26.01.2012

Victor Cochinat, avocat, journaliste écrivain, premier conservateur de la bibliothèque Victor Schoelcher à Fort de France

Par Bernard Vassor

COCHINAT LE GRAY 05.jpg
Un ami d'Alexandre Dumas
.......
Lui aussi, injustement méconnu, joua un  rôle important sur la scène journalistique et politique, à Paris, et en Martinique.
Il s'appelait en réalité Jean-Baptiste Thomas. Il vit le jour à Saint-Pierre en Martinique en 1819. Avocat, il devint substitut du procureur de la République de Saint-Pierre, pui procureur à Fort de France. Il a été muté en métropole en 1850. Là, il devint le secrétaire d'Alexandre Dumas (père) et fut un temps rédacteur au Mousquetaire, puis au Figaro, ensuite à de nombreux journaux parisiens.
Sur proposition de Victor Schoelcher, il fut nommé conservateur en chef de la bibliothèque que celui-ci avait fait construire à Fort de France, pour y entrposer ses ouvrages, plus de 10 000 volumes !!!Traitant tous de l'esclavage et de la traite négrière.
Victor Cochinat s'est éteint en 1886. Il ne vécut donc pas l'incendie qui ravagea une partie de la bibliothèque en 1890.
C'est Victor Cochinat qui qualifia la réunion d'un groupe de parnassiens (dont Verlaine, Rimbeau, André Gill et Léon Valade) de "Vilains Bonshommes" parce que ces poètes avaient osé siffler à l'Odéon, la pièce d"un autre parnassien François Coppée intitulée "Le Passant".
La réplique des "vilains bonshommes" (par Léon Valade, fut des plus basses, ridiculiisant "Cochinat-Bamboula", le racisme étant aussi la chose la mieux partagée même en ce temps-là.
Mise à jour le26/01/2012

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25.01.2012

Non, le couvent des Carmes n'est pas un navire pour milliardaires retraités !

Par Bernard Vassor

Alexandre Dumas père

 Le Journal des Goncourt à la date du 1 février 1865 relate une visite de Dumas père chez la princesse Mathilde :

« C’est  une espèce de géant », (Dumas,  sous la toise mesurait d’après son passeport 1,82 m) ce qui laisse penser en comparaison que « les Bichons » n’étaient pas bien grands. Laissons de côté le caractère venimeux de la description physique de Dumas par les Gonccourt, dont on ne sait pas si ce sont ses cheveux qui étaient gris, ou bien si c’était le nègre. Bien sûr Dumas exagère sa place dans la souscription qui a « rapporté sept cent mille francs aux carmélites ». Dans un ouvrage écrit avec Adolphe Dumas, intitulé : « Temple et hospice du Mont Carmel, au nom du Comité de Paris »  qui retrace l’histoire du Mont Carmel depuis le onzième siècle acheté par le roi de France, confisqué, démoli et toujours restitué, des massacres dont ont été victimes deux mille cinq cents soldats blessés et cruellement massacrés sur leurs lits dans l’hospice du Carmel. 

............................Temple et hospice du Mont-Carmel, en Palestine par MM. Alexandre Dumas et Adolphe Dumas 1844.pdf

Un moine architecte, le frère Jean-Baptiste se vit confier les plans de la reconstruction du couvent des Carmes dans les années 1840. Il fallut réunir la somme de 350 000 francs. 

C’est là que Dumas se donna le rôle exclusif de la souscription qui comprenait dans cette association intitulée « Le comité de Paris »qui comprenait 38 membres, parmi lesquels : Victor Hugo, Lamartine, le baron Taylor,  Léon Gozlan, Vigny, Janin etc…Le président étant le comte de Ferning, et le trésorier le baron de Maistre.

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24.01.2012

Le salon de Madame Doublet

Par Bernard Vassor
medium_Pidansat_de_Mairobert_anecdotes_sur_la_comtesse_du_Barry_02.2.jpg 
Par Bernard Vassor
Dans cet ouvrage anonyme  de Pidansat de Mairobert, l'auteur prétend raconter comment la mère de la jeune fille la vendit à des "Marcheuses"*qui la conduisirent chez  la Dame Gourdan la plus célèbre entremetteuse de la rue Des Deux Portes.
Il est peu de seigneurs qui ne veuillent recevoir une maîtresse de sa main.... Publié en 1775, du vivant de la Gourdan
dont la concurente la plus proche était "La Brisseau" dans son Hôtel de la rue Française.

Bachaumont , Pidansat de Mairobert  et Mouffle d’Angerville, Marie-Anne Legendre Doublet de Persan

Rue Vivienne, dans les dépendances du couvent des Filles-Saint-Thomas

Sur l’emplacement d’une partie du couvent se trouve aujourd’hui le bâtiment qui abrite l’A.F.P. 

 Article publié en partie sur Terres d'Ecrivains Le mercredi 4 janvier 2006.

Ce centre réunissait des littérateurs, des savants, des journalistes, des académiciens, et échappait ainsi à la censure royale. A l’emplacement aujourd’hui des bâtiments de l’AFP, ce cénacle sera l’inventeur du journalisme de faits-divers, alimentant les ambassades et les milieux artistiques et mondains d’informations anecdotiques, inédites et parfois fantaisistes.   
Mme Doublet qui occupait un appartement loué par les dames de Saint-Thomas, tenait ce privilège de son frère l’abbé-Legendre. Elle était la veuve d’un intendant de commerce. L’endroit était connu sous le nom de «  La Paroisse ». Dans cette assemblée, les femmes étaient nombreuses : Madame d’Argenson, Madame du Boccage, Madame Rondet de Villeneuve, Madame de Besanval et quelques autres.

Certains participants pourtant étaient parfois poursuivis. Un certain Blanchard fut condamné à être battu et fustigé au milieu du Pont-neuf, ayant pendu au cou deux écriteaux, un devant et un derrière, portant la mention « Gazetier à la main ». L’abbé Prévost, accusé malgré ses protestations, fut exilé à Marseille.

Bachaumont lui-même fit plusieurs séjours à la Bastille. Madame Doublet fut menacée d’ enfermement dans un couvent.

« La Paroisse » se tint tranquille quelques temps. Madame Doublet resta quarante ans sans sortir (Grimm). Pendant quarante ans, « C’est de ce coin que partirent tous les bruits dont les affairés et les friands de bruits s’étaient toujours approvisionnés à grand peine. »

L’ami de toujours de madame Doublet, co-fondateur de cette confrérie, était le principal « rédacteur » de ces nouvelles. Louis-Petit de Bachaumont (1690-1771) prit sous son aile, avec la complicité de madame Doublet, un jeune homme, Mathieu François Pidansat de Mairobert (1727-1779), dont certains prétendaient qu’il était le fils naturel de madame Doublet et de Bachaumont.

A la mort de celui-ci, Mairobert prendra le relais pour la rédaction des « Nouvelles à la Main ». _Il réunira les articles de Bachaumont en une publication intitulée : « Mémoires secrets pour servir à l’histoire de la République des Lettres en France depuis 1762, par feu Monsieur Bachaumont » qui obtiendra un succès phénoménal.

Mairobert fut censeur royal, secrétaire honorifique du roi et des commandements du duc de Chartres, plus tard Philippe-Egalité.
Impliqué dans le scandale de « l’affaire du marquis de Brunoy », dont les débauches homosexuelles scandalisaient le tout Paris, il s’est suicidé le 30 mars 1779.

C’est Mouffle d’Angerville qui complètera les « Mémoires secrets » qui comptent 36 volumes et qui aura l’honneur de bénéficier d’un petit tour à la Bastille.

Les têtes de turc «  des Nouvelles », étaient La Harpe et Beaumarchais.

 Quelques ouvrages consultés :

Jules et Edmond de Goncourt, Portraits intimes au XVIII° siècle, Dentu 1856 et 1857
Archives de la Bastille
Mémoires Secrets Bachaumont
Edouard Fournier, Paris secret
Pascal Pia, préface à l’édition du Cercle du Livre Précieux
Jean-Pierre Duteil, bibliographe, libraire, éditeur.
Collardot, Les cours et les salons au XVIII° siècle
Feuillet de Conches, Les salons où l’on cause, Paris Charavay 1887
Correspondance des Grimm

Beaumarchais aura la chance d’être enfermé à Saint Lazare après la mort des auteurs des Mémoires et d’éviter la publicité de la fessée publique qui lui fut administrée comme punition.   

