07/10/2007

AUGUSTE DE CHATILLON

PAR BERNARD VASSOR

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Auguste de Chatillon  (1808-1881) poète, peintre à ses heures, a fait partie du cénacle de la rue du Doyénné. C'est lui qui avait décoré la chambre de Gérard. Il fut l'ami de Théophile Gautier, fut aussi un hugolâtre de la première heure.
Cet ami de Gérard de Nerval avait séjourné six ans en Amérique du Nord. C'est Alexandre Dumas qui publia le premier des extraits de poèmes de Chatilon dans "le Mousquetaire" des 15, 17, et 19 octobre 1854, sous le titre "poésies d'un jeune peintre"*
Jean-Didier Wagneur a révélé qu'il avait aussi été membre "des buveurs d'eau", qu'il fréquentait le café Momus avec Henri Murger.
L'île de Saint-Ouen-Saint-Denis dont il est question dans l'ouvrage cité plus haut était la propriété de la famille Compoint. Une scène du roman d'Emile Zola  Thérèse Raquin  est située dans ce lieu.
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*Oeuvre de Gérard de Nerval, bibliothèque de la pléiade présenté et annoté par Albert Béguin et Jean Richer Paris 1966

20:05 Écrit par vassor dans Le Cénacle de la rue du Doyenné | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

22/11/2006

La Bohème Galante de Gerard de Nerval

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Par Bernard Vassor 
Théo te souviens-tu de ces vertes saisons
Qui s'effeuillaient si vite en ces vieilles  maisons
Dont le front s'abritait sous une aile du Louvre ? 
Balzac, dans "La Cousine Bette",fait une description du quartier situé derrière la place du Carrousel :
"La cousine Bette qui demeurait rue du Doyenné et qui prétextait de la solitude de ce quartier désert pour tiujours s'en aller après le dîner. (...)Ce ne sera pas un hors d'oeuvre que de décrire ce coin de Paris actuel, plus tard, on ne pourrait pas l'imaginer; et nos neveux qui verront sans doute le Louvre achevé,se refusera   ient à croire qu'une pareille barbarie ait subsisté pendant trente six ans au coeur de Paris, en face du palais où trois dynasties ont reçu pendant ces trente-six années, ont reçu l'élite de la France et celle de l'Europe. Depuis le guichet qui mène au Carrouse, jusqu'à la rue du Musée, tout homme venu ne fut-ce que pour quelques jours à Paris, remarque une dizaine de maisons à façades ruinées où les propriétaires découragés ne aucune réparation, et qui sont le résidu d'un ancien quartier en démolition depuis le jour où Napoléon résolut de terminer le Louvre. La rue et l'impasse du Doyenné, voilà les seules voies interieures de ce pâté sombre et désert, où les habitants sont probablement des fantômes, car on n'y voit jamais personne(..)Les ténèbres le silence, le froid glacial, la profondeur caverneuse du sol concourent à faire de ces maisons des espèces de cryptes, de tombeaux à vivants"
Cet endroit se trouve aujurd'hui à l'emplacement du pavillon Mollien au Louvre, comme, parait-il, l'emplacement de la rue de la vieille Lanterne est situé au niveau du rideau de scène du théâtre Sarah Bernhardt
C'est pourtant dans cet endroit sordide qu'une dizaine de jeunes gens choisirent d'y élire domicile et de créer le cénacle le plus fameux de cette époque vers 1835.
En 1834 Gérard de Nerval s'installe chez Camille  Rogier au 3 impasse du Doyenné. Arsène Hossaye et Théophile Gautier habitent tout près rue du Doyenné. C'est ainsi que se forme "la Bohème galante" où des amis Roger de Bauvoir, Chenavard, Petrus Borel, Auguste Dupoty, Henry d'Egmond, Alphonse Karr, Allyre Bureau Eugène Piot et Victor Loubens sont voisins de palier de Gautier   
Gérard choisira de mourir dans un lieu encore plus sordide :
A suivre....
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Rue de la Vieille Lanterne 


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Annexes: 
Remerciements à Eric Buffeteau, commisaire priseur à l'étude Pierre Bergé, pour son immense érudition nervalienne, sa patience au cours d'entretiens passionnés, et la clarté de ses explications avec sa truculence légendaire.
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Marguerite, dite Jenny Colon, Boulogne-sur-Mer le 5 novembre, d'une famille de comédiens obscurs. A quatorze ans elle avait débuté au théâtre Feydau dans un opéra-comique de Dallayrac, les deux petits savoyard. En 1823 elle débuta au Vaudeville dans une pièce de Paul de Koch, La Laitière de Monfermeil. En 1824, elle avait épousé Lafond, un acteur du Vaudeville Puis aux Variétés, le 27 octobre 1828, elle joue une pièce de Dumanoir, La semaine des amours. Entre l'opéra comique et le théâtre, elle se produit en Belgique où elle jouea le rôle de Marguerite dans Les Huguenots le 6 juin 1841. Epuisée, malade, elle revint mourir à Paris le 5 juin 1842. (Paul Delvau :Gerard de Nerval)
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Photographie et hallucination
  • Paul-Louis ROUBERT, "Nerval et l'expérience du daguerréotype"

Nerval fut l'un des rares hommes de lettres de son temps à s'être essayé à la pratique du daguerréotype, en 1843, lors de son voyage en Orient. Une expérience décevante, qui confère à sa critique de la photographie une portée remarquable, et constitue une marque secrète dans l'évolution de sa réflexion sur le réalisme en littérature.

A SUIVRE

23:35 Écrit par vassor dans Le Cénacle de la rue du Doyenné | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |