08.02.2010
Pierre Etaix : Une communication de l'Association "IL ÉTAIX UNE FOIS"
En attendant de revoir "YOYO" au cinéma, retrouvez le... SUR SCÈNE !
Fin janvier, après une semaine de résidence au Théâtre du Pont Tournant de Bordeaux (merci Stéphane Alvarez), Pierre Étaix présentait la première mouture de " MIOUSIK PAPILLON ", un tout nouveau spectacle mêlant clown, mime, magie, jazz et music-hall.
Quelle émotion de retrouver YOYO sur scène après plus de quarante années d'absence, mais aussi Hadrien Trigance (mime), Odile Étaix (chant), Patrice Authier (piano), Pierre Maingourd (contrebasse), Marc Étaix (batterie).
Aujourd'hui, MIOUSIK PAPILLON est à la croisée des chemins.
06:29 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pierre etaix
06.02.2010
Rimbaud et Verlaine et "Le Rat Mort" à Paris et à Ostende
Au n° 7 actuel de la place, un limonadier s’était installé en 1835. Cet établissement construit à l’angle de la rue Frochot et de la place, se nommait "le Grand Café de la Place Pigalle" mais les clients s’empressèrent de le baptiser "le Rat Mort" en raison de l’odeur pestilentielle qui empuantissait l’endroit le jour de l'inauguration, ce qui ne l’empêcha pas de devenir le rendez-vous de tout ce qui comptait comme journalistes, écrivains, peintres et jolies dames esseulées. On pouvait aussi rencontrer tous les chiens du quartier, terriers, épagneuls, bichons havanais, lévriers, barbets, caniches, qui s’y livraient à des combats acharnés. Le plafond représentant un immense rat crevé, avait été décoré par le peintre Léon Goupil qui, d'après des témoignages de l'époque était ivre du matin au soir. Une anecdote relate qu'un matin, sortant du Rat Mort, une bouteille à la main, il suivit un cortège funèbre qui passait place Pigalle pour se rendre au cimetière du Nord. Il chantait à tue-tête des couplets graveleux jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que son nom figurait sur une couronne mortuaire ! C'était la dépouille de sa femme qui était dans le cercueil.....Aux alentours de 1880, ce cabaret devint une brasserie de femmes pour femmes.
12:45 Ecrit par vassor dans Histoire littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, ostende
05.02.2010
Parution du dernier bulletin de "La Société d'Histoire et d'Archéologie "Le Vieux Montmartre"
Par Bernard Vassor
Dans ce fascicule n° 79, le président fait le point sur les évènements qui se sont abattus sur le musée et la Société Historique et Archéologique du Vieux Montmartre. Souvenez-vous, en octobre, la mairie de Paris annonçait sa volonté de vendre au privé les bâtiments du musée, et son annexe, l'Hôtel Demarne. De plus pour faciliter les choses par la voix de Danielle Pourtaud, adjointe de monsieur le maire de Paris Delanoé, l'Hôtel de Ville demandait à l'association montmartroise de se faire hara-kiri. Aussitôt, une mobilisation sans précédent, a soulevé l'indignation d'amoureux de Montmartre de tous bords. Un comité de soutien rassemblant des professeurs d'universités, des membres de l'Institut, des historiennes de l'art des commerçants, des dessinatrices humoristiques, un producteur de télévision célèbre, une universitaire américaine spécialiste incontestée de Renoir, Claire Durand-Ruel, historienne de l'art, arrière petite fille du célèbre marchand de tableaux (ancien fabricant de couleurs) Sophie Renoir, arrière petite-fille d'Auguste, des journalistes (dont Raymond Lansoy qui a recueilli à lui seul des milliers de signatures) des réalisateurs des comédiennes, le curé de l'église Saint-Pierre et Michou, le marchand de tableaux André Roussard, des cinéastes célèbres et toute une kyrielle de représentants de la vie à Montmartre. La liste nominative duComité de soutien figure en tête de ce bulletin. Fin janvier, une pétition rassemblant plus de 12 000 signatures la réalisation d'un film documentaire, l'édition d'un CD et le soutien de la presse locale ont permis de faire reculer les velléités mortifères des édiles municipaux. La situation aujourd'hui est stabilisée, il n'est plus question de disperser les collections aux quatre vents. Sauf dernière volte-face après les élections une nouvelle direction va assainir les finances et une nouvelle orientation avec le concours de "sponsors".
Bien sûr, ce numéro est aussi pour la plus grande partie des articles consacrée à Fernand Pelez 'exposition au Petit-Palais, à Suzanne Valadon, Maurice Utrillo, à un article de mon ami Rodolphe Trouilleux "Dans les archives du Vieux Montmartre" de l'enrichissement des collections etc..
Dépôt légal 1° semestre 2010
ISNN 2104 5437
21:08 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montmarte, paris
Anniversaire de la mort du père Tanguy
Par Bernard Vassor
C'est le 6 février 1894 à "une heure du soir" que Julien François Tanguy fabricant de couleurs âgé de 68 ans (et non pas 78, comme le mentionne l'acte de décès) s'est éteint dans sa boutique-domicile du 9 rue Clauzel. La déclaration dressée par Henri Chain, adjoint au maire du 9° arrondissement, sur les indications du mari de sa fille Mathilde, Onésime Chenu, sellier au 9 rue Norvin, et de Emile Degaut, fabricant de semelles 9 rue Clauzel.
