!

Par Bernard Vassor
Perou pommes de terre 02.jpg
Image de variété de pommes de terre Péruviennes du site nommé en fin d'article.

Mes amis du Service Culturel de l’Ambassade du Pérou vous informent
que l’Association « La Parmentière de Bourgogne » organise le festival
« Faîtes de la pomme de terre - La pomme de terre a la patate ! »
Démonstrations culinaires par des chefs étoilés, et 
avec la participation de la chef péruvienne
Lourdes Centy Pluvinage du Restaurant El Picaflor
Marché couvert
Sens –Yonne
26 et 27 septembre 2009
Voir programme sur le site :
http://www.faites-de-la-pomme-de-terre.com/

T’ikapapa – Récompense internationale pour l’initiative en faveur de la pomme de terre indigène

La dite «Initiative T’ikapapa» conditionne et commercialise une sélection particulière de pommes de terre indigènes péruviennes. Elue parmi un total de 230 propositions issues de 70pays, elle a reçu en 2007 l’un des cinq prix SEED parrainés par l’ONU.

http://www.sdc.admin.ch/fr/Accueil/Projets/T_ikapapa_onal...
 
 

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23/09/2009

La Dame aux Caméllias, suite

Par Bernard Vassor

la dame aux camelias tombe archives.jpg
Nous allons évoquer cette fois l'histoire du roman et de la pièce qui en fut tirée, qui est toujours biaisée, on se demande pourquoi ?
Une incertitude, le roman fut-il écrit en 1847 comme le dit un contemporain ou en 1848 ? Il fut toutefois publié à cette date en 2 volumes chez Cadot. Le titre portait bien le nom de Caméllias avec deux L, comme il se doit en botanique.
Dumas fils, dans les éditions suivantes en a figé l'orthographe erronée en supprimant une lettre.
Une deuxième édition, ou bien une remise en vente (?) eut lieu en 1849, l'édition princeps n'ayant eu aucun succès en raison de la coïncidence avec la révolution de février. En 1852, une nouvelle édition entièrement refondue est publiée avec une préface de Jules Janin, chez Michel Levy. (qui ne connut donc pas comme le prétend Jannin "dès sa parution un grand succès") Après la publication du roman, Dumas fils donna sur les conseils de Siraudin, son roman à Antony Beraud, directeur du Gymnase, et grand "faiseur" en la matière pour en faire une pièce de théâtre. Béraud lui rendit une pièce en quatre tableaux qui ne satisfit pas le jeune débutant. Il remania le texte en huit jours, et aussitôt il se rendit chez son père qui demeurait avenue Frochot. L'auteur "Des Trois Mousquetaires"qui avait déconseillé à son fils une telle démarche fut converti après la lecture de la pièce.  Il va sans dire que celle-ci fut reçue au "Théâtre-Historique" ! La faillite du théâtre du Boulevard du Crime retarda la représentation, qui n'eut lieu que trois ans plus tard après bien des péripéties. Refusée dans bien des salles, la pièce fut acceptée au "Vaudeville" dont le directeur reçut l'oeuvre, mais hélas, la faillite le fit renoncer lui aussi. Enfin la première représentation eut lieu en 1852 avec le sucès que l'on sait. Les  droits de la pièce étaient partagés avec Antony Beraudpour moitié. Dumas fils lui proposa de lui vendre sa part, mais une mésentente sur le prix lui fit renoncer heureusement pour lui à ce qui devint une poule aux oeufs d'or !!! La pièce vendue aux éditeurs à un prix dérisoire, pour la raison que Dumas qui  n'avait pas d'argent voulait louer une loge pour une dame de sa connaissance....
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Revenons un instant sur le titre de l'oeuvre. Ce surnom ne fut jamais donné du vivant d'Alphonsine. C'est dans les années 1830, qu'un dandy, Latour Mezray fut affublé du sobriquet "d'homme aux Camellias", parce qu'il portait quand la saison était favorable cette fleur à la boutonnière qui coûtait très cher alors. Ce surnom était attaché aux gandins qui se pavanaient sur le boulevard, et se faisaient entretenir par des dames sur le retour.
C'était le cas pour celui qui devait devenir le président de la République et le boucher de la Commune de Paris : on dirait aujourd'hui le gigolo Adolphe Thiers qui était entretenu par la femme de l'agent de change de la place Saint-Georges Alexis Dosne.
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sucette decaux Alexandre Dumas maison dorée.jpg
Avec mon amie Chantal Chemla, secrétaire des Amis d'Alexandre Dumas, nous avons fait apposer cette "sucette" sur l'immeuble de la BNP Paribas qui a aimablement financé l'opération. C'était autrefois "La Maison Dorée" où Armand Duval s'installa pour guetter "Marguerite" qui venait d"entrer au Café Anglais situé en face.
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Note
Les Shadock pompeurs (ils se reconnaîtront) sont priés de passer leur chemin ou bien de citer cet article.