*Marcheuse : rabatteuse, généralement ancienne fille publique chargée de recruter des clients pour les bordels. Les maisons de première ligne ont ordinairement à leur service plusieurs marcheuses dont l'emploi consiste à promener les filles d'amour sur les boulevards et les lieux fréquentés pour appâter le chaland

Maurice Lever Anthologie érotique, le XVIII° siècle, Robert Laffont 2003 

Mise à jour le 204/01/2012

Plan Delagrive 1728 rue des Filles StThomas.jpg
Sur ce plan de 1728, le couvent et les dépendances se trouvaient à l'emplacement où la rue des Filles Saint-Thomas faisait un angle, exactement sur les lieux occupés par la Bourse, et l'AFP aujourd'hui.

Pendant très longtemps, il n’y eut d’autres journaux en France que la Gazette de France, et le Mercure, soumis à une sévère censure pour informer le public. Mais, dans les dépendances du couvent des Filles-Saint-Thomas, une dame Legendre Doublet de Persan, au milieu du 18° siècle tenait une sorte de bureau où se rédigeait un bulletin appelé «Nouvelles à la main», «Correspondance secrète» ou bien "Bulletin de Paris", diffusé sous le manteau à Paris, en province et dans les ambassades. Le ton était très libre, les informations scandaleuses, touchant les plus hauts personnages du royaume étaient répandues. Cet ancêtre du Canard Enchaîné déplut à la cour. Voyer d’Argenson au ministère des affaires étrangères enjoignit à madame Doublet de cesser ses activités. Rien n’y fit, même le roi Louis XV menaça de la faire enfermer dans un couvent. Les appuis dont disposait la dame Legendre de Persan étaient très puissants. Les "conférences" de madame Doublet étaient très fréquentées. Comble de coïncidence, cette dame appartenait à la famille Croizat, le plus gros agioteur de l'époque, l'homme le plus riche de France. Devenue veuve très tôt, elle se retira dans ses appartements, et n'en bougea plus jusqu'à sa mort. Son frère était l'abbé Legendreétait un fieffé libertin, tout comme l'abbé Voisenon.

La «Correspondance à la main» reprit ses activités de plus belle. Le policier Sartine envoya des espions qui l’informaient de la tenue des réunions et de l’identité des participants : des gens de la noblesse, des écrivains en renom, et même des ecclésiastiques. Il y avait parmi les «nouvellistes» un certain Voltaire et les bulletins avaient des correspondants établis en Hollande où l’on comptait des abonnés à Utrecht, Leyde et Amsterdam. Les «bulletinistes» étaient parfois inquiétés et faisaient de fréquents séjours à la Bastille comme Louis-Petit de Bachaumont, co-fondateur du journal et ami de toujours de la dame Legendre. Un certain Blanchard fut condamné à être battu et fustigé au milieu du Pont-neuf, avec deux écriteaux pendus à son cou portant la mention « gazetier à la main » L’abbé Prévost, malgré ses dénégations fut exilé à Marseille. Après la mort de Bachaumont (qui partageait le logement avec madame de Persan) ce fut Pidansat de Mairobert qui reprit la direction des «Nouvelles». Celui-ci, impliqué dans le scandale de «l’affaire du marquis de Brunoy» dont les débauches homosexuelles scandalisaient Paris, se suicida en 1779. Mouffle d'Angerville prit la suite.Les principales têtes de turc des nouvellistes furent Beaumarchais et l’académicien La Harpe.

Doublet Bachaumont mémoires secrets.jpg

Un journalisme inventé :

Les rédacteurs, tous bénévoles étaient nombreux et venaient de tous horizons, de la cour, des ambassades, de la noblesse, des écrivains et des philosophes. La maison de madame Doublet ét était appelée "La Paroisse".

Dans un bureau étaient tenus deux registres, l'un contenait des informations jugées plausibles, l'autre des nouvelles peu crédibles. Chaque participant aux réunions "de rédaction" devaient défendre un point de vue sur les deux registres. Bachaumont, l'abbé Voisenon et madame Legendre décidaient en dernier lieu de la publication de ces informations.

Voyons maintenant le domicile de madame Doublet, qui selon Grimm, passa 40 ans sans sortir de chez elle. Avant le percement du prolongement de la rue Vivienne et la construction du Palais Brongnard le couvent des Filles-Saint-Thomas occupait cet emplacement et les dépendances se trouvaient à l’angle actuel de la rue Vivienne et de la rue du Quatre-Septembre….. 

05:52 Écrit par vassor (Webmaster) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

21.01.2012

Un théoricien de la couleur très influent : Ogden Nicholas Rood suite...

Par Bernard Vassor

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De gauche à droite : Felix Feneon, Henri Gheon Felix Le Dantec, Emile Verhaeren, Francis Viele-Griffen, Henri-Edmond Cross, Andre Gide, Maurice Maeterlinck.

Né à Dandbury 1834, mort à New-York 1902
Les travaux de ce physicien américain sur les contrastes des couleurs, sont une syntèse des théories de Hermann von Helmoltz, de Maxwell et de Chevreul qui ont produit une très forte influence sur Dubois-Pillet, Seurat, Pissarro et Signac qui ont appliqué à la peinture les lois optiques. Ce dernier avait initié Vincent Van Gogh à ces innovations scientifiques qui conduisirent au néo-impressionnisme.  C'est à mon avis plus à l'influence de Rood, qu'à celle de Charles Blanc, à laquelle il n'avait semble-t-il pas compris grand chose ? Quand il avait lu "La Grammaire du dessin" qu'il recommandait à van Rappart, il réalisait ses "Mangeurs de pomme de terre". Pour un éclairciissement de la palette, il y a mieux !!!
En 1879 paraît son livre intitulé Modern Chromatics et sous-titré « Applications pour l’art et l’industrie »C'est au cours de réunions passionnées à la brasserie Gambrinus avec des écrivains naturalistes, symbolistes anarchisants comme Paul Alexis (Trublot) Félix Fénéon, Paul Adam Jules Laforgue, Barrès, Darzens les peintres Dubois-Pillet, Pissarro, Charles Angrand, et Louis Anquetin, que sont discutées avec passion les théories divisionnistes.
............
Les diagrammes mathématiques de Roods promettaient la précision dans le traitement des couleurs que Georges Seurat et les néo-impressionnistes ont utilisés. Nous savons que Seurat possédait une édition de la roue chromatique asymétrique qu'il emportait partout, même sur sa périssoire qu'il avait baptisée (clin d'oeil à Ernest Cabaner et Charles Cros) "le hareng-saur épileptique!"

Né en 1831, mort en 1902, cet américain conduisit des recherches scientifiques approfondies et fit paraître en 1879  une étude intitulée : Modern Chromatics . puis en 1881 : Student’s Textbook of Colour.,ouvrage dans lequel il simplifie les théories d’Helmut van Helmotz. Reprenant les théories de James Clerk Maxwell à l'origine de la mesure quantitative des couleurs ou : "colorimétrie". Ses livres exercèrent une grande influence sur les impressionnistes, et fut sans doute à l'origine des techniques utilisant "le mélange optique" de ceux qui furent comme les traitait Gauguin et Bernard avec ironie (et un peu de mépris) "Les Ripipoints" qui était personnifié selon Émile Bernard par Pissarro, mais qui pouvait aussi bien s'appliquer à Seurat qu'à Signac..

............

Ogden Rood qui mit au point le cercle de couleurs complémentaires contrastées précises. Visitant une exposition d'art moderne avec son fils, celui-ci raconte : "nous vîmes des tableaux d'un tas de français qui se disent impressionnistes, certains d'un certain Monet, d'autres d'un type nommé Pissarro et de nombreux autres."

-"Qu'en pense-tu ?" demanda-t-il à son père.

-"Épouvantable ! Épouvantable !"

-"Je lui appris que ces peintres se réclamaient de ses théories."

-"Il était décomposé. Levant les bras d'horreur et d'indignation, il s'écria :

-"Si c'est là tout ce que j'ai fait pour l'art, je regrette d'avoir écrit ce livre !"


Né en 1831, mort en 1902, cet américain conduisit des recherches scientifiques approfondies et fit paraître en 1879  une étude intitulée : Modern Chromatics . puis en 1881 : Student’s Textbook of Colour.,ouvrage dans lequel il simplifie les théories d’Helmut van Helmotz. Reprenant les théories de James Clerk Maxwell à l'originede la mesure quantitative des couleurs ou : "colorimétrie". Ses livres exercèrent une grande influence sur les impressionnistes, et fut sans doute à l'origine des techniques utilisant "le mélange optique" de ceux qui furent comme les traitait Gauguin et Bernard avec ironie (et un peu de mépris) "Le Ripipoint" qui était personnifié selon Émile Bernard par Pissarro, mais qui pouvait aussi bien s'appliquer à Seurat qu'à Signac..