Dès 1893, après son déménagement, Julien Tanguy, était asmathique et souffrait d'un cancer de l'estomac qui ne fut diagnostiqué que plus tard. On croyait alors qu'il n'avait qu'une hernie et que tout allait s'arranger. En janvier 1894, il fut transporté à l'hôpital Lariboisière où son cas fut jugé désespéré. Le père Tanguy préféra rentrer chez lui pour y mourir entouré de sa famille.
Bien qu'étant dépositaire de collections de toiles de Vincent van Gogh, de Cézanne (dont le portrait d'Achile Emperere qu'il avait sauvé de la folie destructrice du peintre d'Aix en Provence) de Guillaumin, son voisin au 6 rue Clauzel, Gauguin, d'Emile Bernard et de bien d'autres, la famille Tanguy vivait dans la plus grande précarité.
Le 8 février 1894, il fut inhumé dans la 14° tranchée (des pauvres) gratuite du cimetière de Saint-Ouen. Il ne reste rien de sa sépulture, des pelleteuses faisant place nette pour d'autres pauvres gens comme lui.
12:11 Ecrit par vassor dans Julien Tanguy, dit Père Tanguy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : julien tanguy, van gogh
04.02.2010
La guinguette de la rue de Bondy (94)
Par Bernard Vassor
Vers 1900
C'est dans cette ancienne rue des Fossés Saint-Martin* qu'une guinguette était installée au temps de Louis XIV. Cette maison était le type parfait qui était resté intact d'une maison du XVII° siècle près de l'ancienne porte de la Ville à l'entrée du faubourg. L'historien Charles Lefeuve note :
(rue de Bondy)-" le 96 ne s'éleva pas tout d'une pièce, mais il en sortit sous Henri IV, d'un plan de choux, avec un des ses pareils, qui est encore avec lui côte à côte"
Il n'a au dessus de l'entresol que sept mansardes ardoisées au premier étage, et encore au dessus, symétriquement à droite et à gauche sur le toit, deux mansardes avec encadrement de pierre de la même époque. Il faut ajouter qu'il peut être démoli d'un jour à l'autre (écrit en 1913, fort heureusement, cette maison ayant subi quelques transformations minimes est toujours debout !)
Renseignements pris auprès d'une des locataires très aimable de cette maison, les "Bâtiments de France" ont entrepris un travail formidable, redonner à cette maison son aspect d'origine. Menacée de destruction plusieurs fois, une restauration minutieuse a commencé depuis 7 ans environ avec des matériaux récupérés miraculeusement sur place. L'immeuble qui menaçait de s'effondrer a été renforcé de poutrelle métalliques soutenant l'escalier. Les balcons avec les appuis en fer forgé retrouvés ont remplacé ce que nous voyons sur cette photographie (plus haut) datant de 1913)
La porte d'entrée du XVII° siècle remise en place, Il reste encore quelques détails de restauration, le remplacement des fenêtres en PVC (?) et les deux balcons de la partie droite (photo ci-dessous) L'escalier aux marches usées a dû être gravi par de nombreux clients de la guinguette. Merci à la municipalité du X° et aux "Bâtiments de France" qui ont su préserver un tel lieu.
![]()
Ci-contre, la porte d'origine avec l'huisserie retrouvée.
Un seul détail me laisse perplexe, les murs intérieurs de l'escalier sont en marbre rose ?
19:06 Ecrit par vassor dans CABARETS GUINGUETTES ET CLUBS REVOLUTIONNAIRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris
Agnès Bihl En concert à l’Européen.
Grand prix de l'Académie Charles Cros en 2005 pour son album "Merci maman, merci papa", prix Félix Leclerc et prix Francis Lemarque en 2006, Agnès Bihl, à l'occasion de la parution de son quatrième album, va se faire entendre en concert à l'Européen les 10, 11, 12, et 13 février. Chanteuse à texte, Agnès se veut l'héritière de Brassens, Brel, Anne Sylvestre et se définit comme "Renaud au féminin". Chanteuse engagée et contestataire, elle aborde sans complexe tous les sujets d'actualité. Et comme quelqu'un m'a dit, c'est un vaccin contre la connerie, garanti non H1N1......
Théâtre l'Européen
5 rue Biot
75017 Paris
Métro Place Clichy
Autobus :
30 - 54 - 74 - NOCT C - 68 - 80 - 81 - 95 (Arrêt Place de Clichy)
30 - 54 - 74 - 80 - 95 (Arrêt Place de Clichy - Caulaincourt)
66 (Arrêt boulevard des Batignolles)
Tél : 01 43 87 97 13
Du lundi au samedi de 13h à 19h
Tarif réduit : étudiants et chômeurs
sur présentation d'un justificatif au moment du retrait des billets
Autres points de ventes :
- Locations : Fnac
– Carrefour
0 892 68 36 22 (0,34 € / mn) - Virgin
Petite fée blonde au sourire d’enfant têtu, Agnès Bihl a beaucoup chanté ses colères tout au long de ses trois premiers albums. Pour son 4e opus REVE GENERALe, elle choisit de mettre un peu de sourires dans ses concerts et signe des chansons d’amour, des tranches de vie heureuse, des portraits drolatiques, des scènes de comédie.
