05.11.2009

Perou : exposition "La dame de Cao" Salon International du Patrimoine Culturel

Le Service Culturel de l’Ambassade du Pérou vous informe que dans le cadre du

Salon International du Patrimoine Culturel

sera présenté « La route Moche »

et l’exposition sur la « Señora de Cao »,

du 5 au 8 novembre 2009

Carrousel du Louvre

99 rue de Rivoli – 75001 Paris

M° Palais Royal - Musée du Louvre

www.fundacionwiese.com

11:10 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Les Jeudis du Bocata : programme de janvier

 

BOCATA CARINE et eUSEBIO MODIF.jpg

BOCATA

31, rue Milton 75009 Paris

01.40.16.82.85

Jeudi 7 janvier

20H.30

Les cabarets Montmartrois

Par

Laurent Bihl

Professeur d’histoire

 

Jeudi 14 janvier

20H.30

Qu’entendons-nous par habiter ?

Domingos Pereira

Jeudi 21 janvier

20H.30

Les images oubliées de Germaine Tillion 

Documentaire inédit de 52 minutes réalisé par

François GAUDUCHEAU avec la participation

d’Augustin BARBARA  et de Nancy WOOD

La projection sera suivie d’un échange en présence

d’Augustin BARBARA

Professeur de Sociologie (Ethno-sociologue)

 

Jeudi 28 janvier

20H.30

L’autorité

Jean-Paul Jouary et Laurent Bihl

 

 

 

Les soirées sont gratuites. Si vous souhaitez y participer, merci de réserver vos places afin que nous puissions nous organiser. Ceux qui le souhaitent peuvent se restaurer à partir de 19H.30 ou après les causeries. Durant les interventions nous interrompons le service.

Carine et Eusebio

 

 

 

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Jeudi du Bocata : programme de décembre

BOCATA

31, rue Milton 75009 Paris

01.40.16.82.85

Jeudi 3 décembre

20H.30

Aujourd’hui l’Inde

Par

Max-Jean Zins

Du CNRS, spécialiste de l’Inde

Jeudi 10 décembre

20H.30

Descartes inconnu

Par

Jean-Paul Jouary

Auteur Philosophe

Les soirées sont gratuites. Si vous souhaitez y participer, merci de réserver vos places afin que nous puissions nous organiser. Ceux qui le souhaitent peuvent se restaurer avant ou après les causeries, durant les interventions nous interrompons le service.

Carine et Eusebio

10:32 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

04.11.2009

Autour de la musique péruvienne, par Javier Echecopar

L’Ambassade du Pérou nous informe de ses prochaines activités

Autour de la musique péruvienne
par Javier Echecopar


le
mardi 10 Novembre 2009


14h Conférence de Javier Echecopar sur les compositeurs baroques au Pérou, sur la situation actuelle des recherches concernant cette musique et sur les rythmes et musiques traditionnelles du Pérou pour guitare.

15h Master class de Javier Echecopar sur les compositions  baroques péruviennes et sur les rythmes et musiques traditionnels du Pérou, avec la participation des élèves des classes de guitare du CRR de Paris.

18h 30 Concert public de Javier Echecopar avec des étudiants du CRR.

Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris

14, rue de Madrid 75008 Paris

M° Europe

Renseignements :
www.javierechecopar.com

20:12 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Colloque Charles-Louis Philippe romancier

 

Notre amie Noëlle Benhamou nous communique :

COLLOQUE Charles-Louis-Philippe 02.jpg

 

 

pour le centenaire de sa mort

 

Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, les 12 et 13 novembre 2009

Le colloque se tiendra à la Maison des Sciences de l’Homme, 4 rue Ledru.

 

Jeudi 12 novembre.

 

9 h 30 Accueil par M. Mathias Bernard, doyen de l’U.F.R. Lettres, Langues et Sciences Humaines, et M. Jean-Louis Aurat, Président des Amis de Ch.-L. Philippe, et ouverture du colloque.

Première séance : le romancier, perspectives générales.

10 hJ.-L. Vieillard-Baron : Christianisme et fiction dans l’oeuvre.

10 h 30 Claude Foucart : L’enthousiasme pour Nietzsche chez Philippe, entre Mallarmé et Gide.

11 h C. Herzfeld : Mythèmes hérodiques dans la fiction.

11 h 30 Pause et discussion.

12 h Michèle Duplaix et Marie-Thérèse Aurat présenteront des « chapitres » du DVD qu’elles ont conçu pour le Musée de Cérilly.

12 h 30. Déjeuner.

14 h 30. Deuxième séance, présidée par Bruno Vercier. Du général au particulier.

14 h 30 David Roe : Eléments de titrologie philippienne.

15 h Martine Sagaert : Gide et les manuscrits de Philippe.