09/09/2009

Colloque Catulle Mendès à Bordeaux

 Mendès Catulle sepia.jpg

Colloque « Catulle Mendès et La République des Lettres »

17-18 septembre 2009

Colloque organisé par l’EA 4195 – TELEM  

 

Jeudi 17 septembre 2009  

9h : Ouverture du colloque  

Mendès journaliste et critique littéraire  

Président de séance : Jean-Pierre Saïdah  

9h30: Michael Pakenham (Université d’Exeter), « La République des Lettres de Catulle Mendès & Adelphe Froger, 1875-1877 »  

9h55: Béatrice Laville (Université Bordeaux III), « Catulle Mendès et Zola, "une mêlée littéraire" »  

10h20: Discussion – Pause  

11h: Evanghélia Stead (Université de Reims), « Catulle Mendès et G. Charpentier et Cie : sur un contrat d'édition et sur quelques lettres ».  

11h25: Ida Merello (Université de Gênes, Italie), « Catulle Mendès critique littéraire »   

11h50 : Discussion – Pause déjeuner

 Mendès romancier  

Président de séance : Jean de Palacio  

14h: Fanny Bérat-Esquier (Nanterre, Lille III), « Catulle Mendès et la littérature parisienne »  

14h25: Dominique Laporte (University of Manitoba, Canada), « "Il est poète et toujours poète, et quand il écrit des romans, c’est Apollon chez Balzac". Catulle Mendès et le roman contemporain »  

14h50: Vérane Partensky (Université Bordeaux), « Du gothique anglais au roman parisien : les bénéfices de la secondarité romanesque »  

15h15: Discussion – Pause  

15h45: Jérôme Solal (Docteur de Toulouse II), « Catulle Mendès et les lois de la transgression ».   

16h10: Valérie Michelet Jacquod (Université de Neuchâtel, Suisse), Sur "Mendès décadent" (avec l’analyse du Chercheur de tares par exemple et les rapports Mendès Mercure de France par exemple).  

16h35 : Discussion   

Vendredi 18 septembre 2009 

Mendès nouvelliste et décadent  

Présidente de séance : Evanghélia Stead  

9h: Jean de Palacio (Paris IV), « Mendès disciple de Boccace : sur le Nouveau Décaméron »  

9h25: Noëlle Benhamou (Centre Zola, ITEM), « La prostitution : un monstre parisien »  

9h50: Thierry Santurenne (Docteur), « Catulle Mendès ou l’esthétique du paroxysme ».  

10h15: Patrizia d’Andrea (Suisse), « Ironie et dérision : l’usage stratégique de l’ésotérisme dans les œuvres narratives de Catulle Mendès ». 

10h40 : Discussion – Pause   

Mendès dramaturge  

Présidente de séance : Ida Merello  

11h10: Marie-France David-de Palacio (Université de Brest), « Les Mères ennemies, du roman à la pièce ».  

11h35: Sophie Lucet (Université du Maine), « L’ombre de Fracasse ».  

12h : Discussion et clôture du colloque  

***  

Le colloque aura lieu à l’Université de Bordeaux III

Salle de Conférences

Maison des Pays Ibériques

Domaine Universitaire – Pessac  

Contacts : jpsaidah@wanadoo.fr ; noelle.benhamou@orange.fr 

 Programme colloque endes.pdf

06/09/2009

Une conférence de Dominique Delord : Les cafés-concerts

Café-concert Dominique Delord.jpg
"Un lieu où l'on ne boit jamais de café
et où il n'y a jamais de concert..."
Entre 1850 et la Belle Epoque
Dominique Delord, chercheuse dans des thèmes culturels,organisatrice de concerts et de conférnces, elle a notamment écrit joué et chanté avec Serge Hureau et Cyrille Lehn :
Monthéus chanteur du peuple ( Hall de la Chanson production, 2007-2008).
Cette conférence est présentée par l'association
 Histoire et Vies du 10°, dans le cadre des manifestations :
"Ensemble nous sommes le 10°".
Le spectacle sera accompagné de la projection d'images rares et de chansons anciennes.
L'entrée est libre.
Mairie du 10° arrondissement,
72 rue du faubourg Saint-Martin
75010
jeudi 17 septembre 2009 à 19 heures

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Un cabaret éphémère : "Le Tambourin" du 62 boulevard de Clichy

 Par Bernard Vassor

segatori COROT.jpg

Sachant comment on se comporte
De sa main célèbre à Capri,
Joyeuse en ouvrira la porte.

Agostina Ségatori (Ancone, 1841-1910 ?), surnommée «l’Italienne», etait un modèle professionnel qui avait posé pour Manet, Corot, Léon Gérôme, et Vincent Van Gogh (au Café du Tambourin, musée Van Gogh Amsterdam).
Le portrait réalisé par Manet qui se trouve aujourd’hui dans une collection privée new-yorkaise,
fut vendu par le marchand Alphonse Portier à Alexandre Cassatt, le frère de Mary. Le tableau de Corot Portrait d’Agostina est daté de 1866 lors de son voyage en Italie. Nous avons beaucoup plus tôt, du même, vers 1860, « la Femme au tambourin ».
La patronne de ces lieux et les charmantes hôtesses accueillaient la clientèle en costume folklorique. Une exposition de peintures organisée pour l’occasion furent vendue aux enchères, on y voiyait des œuvres de Edouard Dantan, Léon Gérôme, Bernard , de Pille et quelques autres peintres dont nous avons aujourd’hui oublié les noms. Le mobilier,(tables chaises éléments du bar) est uniquement composé de tambourins ornés par différents artistes dont Gauguin (fleurs et feuillage et fruits) Norbert Goeneute, Ludovic Némo [2], Todde, etc.
Vincent Van Gogh y organisa une exposition de crépons japonais qui, selon Vincent lui-même, a été un désastre. Puis, avec ses amis Toulouse-Lautrec Gauguin et son « copain » Emile Bernard, Louis Anquetin, un accrochage eut un peu plus de succès, car Bernard et Anquetin purent y vendre leur premier tableau.
« Ce fut vers cette époque que Vincent fréquenta une taverne qui avait nom le Tambourin et que tenait une fort belle italienne, ancien modèle, étalant dans un comptoir bien à elle ses charmes sains et imposants.». Selon Emile Bernard, Vincent avait conduit le père Tanguy dans cet établissement : « ce qui donnait beaucoup d’inquiétudes à la brave mère Tanguy, qui ne pouvait s’imaginer les raisons enfantines et même innocentes de ses escapades. Vincent, selon un contrat de quelques toiles par semaine, mangeait au Tambourin (...) Cela dura plusieurs mois, puis l’établissement périclita, fut vendu, et toutes ces peintures mises en tas furent adjugées pour une somme dérisoire"