A l’occasion de l’ultimatum climatique et de la fin de l’enregistrement de son nouvel album Rêve Général(e), Agnès Bihl vous offre le titre DE BOUCHE A OREILLES en téléchargement gratuit via http://www.believe.fr/agnesbihl ! Une chanson qui nous invite tous à agir dès aujourd’hui !
12:11 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agnès bihl
28.01.2010
AUGUSTE KOTZEBUE, romancier, dramaturge, Meine Flucht nach Paris im Winter 1790.
par Bernard Vassor
August Friedrich Ferdinand von Kotzebue est né à Weimar le 3 mai 1761, assassiné à Mannheim le 23 mars 1819.
(Gérard de Nerval fit un voyage sur les pas de Kotzebue et donna une traduction de "Mensonge et repentir".
Cet écrivain Allemand séjourna à deux reprises à Paris. D'abord en 1790, puis en 1804. Il a laissé des notes de voyage fort intéressantes sur les époques mouvementée de la révolution et du consulat.. Ensuite, attaché aux services de la Sainte Alliance, il fut tué d'un coup de couteau par un révolutionnaire nommé Sand. " Le 23 mars 1819, à dix heures du matin, un étudiant de l'université d'Iéna, Karl-Ludwig Sand, se présenta, avec une demande d'audience, dans la demeure de Kotzebue, qui lui donna rendez-vous pour l'après-midi. Il revint à l'heure indiquée, et, après avoir échangé quelques paroles avec Kotzebue, il le frappa au coeur d'un coup de poignard en s'écriant : "Traître à la patrie !". Il essaya ensuite de se tuer, et ne put que se blesser. Le procès dura jusqu'au mois de septembre; la sentence de mort ne fut prononcée que le 5 mai 1820, et l'exécution eut lieu le 20 mai. Un compte rendu du procès fut donné par Hohehorst (Stuttgart, 1820), mais la vente n'en fut autorisée que trois ans après. Dans le public, on plaignait non pas la victime, mais le meurtrier. Au reste, le crime de Sand, comme tous les crimes politiques, alla contre son but et ne fit que hâter la réaction. Quant à la réputation littéraire de Kotzebue, elle ne fut ni grandie ni diminuée par sa mort violente"
Sur son passage à Paris, Souvenirs de Paris en 1804 :![]()
TEMPS NOUVEAUX :
"L'habillement que l'on nomme aujourd'hui décent n'aurait pas été permis il y a deux cents ans aux femmes publique. Si cela continue, nos descendants habilleront leurs filles pour rien. On rit aujourd'hui, en songeant que dans un siècle peut-être on ne sera vêtu que d'une feuille de figuier; et cependant il y a moins de distance entre cette feuille et la chemise transparente d'aujourd'hui, qu'il n'y avait que les paniers que l'on portait il y a vingt cinq ans et le costume actuel. (..)On ne met plus de rouge, la pâleur est plus interessante. On appelle cela "une figure à la Psychée" (d'après le tableau deGérard). Les dames ne se servent plus que de blanc, et laissent le rouge aux hommes. Il y a quelques femmes d'un certain genre qui portent des schalls de casimir et des voiles de dentelle, le reste est abandonné aux espèces. La grande parure est très simple, point de fard, point de poudre, les cheveux en désordre, un diadème en brillants, une tunique en dentelle, point de corps, point de paniers, et beaucoup de fleurs.(..)
La mère et la fille sont mises à présent de la même manière, se tutoient; et quand elles se disputent, aucune ne cède. Toutes deux dansent la gavotte, chantent, jouent aux cartes, rentrent séparément chez elles font des folies et se boudent (...) Le nombre de filles publiques paraît s'être considérablement accru depuis la Révolution; à la vérité elles n'osent plus faire leur commerce que la nuit; celles qui habitent le Palais-Royal ne quittent pas leur demeure avant le coucher du soleil, pour folâtrer sous les arcades; mais en revanche on en rencontre partout qui étalent leurs appas nus, avec une profusion extraordinaire, et par tous les temps possibles. Il est inconcevable que ces pauvres filles puissent demeurer huit jours en bonne santé; elles n'ont absolument rien sur le corps qu'une robe blanche très fine et parfaitement collante ;vraisemblablement, elles n'ont ,pas de chemise, car elle se ferait au moins deviner par un pli, attendu qu'ells tiennent toutes leur robe par derrière, et qu'elles lla serrent contre les cuisses, de manière à ne rien laisser perdre de leur forme. (..) A la vérité, elles ont sous les arcades du Palais-Royal, la facilité de se promener à pieds sec, et à l'abri du mauvais temps; mais dans les rues, elles bravent avec intrépidité la pluie et la grêle, quand elles pensent qu'il est de interêt d'y rester, et qu'elles présument le temps favorable à la recette.Il faut que le coin de la rue Vivienne et de celle des Petits-Champs** soit un bon poste pour le gibier, car je ne suis jamais sorti le soir du Palais-Royal sans ne trouver là un troupeau : un jour j'en ai compter jusqu'à quatorze à cette place. Il pleuvait à verse, la rue était sale et crottée; mais elles n'y faisaient aucune attention. Cependant j'ai cru remarquer qu'elles sont moins importunes, moins hardies qu'il y a treize ans*; elles n'attaquent les passants que dans les endroits obscurs; partout où brille la clarté de la clarté des réverbère , elles se contentent de se présenter.(...)