15h 30 Adrien Malcor : Philippe et l’art de son époque.

16 h Discussion. Pause.

16 h 30 Stéphane Chaudier : Ce que le style sait de la matière.

17 h Gil Charbonnier : La question du lyrisme dans les romans de Philippe.

17 h 30 P. Lachasse : L’espace dans Croquignole.

18 h Discussion.

18 h 15 Claude Aufaure lira quelques textes de Philippe.

 

Dîner de gala

 

Vendredi 13 novembre.

 

9 h 30. Troisième séance : romancier et conteur. (Président : David Roe)

9 h 30 Noëlle Benhamou : La prostitution dans Le Pauvre amour en chair et

Bubu de Montparnasse.

10 h Sylviane Coyault : Misères et splendeurs du corps chez Philippe.

10 h 30 Discussion et pause.

11 h Yvon Houssais : Les Contes du Matin : du fait divers à la nouvelle.

11 h 30 B.-M. Garreau : Aspects thématiques des Contes du Matin.

12 h Discussion et clôture du colloque.

 

13 h. Déjeuner

 

Participants

Marie-Thérèse Aurat, professeur de Français en retraite, est secrétaire adjointe des Amis de Charles-Louis Philippe.

Noëlle Benhamou, docteur ès lettres, chercheuse associée à l’ITEM-CNRS (UMR 8132) est spécialiste de Maupassant.

Gil Charbonnier, maître de conférences à l’Université Paul Cézanne Aix-Marseille II, est spécialiste de Valery Larbaud.

Stéphane Chaudier enseigne la stylistique à l’Université Jean Monnier de Saint-Etienne.

Sylviane Coyault enseigne à l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand.

Michèle Duplaix, Cérilloise, est professeur de communication et vente à Montluçon.

Claude Foucart, professeur émérite, a publié trois correspondances de Gide, et une étude de ses rapports avec l’Allemagne.

Bernard-Marie Garreau, maître de conférences à l’Université d’Orléans, est spécialiste de Marguerite Audoux.

Claude Herzfeld, docteur d’état, chercheur associé à l’Université d’Angers, est directeur des Cahiers Octave Mirbeau et spécialiste d’Alain-Fournier. Il vient de publier Charles-Louis Philippe entre Nietzsche et Dostoïevski (Harmattan).

Yvon Houssais, maître de conférences à l’Université de Franche-Comté, est spécialiste de la nouvelle au vingtième siècle.

Pierre Lachasse, docteur d’état, Paris, est spécialiste de Gide, dont il a publié des correspondances, dernièrement celle avec Léon Blum (2008).

Adrien Malcor est diplômé de l’ENS des Beaux-Arts de Paris. Comme Philippe, il est un « fils de Cérilly ».

David Roe, Senior Lecturer (e.r.) University of Leeds, G.-B., est secrétaire général de l’Association des Amis de Ch.-L. Philippe et rédacteur de son Bulletin. Il travaille sur tout le cercle des amis de Philippe, et sur des inédits de Jacques Rivière.

Martine Sagaert, Professeur à l’Université du Sud Toulon Var, a édité la Correspondance Gide-Philippe et le t. 2 du Journal de Gide.

Bruno Vercier, naguère maître de conférences à Paris III, a édité deux volumes de Philippe en poche. Il travaille actuellement sur Pierre Loti.

Jean-Louis Vieillard-Baron est professeur de philosophie à l’Université de Poitiers, où il dirige le Centre de recherche sur Hegel et l’idéalisme allemand.

 

 

Deux intervenants participeront seulement aux actes du colloque :

Bruno Curatolo (Université de Franche-Comté) : Philippe romancier vu par ses contemporains et successeurs.

Maïko Tokai (Université d’Hiroshima, Japon) : Un aspect de la technique romanesque.

 

 

 

 

 

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Les "Jeudis du Bocata" le 12 novembre à 20 H 30

BOCATA CARINE et eUSEBIO MODIF.jpg

BOCATA

31, rue Milton 75009 Paris

01.40.16.82.85

Jeudi 12 novembre

20H.30

Chamanisme et neurosciences

 

Corine Sombrun

Auteur et sujet d’études en neurosciences sur les Etats Modifiés de Conscience

Les soirées sont gratuites. Si vous souhaitez y participer, merci de réserver vos places afin que nous puissions nous organiser. Ceux qui le souhaitent peuvent se restaurer avant(à partir de 19H.30) ou après les causeries, durant les interventions nous interrompons le service.

Carine et Eusebio

10:23 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

29.10.2009

Pierre Michon, Grand prix du roman de l'Académie Française

Par Bernard Vassor

Roullin sepia.jpg

Dans les romans ou essais de Pierre Michon, la peinture tient une place primordiale.