Le père Tanguy.
(...) Vincent étant parti pour Arles et le pèreTanguy se trouvant seul, visité seulement de temps en temps par de rares clients, la belle Italienne du Tambourin tomba dans une grande gêne. Alors Tanguy la recueillit, ce qui donna lieu à bien des médisances.(...) »
Faut-il croire Ambroise Vollard ? quand il raconte dans Les Souvenirs d’un marchand de tableaux :
« Un jour, passant sur le boulevard de Clichy, la curiosité me fit entrer dans un petit restaurant qui portait l’enseigne « Au Tambourin », en même temps que moi était entré un individu qui demanda à la patronne : Vincent est arrivé ? Il est parti il y a une minute. Il était venu accrocher ce tableau des Tournesols, puis il est sorti aussitôt" !!! Sachant que Vollard, fraîchement débarqué à Montmartre situe cette anecdote en 1889, or, le Tambourin était fermé depuis près de deux ans.

Le cabaret reprit son nom de "Café de la Butte" puis, en 1893, prit le nom de Cabaret des Quat’Z’Arts.

Tambourin boul de Clichy hauteur.jpg
Sur ce dessin publicitaire inédit, une erreur à signaler :
60 au lieu de 62 boulevard de Clichy.
.........
Dans une lettre, le 30 août 1922, le peintre Adolphe Albert, client occasionnel des lieux, répondant à une demande de renseignements donne les indications suivantes:
"Tout ce dont je me souviens, c'est qu'on disait à l'époque la Ségatori la maîtresse de Rav..t (illisible).
Le vieux peintre Pills était un assidu de ce cabaret. Il s'intitulait en riant "le maquereau de la boite"
Il était furieux lorsqu'on crachait dans les bottes de postillon qui servaient de porte-parapluie, puisqu'elles lui appartenaient."
Gachet composition hauteur.jpg
Légende de la composition :
En-tête de l’album d’estampes japonaises ayant appartenu à Vincent.
Description de la « nature morte » prêtée par Paul Gachet en 1951 au Louvre :
Cadre avec crêpons japonais ayant appartenu à Vincent montés par Gachet fils, qui les tenait de Théo, sur un fond doré orné d’une inscription en japonais qui signifie qu’ils se trouvaient dans la chambre de Vincent à Auvers en 1890.
Affiche 3 couleurs du tambourin rue de Richelieu par Chéret (OD32) 3 tubes Tasset et Lhote, et Tanguy (OD31) palette pour Mlle Gachet au piano
Un verre déjà utilisé par Cézanne un vase en grés japonais : nature morte, Roses et Anémones
Bambous taillés utilisés par Vincent.
Un tambourin de chez Agostina signé H.TODE 1886
Le livre est : La Fille Elisa (Goncourt)
.......
Sources :
Archives Van Gogh muséum
Archives de Paris
Michael Pakenham, catalogue de l’exposition du Grand Palais, janvier-avril 1999
Emile Bernard, article du Mercure de France, 16 décembre 1908
André Roussard, dictionnaire des lieux à Montmartre, éditions André Roussard Paris 2001
Marcel Cerf Maxime Lisbonne, le d’Artagnan de la Commune, éditions du Panorama (Suisse) 1967
Article Bernard Vassor dans : Les Montmartrois, ed André Roussard Paris © 2004
Mise à jour le 5 septembre 2009
Les recherches ne sont pas terminées...... A SUIVRE

25/08/2009

Léon Xanrof, un Montmartrois pur jus !