.......................................
« C’était le 24 mai 1820, on exécutait Sand, le pauvre Sand ! Il avait vu
Kotzebue plus grand qu’il n’était, et il l’avait tué… » Ainsi commence dans "Le Comte
Hermann de Dumas" l’évocation nostalgique des derniers soubresauts de la lutte des
étudiants révolutionnaires allemands contre l’ordre rétabli par le Congrès de Vienne
en 1815. Assemblés dans la Burschenschaft, ces jeunes gens qui avaient interrompu
leurs études deux ans auparavant pour prendre part à la guerre de libération contre
Napoléon prirent une part importante aux mouvements libéraux et nationalistes qui
agitèrent l’Allemagne de cette époque. (site des Amis d'Alexandre Dumas)
...............................
*Lors de son premier séjour à Paris en 1790. Il avait publié: Paris en 1790, puis :
Souvenirs de Paris en 1804 , 2 volumes, Chez Barba, palais du tribunal,galerie derrière le Théâtre Français numéro 51, An XIII
**Cet endroit est situé à vingt mètres de la rue des Bons-Enfants, rue Radziwill
11:19 Ecrit par vassor dans HISTOIRE ANECDOTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : auguste kotzebue, nerval
25.01.2010
Les Jeudis du Bocata : programme du 28 janvier : La soumission à l’autorité
Expérience de Milgram
BOCATA
31, rue Milton 75009 Paris
01.40.16.82.85
Jeudi 28 janvier
20H.30
La soumission à l’autorité
Jean-Paul Jouary et Laurent Bihl
Entre 1960 et 1963, une série d’expériences menée à l’université de Yale pulvérisèrent de nombreuses idées reçues et firent naître des controverses passionnées. Leur publication par leur jeune auteur, un professeur trentenaire nommé Stanley Milgram, intervint dans un contexte particulier, entre les premières analyses distanciées des sociétés totalitaires des années de guerre et les dérives comportementales des troupes issues du contingent dans le cadre des conflits de décolonisation. Le titre de son livre, La soumission à l’autorité, posait deux problèmes fondamentaux pour l’idée même de société libre et démocratique :
- Où finit la soumission à l’autorité, l’obéissance a priori normale aux ordres et où commence la responsabilité de l’individu ? Qu’est-ce que désobéir ?
- Jusqu’où peut-on aller pour démontrer un point de vue scientifique ?
En 1979, Henri Verneuil et Yves Montand décidaient d’utiliser le matériau du livre de Milgram afin d’insérer une séquence presque autonome dans le film « I comme Icare », expérience cinématographique assez originale de « film dans le film ». C’est cette fameuse séquence d’une vingtaine de minutes, interprétée par Yves Montand et Roger Planchon, que Jean-Paul Jouary (philosophe) et Laurent Bihl (histoire) vous proposent de voir (ou revoir). La soirée portera sur leur expérience de professeurs et les nombreuses fois où ils montrèrent cet extrait ensemble à leurs élèves, ainsi que sur les questions soulevées par cette aventure scientifique glaçante.
Les soirées sont gratuites. Si vous souhaitez y participer, merci de réserver vos places afin que nous puissions nous organiser. Ceux qui le souhaitent peuvent se restaurer à partir de 19H.30 ou après les causeries. Durant les interventions nous interrompons le service.
Carine et Eusebio
22:45 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-paul jouary, laurent bihl, bocata
24.01.2010
Le deuxième volume des Cahiers Alexandre Dumas consacré au Théâtre Historique, vient de paraître
23:29 Ecrit par vassor dans Histoire littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, dumas
Nicolas-Félix Desporte, le premier éphémère maire de Montmartre : une girouette surnommée "Le Caméléon politique"
Par Bernard Vassor
18:13 Ecrit par vassor dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, montmartre, félix desportes
22.01.2010
Un hommage à Django Reinhardt pour le centenaire de sa naissance au théâtre du Châtelet.

Je vais commencer par le pire, l'organisation a voulu donner dans le schow-bizz en infligeant aux puristes un Dany Briant qui n'avait pas sa place dans une telle soirée, des musiciens "roch" et un soporifique Thomas Dutronc, avec cette fausse nonchalance "à la papa", qui invitait le public à frapper dans ses mains (à contretemps comme il se doit) sans doute pour réveiller la moitié de la salle qui commençait à somnoler. Jacques Pessis qui a fait l'historique a eu de nombreuses lacunes fâcheuses pour la vérité historique.
Le meilleur maintenant : un guitariste classique qui a donné une interprétation toute personnelle et époustouflante de "Nuage"; la longue introduction en harmonique, et les improvisations djangoesques ont été pour moi la meilleure façon de rendre hommage à Django.