Récompensé pour un roman intitulé  "Les Onze", histoire d'un tableau imaginaire et d'un peintre représentant les onze membres du Comité de Salut  public. Pierre Michon, est l'auteur de nombreux essais et romans dont :"Vie de Joseph Roulin, Editions Verdier, 1988.

Ce "facteur" était selon Vincent van Gogh, le sosie provençal du Père Tanguy.

Dans Joseph Roulin, il y a la confrontation de deux grands et beaux mythes du XIXè : celui de l’Art et de la Révolution » dit Pierre Michon dans Le Roi vient quand il veut.

Ce Roulin, fut l'ami d'un peintre hollandais, avec qui il partageait des verres d'absinthe au café de "la mère Ginoux" à Arles en 1888. Contrairement aux deux bistrotiers, il n'a pas, lui, signé la pétition pour le faire expulser de la place Lamartine !

« Roulin avait grandi sous l'Empire, à l'époque où la république était vraiment interdite ; quand plus tard elle fut là, instaurée pour de bon et en quelque sorte obligatoire, il la décréta de nouveau non avenue, car quand on la déclara, quand elle eut un président visible et un drapeau visible, le prince Roulin demeura invisible ; il la reporta donc, la remit aux calendes, au Grand Soir sans doute avec son drapeau rouge sous lequel enfin, patent, le prince folâtre se manifesterait et laisserait là la défroque du vieux Roulin.(...) il avait du goût pour la vengeance, et il arrivait qu'au terme de longues journées d'humiliations il apparût dans la cuisine, jeune toujours mais non pas batifolant, long comme un jour sans pain, pâle, romantique, compassé, coiffât impeccablement le grand chapeau à plumes noires de Fouquier-Tinville, et par-dessus la tête de la mère Roulin accablée qui ne le voyait pas, lût les noms de la prochaine charrette. (...) »

« Il épousa et engrossa Augustine, cajola et engueula Armand, Camille et Marcelle issus d'Augustine, eut un jardin où biner des laitues. Cela lui donna un brin d'apparence, car il ne suffit pas en ce monde d'être facteur, ou entreposeur, comme si ce n'était pas déjà assez tuant, encore faut-il être un facteur rouge ou blanc"









 

18.10.2009

Les Jeudis du Bocata

CARINE ET EUSEBIO 05 COUL.jpg

BOCATA

 

31, rue Milton 75009 Paris

01.40.16.82.85

Jeudi 22 octobre

20H.30

Ainsi parlait Nietzsche…

Par

Jean-Paul Jouary

Auteur, philosophe

 

Les soirées sont gratuites. Si vous souhaitez y participer, merci de réserver vos places afin que nous puissions nous organiser. Ceux qui le souhaitent peuvent se restaurer à partir de 19H.30 ou après les causeries. Durant les interventions nous interrompons le service.

Carine et Eusebio

15.10.2009

Le "Puit d"Amour" : Paris disparu

Par Bernard Vassor

Puit d'Amour.jpg
Emplacement du "Puits d'Amour" foré aux environs du XII° siècle.
Cette maison disparue au moment du percement de la rue Rambuteau en 1838 à l'emplacement actuel de la rue de la Grande-Truanderie et la rue Pierre Lescot, anciennement "carrefour de la Tour". Au moyen âge à l'intersection des deux rues de la Grande-Truanderie et de la Petite- Truanderie* en plein coeur de la Cour des Miracles,  se trouvait un puits qui ne s'appelait encore que "le puits de l'Ariane".
Selon une légende, sous Philippe Auguste, une jeune gille de bonne famille, Agnès Hellebic amoureuse d'un amant volage, se jeta dans ce puits. La position du père à la Cour, fit que l'affaire fit grand bruit. L'endroit devint un lieu de pèlerinage pour les amoureux pendant des siècles. Tous les soirs, on y chantait et on y dansait en se faisant des serments éternels.  En 1525, un jeune homme desespéré par l'inconduite de sa promise, se jeta lui aussi dans ce trou. Sa belle, prévenue et repentante lui tendit une corde et le fit remonter en lui jurant un amour éternel.Tout à fait rassuré, l'amoureux béat fit graver sur la margelle
"L'Amour m"a refait,
En 1525 tout à fait".
Au début du règne de Louis XIV, à la demande de l'épiscopat qui voyait d'un mauvais oeil ces débauches païennes, le puits fut comblé, mettant ainsi fin au scandale qui perdurait depuis plusieurs siècles.  
*Le mot Truanderie, viendrait du "truage", impôt perçu sur les marchandises, ou bien de l'argot "truand" ce qui reviendrait selon certains au même....La rue était aussi appelée "via Mendicatrix"