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Ogden Rood qui mit au point le cercle de couleurs complémentaires contrastées précises. Visitant une exposition d'art moderne avec son fils, celui-ci raconte : "nous vîmes des tableaux d'un tas de français qui se disent impressionnistes, certains d'un certain Monet, d'autres d'un type nommé Pissarro et de nombreux autre."

-"Qu'en pense-tu ?" demanda-t-il à son père.

-"Épouvantable ! Épouvantable !"

-"Je lui appris que ces peintres se réclamaient de ses théories."

-"Il était décomposé. Levant les bras d'horreur et d'indignation, il s'écria :

-"Si c'est là tout ce que j'ai fait pour l'art, je regrette d'avoir écrit ce livre !"

mise à jour le 23/01/2012



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20.01.2012

Histoire de Paris : un curieux ouvrage qui nous renseigne sur les maisons (ou couvents de joie) très accueillantes pendant la révolution, avec les noms, adresses et tarifs de "ces dames"

Par Bernard Vassor

Bordels de Paris,révolution,Sartine,Dillon,la Trémolière

Ce curieuux livre de petite dimension (in-16°) porte la date d'édition 14 juillet 1790 est un veritable Bottin de la galanterie parisienne en ce temps là. Il est orné d'une gravure licencieuse en frontispice, ce qui laisse penser que les noms  présentés sont fictifs tout comme la date d'édition pour égarerles recherches qui pourraient être faites pour retrouver par la police les imprimeurs et les auteurs de ces livres.

Dans la soixantaine de pages de ce livre, il y a beaucoup d'adresses existant encore aujourd'hui. Nous y trouvons les noms des maquerelles, et des appréciations sur la qualité du service rendu.

Dans  certaines maisons de plaisir on pouvait y entrer pour y rire, danser et souper "d'une manière honète ( sic..). Pour pénétrer dans une aute salle, il fallait passer par un bureau où l'on vous délivrait "un billet de société"  : coût, 18 livres pour ceux qui demanderaient à passer la nuit dans le couvent de joie, d'après le choix qu'ils auront fait, seront conduits dans l'appartement de la demoiselle....

Plusieurs prestations sont proposées avec le choix de "billets d'escrime" pour connaître les visages des promises, afin de passer dans "leur société" en communauté et éventuellement terminer la nuit avec elles. A dix heures du matin, tous les externes devront être partis. Alors, des équipes de médecins et chirurgiens viendront s'assurer de la bonne santé des courtisanes. Ces maisons revenant très  cher, des "capitalistes" fournissent des fonds, leurs actions leur donnant un droit spécial pour leur consommation personnelle sur toutes les activités de ces clubs.

Les "conventuées" n'étaient autorisées à sortir que par congé qui ne pouvait pas dépasser 24 heures.

Il y avait dans Paris 4 maisons de la sorte,  tenues  par des "abbesses inspectrices" la dame Adeline, l'acrtice Julie de l'Ambigu, Rosalie Gavaudan, et la Guimard.

Il existait des bordels spéciaux : "Le bordel de négresse" chez Isabeau, rue de Montmorency, près la maison de Nicolas Flamel. Le prix n'est pas fixe, on y trouve "la négresse, la mulatresse qui peuvent être marchandées"

Publicité mensogère aussi était "le bordel des pucelles" chez la dame Morgan, juste à l'entrée du faubourg Montmartre.

Le bordel des élégantes chez la Dervieux, rue Chantereine (aujourd'hui rue de la Victoire) Ce commerce était réservé aux très riches, il fallait y être connu des actrices et danseuses et y venir  avec un riche équipage," les transactions se faisant de gré à gré"

Le bordel des bourgeoises chez madame Ducrai, rue d'Amboise, n'est ouvert que de 3 heures de l'après-midi,  à 9 heures du soir. On y boit, on y mange, on y couche avec la bourgeoise que l'on a demandé. La fidèle épouse devant rejoindre impérativement le domicile conjugal avant le dernier coup de 9 heures.

Difficile de démêler le vrai du faux dans ce  "Who's Who" de la pornographie du XVIII° siècle.

A suivre................

 

17:08 Écrit par vassor (Webmaster) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

477ème anniversaire de la fondation de Lima

Nos amis du Service Culturel de l’Ambassade du Pérou en France vous informe de

l’exposition de la céramiste Nicole Hiribarne

 

Vision post-colombienne de l’art précolombien

...... 

a l’occasion du 477ème anniversaire de la

fondation de Lima  

du 17 janvier au 28 janvier

du lundi au samedi de 10h00 a 18h00

 Galerie de la Maison du Pérou

20 - 22, rue Saint Rémi

3300 Bordeaux

05:36 Écrit par vassor (Webmaster) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

19.01.2012

Un carnet de croquis d'Emile Bernard, un peu....spécial

Par Bernard Vassor

Emile Bernard bordelos.jpg

Nous savons tous que Toulouse-Lautrec fit découvrir à Vincent van Gogh tous les mauvais lieux de Montmartre, dont le Perroquet gris (tu avais raison Laurent Bihl) au 2 rue de Steinkerque. Mais ce que beaucoup ignorent, c'est que le jeune Emile Bernard, avant de devenir ultra-catho, fréquenta ces lieux de luxure, et consacra un carnet de croquis, conservé au VGM dont les représentations sont plutôt lestes....

La légende du dessin de  couverture est :

"A mon ami Vincent ce croquis bête"

Signé Emile Bernard, 88 (1888).

15:15 Écrit par vassor (Webmaster) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Un tourment supplémentaire pour le père Tanguy !

Par Bernard Vassor

PONTONS BREST 1871 02.jpg

Le ponton "La Provence"octobre 1871.

Comme tous les articles concernant le père Tanguy, je n'autorise pas la reproduction d'images ou d"articles provenants de mon blog. Un parasite m'ayant sommé pour mon bien de lui donner toutes mes sources pour "améliorer mon blog" et pour un travail personnel !

.......................

Mai 1871, le garde national Julien Tanguy, membre du 61° bataillon de Montmartre est appréhendé  le 23 mai alors qu'il tentait d'échapper aux soldats versaillais qui l'avaient délogé du cimetière Montmartre d'où il tentait de retarder l'avancée des troupes du général Montandon. Conduit au sommet de la  Butte Tanguy passant  devant une cour prévôtale improvisée, est conduit après un jugement sommaire à être emprisonné à Versaille (chantier). Après quelques jours, toutes les prisons étant surchargées il fut conduit sur un ponton (prison flottante) à Brest. Le navire avait pour nom  "La Provence". Il fut extrait de sa cage metallique du ponton, pour être entendu par un juge d'instruction à Versaille, et aussitôt réincarcéré en attente d'un jugement. Un évènemennt incongru va survenir qui va le plonger dans le plus grand désarroi. Un de ses amis, croyant lui  faire plaisir, lui fit parvenir une carte portant juste ces quelques mots : "TOUT VA BIEN" Craignant un vaste complot communard, c'est aussitôt le branle-bas de combat (terme de marine) chez les enquêteurs versaillais, et les autorités militaires de Brest Julien Tanguy est conduit à fond de cale (l'équivalent du mitard) ET MIS AUX FERS, puis soumis à une enqête approfondie.  Tout va bien ! un mot de passe annonçant un soulèvement général ?

Fort heureusement, les militaires bornés se sont rendu à l'évidence, Julien Tanguy n''était pas homme à préparer une émeute et fut remis au régime "normal" dans sa cage de fer sur le pont du navire jusqu'à la fin de sa peine.

10:08 Écrit par vassor (Webmaster) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

18.01.2012

Paris disparu : emplacement de l'ancien couvent des Capucines.

Par Bernard Vassor

Petits---Champs 84.jpg

Ces immeubles, démolis vers 1910, étaient les seuls vestiges de l'ancien couvent ouvert à cet endroit en 1686. Le bâtiment fut déplacé sous Louis XIV, lors de la construction de la place Vendôme. Devenu bien national de la section des Piques pendant la révolution le couvent devint l'Hôtel des monnaies, puis un lieu de spectacles divers. Le cirque Franconi, avant de s'installer boulevard du Crime, y donna là des représentations. Ces quelques maisons situées à l'époque au numéro 84, occupaient l'emplacement actuel de la rue Danielle Casanova.