De nombreux descendants du sublime créateur se sont produits avec brio. Un moment d'émotion avec Marcel Azzola, une surprenante violoniste franco-irlandaise Fiona Monbet et le virtuose Boulou Ferré, le fils de Pierre Matlo Ferret surnommé "le génie" qui accompagna Jean Ferrat avec son père pour la chanson "Les Bohémiens". Oubliés dans l'hommage, citons le chanteur Chabel qui enregistra le premier disque en 1926 avec pour accompagnateur un banjoïste illettré. Un autre grand oublié qui aida la carrière de Django et de Grapelli qui était alors pianiste, est le grand chef d'orchestre maintenant oublié Michel Warlop. Il y a aussi les accordéonistes de "La Boite à Matelots" 'dont Jacques Pessis a ignoré l'existence en niant que Django ait joué avec des accordéoniste. C'est Emile Savitry qui initia les frères Reinhardt au jazz. La rencontre avec Louis Vola (oublié aussi dans l'hommage) fut décisive. Absent aussi, celui qui occupa la plus grande place dans la carrière de Django et du "Hot Club de France" c'est Charles Delauney.....
19:22 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.01.2010
Cesar Vallejo et la poésie du monde à Paris
de la prochaine activité de l’Association Amis de César Vallejo
« Vallejo et la poésie du monde à Paris »
avec la participation de Basma Benchaou, Claude Ber, Armelle Bossière,
Cristina Castello, Jacques Darras, Dinu Flamand, Stephen Hart,
Carlos Henderson, Pablo Paredes et Yadollah Royaï.
............
Vendredi 22 janvier 2010 à 18h30
Maison de l’Amérique Latine
217 bd. Saint Germain – 75007 Paris
http://autourduperetanguy.blogspirit.com/archive/2009/04/10/hommage-international-a-cesar-abraham-vallejo-mendoza.html
11:26 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cesar
19.01.2010
Quand reverrons-nous les films de Pierre Étaix?
SOUTIEN À PIERRE ÉTAIX & JEAN-CLAUDE CARRIÈRE
vendredi 22 et samedi 23 janvier à 20h 30
dimanche 24 janvier à 16 heures
au Théâtre du Pont Tournant
13 rue Charlevoix de Villers
33000 Bordeaux
Plus d'infos sur le site www.theatreponttournant.com
Joie immense !... mais de courte durée : Gavroche Productions (la société qui prétendait détenir les droits des films de Pierre Étaix) décide de faire appel de la décision de justice. Concrètement, et sans entrer dans les détails de la procédure, le jugement du 26 juin va être réexaminé. Les restaurations, ressorties, exploitations, éditions DVD des films de Pierre Étaix sont définitivement reportées... Pour combien de temps encore ?
Un malheur n'arrivant jamais seul, Maître Pierre Reynaud, premier avocat de Pierre Étaix dans cette longue affaire, s'est retourné contre son client et lui demande aujourd'hui plus de 20 000 euros d'honoraires supplémentaires !
Le moral, vous l'aurez compris, n'est pas forcément au « beau fixe ». Malgré tout, on ne vient pas si facilement à bout d'un homme comme Pierre Étaix ! Rappelons que Pierre Etaix a eu 81 ans en novembre dernier !!!!
11:38 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pierre etaix, jean-claude carriere, théâtre pont-tournant, bordeaux, yoyo
15.01.2010
Jeudis du Bocata : Qui est Germaine Tillon ?
BOCATA
31, rue Milton 75009 Paris
01.40.16.82.85
Jeudi 21 janvier
20H.30
"LES IMAGES OUBLIEES
DE GERMAINE TILLION"
Qui est Germaine TILLION ?
Documentaire inédit de 52 minutes réalisé par
François GAUDUCHEAU avec la participation
d’Augustin BARBARA
et de Nancy WOOD
Sans doute ce film vous intéressera ? c'est celui qui donne la parole à cette femme qui a traversé le siècle, comme première ethnologue des Berbères des Aurès, comme une des premières résistantes (
Très connue à l'étranger, encore peu en France
C'est une chance de voir ce film
La projection sera suivie d’un échange en présence
d’Augustin BARBARA, socio-ethnologue.
Entre 1930 et 1940, dans le massif des Aurès en Algérie, 1500 photos ont été prises par une jeune femme dont la pensée et l’engagement ont marqué le XXème siècle : Germaine TILLION. Ces clichés témoignent d’un monde bouleversé, mais surtout, ils éclairent la vie et la personnalité de leur auteur de manière inattendue.
Une telle découverte, à la fois inopinée et exceptionnelle a conduit le réalisateur à filmer les retrouvailles de Germaine TILLION avec ses images que l’Histoire a oubliées pendant plus de 60 ans. C’est l’occasion également d’apprendre à connaître ce personnage riche et combatif, grand acteur et témoin du siècle qui ne se lasse jamais de relater anecdotes, faits historiques et d’y apporter son regard d’ethnologue.
Née en 1907, Germaine TILLION est un témoin du XXème siècle. Elève de Marcel MAUSS – le père de l’ethnologie- dans les années 30, elle séjourne dans les Aurès, en Algérie. Elle y accumulera quantité de notes et photographies sur la population berbère des Chaouïas.
L’armistice de 1940 imposera à Germaine TILLION l’acte de résistance, elle animera « le réseau du Musée de l’Homme ».