10:24 Ecrit par vassor dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris

02.10.2009

Il faut sauver la maison Basfroi! un article de Rodolphe Trouilleux

basfroi rue carte Rodolphe.jpg
Cet historien de la capitale lutte avec acharnement depuis des années pour la sauvegarde du "Vieux Paris".
Sur son blog Paris secret et insolite, il dénonce une fois de plus des édiles parisiens du XI° arrondissement, peu soucieux du patrimoine, qui faisant fi des protections qui avaient été acquises de haute lutte, il y a quelques années menacent de détruire cette maison.
Vous pouvez aussi consulter le site du

Comité de SAUVEGARDE du 22 rue BASFROI 75011 Paris - France

http://test75011.numeriblog.fr/mon_weblog/

où vous trouvrez de nombreux articles de divers journaux dont le Canard et le Parisien.

01.10.2009

L’AFP est en danger !!!!

 

Signer la pétition :

http://www.sos-afp.org/fr/node/255

....................

L'AFP ne pourra résister au changement de statut qu'on lui prépare

 

par Claude Moisy

 journaliste, ancien président-directeur général de l'Agence France-Presse. 

 

 

L'agitation provoquée par les spéculations sur un éventuel changement du statut légal de l'Agence France-Presse (AFP) m'amène à violer pour la première fois la règle selon laquelle un ancien président de cette entreprise ne doit plus se mêler de ces affaires. Je le fais parce que, pour avoir "vécu" quotidiennement l'AFP pendant trente-cinq ans, je suis persuadé qu'elle ne peut continuer à exister qu'avec le statut bâtard et aberrant qui lui a été donné lorsque le Parlement l'a dénationalisée en janvier 1957.

Oui, l'AFP est une anomalie juridique et financière, une réalité impossible. Cet "organisme autonome" est censé fonctionner "selon les règles du droit commercial" mais il n'a ni capital ni actionnaires. Pire, il est administré par ses clients ! La loi de 1957 stipule aussi qu'il est financé par la vente de ses services. Mais lorsque cette loi a été adoptée, l'AFP ne gagnait commercialement que 20 % de son coût de fonctionnement. Le reste provenait de fonds publics appelés pudiquement "les abonnements de l'Etat", pour ne pas parler de subventions, gênantes pour une entreprise d'information. Cette contribution gouvernementale représente, encore aujourd'hui, 40 % du budget de l'agence. Entreprise bâtarde donc, qui ne devrait pas exister dans un monde d'économie de marché, mais qui fonctionne quand même depuis cinquante-deux ans.

Et qui ne fonctionne pas si mal puisqu'elle est, avec l'américaine Associated Press et la britannique Reuters, l'une des trois seules agences de presse "globales" qui collectent de l'information générale dans le monde entier et la vendent dans le monde entier. Mais elle a toujours été la plus fragile des trois, avant que la révolution des communications provoquée par Internet ne les fragilise toutes les trois. Associated Press, coopérative de la gigantesque presse nord-américaine, gagnait assez sur son territoire national pour financer ce qu'elle perdait dans le reste du monde.

Depuis que Reuters s'est transformée en instrument des marchés financiers au début des années 1980, l'activité déficitaire de l'information générale pour les médias a fini par devenir marginale dans son chiffre d'affaires et a pu être subventionnée par les profits réalisés sur les marchés financiers.

L'AFP, avec sa petite base nationale et le français comme langue de travail, n'a jamais eu les mêmes possibilités. Sans capital, elle n'a pu financer les investissements nécessaires à son adaptation aux nouvelles technologies de la communication que par des prêts de l'Etat... pas toujours remboursés. Le financement partiel de l'AFP est un élément de l'aide multiforme de l'Etat aux médias français qui, sans elle, dépendraient de deux agences anglo-saxonnes pour leurs informations de l'étranger.

Il y a toujours eu jusqu'ici un consensus dans le monde politique et la haute administration pour considérer que l'existence de l'AFP était un atout pour la France. Le prestige et l'influence attribués à l'instrument valaient bien, estimait-on, l'argent qu'elle coûtait. On peut voir là une notion gaullienne, type Concorde, comportant une dose d'illusion de grandeur, mais le fait est là, incontournable : l'AFP n'existe que par la volonté de l'Etat français.

Il y a une autre anomalie dans l'aventure de l'AFP. Malgré sa dépendance financière de l'Etat après qu'elle est devenue indépendante en 1957, elle a progressivement cessé d'être considérée à l'étranger comme une agence gouvernementale. Elle a, au contraire, acquis la réputation d'un fournisseur d'information crédible. Ses concurrentes ont renoncé à arguer que son financement public partiel constituait une concurrence déloyale et ont respecté son professionnalisme. Cela a été dû à la qualité d'une grande partie de son personnel et à la règle paradoxale formulée par Jean Marin, l'un de ses pères fondateurs : "L'AFP ne peut fonctionner que si celui qui paye ne commande pas." Un tel précepte n'a pas toujours convaincu les gouvernements, de droite ou de gauche. Il y a eu des frictions et des tensions. Mais cela a tenu !