15:54 Écrit par vassor (Webmaster) dans A l'ombre des moulins et des guinguettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Canulars plagiats supercheries et autres fariboles

Par Bernard Vassor

Michel Chasles CADRE NOIR.jpg
Michel Chasles (1793-1880), mathématicien, membre de l'Académie des Sciences et de la Royal Society.

Depuis la renaissance, l'histoire fourmille de petites mystifications et de grandes escroqueries littéraires.

Déja, au seizième siècle, le savant de Modène, Sigonio (1520-1584) avait découvert quelques fragments d'un traité de Cicéron au moyen duquel il recomposa un ouvrage entier. Ce n'est qu'à la fin du dix-huitième siècle que l'on découvrit la supercherie dans une lettre où Sigonio avouait être l'auteur de "de Consolation" supposé être de la main de Cicéron. Pourtant, un de ses élèves Ricoboni, avait découvert la fraude et s'était empressé de la signaler, mais personne ne lui accorda aucun crédit.

Joseph Scaliger, un des plus grands érudits du seizième, fut la victime d'un de ses amis qui lui avait donné à publié de supposées pièces de comiques anciens "Attius et Trabéas" qui n'existaient que dans l'imagination de Marc-Antoine Muret.

L'histoire de la peinture en Italie, Stendhal plagiaire !!!

"Tout ce que disait Lanzi, ne se trouve pas

dans Stendhal, mais tout ce qu'écrivait

Stendhal, se trouve dans Lanzi"

C'est la deuxième publication donnée par Henri Beyle qui est le plagiat d'un ouvrage de l'abbé Luigi Lanzi (1732-1810), directeur du Musée de Florence : "Storia picturia dell'italia" paru en 1795-1796. Dans l'introduction Stendhal utilise de larges extraits de Richardson du "Trattato della pittura". Il envoie son manuscrit à son éditeur le 30 mai 1817. "A l'époque où il commence à écrire, il ne connait pas grand chose à la peinture. Il emprunte aux auteurs qu'il consulte, et s'approprie des pages entières, auxquelles il ne fait subire que de minimes changements. Il coupe, condense ou allonge, mêlant à plaisir le bien d'autrui et ses réflexions personnelles"(Henri Martineau). Dans sa première étude sur Haydn, en 1815, Henri Beyle avait "oublié" de mentionner que le livre était traduit de l'italien; car Carpiani son véritable auteur protesta. Mais Beyle qui s'était caché sous le pseudonyme de Bombet, échappa de peu à la disgrâce de voir son nom éclaboussé.

......

L'affaire Vrain-Lucas

"Billet d'Alexandre le Grand à Aristote : A son très aimé Aristote : Mon amé, ne suys pas satisfait de ce qu'avez rendu public aucun de vos livres, que deviez garder sous le scel du mystère ; car c'est en profaner la valeur... Quant à ce que m'avez mandé d'aller faire un voyage au pays des Gaules, afin d'y apprendre la science des druides, non seulement vous le permets, mais vous y engage pour le bien de mon peuple, car vous n'ignorez pas lestime que je fais d'icelle nation que je considère comme étant ce qui porte la lumière dans le monde. Je vous salue. Ce XX des kalendes de mai, an de CV Olympiade."

Signé - ALEXANDRE

Coup de tonnerre à l'académie des Sciences, le grand savant Michel Chasle, dans une communication en 1867, révèle que ce n'est pas le chétif et maladif Newton qui a découvert les lois de la gravitation. En effet, c'est le Français Blaise Pascal qui ,en est à l'origine !

"Je détiens les preuves  de cette abominable escroquerie" déclare l'éminent académicien. Il a pour preuves, une dizaine de lettres de Pascal, adressées à un jeune étudiant nommé Newton, en lui indiquant  l'avancement de ses travaux sur le sujet. L'auteur des Pensées évoquait, dans ces lettres, en 1648, du système des lois d'attraction dont Newton ne devait avoir la révélation que vingt ans plus tard ! Donc, Newton ne fit que recopier ces éléments qui vont bouleverser l'histoire de la physique et des sciences.

Cocorico !!! La France entière, le gouvernement impérial qui a le privilège de détenir la garde de ces saintes relique, la presse souligne l'évènement, des chansonniers composent des hymnes à la gloire à la fois de Pascal et de Chasles, en n'oubliant pas de démontrer "la superiorité des Français, face à ces stupides Anglais.

Trois années plus tard, un procès s'ouvrit devant le tribunal correctionnelle de la Seine.  Le faussaire, fournisseur des documents vendus à l'académicien comparait pour avoir fabriqué des faux. Au lieu de nier, un certain Denis Vrain-Lucas, se prête complaisamment aux questions des accusateurs.

Il décrit les difficultés de son métier...comment se procurer du papier ancien, comment pour donner un aspect ancien, roussir les feuilles une à une à la flamme de chandelles.

Le  nombre de faux documents, plus de 27 000, est examiné par la cour. On y trouve pêle-mêle dans les travaux du stakanoviste Vrain-Lucas des lettres de Socrate à Euclide, d'Héloïse à Abélar, de Saint-Eloi à Dagobert, de Jules César à Vercingétorix, de Charles Quint à Rabelais.

Le prévenu fut condamné à deux ans de prison et une amende. Le savant Michel Chasles qui avait fini par saisir la justice fut déconsidéré à jamais.

La Chasse spirituelle :

Stupéfaction dans le landerneau rimbaldien !

Le journal "Combat", en 1949, annoncait avoir retrouvé le manuscrit légendaire d'un texte de Rimbaud de 34 pages intitulé :"La Chasse spirituelle" et l'avoir fait publier dans le "Mercure de France". Branle-bas de combat, les rimbaldolâtres, comme toujours ne tarissaient pas d'éloge sur cette pièce digne du génie d'Arthur. Ce manuscrit, "miraculeusement retrouvé chez un collectionneur" fut authentifié par nombre de "spécialistes éminents" de Rimbaud.

Cela n'empêche pas aujourd'hui encore, de retrouver "miraculeusement" chaque année photographies, texte inédits, révolver de Verlaine avec la caution de rimbaldophiles patentés.

Ce texte fantôme, qui avait été oublié par Rimbaud, rue Nicolet chez les Mauté, Matilde, la femme de Verlaine disait l'avoir donné à Philippe Burty. Depuis, 1872, personne n'avait retrouvé la trace de ce texte mythique.

Mais, quelques semaines plus tard, deux comédiens, Nicolas Bataille et Mme Akakia Viala,  qui avaient monté "Une Saison en enfer" furent éreintés par ces mêmes "spécialistes rimbaldiens", ils levèrent le voile, en reconnaissant être les auteurs de cette supercherie, pour confondre et démontrer l'incompétence des prétendus spécialistes.

Seul André Breton s'était indigné : " «Combat" présente aujourd’hui un document littéraire exceptionnel que l’on croyait perdu depuis 1872.»

Aujourd'hui encore, chaque année voit des photos retrouvées miraculeusement, le révolver de Rimbaud, des poèmes ou des textes inédits retrouvés tout aussi miraculeusement, avec la caution de rimbaldophiles patentés. Cela fait beaucoup de miracles pour un homme qui

avait dit :"Merde à Dieu"

Le même André Breton fut pris dans les filets de Jean Dutourd qui avait dans un article inventé un philosophe allemant Ludwig Schnorr, qui aurait rendu visite à Victor Hugo à Guernesey. Breton tomba à pieds joints dans le panneau, et publia un article à la gloire de Schnorr (le texte de Breton fut vendu lors de la dispersion de son atelier)

mise à jour le 18/01/2012

A suivre............

 

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17.01.2012

Paris disparu : les maisons du quai des Orfèvres

Par Bernard Vassor

QUAI DES ORFEVRES 1908.jpg

Maisons à démolir en 1908, pour l'agrandissement du Palais de Justice.

A suivre....

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16.01.2012

Les indiens Huichols : voyage initiatique au pays des rêves colorés et destruction d'une culture pour des raisons mercantiles une nouvelle fois..

Par Bernard Vassor, 

mise à jour le 16/01/2012

 
LE TRESOR DE LA SIERRA MADRE DES INDIENS HUICHOLS 
huichol eperon.jpg
Un chamane Huichol
 
Pétition :
Le territoire sacré, propriété ancestrale du peuple Huichols va être dévastée par l'octroi par le gouvernement mexicain à un société canadienne pour l'exploitation de mines d'or récemment découvertes.
Je n'ai pas encore trouvé de pétition en français ?
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Argent pour les marchés, destruction pour les Huichols au Mexique

Depuis le 08.03.2011 834 personnes ont signé la pétition

Huicholes à Wirikuta 
Huicholes à Wirikuta

 

Les sociétés minières encaissent des bénéfices records grâce à l'explosion du prix de l’argent.  Les retombées économiques pour une société transnationale canadienne ne peuvent justifier la destruction de la Sierra de Catorce, dans l’Etat de San Luis Potosi au Mexique, lieu irremplaçable pour la communauté amérindienne Huichol (ou wixarica). Pour cette dernière, la Sierra de Catorce est le lieu de naissance du Soleil, le site où se trouvent les sources sacrées.