Arrêtée puis déportée dans le camp de Ravensbrück, elle poursuit son travail d’ethnologue en étudiant les organisations sociales du camp. Elle continuera ses enquêtes après la guerre sur les horreurs du nazisme, puis celle du stalinisme.
De retour en Algérie à partir de 1954, Germaine TILLION s’oppose aux attentats contre les civils pratiqués par le FLN comme à certaines actions de l’armée française notamment la torture utilisée par certains de ses membres. Elle s’engage en créant « les centres sociaux » destinés à enrayer la « clochardisation » par l’instruction des jeunes algériens.
Auteur de nombreux ouvrages, l’ethnologue se montre toujours vigilante sur les droits humains et fondamentaux, privilégie encore le dialogue et envisage les perspectives offertes à l’humanité.
La revue « Esprit » lui a consacré un numéro spécial et Jean Lacouture une biographie « Le témoignage est un combat »
Œuvres de Germaine TILLION (disponibles dans toutes les bonnes librairies.)
Les ennemis complémentaires, guerre d’Algérie, (préface de Jean Daniel) Ed. Tirésias. 2005.
Les ennemis complémentaires. Ed. de Minuit, 1958.
L’Afrique bascule vers l’avenir. Ed. Tirésias, 1999.
Le harem et les cousins. Point essais, Seuil, 1982, n° 141, livre de poche.
Ravensbrück. Ed. du Seuil, 1973.
Le Verfügbar aux Enfers (une opérette à Ravensbrück) Ed. La Martinière, 2005.
La traversée du mal : entretiens avec Jean Lacouture sur France-Culture) , Arléa, 2000.
Il était une fois l’ethnographie, Le Seuil, 2000,
L’Algérie aurésienne, Ed. de la Martinière.2001,
A la recherche du vrai et du juste (A propos rompus avec le siècle) Présentés par S.Todorov. Seuil, novembre 2001.
Combats de guerre et de paix. Seuil,2007,
Le siècle de Germaine Tillion (sous la dir. de Tzvetan Todorov) Seuil, 2007
Fragments de vie (textes rassemblés et présentés par Tzvetan Todorov). Le Seuil. 2009.
Et la revue ESPRIT Février 2000, « Les vies de Germaine Tillion » numéro spécial
Et la biographie écrite par son biographe :
Jean Lacouture, Le témoignage est un combat : une biographie de Germaine Tillion , Paris, Ed. du Seuil, 2000, 348 p.
L’Opérette-revue « Le Verfügbar aux Enfers » sera représentée à Nantes les 14, 15 et 16 mai 2010 à la Salle Vasse à Nantes .
Germaine TILLION a écrit cette opérette pendant sa détention dans le camp d’extermination de Ravensbrück(où sa mère est morte en chambre à gaz). A travers cette œuvre , elle veut lutter contre la mort et les Nazis par le rire et la dérision.
Des représentations de cette opérette ont eu lieu en 2007 au Châtelet à Paris.
Les soirées sont gratuites. Si vous souhaitez y participer, merci de réserver vos places afin que nous puissions nous organiser. Ceux qui le souhaitent peuvent se restaurer à partir de 19H.30 ou après les causeries. Durant les interventions nous interrompons le service.
Carine et Eusebio
18:28 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois gauducheau, augustin barbara, nancy wood
Le restaurant "Boulanger" de la rue Bailleul
Par Bernard Vassor

En 1271, cette rue s'appelait rue d'Averon. Elle commençait rue de l'Arbre à Sel (Arbre Sec) pour finir rue des Poulies.Curieusement le premier restaurant parisien s'appelait Boulanger ouvert en 1765. Il était situé rue Bailleul-Saint-Honoré, à l'angle de la rue Jean-Tison. Ce nommé Boulanger imagina de donner à manger des bouillons. Comme il n'était pas traiteur, il n'avait pas le droit de servir de ragoûts. Il contourna les règles en présentant sur de petites tables de marbre sans nappe des oeufs, des volailles au gros sel et du bouillon. Il avait noté sur son enseigne une inscription tirée de l'évangile : "Venite ad me, omite qui stomacho laboratis, et ego restaurabo vos". Tel fut l'origine du mot restaurateur.
"La femme du Boulanger" ne fut certainement pas étrangère au succès de l'établissement. Diderot vanta les qualités "de la belle restauratrice de la rue des Poulies" (actuelle rue du Louvre)

12:32 Ecrit par vassor dans Histoire des rues de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.01.2010
Séïsme en Haïti : Alexandre Dumas et "ses compatriotes"
| Le D'Artagnan | Numéro 26 | Janvier 2010 d'Alexandre Dumas, deux siècles de littérature vivante, site de la Société des Amis d'Alexandre Dumas. |
| DERNIÈRE MINUTE |
Séisme en Haïti - La Croix-Rouge lance un appel au don
Un puissant séisme a frappé Haïti le 12 janvier dans l'après-midi, dévastant la capitale Port-au-Prince. Les images qui sortent peu à peu du pays laissent présager un très lourd bilan. Le Palais National (ci-contre) et la Cathédrale de Port-au-Prince se sont en partie effondrés, ainsi que de nombreux autres bâtiments. . Pour aider les Haïtiens, que Dumas appelait "ses compatriotes"Souvenons-nous qu'Haïti, première République noire du monde, indépendante depuis 1804, est une terre francophone qui a vu naître le général Dumas, père d'Alexandre Dumas, d'un colon français et d'une esclave noire, Césette Dumas. La Croix-Rouge française lance un appel d'urgence aux dons : ceux-ci peuvent être effectués à cette adresse.