Il semblerait que le consensus soit maintenant remis en question au plus haut niveau de l'État et que la loi portant statut de l'AFP soit promise à de profondes modifications. Sans connaître les intentions des responsables du dossier, je veux leur dire ma conviction que l'introduction d'intérêts particuliers condamnerait l'agence à la disparition plus ou moins rapide.

Il est impensable qu'aucun homme d'affaires, aucune société, aucune autre institution que l'Etat lui-même mette longtemps de l'argent dans une entreprise structurellement déficitaire sans attendre finalement un retour sur son investissement. Si une telle "ouverture" était pratiquée elle entraînerait un jour des restructurations, des réductions, des réorientations qui changeraient radicalement la nature de l'entreprise au point de lui faire perdre son caractère global.

C'est ce qui est arrivé dans les années 1980 à une autre grande agence de presse mondiale, l'américaine United Press International (UPI), propriété d'une fondation familiale contrainte, par ses statuts, de s'en débarrasser lorsqu'elle a commencé à perdre de l'argent. Tombée entre les mains d'une succession d'ambitieux rêveurs inexpérimentés et d'aventuriers peu scrupuleux, elle subit toutes sortes de transformations avant de disparaître en moins de dix ans.

Je ne dis pas qu'il est indispensable que l'Agence France-Presse soit maintenue dans son état actuel quel qu'en soit le prix. Le gouvernement d'une France surendettée peut légitimement penser qu'à l'heure du "monde-en-ligne" où tout un chacun distribue son "information", le financement de la vieille agence mondiale est un jeu qui n'en vaut plus la chandelle. Il peut, par exemple, estimer qu'une simple boîte à communiqués nationale lui serait plus utile et moins coûteuse. Si c'est le cas, il doit le dire clairement au lieu de se défausser du démantèlement sur des seconds couteaux. Si ce n'est pas le cas, et s'il veut que l'AFP garde sa place dans le monde, il doit assumer ses responsabilités.

 

 

 

Claude Moisy est journaliste, ancien président-directeur général de l'Agence France-Presse.

 

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web site at http://www.afp.com

19:37 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : afp, petition, le monde

29.09.2009

"Fellinicita" un hommage à Fedérico.....

fellinicitta image.jpg

Noëlle Benhamou qui a participé à la rédaction de cet ouvrage me signale :

LES ÉDITIONS DE LA TRANSPARENCE | Parutions du 16 septembre 2009

Philosophie | esthétique | cinéma

Dans la collection "Cinéphilie"

........ 

FELLINICITTÀ sous la direction de Jean-Max Méjean, préface de Tullio Kezich. 

60 artistes, écrivains, spécialistes et proches de Federico Fellini rendent hommage au Maestro. Ce livre richement illustré (120 photographies et dessins pour la plupart inédits) propose un voyage dans l'univers de Fellini à travers les thèmes récurrents de sa vie et de son œuvre : Cinecittà, Rome, Rimini, les rêves et la magie, l'astrologie, la femme, la télévision, l'ange, les chapeaux, les fontaines, la cigarette…

Fellinicittà est accompagné du DVD d'un film de Dominique Delouche : Teatro Numero Cinque, un documentaire inédit sur Fellini lorsque celui-ci tournait en 1968 le Satyricon.

L'ouvrage est édité en partenariat avec la Fondation Fellini pour le Cinéma et avec le soutien d'Almaz Film Productions.

Critique de cinéma et spécialiste de Federico Fellini, Jean-Max Méjean a notamment publié Fellini, un rêve, une vie (Cerf, 1997).