Par Bernard VASSOR

Léon XANROF hauteur.jpg
Chouette Léon ! C'est mon mari....
Il ouvrit les yeux rue des Acacias (rue des abbesses) le 9 décembre 1867. Ses brillantes études furent suivies au collège Rollin (aujourd'hui Jacques Decour) où il passa avec succès ses deux"bachots". Léon Fourneau, car c'est son nom, le latinisa, puis l'anagramisa; ce qui donna Xanrof Léon. Il a été le fondateur de l'Association générale des étudiants.
Très tôt, il écrivit des chansons qui furent publiées en volume. Elles obtinrent tout de suite un certain succès qui fit la gloire de la célèbre, à l'époque, chanteuse Félicia Malet. Une autre débutante qui avait découvert un recueil de ses oeuvres sur les quais de Seine inscrivit à son répertoire pour ses débuts à l'Eden-Théâtre, deux ou trois titres (l'Hôtel du N° 3, Rive gauche, les six potaches, Héloïse et Abélard) qui lui valurent ses premiers lauriers; C'était la rousse et anguleuse Yvette Guibert qui effaça le souvenir de Félicia qui avait chanté "Le Fiacre" la première. D'ailleurs, ce succès, curieusement lui valut un procès (qu'il gagna) avec Oudet son éditeur. Sur sa lancée, il écrivit des revues, puis devint auteur dramatique. Il collabora à de nombreux journaux (le National, le Courrier Français, à Gil Blas, au Figaro, au Figaro illustré etc...) comme critique littéraire et théâtral. Sa revue "Paris en bateau" fit un triomphe en 1895 à la Cigale. Il a épousé une cantatrice de l'Académie nationale de musique, promu officier de l'instruction publique. Enfin il a été élu membre de la SACEM.
Il traversa sans être payé le Chat noir de la rue Victor Massé, s'acheta un hôtel particulier où il vécut rue Tholozé.
A la fin de sa vie, par décision du Conseil d'état, son pseudonyme fut transformé en patronyme familial.
Il est mort à Paris en 1953.

24/08/2009

La fontaine de la place Pigalle

Par Bernard Vassor
mise à jour le 24 août 2009
Fontaine Pigalle n.b. bernardo vargas.jpg
Janvier 1871, l'hiver fut très rigoureux, des soldats ayant un"billet de logement"*lavent leur linge dans la fontaine à moitié gelée.
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En médaillon : Georges Ulmer
Pour la chanson intitulée "Pigalle"
La place Pigalle a été ouverte en 1827. Elle a été aménagée en demi-cercle à l'empolacement de la barrière d'octroi du mur des Fermiers généraux.
La réalisation de cette fontaine est dûe à l'architecte Gabriel Davioux qui a fait sa carrière à la préfecture de la seine au service d’Alphand à partir de 1856., il fut chargé d’installer 15 fontaines dans Paris qui seront inaugurées le 2 août 1862. Ces bassins à l’origine, entourés d’un espace gazonné et d’une grille ouvragée seront refaits au XX° siècle.
Le 22 mai 1862 Davioud présenta son projet pour la place Pigalle, la fontaine qui fut construite entre 1862 et 1863 à la place de la rotonde LedouxAu centre du bassin circulaire interrompu par six bornes carrées, un piédestal octogonal supporte un piédouche cannelé et une vasque à godrons en fonte. Une lettre du 29 juin 1868 de la direction des eaux et égouts de Paris indique : « Cette vasque est le réceptacle de toutes les ordures du boulevard et même des pavés et moellons trouvés aux environs ; les cantonniers y lavent leurs balais, les marchandes aux petite voitures  s’y débarrassent  de leurs rebuts de poissons ; le soir, vers la nuit, c’est là que l’on vient baigner et nettoyer tous les chiens du quartier » La conséquence de cet état de fait est l’installation d’un petit jardin autour de la fontaine, et d’une grille de fer qui sert de clôture. AP. VO 3 185. dans la lettre du 29 juin, le Contrôleur de la direction des Eaux et.. propose la mise en place d’une grille de fer sur le pourtour de la vasque.
La barrière qui a changé de nom en fonction des évènements, révolution oblige ! barrière, royale, barrière Montmartre, barrière du Chemin des Dames (non ! ce n’est pas ce que vous croyez, les « dames » étaient les abbesses qui régnaient sur la butte Montmartre) enfin, barrière Pigalle. La fontaine en son centre date de 1862. Jusqu’alors, à la place de cette fontaine,  un "puit encagé" devant la rotonde de la barrière décorait le lieu. On n'y puisait plus d'eau depuis longtemps, mais le puits existait quand même dans ce quartier Bréda où s’installèrent lorettes peintres et modèles. De chaque côté de la rotonde se trouvait une guérite accostée au « mur murant Paris » C’est le 22 mai 1862 que Gabriel Davioud (1823-1881), architecte,  présenta son projet. La fontaine fut construite entre 1862 et 1863 à la place de la rotonde. Au centre du bassin circulaire interrompu par six bornes carrées, un piédestal octogonal qui supporte un piédouche cannelé et une vasque à godrons en fonte.
Dans une
lettre datée du 29 juin 1868de la Direction des Eaux et Egouts de Paris, nous pouvons lire : « Cette vasque est le réceptacle de toutes les ordures du boulevard et même des pavés et moellons trouvés aux environs ; les cantonniers y lavent leurs balais, les marchandes aux petite voitures  s’y débarrassent  de leurs rebuts de poissons ; le soir, vers la nuit, c’est là que l’on vient baigner et nettoyer tous les chiens du quartier » La conséquence en est l’installation d’un petit espace autour de la fontaine, et d’une grille de fer qui servait de clôture.
fontaine et folies pigalle largeur.jpg
Les Folies-Pigalle, avec à gauche, le café de la Nouvelle Athènes
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Faisant l'angle du boulevard à gauche : "l'Abbaye de Thélème",  ensuite le débouché de l'avenue Frochot et à droite faisant l'angle de la rue Frochot : le café "Le Rat Mort"
Le petit jardinet qui entoure la fontaine est gracieusement arboré....
Paris et ses fontaines , Action artistique de la Ville de Paris, 1995
* Pendant le siège de Paris la troupe était logée chez l'habitant, ce qui explique en partie le fait que le 18 mars 1871 (jour du déclenchement de la Commune), les soldats mirent "la crosse en l'air" pour ne pas tuer les montmartois chez qui ils avaient le gite et le couvert.