Ou bien à l'association de votre choix si vous le pouvez.
13:28 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.01.2010
Paris disparu : L'Arche Popin et l'Arche Marion
Par Bernard Vassor
15:36 Ecrit par vassor dans Histoire des rues de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, arche popin, arche mmarion, mégisserie, bourdonnais
06.01.2010
Paris qui disparait : Le saccage d'une rue ouverte avant le XIII° siècle, suite, et certainement pas Fin.
Par BERNARD VASSOR

http://autourduperetanguy.blogspirit.com/album/22_et_24_rue_des_bourdonnais_22_et_24/
http://autourduperetanguy.blogspirit.com/archive/2008/05/...
…………..
http://autourduperetanguy.blogspirit.com/archive/2008/05/...
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http://autourduperetanguy.blogspirit.com/archive/2008/05/...
suite de l'article du 9 janvier 2009 : http://www.paperblog.fr/1465473/quai-des-orfevres-et-le-2...
Il était urgent que l'on démolisse un pâté de maisons classées pour en faire une moyenne surface de 4000 m2 des boutiques de fringues qui disparaîtront à leur tour dans une dizaine d'années sans doute. Mais sans aucune possibilité de restaurer ce qui devrait être classé au patrimoine indestructible de Paris. Voici l'étendue des dégâts, avec l'aval de la Ville de Paris et du maire d'arrondissement qui a certainement signé le permis de démolir, puis le permis de construire. Un autre projet dans le même périmètre est à l'étude je crois; mais nous enreparlerons sans doute ?
17:04 Ecrit par vassor dans histoire d'une démolition | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : 22-24 rue des bourdonnais, rue thibaut aux dez
04.01.2010
Les cabarets Montmartrois par Laurent Bihl
BOCATA
31, rue Milton 75009 Paris
01.40.16.82.85
Jeudi 7 janvier
20H.30
Les cabarets Montmartrois
Par
Laurent Bihl
Professeur d’histoire
Les soirées sont gratuites. Si vous souhaitez y participer, merci de réserver vos places afin que nous puissions nous organiser. Ceux qui le souhaitent peuvent se restaurer à partir de 19H.30 ou après les causeries. Durant les interventions nous interrompons le service.
Carine et Eusebio
18:35 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : laurent bihl, bocata, carine et eusebio
30.12.2009
La rue de Pute-y-Muce
Par Bernard Vassor
Sur ce plan de 1550, la rue de la Pute-y-Muse avait été débaptisée et dénommée rue des Célestins en raison de la construction et de l'installation du couvent des Célestins.
Deux siècles avant François Villon, les parisiens appelaient un chat un chat. Ignorant la langue de bois, la première nomenclature des rues de Paris "Le Dict des rues de Paris" nous donne un aperçu du langage utilisé pour donner une image des voies de la capitale sous Philippe le Bel. L'auteur est un nommé Guillot de Paris dont nous ne savons pas grand chose, sauf que sa fidèle épouse lui fit porter un des plus jolis andouillers de la capitale; ce qui fit dire à un ancien chroniqueur :
"Opérateur-poète est un assez beau lot,
Je descend droctement de messire Guillot
Qui mit Paris en vers, rêva l'échevinage,
Pour adoucir un peu son triple cocuage"
Un proverbe de l'époque disait : "Cocu comme un échevin"
De savants médiévistes ne sont pas tous d'accord sur la date de cet écrit, mais ils se rejoignent pour donner une fourchette entre 1300 et 1310.
"En la rue de Pute-y-Muce,
M"en entrant dans la maison Luce
Qui maint* en rue de Tyron,
Des dames ymes** vous diront"
Paris et ses faubourgs (dedenz et hors les murs) et ne comptait environ 190 rues et 20000 habitants.
Pour l'explication du nom de cette rue dont la renommée ou bien une enseigne pendue, laisse penser que l'origine révélée par Guillot devait être bien antérieure à l'an 1300.
"Près, la rue aux fauconniers :
"Trouvai la rue à Fauconnier
Où l'on trouve por deniers,
Femmes por son cors soulagier"
Inutile je crois de traduire en bon françois les noms successifs de Pute y Musse, Pute-y-Muse ou Pute-y-Muce.
Sur ce plan de Turgot, en 1730, la rue porte le nom qu'elle garde aujourd'hui : du Petit Musc, altération bien plus correcte
pour nos chastes oreilles..
Le Paris de Guillot
* Maint : demeure.
** Ymes : hymnes
17:00 Ecrit par vassor dans Histoire des rues de Paris | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : paris, guillot, dit, dcts, petit-musc, céléstins
29.12.2009
Le "Puits-qui-parle" d'Irmensule et Odette.
Par Bernard Vassor
17:46 Ecrit par vassor dans Histoire des rues de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, paris, puits qui parle
Rue des Martyrs, deux brasseries peu ordinaires !