DÉCOUVRIR LES PREMIÈRES PAGES ET LE SOMMAIRE

noelle.benhamou@orange.fr

URL : http://www.maupassantiana.fr

http://www.erckmann-chatrian.eu

28.09.2009

Pélerinage littéraire de Médan

L'actualité Zola
Medan Zola 05.jpg
1) Le dimanche 4 octobre, Pèlerinage littéraire de Médan, à Médan, à partir de 15 h. Des allocutions seront prononcées par Claude Lanzmann (directeur des Temps modernes, écrivain et cinéaste) et Gian Carlo Menichelli (professeur émérite à l'Université de Naples, « L'Orientale »). Une exposition « Zola et l'Académie française », réalisée par Martine Le Blond-Zola (vice-présidente de l'association « Maison Zola - Musée Dreyfus »), sera inaugurée le jour même. Pour les participants des places assises sont prévues, sous un vélum. -- On peut se rendre à Médan par la route (autoroute A13 ou 14, sortie à l'échangeur de Poissy-Villennes ; suivre la direction de Villennes) ou par le train : départ de la gare Saint-Lazare à 14 h 23, arrivée à Médan, devant la maison de Zola, un peu avant 15 h ; retour pour Paris, à 17 h 40, en gare de Médan (en outre, un autocar quittera Médan à 18h 25 pour la gare de Villennes, afin de permettre de prendre le train partant pour Paris à 18h 41).
..........
2) Le samedi 10 octobre, journée d'étude, "Actualité de l'affaire Dreyfus en 2009", pour le 150e anniversaire de la naissance d'Alfred Dreyfus et de Jean Jaurès, co-organisée par  la Société littéraire des amis d'Emile Zola, la Société d'études jaurésiennes, la Société internationales d'histoire de l'affaire Dreyfus et la Ligue des droits de l'Homme. Elle se tiendra au siège de la Ligue des droits de l'Homme, 138, rue Marcadet, 75018 Paris (Métro Lamarck-Caulaincourt). Horaire : 9h - 13h et 14 h 30 - 17 h. Communications de Grégoire Kauffmann, Philippe Oriol, Vincent Duclert, Gilles Manceron, Emmanuel Naquet, Michel Dreyfus, Michel Drouin et Alain Pagès. Clôture de la journée par Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des Droits de l'homme.

25.09.2009

La pomme de terre a la patate à Sens dans l'Yonne !!!

Par Bernard Vassor
Perou pommes de terre 02.jpg
Image de variété de pommes de terre Péruviennes du site nommé en fin d'article.

Mes amis du Service Culturel de l’Ambassade du Pérou vous informent
que l’Association « La Parmentière de Bourgogne » organise le festival
« Faîtes de la pomme de terre - La pomme de terre a la patate ! »
Démonstrations culinaires par des chefs étoilés, et 
avec la participation de la chef péruvienne
Lourdes Centy Pluvinage du Restaurant El Picaflor
Marché couvert
Sens –Yonne
26 et 27 septembre 2009
Voir programme sur le site :
http://www.faites-de-la-pomme-de-terre.com/

T’ikapapa – Récompense internationale pour l’initiative en faveur de la pomme de terre indigène

La dite «Initiative T’ikapapa» conditionne et commercialise une sélection particulière de pommes de terre indigènes péruviennes. Elue parmi un total de 230 propositions issues de 70pays, elle a reçu en 2007 l’un des cinq prix SEED parrainés par l’ONU.

http://www.sdc.admin.ch/fr/Accueil/Projets/T_ikapapa_onal...
 
 

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23.09.2009

La Dame aux Caméllias, suite

Par Bernard Vassor

la dame aux camelias tombe archives.jpg
Nous allons évoquer cette fois l'histoire du roman et de la pièce qui en fut tirée, qui est toujours biaisée, on se demande pourquoi ?
Une incertitude, le roman fut-il écrit en 1847 comme le dit un contemporain ou en 1848 ? Il fut toutefois publié à cette date en 2 volumes chez Cadot. Le titre portait bien le nom de Caméllias avec deux L, comme il se doit en botanique.
Dumas fils, dans les éditions suivantes en a figé l'orthographe erronée en supprimant une lettre.
Une deuxième édition, ou bien une remise en vente (?) eut lieu en 1849, l'édition princeps n'ayant eu aucun succès en raison de la coïncidence avec la révolution de février. En 1852, une nouvelle édition entièrement refondue est publiée avec une préface de Jules Janin, chez Michel Levy. (qui ne connut donc pas comme le prétend Jannin "dès sa parution un grand succès") Après la publication du roman, Dumas fils donna sur les conseils de Siraudin, son roman à Antony Beraud, directeur du Gymnase, et grand "faiseur" en la matière pour en faire une pièce de théâtre. Béraud lui rendit une pièce en quatre tableaux qui ne satisfit pas le jeune débutant. Il remania le texte en huit jours, et aussitôt il se rendit chez son père qui demeurait avenue Frochot. L'auteur "Des Trois Mousquetaires"qui avait déconseillé à son fils une telle démarche fut converti après la lecture de la pièce.  Il va sans dire que celle-ci fut reçue au "Théâtre-Historique" ! La faillite du théâtre du Boulevard du Crime retarda la représentation, qui n'eut lieu que trois ans plus tard après bien des péripéties. Refusée dans bien des salles, la pièce fut acceptée au "Vaudeville" dont le directeur reçut l'oeuvre, mais hélas, la faillite le fit renoncer lui aussi. Enfin la première représentation eut lieu en 1852 avec le sucès que l'on sait. Les  droits de la pièce étaient partagés avec Antony Beraudpour moitié. Dumas fils lui proposa de lui vendre sa part, mais une mésentente sur le prix lui fit renoncer heureusement pour lui à ce qui devint une poule aux oeufs d'or !!! La pièce vendue aux éditeurs à un prix dérisoire, pour la raison que Dumas qui  n'avait pas d'argent voulait louer une loge pour une dame de sa connaissance....
........
Revenons un instant sur le titre de l'oeuvre. Ce surnom ne fut jamais donné du vivant d'Alphonsine. C'est dans les années 1830, qu'un dandy, Latour Mezray fut affublé du sobriquet "d'homme aux Camellias", parce qu'il portait quand la saison était favorable cette fleur à la boutonnière qui coûtait très cher alors. Ce surnom était attaché aux gandins qui se pavanaient sur le boulevard, et se faisaient entretenir par des dames sur le retour.
C'était le cas pour celui qui devait devenir le président de la République et le boucher de la Commune de Paris : on dirait aujourd'hui le gigolo Adolphe Thiers qui était entretenu par la femme de l'agent de change de la place Saint-Georges Alexis Dosne.
.....
sucette decaux Alexandre Dumas maison dorée.jpg
Avec mon amie Chantal Chemla, secrétaire des Amis d'Alexandre Dumas, nous avons fait apposer cette "sucette" sur l'immeuble de la BNP Paribas qui a aimablement financé l'opération. C'était autrefois "La Maison Dorée" où Armand Duval s'installa pour guetter "Marguerite" qui venait d"entrer au Café Anglais situé en face.
.............................
Note
Les Shadock pompeurs (ils se reconnaîtront) sont priés de passer leur chemin ou bien de citer cet article.