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23/08/2009

Histoire d'eau : Les fontaines et les sources à Montmartre

Par Bernard Vassor

"Dans ce pittoresque espace abrité par de grands arbres du château des Brouillards, c'était le voisinage de l'abreuvoir, qui le soir s'anime du spectacle de chevaux et de chiens que l'on y baigne (...) et d'une fontaine construite dans le goût antique, où les laveuses causent et chantent comme dans les premiers chapitres de Werter. Avec un bas-relief consacré à Diane (....) à l'ombre des vieux tilleuls qui se penchent sur le monument qui rappelerait à ses heures certains points de la Campagne romaine"
La Bohème galante.
Gerard de Nerval
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FONTAINE place Pigalle janvier 1870.jpg
Janvier 1871, pendant le siège de Paris, des "culs rouges"* venus laver leur linge dans la fontaine de la place Pigalle.
Jeune fille qui a bu l'eau de Saint Denys
Reste fidèle à son mari.
Au temps de l'occupation romaine et au moyen âge, de nombreuses sources et ruisselets alimentaient la ville de Paris. Même au temps de l'indépendance gauloise où des chênes abritaient le temple druidique de Teutatès. Il y avait sans doute une douzaine de sources, mais seul le souvenir de quatre d'entre elles est parvenu jusqu'à nous.
 L'abbé Lebeuf, auteur de l'Histoire de la Ville et du Diocèse de Paris, rapporte avoir vu les vestiges d'une conduite d'eau dans la ruine d'une maison effondrée à la suite de l'ouragan qui détruisit une grande partie des fermes et maisons de Mont-Martre en 994. On découvrit d'ailleurs à la fin du XIX° siècles entre les rues de Belfond (vers le n° 44 ) et de Dunkerque des tuyaux de poterie** ayant servi à la construction de l'aqueduc romain qui conduisait à la plaine Monceau en passant par la rue Victor Macé et rue de Douai.
Les quatre fontaines célèbres de Montmatreétaient: "La Fontenelle"( petite fontaine), "La fontaine Saint-Denys" (ou fontaine des Martis), la
fontaine de la Bonne (à l'origine de la Bonne eau) et la fontaine du Buc.
La Fontenelle tarie au XVII° siècle absorbée par les carrière de plâtre, cheminait à l'emplacement de la rue du Chevalier de la Barre.
La fontaine Saint-Denysse déversait à l'emplacement du cimetière Montmartre et doit son nom au premier évêque de Lutèce (vers 272 après J.C) venu là après avoir eu la tête tranchée y faire un petit brin de toilette...
L'abbé Lebeuf (toujours lui) dit que les paysans venaient y faire des folies.

Seigneurs, decolé fu le corps de saint Denys,

Droit à une fontaine, si nous dit li inscris,

Qui est entre Mont-Martre et le cit de Paris

Encore l'appelle-t-on la fontaine aux Martis

Là, avait ung grant bois qui fut souvent feuillis. 

Ignace de Loyola, "dans de frugales et fraternelles agapes", vint avec ses compagnons se réjouir et deviser pieusement pour terminer la journée du 15 août 1534 où il avait jeté par un voeu solennel, dans la chapelle du Martyre les bases de sa fameuse institution. 

En 1810, une autorisation d’ouvrir une carrière de gypse calcarifaire (montmartrite) dans ce secteur fut accordée. L’eau qui y coulait depuis des siècles fut absorbée jusqu’à la dernière goutte en un rien  de temps dans les excavations ainsi creusées, .

fontaine O'Galop.jpg
Dessin de O'Galop : une fontaine à Montmartre.
 
La fontaine de la Bonne eau ,de la Bonne Étoile, ou de la Bonne Fée (souvenir celtique) qui servait le temple de Teutatès.
  Ce sont ensuite les religieuses de l'abbaye qui utilisèrent cette eau précieuse pour laver leurs habits noirs. Elle disparut en 1850. Du cabaret de "la Vache noire" dont les bosquets poussaient à pic, jaillissait une source limpide venue de la fontaine de la Bonne Fée, suivant une tradition celtique des temps oubliés. Cette fontaine alimentait en partie le village et l'abbaye. Il reste une trace en 1837 dans un "Rapport sur l'état des carrières de Montmartre" dréssé par un ingénieur où il est fait mention de son regardappartenant à Mme de Romanet !!! Selon des recherches, qu'il serait trop long de developper dans ce petit article, cette fontaine pouvait être de source artificielle reliant plusieurs petits canaux et réservoirs et des eaux de ruissellement. Les religieuses de Montmartre ayant obtenu après un procès le partage des eaux avec un propriétaire Claude Garrot, seigneur de Champroust. Les eaux qui sont désignées dans les actes, passaient sous le grand chemin de Montmartre à Clignancourt(rue du Mont-Cenis, ancienneme,nt rue Saint-Denis)
La fontaine du Buc a laissé son nom à une rue, tandis que deux rue avoisinantes portent les noms de rue du Ruisseau et rue de l"Abreuvoir.
L'origine de ce nom est inconnue,certains prétendent que le mot viendrait de bucca(bouche) d'autres du vieux mot français buc, devenu bouck en allemand,  du bouc que les gaulois consacraient à leurr dieu. La municipalité a tranché en modifiant on ne sait trop pourquoi la dénomination en "Fontaine-du-But" ! 
Elle alimentait le fameux "abreuvoir aux ânes des meuniers et des boeufs qui étaient conduits à l'abattoir" elle disparut en 1880. La rue Girardon avait eu pour nom : rue de la Croix-du-Buc rue des Brouillards, puis rue des Fontaines.
fontaine du Buc.jpg