La page d’accueil de la société minière First Majestic Silver Corporation fait référence à un « plan de développement et d’acquisition dynamique » axé sur le Mexique. Le peuple Huichol peut le confirmer car 22 des concessions minières de la société sont situées à l’intérieur de leur désert sacré « Wirikuta », grand de 6.326 hectares aux alentours de la ville de Real de Catorce.

Les plans publiés évoquent l’exploitation minière en profondeur et à ciel ouvert, et  l’intoxication au cyanure afin de séparer l’argent du minerai. L’obtention d’un gramme d’or ou d’argent nécessite le broyage d’une tonne de minerai et la consommation de 2.000 litres d’eau douce.

Le beau et fragile désert de Wirikuta est non seulement un site sacré pour les amérindiens mais aussi un écosystème unique au monde. La pollution de ses rivières et aquifères, du sol et de l’air affectera tous les habitants actuels et les générations futures. Elle menace des espaces en voie de disparition animales et végétales, dont certaines endémiques à l’image d’une grande variété de cactus présents uniquement à cet endroit du globe. L’aigle, qui est le symbole national du Mexique, est un des animaux les plus menacés par l’exploitation  minière.

Chaque année, les Huichols font un pélérinage dans le Wirikuta, pour maintenir active la « Route de la Sierra Huichol », pour implorer leur Dieu de donner pluie, santé et moyens de subsistance à la population. Selon leurs porte-parole, les Huichols sont un des peuples méso-américains ayant conservé sa cosmogonie, ses coutumes, ses savoirs ancestraux, ses lieux sacrés « de génération en génération à travers les millénaires ». Les concessions minières sont considérées comme cause de dommages irréparables pour cet héritage. « Il est bien plus important que toute la richesse promise par l’activité minière » selon les Huichols.

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 "La plante, Peyotl, sorte de Nopal de terre, est blanche.

 Elle croît dans les régions septentrionales
et provoque chez ceux qui la mangent ou la boivent
des visions effrayantes ou risibles. L'ivresse dure deux ou trois jours, puis disparaît.
Les Chichimèkes font de cette plante une consommation considérable.
Cela leur donne des forces, les excite au combat,
leur enlève la peur, es empêche de ressentir les effets de la faim et de la soif.
On dit même que cela les met à l'abri de tous dangers"
Bernardino de Sahagun Historia general de las Cosas de Nuova España.
Une utilisation de ce cactus est ancrée dans la tradition de tribus précolombiennes, remontant à plus de trois mille ans.  Lesindiens Huichols, et les Tarahumaras, ayant survécu et conservé leur culture cérémoniale, par la tradition orale, malgré l'influence de la civilisation chrétienne qui interdit les pratiques de "sorcellerie". Le Peyotl ou cactus sacréfait partie d'un rituel chamanique permettant d'entrer en contact avec les esprits.C'est la partie laineuse et sèche (qui contient  plus de 30 alcaloïdes différents,dont la mescaline(trimethoxyphenethylamine), l'anhalamine, l'anhalinine et la peyotline) quiest mâchonnée au cours de cérémonies incantatoires par les chamanes. Les effets hallucinogènes permettent "le passage" dans le monde des Esprits. La léthargie qui s'ensuit dure plusieurs jours transportant les individus dans un monde très couloré.
 
lophopophora en fleur.jpg
La Lophophora Williamsii
Les lieux de culture (et d'un véritable culte) sont maintenus secrèts. Dans les années 1960, beaucoup de hippies ayant fait "le pèlerinage" au pays du Peyotl, dans le désert de la Sierra Madré, avaient saccagé et presque fait disparaître cette espèce de la seule région où elle s'était acclimatée. Rappelons que dans un article précédent, Antonin Arthaud avait écrit avoir vécu les plus beaux moments de sa vie, il partit pour le Mexique en 1936 à la recherche du peyotl et publia le récit de ses voyages chez les Tarahumaras en 1937 (D'un voyage au pays des Tarahumaras) et en 1943 (Le rite du peyotl chez les Tarahumaras) une tribu ayant conservé la mémoire des ancètres.

Henri Michaux,utilisateur de la mescaline nota ses expériences dans :Misérable Miracle, 1956 ; Connaissance par les Gouffres, 1957 ; L'Infini Turbulent, 1961.

Carlos Castaneda, L'herbe du diable et la petite fumée , Le Soleil Noir, 1976.

Aldous Huxley The Doors of Perception.  
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 Sous l'emprise du cactus sacré de véritables oeuvres d'art sont créées à partir de fils colorés collés sur un support dont la beauté est stupéfiante. Les indiens, sans connaître les théories de la couleur font "vibrer" les couleurs à la manière des impressionnistes. 
Le Peyoltl possède aussi le nom botanique grec Lophophora williamsii . Ce nom signifie : qui porte aigrette en raison de la touffe laineuse  qui entoure les aréoles. On l"appelle aussi : Bouton de Mescal.
Par ailleurs beaucoup de cactées contiennent des alcaloïdes parfois utilisés en médecine. La Lophophora en possède plus de trente ! Dont bien sûr la mescaline.
Culture
Depuis un arrêté du 18 août 2004 modifiant l'arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants, la détention, la culture ou la vente du "peyotl ou peyote", et donc de toutes les espèces du genre Lophophora, sont interdites en France.
La France rejoint ainsi la Suisse et l'Italie
...........
Pour les scientifiques, on pourra se reporter utilement au site suivant :
par T. Alexander Shulgin.
Il va sans dire que l'utilisation du "bouton de mescal" présente de graves risques de voyage sans retour au réel !!!

Synopsie : phénomène lié à la perception de sensations liées à un autre sens, provoquant des visions colorée.

10:32 Écrit par vassor (Webmaster) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Une réponse de la traductrice du livre des deux historiens américains, auteurs d'une biographie magistrale de Vincent van Gogh.

Voici sans aucune retouche la  réponse de la traductrice. Je reste pour ma part sur mes positions, le livre d'Alain Rohan devant bientôt faire litière de certaines suppositions "hypothétiques", ......mais, attendonns la parution de ce livre..

Je suis bien sûr d'accord avec elle  sur certaines affirmations vaseuses et pleunichardes de certains historiens de l'art (ou pas) donnant à penser que Vincent a vécu dans la misère la plus noire abandonné de tous. J'ai dans mes petits articles à plusieurs reprises critiqué par exemple son attitude envers les femmes et son "égoïsme" en certaines circonstances. Mais j'en ai déjà trop dit, je lui laisse la parole.

.............................

Mon cher Bernard, (pas Emile, hein, sinon, j’aurais dit “mon cher petit Bernard” -- non, je dis bien, mon cher grand Bernard...)

Il faut avoir lu. J’ai eu ce privilège. Rien, dans cette hypothèse — qui ne se veut qu’une hypothèse, au même titre que celle du suicide —  n’est avancé sans être étayé par des éléments  solides qui, sans se présenter comme des “preuves indiscutables”, proposent une alternative possible à la théorie du suicide, en exposant les failles et incohérences de la théorie admise (qui manque, elle aussi de "preuves indiscutables"). Rien n’est inventé. Aucun élément “nouveau” non plus. Tout s’appuie sur des faits concrets et sérieusement documentés, qui, dans un cas comme dans l’autre, demandent à être analysés, étudiés et interprétés, plus de 120 ans après les faits (exercice périlleux, s’il en est — il n’est qu’à voir les remous et les passions qu’ont pu susciter la révision du procès Seznec). J’attends bien entendu de  lire le livre d’Alain Rohan qui, lui, semble apporter des éléments nouveaux, pour me faire un avis – et non un jugement, car il ne s’agit pas de moi, piètre ignorante qui ne suis ni chercheuse, ni universitaire, ni spécialiste. En tant que telle, je me garderai bien d’entrer dans la polémique; en lectrice quelque peu avertie cependant, je maintiens que la théorie est très intéressante et plausible, mais voilà: elle dérange et bouscule des certitudes bancales et vaseuses, sur lesquelles on a bâti le mythe du “peintre maudit” fort opportun et vendeur (et maintes fois démenti par ailleurs), - qui a fait couler autant d’encre que de larmes.  Pour ma part (une fois encore, du haut de mon mini-marchepied) je reste aussi sensible aux trois versions: celle  du  suicide, celle de la mort accidentelle, et celle du suicidé de la société d’Artaud. C’est aux auteurs qu’il a fallu du courage pour avancer cette théorie (qui, par son sérieux intellectuel, a séduit beaucoup d’éminents spécialistes de Vincent de par le monde) — moi, je me ferai un plaisir de la présenter (et non de la défendre bec et ongles, car il ne s’agit pas de cela et je n’en ai d’ailleurs pas les moyens intellectuels). Cela étant, elle ne change rien à la valeur du peintre, de l’écrivain et de son œuvre – mais dévoile peut-être une générosité de cœur méconnue de l’homme.