Les Jeudis du Bocata

BOCATA


31, rue Milton 75009 Paris

01.40.16.82.85

Jeudi 1er octobre

20H.30

La cartomancie :

Marie-Odile

Tire gracieusement les cartes !

...........

Jeudi 8 octobre

20H.30

Van Gogh à Paris

Par

un correspondant du musée d'Amsterdam

à propos d'un documentaire

"Une vie pour l'Art"

.........

Jeudi 22 octobre

20H.30

Ainsi parlait Nietzsche…

Par

Jean-Paul Jouary

Auteur, philosophe

Les soirées sont gratuites. Si vous souhaitez y participer, merci de réserver vos places afin que nous puissions nous organiser. Ceux qui le souhaitent peuvent se restaurer à partir de 19H.30 ou après les causeries. Durant les interventions nous interrompons le service.

Carine et Eusebio

 

10:19 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : van gogh, nietzche

12.09.2009

Les Jeudis du Bocata

BOCATA CARINE et eUSEBIO MODIF.jpg
Bonjour à tous,
En souhaitant que vos vacances se soient bien déroulées, nous sommes ravis de vous retrouver et de vous annoncer la reprise de nos rendez-vous du jeudi à partir du 17 septembre.
Carine et Eusebio.

BOCATA
31, rue Milton 75009 Paris
01.40.16.82.85
Jeudi 17 septembre
20H.30
… et si l’art nous était conté ?
Par
Anette Robinson
historienne de l’art et conférencière des musées nationaux. 
La vie d’un artiste, la démarche d’un peintre …
voilà ce que l’on vous raconte habituellement devant une œuvre d’art.
Il existe d’autres manières pour se rapprocher d’un tableau.
Nous vous proposons une petite visite (virtuelle) dans les salles
des N Y M P H E A S au musée de l’Orangerie en partant d’un conte de Marguerite Yourcenar, qui vous entraînera en l’antique Chine à l’époque des Han. Quel rapport avec Claude Monet ?
Pour le savoir, rendez- vous le 17 septembre 2009  avec Anette Robinson.

........... 

Les soirées sont gratuites. Si vous souhaitez y participer, merci de réserver vos places afin que nous puissions nous organiser. Ceux qui le souhaitent peuvent se restaurer à partir de 19H.30, avant les causeries. Durant les interventions nous interrompons le service.
Carine et Eusebio

09:41 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

09.09.2009

Colloque Catulle Mendès à Bordeaux

 Mendès Catulle sepia.jpg

Colloque « Catulle Mendès et La République des Lettres »

17-18 septembre 2009

Colloque organisé par l’EA 4195 – TELEM  

 

Jeudi 17 septembre 2009  

9h : Ouverture du colloque  

Mendès journaliste et critique littéraire  

Président de séance : Jean-Pierre Saïdah  

9h30: Michael Pakenham (Université d’Exeter), « La République des Lettres de Catulle Mendès & Adelphe Froger, 1875-1877 »  

9h55: Béatrice Laville (Université Bordeaux III), « Catulle Mendès et Zola, "une mêlée littéraire" »  

10h20: Discussion – Pause  

11h: Evanghélia Stead (Université de Reims), « Catulle Mendès et G. Charpentier et Cie : sur un contrat d'édition et sur quelques lettres ».  