La Brasserie des Martyrs fut ouverte par un certain Schoen, qui fit rapidement faillite. Un sieur Bourgeois qui lui a succédé, lui donna une certaine notoriété en modifiant la décoration de l’établissement (criardes aux yeux de certains) et qui devint bientôt le lieu de rendez-vous de tous les artistes, les peintres les plus divers, comme Alfred Stévens, Yan d’Argent, les "ingristes"et les coloristes s’opposaient avec violence à celui qui allait vite devenir le maître des lieux était Gustave Courbet.
En ce temps là Montmartre était considéré comme un pays à part, encore boisé, on y voyait des tonnelles recouvertes de chèvrefeuille, et on y cultivait des radis roses. Trois acacias et un noyer plusieurs fois centenaire peuplaient le lieu. Certains historiographes, situent le "Cabaret de La Belle Poule" au bas de cette rue. C'est un nommé Alexandre Guérin, qui était le patron supposé de ce cabaret artistique et littéraire, une superbe femme y trônait au comptoir.Elle était courtisée par le critique tant redouté, Gustave Planche, accompagné souvent de Théodore de Banville, de Catulle Mendès de Baudelaire, Glatigny. Emile de la Bédolière l'a célébrée ainsi :
"Notre frégate de son rang
N'appréhende plus de descendre
Le patron est un conquérant ,
Il porte le nom d'Alexandre;
Mais tant de mets sont engloutis,
Tant de vin dans nos gosiers coule,
Qu'on va ressentir du roulis
A bord de notre Belle Poule."
Les artistes étaient à l'abri des recors (chasseurs de primes) de l'abbaye de Clichy (prison pour dettes) qui n'aimaient pas s'aventurer dans ce lieu de "non droit" . La rue était très bruyante avec ces dizaines d'ateliers de forges, à marteaux, à roues tournantes qui mélaient leurs bruits aux marchands ambulants. Beaucoup de petites maisons, de garçonnières de crèmeries peuplaient la rue des Martyrs.
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L'entrée de la brasserie des Martyrs paraissait très étroite, (la moitié de la largeur actuelle du magasin qui est aujourd'hui au 7 rue des Martyrs) Divisée en plusieurs salles dont l'une, sous un plafond bas, deux rangées de tables de marbre blanc grouillait dans un brouhaha tumultueux, des hommes et des femmes buvant et fumant tout en jouant au domino. Une salle était réservée aux gens de lettres et artistes en tous genre, se livrant à des joutes verbales.
Les tables situées près des entrées rue des Martyrs et Notre-Dame-de-Lorette étaient occupées par des souteneurs, le nez collé aux vitres pour surveiller leurs "gagneuses"
Lisez la description dun chroniqueur de l'époque : "Une grande porte vitrée qui s'ouvre à deux battants. Entrez.Vous voilà sur le seuil d'un immense boyeau si long qu'il n'en finit plus (...) en réalité, c'est une salle de deux cents mètres (l'auteur, même si il n'est pas marseillais exagère beaucoup, la distance de la rue des Martyrs et la rue Notre Dame de Lorette est d'une trentaine de mètres au grand maximum) Par un bout, elle touche à la rue des Martyrs et par l'autre bout, elle touche à la rue Notre Dame de Lorette. (...) Aux murs on ne voyait ni fresques emblématiques, ni dorures, ni ornements de toutes sortes. Prèsdu comptoir où s'asseyaient deux dames d'Alsace, blondes et rieuses, l'oeil s'arrêtait sur une naïve peinture représentant "le roi Gambrinus" soulevant un énorme verre débordant de bière écumante, qu'il se disposait à approcher de ses lèvres. C'était l'enseigne de l'établissement."![]()
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Manet y venait souvent avec son cousin le commandant Lejosne (militaire républicain voisin de l’avenue Trudaine, en disponibilité depuis le coup d’état du 2 décembre et de son ami Charles Baudelaire. Un personnage un peu bizarre, ancien élève de l'École Normale, Eugène Potrel, se vantait d'être collectionneur de gifles !!! qu'il provoquait, et auquelles il ripostait par cette phrase : "Et surtout monsieur, , ne vous vantez jamais de m'avoir souffleté !"
Des écrivains, Champfleury, Philibert Audebrand, Louis Desnoyers, le président de la Société des Gens de Lettres, des musiciens, des hommes politiques, et Jules Andrieux le futur communard responsable de la commission administrative firent de cet endroit le plus tumultueux établissement du quartier. Pierre Larousse, Pierre Dupont le chansonnier poète auteur de l’immortelle chanson « Les Bœufs » y venait avec le chef d’orchestre de l’Elysée Montmartre Olivier Métra. Le docteur Gachet y côtoyait Renoir, Boudin, Monet et bien sur Henri Mürger Aurélien Scholl, Alphonse Daudet, Jules Vallès et Charles Monselet. On pouvait aussi y rencontrer un poète, les yeux pleins de flamme, tonitruant et rugissant, crachant avec talent sa haine de la société, tel était Léon Bloy, qui avait par patriotisme servi avec courage dans les "Francs-tireurs".
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( au numéro 11, un restaurateur, Alexandre Malingue figure dans les annuaires des archives de Paris,de 1845 à 1865.)
12:33 Ecrit par vassor dans La bohème littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









