05:07 Écrit par vassor (Webmaster) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

15.01.2012

Mon ami l'historien Laurent Bihl m'a transmis cette information capitale, qui contredit à ma grande honte toutes mes affirmations...


Enfin ! La vérité sur la mort de Vincent van Gogh

Par Laurent Bihl

Excuse-moi Bernard, mais ta version ne vaut pas mieux que les autres. Moi seul suis, pour l'heure, en mesure de révéler l'authentique fin de Van Gogh.

En fait, notre peintre était bien plus engagé qu'on ne l'a dit dans les milieux Socialistes-Révolutionnaires. En mai 1890, Van Gogh abrite à Arles un nihiliste nommé Padlewski, lequel vient d'assassiner le général russe Seliverstoff. Alors qu'on croit l'activiste passé clandestinement dans le Tessin avec Georges de Labruyère, amant de Séverine, Padlewski est en fait amené chez Van Gogh à Arles par Amilcar Cipriani, l'ancien compagnon de Garibaldi. Après une cuite mémorable, les 3 hommes s'embarquent pour les USA en avion, précisément dans l'Etat de New York, afin d'aller manifester contre la première utilisation de la chaise électrique, sur William Kemmler. C'est LA, LA ET NULLE PART AILLEURS, que Van Gogh est blessé à l'oreille par une charge policière particulièrement virulente. Il prend dès lors le premier train et revient expirer à Arles des suites des brutalités policières américaines, non sans avoir laissé de nombreuses toiles dans certains musées de la cote Est en dépôt, ce qui explique leur présence outre atlantique aujourd'hui.

OR, CES TOILES, PRETES, N'ONT JAMAIS ETE RESTITUEES par les USA!

C'est donc la raison pour laquelle les biographes yankees tentent de déguiser grossièrement la mort de Van Gogh en un duel imaginaire.

Je sais que cela va choquer, mais il fallait tout de même que la vérité soit dite.

Sur ce, je te souhaite une bonne année.

Laurent

Laurent Bihl est l’auteur d’un ouvrage récent consacré à Michel Zévaco :

De cape noire en épée rouge

Editions Ressouvenances

ISBN2 84505 110 2

Laurent Bihl


12:38 Écrit par vassor (Webmaster) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Quand va-t-on laisser en paix Arthur Rimbaud Vincent van Gogh et les autres ?

Par Bernard Vassor

van gogh,corbeaux, champ de blé

Pour ce qui concerne Rimbaud, il ne se passe pas plus de deux ou trois ans pour que l'on découvre, une révolver, une photo où un personnage, la bouche ouverte, qui est le seul à regarder bêtement l'objectif. Régulièrement les plus grands biographes prétendent qu'Arthur était à Paris au moment de la Commune de Paris. Sauf Steeve Murphy et Pierre Brunel qui ont fait preuve d'une grande objectivité. Je ne parle pas des découverrtes "miraculeuses" d'article de journaux, sans oublier la supercherie de trois étudiants qui avaient "retrouvé" en 1945 le poème disparu  La Chasse spirituelle. Ce canular avait révélé l'ignorance crasse de tous ces spécialistes rimbaldiens qui se tordaient d'admiration devant ce chef d'oeuvre inégalé de la littérature !!!

Juste  pour mémoire le canular de trois jeunes gens de Livourne qui avaient à la hâte taillé trois morceaux de pierre, sachant que le canal de la ville allait être dragué en 1984 pour retrouver selon la légende des statues que Modigliani avait jeté dans ce canal. Bien sûr on ressortit de l'eau ces pierres à peine sculptées une à une. Bientôt, les plus grands experts mondiaux vinrent comme une volée de mouches se pencher sur ces  fabuleux trésors qu'ils authentifièrent presque tous.

...................

Spéculation !

Pour  l'affaire de Vincent, on cite toujours John Rewald qui le premier aurait émis l'hypothèse de l'assassinat sans trop insister à ma connaissance, n'ayant pas encore eu connaissance de ce texte jusqu'à présent. Une hypothèse n'a jamais été une réalité, tout juste une prétérition.

Bien des fadaises ont été écrites depuis lors. Jusqu'en 2009, où un historiographe hollandais, fait paraître dans sa langue natale un mauvais livre où il indique que Vincennt  ne se serait pas suicidé, mais, serait mort en duel ! Avec des arguments d'une confondante bétise. Devant le tollé provoqué par ces niaiseries, le batave se confond en excuses et assure qu'il ne défend plus cette idée et promet que dans la réédition de son livre les choses seraient modifiées ainsi que dans la version française ce que j'ai pu constater. Il dit qu'il lui semble inutile de spéculer sur les raisons et conditions de ce décès. Il ajoute  avec un certain cynisme : "j'ai à coeur de ne pas me  mettre au service du mythe(commercial) mais du peintre". (j'ai la lettre complète au cas où)

La dernière en date est cette biographie monumentale de deux historiens américains qui remettent au goût du jour la fameuse "hypothèse".

Au passage ils salissent sans preuve la mémoire de deux jeunes frères : un qui est gentil cultivé, et l'autre qui a le rôle du méchant.

Par le plus grand des hasards, je connais très bien l'excellente traductrice qui est, ou a été membre  de mon association, ce qui démontre bien sa grande valeur (humour).

Isabelle compte bien et c'est son devoir, défendre bec et ongles la version des yankees poulitzérisés.

Bien du courage madame l'épistophile, tu va peut-être devoir réviser ton jugement sur l'une de tes idoles

L'ensemble de l'ouvrage à part ce petit phénomène promotionnel est parait-il d'une très grande qualité littéraire. Il est le fruit d'une dizaine d'années de recherches au VGM qui dans l'ensemble soutienent cette version. Pardon à eux, mais je suis en total désaccord.

Le livre d'Alain Rohan dont je vous ai déjà parlé devrait faire taire pour quelque temps encore les prétentions commercieles de certains hypothésistes.

06:52 Écrit par vassor (Webmaster) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

14.01.2012

Le théâtre de Guy de Maupassant aux éditions du Sandre par Noëlle Benhamou

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maupassant theâtre 03.jpg

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Sur le site maupassantiana

http://www.maupassantiana.fr/Oeuvre/Theatre.html

Théâtre

 

Sont données ci-dessous les pièces de théâtre écrites par Maupassant, présentées par ordre chronologique de parution ou de représentation. Certaines sont inachevées. Les titres sont suivis d'une icone Pour lire le texte. En cliquant dessus, vous pourrez accéder au texte correspondant. Une autre icone Mises en scène et représentations mènera vers les différentes mises en scène et représentations des pièces maupassantiennes.

1875
  • À la feuille de rose, maison turque Pour lire le texte Mises en scène et représentations

    1877

  • La Trahison de la comtesse de Rhune, pièce historique en trois actes et en vers. Mises en scène et représentations

    1879

  • Histoire du vieux temps, scène en vers créée en 1879Mises en scène et représentations
  • Une répétition, comédie en un acte et en vers, publiée en 1879Mises en scène et représentations

    1891

  • Musotte, pièce en trois actes en collaboration avec Jacques Normand, créée le 4 mars 1891Pour lire le texte Mises en scène et représentations

    1893

  • La Paix du ménage, comédie en deux actes et en prose créée le 6 mars 1893Mises en scène et représentations

    fragments

  • Yvette
  • La Demande

17:05 Écrit par vassor (Webmaster) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

La Geisha dans "La Chronique des choses anciennes"

Par Bernard Vassor

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http://autourduperetanguy.blogspirit.com/archive/2008/04/...

Dans l'histoire du  Japon romanesque, parue au VIII° siécle, une jeune fille "d'Ame no Uzume"est appelée par les dieux pour faire sortir la déesse solaire Amaterasu, nous apprend le dictionnaire des mythes féminins* paru sous la direction de Pierre Brunel.