Le Château d'Eau de la place Ravignan (aujourd'hui place Jean Baptiste Clément) :
C'est en 1835 qu'une tour octogonale fut édifiée près du rendez-vous de chasse ayant prétendument appartenu à Catherine de Médicis.
Ce réservoir fut surelevé, et en 1860 il fut alimenté par les eaux de la Dhuis. Un autre réservoir fut construit en 1888 presque sur les flancs de la basilique. Des sources coulaient sous terre, rue Ramey, passage Cottin et rue Rochechouart.
...........
Une curiosité à noter : à l'emplacement de la fontaine de la place Pigalle, se trouvait un puits encagé par de grosses grilles de fer solidement cadenassées. Un puits artésien situé place Hébert (ancien maire du village de la Chapelle Saint-Denis) à la Chapelle, creusé à la fin de l'empire a été foré jusqu'à 712 mètres de profondeur, les eaux se perdant dans les couches géologiques qu'elles traversaient.
 *Surnom familier donné aux soldats en raison de la couleur garance de leur pantalon
**Poteries déposées au musée Carnavalet
A SUIVRE : La fontaine de Davioust, place Pigalle

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21/08/2009

Le 61° bataillon de la Garde nationale à Montmartre

Par Bernard Vassor

Canons champs des polonais montmartre.jpg
Des gardes nationaux du 61°, au "Champs des Polonais" situé au sommet de la Butte.
Peut-être y-a-t-il quelques montmartrois qui auraient un ancêtre parmi eux ?
Les 171  canons avaient payés par une souscription de parisiens, pour la défense de Paris assiégé par les prussiens.
C'est à l'emplacement de la basilique qu'avaient été parqués les canons qui étaient menacés d'être repris par la volonté d'Adolphe Thiers.
Canons montmartre gravure.jpg
Sous un autre angle.
Chassepot exercice largeur 03.jpg
L'équipement des gardes nationaux : un pantalon de drap bleu foncé à bandes rouges sur le côté, une tunique de la même couleur avec des boutons dorés, un képi, avec un écusson brodé portant le numéro du bataillon, et aux pieds les fameux "godillots" jaunes. Un paquetage avec un étui à baïonette et une boite à bougies. Pour l'hiver, une capote bleu clair complétait l'ensemble.
Pendant le siège de Paris, le 61° bataillon, était basé 6 rue de la Tournelle, anciennement rue des Rosiers (aujourd'hui rue du Chevalier de la Barre). Le nom de rue des Rosiers figurait toujours sur les registres d'inscription des bataillons de la G.n. Certains gardes était inscrits deux fois dans chacune de ces noms de rues.
Chassepot sepia largeur.jpg
Différents fusils étaient distribués, le Chassepot (ci-dessus) dit "du camp de Châlon", fusils "à aiguille ou a tabatière", fusils Favé et Plumerel et pour quelques privilégiés des fusils automatiques américains réformés de la guerre de secession de type Winchester et Scharp qui avaient été achetés par le colonel Victor Schoelcher chargé de l'armement.
reconstitution 61° rue des rosiers.jpg
Le siège du 61° bataillon. Cette photographie fait partie d'une série de reconstitutions (falsification historique) après la Commune pour l'exploitation commerciale des "crimes de la Commune".
Ici, c'est l'exécution dans le jardin attenant au poste de police du 61°, des généraux Lecomte et Thomas....la réalité est tout autre !
Ils furent tués l'un après l'autre par des gardes nationaux incontrôlés. Seul le général vLecomte fut adossé au  mur qui n'est pas celui de la photographie.
C"était en réalité d'après un témoignage de l'époque une petite maison à deux étages sous l'autorité du comandant polonais Kardanski chargé de la surveillance des canons.
6 rue des Rosiers.jpg
Le siège du 61) bataillon le 18 mars 1871.
Germain Turpin, dont le nom ne mérite pas d'être oublié, fut la première victime de l'armée de Thiers. Atteint d'une balle à l'abdomen pendant son tour de garde du parc d'artillerie du "Champs des polonais" situé à l'emplacement exact de la basilique du Sacré-Coeur.
Voici une liste de quelques membres de ce 61° :
Turpin, la première victime des Versaillais, dans la nuit du 18 mars 1871, alors qu'il était de garde, il fut abattu dans son sommeil par un soldat de l'armée du général Lecomte*. Georges Clemenceau, alors maire de Montmartre et (piètre) médecin, accouru par le vacarme a déclaré que la blessure n'était pas bien grave. Le malheureux, transporté à l'hôpital Lariboisière est mort d'une péritonite 9 jours plus tard dans d'atroce souffrances.  Georges Clemenceau, Simon Mayer chef d'état-major, Razoua commandant de la 18° légion, Louise Michel, Olivier Métra le chef d'orchestre enrôlé comme clairon et bien sûr, le concierge du 10 de la rue Cortot Julien Tanguy. Signalons aussi le célèbre capitaine Paschal Grousset à l'origine de l'affaire Victor Noir. Il fut après la défaite des insurgés à Montmartre, arrêté au domicile de sa soeur déguisé en femme et conduit dans les locaux de la préfecture de Police (qui n'avait pas encore été incendiée) et exhibé pour mieux l'humilier
Mon ami le professeur de médecine à Lariboisière Jean-Paul Martinaud a livré tous des éléments importants dans son ouvrage : Une histoire de l'Hôpital Lariboisière, éditions l'Harmattan 2005