 

Le terme Geisha n'est apparu semble-t-il qu'en 1768 dans le quartier "réservé "d'Edo,( nom ancien de Tokio), de jeunes femmes exerçant un art de divertissement musique, art, poésie et danse. Des hommes aussi exerçant ces fonctions entre art et prostitution étaient parfois désignés sous ce même vocable.A l'origine, le nombre d'hommes "Geisha" dépassait largement celui des femmes qui étaient une toute petite minorité.Contrairement à la prostituée, la Geisha était  une dame de compagnie de tradition sophistiquée initiée à toues les formes d'art de la peinture à la musique et à la poésie.

........................

Une loi en 1779 créa un bureau d'enregistremen des Geisha leur interdisant de se livrer à la prostitution.

Trois beautés célèbres KITAGAWA UTAMARO

Les romans de Nagai Kafü sont très souvent des évocations de sa vie tumultueuse dans les bas-fonds de Tokio, où les courtisanes jouent un rôle prépondérant.

http://autourduperetanguy.blogspirit.com/archive/2010/03/...

Nagai Kafû : Le Maupassant japonais.

永井荷風 (1879-1959)

Nagai Kafû, (plutôt connu sous son prénom, Kafû), fortement influencé par les auteurs français (Zola, Maupassant ...) comme un grand nombre de ses compatriotes écrivains du début du vingtième siècle, a été l'un des fondateurs du naturalisme à la Japonaise. Dans un roman publié en 1918, son expérience libertine lui servit de support pour décrire le monde des maisons de thé, des geishas, des artistes et des marchands d'art.

 Mise à jour le 14/01/2012

*dictionnaire des mythes féminins* paru sous la direction de Pierre Brunel, éditions du Rocher 2002.

10:51 Écrit par vassor (Webmaster) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Le restaurant PAVARD de la rue Notre-Dame-de Lorette

Mise à jour le 14/01/2012
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EDOUARD MANET 
Par Bernard Vassor
C'est chez le père Pavard que se donnaient rendez-vous Baudelaire, Nadar et le commandant Lejosne. Alfred Delvau dit que Pavard était le Dinochau de la rue Notre Dame de Lorette (au numéro 60 actuel). Tous deux se ressemblent un peu comme clientèle et comme cuisine, avec cette différence que les gens de lettres de Pavard sont des peintres, et que les peintres de Dinochau sont des gens de lettres, et que chez l'un, il n'y a qu'une salle au premier étage, tandis que chez l'autre, il y en a plusieurs au rez de chaussée. Cette rôtisserie était située à côté de l'atelier de Delacroix, en face presque du "Laroche" fréquenté par les "académiques", et de la maison de rendez-vous de la rue de La Rochefoucauld qui a servi de modèle à Dumas fils, pour sa pièce "Le Demi-monde"  C'était devenu un petit peu plus tard une rôtisserie fréquentée par Toulouse-Lautrec.
 
On pouvait y rencontrer attablée avec sa mère à la terrasse d Pavard, Nina de Callias, l'égérie de Charles Cros, quand elle avait changé de monde, à l'heure de la "fée verte".
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08:48 Écrit par vassor (Webmaster) dans CAFES ET RESTAURANTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

13.01.2012

Une courtisane de haut vol : JEANNE DE TOURBEY CONNUE AUSSI SOUS LE NOM DE JEANNE DESTOURBET

 Par Bernard Vassor 

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PRINCE JEROME NAPOLEON
Jeanne Tourbey, comtesse de Loynes est née en 1837 de père inconnu et d’une mère ouvrière à Reims. A l’age de quatorze ans, elle fugue, pour venir à Paris où elle fréquente les bals publics et rencontre Marc Fournier directeur du théâtre de la Porte Saint-Martin qui la prend sous sa « protection ». Elle devient rapidement une prostituée  de haut vol !
Le prince Jérôme Napoléon l'a installée 18 rue de l'Arcade où elle recevait le vendredi. Elle eut une liaison avec le diplomate Turc Khalil-Bey venu à Paris soigner une syphilis qui aurait dépensé plusieurs millions en trois ans pour entretenir Jeanne Tourbey. Le prince Jérôme lui a donné une maison au « Parc des Princes » avec des remises, des écuries etc.. On peut compter parmi ses amants : Alexandre Dumas, Théophile Gautier, Sainte-Beuve,  Girardin, Flaubert. Elle épousa religieusement en 1871 le comte Edgar de Loynes. Son salon était un centre du mouvement boulangiste et plus tard du mouvement nationalisteau 152 avenue des  Champs-Élysées. Elle légua la moitié de sa fortune à Jules Lemaitre

Le Journal des Goncourt cite  à de nombreuses reprises « la Tourbey »

Ces deux lettresde Gustave Flaubert ont été mises en vente il y a deux ans :

Gustave Flaubert [Paris, juin 1872, à Jeanne de Tourbeycomtesse de Loynes].
"Jeudi soir, 9h. [13? juin 1872]. Il viendra la voir samedi ou dimanche, et la remercie: "Comme le billet que je reçois est gentil et bon! Comme je vous aime! Oui, votre pauvre vieil ami a été fortement secoué. Il en reviendra! Mais c’est dur." Il baise "vos deux belles mains infiniment"…

 Flaubert a été "secoué" par la mort de sa mère, le 6 avril..
"Mardi, 2 h. "Je vous dis adieu, ma chère amie. J’aurais bien voulu aller vous embrasser mais je suis exténué et de plus j’ai un re-clou au visage»

09:09 Écrit par vassor (Webmaster) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

12.01.2012

目次へ 次ページへ HAYASHI TADAMASSA ET LE JAPONISME A PARIS

PAR BERNARD VASSOR

Envoyé à Paris pour servir de traducteur à l'exposition universelle de 1878 pour le pavillon japonais, Hayashy Tadamassa se plut tellement à Paris qu'il s'installa comme correspondant d'une société commerciale japonaise et dirigea à Paris une boutique rue de la Victoire qui fit concurrence à  Samuel Bing qui était installé à deux pas de la, à l'angle de la rue Chauchat et la rue de Provence.e3619eb804106c1934f042dab0fcb1d7.jpg
 
Samuel Bing avait rassemblé les plus grands spécialistes pour sa revue : "Le Japon artistique"
Hayashy Tadamassa, Louis Gonse, Philippe Burty, Théodore Duret, Edmond de Goncourt, Justus Brinckman, Marcus Huish, William Anderson, professeur de chirurgie à Tokio en 1880, qui réunit une importante collection qu'il légua au British Muséum.... 
Théodore Duret fut un des premiers défenseur de l'art japonais en France. C'est lui qui inventa le mot japonisme, et qui initia les frères Goncourt à l'art d'extrème-orient.  Edmont de Goncourt faisait l'aller et retour entre les deux galeries, se faisant prêter par Bing des estampes ou objets d'art qu'il faisait expertiser par Tadamasa.
Mise à jour le 12/01/2012

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L'Hôtel des Haricots.

Par Bernard Vassor

 Hôtel des haricots rue de Boulainvilliers.jpg

Le cauchemar du garde national.
..........

 

Il faut remonter au XIV° siècle, pour raconter l'histoire. En 1314, on édifia au sommet de la Montagne Sainte Geneviève, à l’emplacement de l’actuelle bibliothèque, le « collège de Montaigu » qui avait reçu de ses élèves le surnom de "collège, ou Hôtel des Haricots" en raison de la pauvreté de la nourriture, composée le plus souvent d’une soupe de haricots qui faisait partie de la pédagogie : « rendre le corps atone pour faire vibrer l’esprit ». Cette institution a été en butte à tous les sarcasmes, au cours des siècles, depuis Erasme, jusqu’à Rabelais qui appelait les « pôvres éscoliers du Collège de la Pouillerie »

Le collège en raison de ses orientations religieuses fut supprimé en 1792, et servit de prison militaire pendant la révolution. Elle fut aussi maison d’arrêt de la Garde nationale, pour punir les infractions à la discipline, et les manquements aux obligations militaires. Le public lui redonna tout de suite le nom de

« prison des haricots ».

Elle fut ensuite transférée en 1800, rue des Fossés Saint-Bernard (actuel n° 30). De nombreux artistes et littérateurs y furent incarcérés, dont Musset, Gautier, Banville Sue, Balzac qui y fit plusieurs séjours, ainsi que Devéria, Nanteuil etc….