« Une seule personne avait été affectée à la surveillance du parc d’artillerie, le garde national Germain Turpin, un maçon de 36 ans habitant passage Doudeauville. Il était de garde cette nuit là, auprès de fameux canons lorsqu’il entendit arriver la troupe de ligne, courageusement, il fit les sommations d’usage, mais la seule réponse qu’il reçut fut une décharge de fusil qui l’atteignit à l’abdomen et le coucha par terre. Louise Michel qui se trouvait de garde au poste de garde du 61° bataillon en haut de la rue de la Fontenelle* toute proche, accourut avec une cantinière. Les deux femmes lui firent un premier pansement en déchirant leur propre linge. Le docteur Clemenceau maire du XVIII° arrivé sur place peu après lui prodigua les premiers secours sur place car le général Lecomte** soucieux de ne pas ameuter la population, s’opposa à ce que l’on transporta le blessé à l’hôpital, au scandale de l’assistance. Louise Michel parvint à le relever et le conduire à Lariboisière, on le coucha dans le lit n° 14 de la salle Saint-Ferdinand ( par la suite devenue Ambroise Paré) où atteint de péritonite affection que l’on ne pouvait pas opérer à l’époque, il agonisa 9 jours entouré de sa famille. Germain Turpin mourut heureux, disait-il d’avoir vu la Révolution. » (…) Deux autres blessés furent emmenés à Lariboisière, le premier Henri-Louis Blaise un tapissier du quartier agé de 21 ans survécut lui aussi neuf jours (…)la troisième victime Marguerite Boivin couturière agée de 37 ans qui faisait parti du groupe de femmes ayant arrêté la troupe et rallié les soldats, réusit à se rétablir au terme d’un séjour de 75 jours dans le lit 24 de la salle Sainte-Jeanne, d’une blessure des vaisseaux fémoraux »

Ouvrage collectif avec le soutien des Archives de France et de la Ville de Paris : Guide des Sources du mouvement communaliste et de la Commune de Paris (1864-1880), éditions : la Documentation Française 2007,

Réf. : 9782110065483
732 pages, 16x24 cm
ISBN : 978-2-11-006548-3

20/08/2009

Julien Tanguy, garde national à Montmartre pendant le siège de Paris et la Commune, suivi de : Vincent van Gogh "reporter d'images"