Les murs furent couverts d’inscriptions et de dessins que les collectionneurs d'autographes et les marchands d’art, s’arracheraient aujourd’hui à prix d’or. La maison fut détruite en 1837, et les terrains livrés à l’entrepôt des vins. La nouvelle prison était située près du quai d’Austerlitz au 92 rue de la Gare (aujourd’hui 55 quai d’Austerlitz) dans une ancienne grange à blé, dépendance du « grenier d’abondance » du quartier de l’Arsenal. Elle fut à son tour démolie en 1864 et transférée dans une somptueuse villa rue de Boulainvilliers à Passy jusqu’en 1871.  Et, comme le «Théâtre érotique de la rue de la Santé », elle fut remplacée par une institution pour jeunes filles.

Hôtel des haricots polka largeur.jpg
Hôtel des haricots songe largeur.jpg
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Mise à jour le 12/01/2012

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10.01.2012

Un historien occasionnel du Paris insolite : Le docteur Gachet

Par Bernard Vassor

Gachet école de médecine hauteur.jpg
Ce que l'on sait peu, c'est que Paul Gachet fut pendant près de trente ans membre de la "Société des Éclectiques" composée d'aquafortistes et d'historiens de Paris. Ils se réunissaient chaque mois. On voit sur l'eau-forte ci-dessus, la publicité du restaurant Blot qui accueillit longtemps leurs "dîners mensuels". Chaque participant écrivait un article, et publiait une gravure pour illuster la notice historique d'un de ses compagnons.
Je donnerai dans un prochain article une eau-forte du "docteur Safran" surnommé ainsi en raison de la couleur de ses cheveux.
En attendant, voici l'article teinté d'anticléricalisme qu'il écrivit sur la rue de l'École de Médecine:
École de Médecine et la faculté :
(Quartier latin)
......
Vers l'an 774, Charlemagne, de retour de Rome jette les premiers plan d'une sorte d'Université embryonnaire, en rendant publique l'étude des arts libéraux, jusque là monopole exclusif des collèges de moines des couvents. Cette sorte d'enseignement libre dont les professeurs, souvent étrangers, étaient nomades et dissertaient au grand air, depuis les hauteurs de la montagne Sainte-Geneviève, jusqu'aux rives de la bièvre, avaient fort à faire avec les religieux qui les traquaient de tous côtés, et au besoin les brûlaient comme de simples hérétiques !
Cette impulsion vers les sciences fut entrayée par les guerres et la théologie, qui naturellement y sentaient un ennemi.
Ce que l'on appelait les arts libéraux embrassait le trivium, qui comprenait la grammaire, la dialectique, la rhétorique, et le quatrium, l'arithmétique, l'astronomie, la géométrie et la musique. La résultante de tout cela était la philosophie, plus proprement appelée théologie; tout ce qui passait sous silence les dogmes de l'église, étant taxé d'hérésie et de magie, était impitoyablement livré la juridiction des évêques.
Abelard paya cher son imprudente et scientifique éloquence entachée de scepticisme à l'endroit des mystères de l'église. "Il sentit le fagot" comme on disait alors (...) Abélard est véritablement l'ancêtre des étudiants ou escholiers et le véritable initiateur du pays latin.
Philippe-Auguste en fondant l'Université, c"est à dire en donnant un même corps à l'ensemble des connaissances humaines, avait, de plus, fondé une nouvelle ville sur la rive gauche de la Seine. Cette ville était entourée de murailles depuis le Petit-Port, contournant la Montagne Sainte-Geneviève, partant de la Tournelle et comprenant tous les terrains qui constituent la halle aux Vins, domaine d'escholiers, planté d'arbres et arrosés par la Bièvre. (...) Les livres d'Hippocrate étaient sous scellés dans les Abbayes, tout juste prononçait-on le nom d'Aristote.
Les abords de Saint-Séverin, de Saint-Germain-des-Prés, de Saint-Germain-l'Auxerrois étaient un véritable cour des miracles.
(...) Les premiers chirugiens disséquaient les cadavres au charnier des Innocents et à la butte Montfaucon. L'école paroissiale Saint-Côme et Saint-Damien dépendance de l'église de ce nom, occupait avec l'église-charnier-cimetière-Abbaye, un vaste emplacement par la porte Saint-Michel, la rue de Vaugirard, la rue de la Harpe, la rue Sainte-Hyacinthe, la rue d'Enfer, la rue Monsieur-le-Prince, la rue de l'observance avec le couvent des Cordeliers, la rue du Paon, la rue du Jardinet, la rue du Battoir et la rue Mignon.
Le premier jeudi de chaque mois, dans un petit bâtiment construit sur l'emplacement du charnier, plusieurs chirurgiens visitaient et pansaient les malades qui se présentaient. En 1352, l'enseignement de la médecine est tout à fait constituée sous la désignation suivante : Faculté de Médecine de l'Université de Paris (...) "Contre les ignares, hommes et femmes de la ville ou de la campagne, apothicaires ou herboristes prescrivant des remèdes ou des potions et administrant aux Parisiens de la ville et des faubourgs prescrivant  des lavements trop laxatif (Clysteria multum laxatina)."
Parmi les fondations anciennes qui abritaient l'enseignement dans des semblants d'écoles, nous devons mentionner :
1° Le collège de Bourgogne ou des Cordeliers, sur l'emplacement consacré en 1329, sous la dénomination de Maison des Écoliers de Madame Jeanne de Bourgogne, reine de France, qui primitivement devait être construit sur l'emplacement de son ancien hôtel de Nesle (1331)
Ce collège, en face des Cordeliers fut réuni à l'Université de Paris en 1766.
2° L'École paroissiale Saint-Côme et Saint-Damien*, déja nommée.
3° Dans le faubourg Saint-Jacques, la rue du Fouarre, des leçons orales avaient lieu sur de bottes de foin.
Les examans de bâchelier et de docteur en médecine se passaient dans un cloître rue Saint-Benoît, à Notre-Dame, ou à Saint-Julien-le-Pauvre.
Rue de la Bûcherie 22, on trouve encore des vestiges de ce qui fut le premier amphithéâtre de Médecine fondé par Guy Patin. L'acquisition de cette maison, appartenant aux Chartreux fut faite en1472, et dès 1505 on y tint école. Il y avait un jardin contenant les plantes médicinales qui servaient au cours.
La rue de l'École de Médecine, appelée à cette époque rue des Cordeliers, a successivement pris le nom de Marat, qui y a habité à côté de la tourelle qui faisait l'angle de la rue Larrey, en face de la fontaine des Cordeliers. Tout cela n'existe plus.
En 1793, la rue Marat prit le nom de rue de l' École de Santé et finalement, de nos jours celui qu'elle porte maintenant.
Dans la rue de l'École de Médecine ou des Cordeliers était située l'église Saint-Côme et Saint-Damien, dont il a été question plus haut, à propos de la confrérie des chirurgiens.
Le collège de Daimville, fondé en 1380 et réuni à l'Université en 1762, était situé rue des Cordeliers.
La porte Saint-Germain, porte des Frères-Mineurs, porte des Cadèles, qui faisait partie de l'enceinte de Philippe-Auguste, occupait l'emplacement de la fontaine de la rue Larrey. La plus ancienne, sinon la première loge de francs-maçons fut établie dans le prolongement de la rue des Cordeliers, appelée alors rue des Boucheries, par lord Dervent-Waters, en 1721***.
Le cordonnier Simon**, géolier de Louis XVII, occupait, en 1792 la maison du 38 de la rue des Cordeliers."
Paul Gachet.
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La Nomenclature des rues de Paris, bien incomplète par rapport à ce texte, ajoute cependant qu'en 1300, d'après Guillot, c'était la rue des Cordèles. Le Dictionnaire Historique des frères Lazare, précise que c'est au cours de la séance du 25 juillet 1793, qu'une députation du Théâtre-Français, demandât que la rue soit appelée du nom de Marat.
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*Fondées en 1255, selon Sauval
**Simon fut guillotiné après la chûte de Robespierre le 28 juillet 1794.
*** Chez un traiteur nommé Hure !!!
rue de l'Ecole de médecine et des Boucheries vers 1860.jpg
Rue de l'École de Médecine et des Boucheries vers 1860.
 Mise à jour  le 10/01/2012
C'est en 1790 que la rue de l'Ecole de Médecine prit définitivement son nom, sauf pendant une courte période elle porta le nom de rue Marat. De 1672 à 1790, elle était la rue des Cordeliers.
Une ruelle attenante a porté un certain temps le nom de rue Gaugain !

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Bernard Vassor
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