Par Bernard Vassor
Le père Tanguy et la Commune.
Troisième partie : "La sortie à Asnières le 16 avril 1871"
histoire d'un trente sous 1870 1871.jpg
Après la défaite de Sedan, Julien Tanguy fut l'un des premiers (numéro 16 sur le registre d'enrôlement) à s'engager pour la défense de Paris dans la première compagnie du 61° bataillon de la Garde nationale qui était basé au sommet de Montmartre au 6 rue de la Fontenelle, anciennement rue des Rosiers, aujourd'hui rue du Chevalier de la Barre.
Il était avec sa femme depuis 1867 concierge de l'Hôtel Demarne au 10 rue Cortot. C'est là qu'il avait établi son atelier dans le fond de sa minuscule loge où il broyait les pigments et mettait en tubes d'étain ses couleurs qu'il allait vendre dans les lieux fréquentés par les impressionnistes. Mais depuis la guerre et le siège de Paris, les peintres avaient disparu des berges de la Seine. Certains s'étaient engagés dans l'armée, d'autres étaient partis en province ou à l'étranger.
De son poste en haut de la Butte, il a été aux premières loges pour assister à tous les évènements qui ont marqué l'histoire. De l'envahissement de la place Saint-Pierre par Nadar pour créer la première compagnie de ballons monté, de la création de la première compagnie aéropostale par Duruof qui fit le 23 septembre son premier et dernier voyage sur le "Neptune", le départ de Gambetta sur "l'Armand Barbès", le déclenchement de la Commune le 18 mars 1871 etc...
Le 16 avril 1871, le château de Bécon ayant été violemment investi par les forces versaillaises, il fut décidé que les 61°, 132°, 164°,  32° bataillons devraient se rendre à Asnières pour repousser l'ennemi. Les gardes nationaux partirent de Montmartre dans l'après-midi pour arriver le soir, traverser le "pont de bateaux" qui unissait les deux rives. L'ancien pont ayant été détruit par les prussiens, c'était la seule façon de passer la Seine.
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Les gardes furent cantonnés tant bien que mal dans les maisons des asnièrois. La nuit fut calme, mais le réveil brutal : les canons tonnaient depuis Bécon  et l'armée de Mac-Mahon progressait sur la gauche tandis que de la plaine de Gennevilliers d'autres régiments progressaient.
Le général fédéré polonais Dombrowsky véritable stratège allait et venait de tous côtés encourager les combattants, se plaçant aux premiers rangs pour donner l'exemple, faisant preuve de calme et de courage. Hélas, la partie était inégale l'armée de Thiers aidé par la neutralité bienveillante des prussiens qui laissaient le passage libre après avoir libéré les prisonniers qui étaient venus grossir les rangs de l'armée régulière.
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Les bataillons fédérés étaient arrivés à cinq cents mètres de Gennevilliers quand ils furent assaillis par des tirs venant de Bois-Colombes.
Les parisiens reçurent une grélée de balles partant de partout à la fois. Pendant plusieurs heures la fusaillerie continua. Puis venus de Gennevilliers, une masse énorme de gendarmes se déploya dans la plaine provoquant un mouvement de recul malgré les efforts des officiers pour enrayer le repli. La retraite se fit sous le tir ennemi. Les fédérés se réfugièrent dans des maisons d'où il furent délogés par l'attaque des Versaillais qui s'emparèrent petit à petit des maisons d'Asnières et se frayaient un chemin à travers les parcs et jardins de la ville.
Pont d'Asnières pont de bateaux.jpg
Bientôt le mot d'ordre fut : "il faut repasser la Seine". Mais voila !!! Le pont de bateaux venait d'être coupé par ordre du général Landowski qui avait repassé la Seine un des premiers, laissant des milliers d'hommes à  la merci de la mitraille qui canardait tout ce qui bougeait.
Des fédérés qui étaient  basés du côté de Colombes et de Nanterre vinrent grossir les rangs des fuyards.
Les hommes affolés se pressaient sur le quai de la Seine, tournaient en rond affolés en poussant des cris de frayeur de terreur et de colère avant de tomber sous les balles de plomb pour certains. Quelques barques ayant servit au "pont" étaient détachées, mais les quelques malheureux qui embarquaient subissaient le feu nourri des chassepots. Certains essayaient de traverser sur le tablier du pont à claire-voie, marcher sur les poutrelles d'acier les bras en croix. Ceux qui ne tombaient pas d'eux-même saisis par le vertige étaient fauchés par la mitraille.
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D'autres réussirent à s'enfuir en partant à la nage, ce qui a certainement été le cas de Julien Tanguy. Se laissant porter par le courant (qui était assez fort en cette saison) ils purent atteindre "l'Ile des Ravageurs", et de là rejoindre Clichy, puis Montmartre.
Tous les combattants qui n'avaient pas été tués furent fait prisonnier, les Versaillais tenaient la rive gauche....
Quatrième partie :
Vincent van Gogh en mission commandée à Asnières, sur les pas de Julien Tanguy, devenu depuis le père Tanguy
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Croquis de Vincent du café "La Sirène"
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Le tableau de Vincent en 1887.
Comme vous pouvez le constater sur les images précédentes, le pont de bateaux conduisait à l'endroit précis où se trouvait une guinguette appelée "La Maison Cassegrain" (archives inédites) devenue par la suite "La Sirène". Comment ne pas envisager les conversations échangées par Vincent et son marchand de couleurs, lorsque de retour (à pieds) d'Asnières il montrait ses toiles au père Tanguy ?
Celui-ci devait certainement revivre ces heures d'angoisse et les évoquer devant Vincent qui éprouvait une certaine admiration pour le "brave homme de la rue Clauzel".
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Emplacement actuel du café "La Sirène". A cet endroit, en raison des nombreuses innondations qui année dévastaient une grande partie d'Asnières, les berges de la Seine avaient été surélevées de près de trois mètres, ce qui fait que les rez-de-chaussées devenaient les sous-sols des bâtisses en bord du fleuve.
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Trente sous : ainsi surnommé car c'était le montant de la solde jounalière d'un garde national
A SUIVRE......

17/08/2009

Henri IV à Montmartre et Marie de Beauvillier, abbesse de Montmartre, des Porcherons et du Fort-aux-Dames

Par Bernard Vassor

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C'est en 1590 que le roi établit son quartier général lors du siège de Paris dans l'abbaye de Marie de Beauvilliers à Montmartre. Louée de son vivant à l'égal d'une sainte, quelques historiens restent tout de même septiques !!! Pendant la guerre civile, l'abbaye connut son déclin. La plus grande misère régnant, les religieuses furent contraintes à la prostitution. Les soldats et l'abbesse menaient joyeuse vie sur "la montagne des martyrs". On prétend que quelques moniales avaient tenté à plusieurs reprises d'empoisonner Marie de Beauvillier. L'abbaye comptait trente trois religieuses, toutes ne menèrent peut-être pas une vie de débauche, mais l'une d'elle aimait tendrement son abbesse, elle exposait sa vie en goûtant la première tous les plats qui étaient servis. L'archevêque de Paris, quand il apprit ces débordements y mit fin tout en préservant Marie. Henri IV qui occupait l'appartement (et le lit) de la religieuse se surnommait lui-même "moine de Montmartre". Il abandonna la religieuse pour la belle Gabrielle d'Estrée. Repentie, Marie de Beauvillier devenue mystique mit un terme à sa vie dissolue pour se consacrer au redressement de l'abbaye, donnant le voile à deux cent vingt sept filles et de la ruche Montmartre partirent des filles chargées de réformer d'anciennes abbayes ou de fonder de nouvelles de l'ordre des Bénédictines. Marie de Beauvilliers a rendu l'âme le 21 avril 1657 à l'âge de quatre vingt trois ans.