11h25: Ida Merello (Université de Gênes, Italie), « Catulle Mendès critique littéraire »   

11h50 : Discussion – Pause déjeuner

 Mendès romancier  

Président de séance : Jean de Palacio  

14h: Fanny Bérat-Esquier (Nanterre, Lille III), « Catulle Mendès et la littérature parisienne »  

14h25: Dominique Laporte (University of Manitoba, Canada), « "Il est poète et toujours poète, et quand il écrit des romans, c’est Apollon chez Balzac". Catulle Mendès et le roman contemporain »  

14h50: Vérane Partensky (Université Bordeaux), « Du gothique anglais au roman parisien : les bénéfices de la secondarité romanesque »  

15h15: Discussion – Pause  

15h45: Jérôme Solal (Docteur de Toulouse II), « Catulle Mendès et les lois de la transgression ».   

16h10: Valérie Michelet Jacquod (Université de Neuchâtel, Suisse), Sur "Mendès décadent" (avec l’analyse du Chercheur de tares par exemple et les rapports Mendès Mercure de France par exemple).  

16h35 : Discussion   

Vendredi 18 septembre 2009 

Mendès nouvelliste et décadent  

Présidente de séance : Evanghélia Stead  

9h: Jean de Palacio (Paris IV), « Mendès disciple de Boccace : sur le Nouveau Décaméron »  

9h25: Noëlle Benhamou (Centre Zola, ITEM), « La prostitution : un monstre parisien »  

9h50: Thierry Santurenne (Docteur), « Catulle Mendès ou l’esthétique du paroxysme ».  

10h15: Patrizia d’Andrea (Suisse), « Ironie et dérision : l’usage stratégique de l’ésotérisme dans les œuvres narratives de Catulle Mendès ». 

10h40 : Discussion – Pause   

Mendès dramaturge  

Présidente de séance : Ida Merello  

11h10: Marie-France David-de Palacio (Université de Brest), « Les Mères ennemies, du roman à la pièce ».  

11h35: Sophie Lucet (Université du Maine), « L’ombre de Fracasse ».  

12h : Discussion et clôture du colloque  

***  

Le colloque aura lieu à l’Université de Bordeaux III

Salle de Conférences

Maison des Pays Ibériques

Domaine Universitaire – Pessac  

Contacts : jpsaidah@wanadoo.fr ; noelle.benhamou@orange.fr 

 Programme colloque endes.pdf

06.09.2009

Une conférence de Dominique Delord : Les cafés-concerts

Café-concert Dominique Delord.jpg
"Un lieu où l'on ne boit jamais de café
et où il n'y a jamais de concert..."
Entre 1850 et la Belle Epoque
Dominique Delord, chercheuse dans des thèmes culturels,organisatrice de concerts et de conférnces, elle a notamment écrit joué et chanté avec Serge Hureau et Cyrille Lehn :
Monthéus chanteur du peuple ( Hall de la Chanson production, 2007-2008).
Cette conférence est présentée par l'association
 Histoire et Vies du 10°, dans le cadre des manifestations :
"Ensemble nous sommes le 10°".
Le spectacle sera accompagné de la projection d'images rares et de chansons anciennes.
L'entrée est libre.
Mairie du 10° arrondissement,
72 rue du faubourg Saint-Martin
75010
jeudi 17 septembre 2009 à 19 heures

10:40 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Un cabaret éphémère : "Le Tambourin" du 62 boulevard de Clichy

 Par Bernard Vassor

segatori COROT.jpg

Sachant comment on se comporte
De sa main célèbre à Capri,
Joyeuse en ouvrira la porte.

Agostina Ségatori (Ancone, 1841-1910 ?), surnommée «l’Italienne», etait un modèle professionnel qui avait posé pour Manet, Corot, Léon Gérôme, et Vincent Van Gogh (au Café du Tambourin, musée Van Gogh Amsterdam).
Le portrait réalisé par Manet qui se trouve aujourd’hui dans une collection privée new-yorkaise,
fut vendu par le marchand Alphonse Portier à Alexandre Cassatt, le frère de Mary. Le tableau de Corot Portrait d’Agostina est daté de 1866 lors de son voyage en Italie. Nous avons beaucoup plus tôt, du même, vers 1860, « la Femme au tambourin ».
La patronne de ces lieux et les charmantes hôtesses accueillaient la clientèle en costume folklorique. Une exposition de peintures organisée pour l’occasion furent vendue aux enchères, on y voiyait des œuvres de Edouard Dantan, Léon Gérôme, Bernard , de Pille et quelques autres peintres dont nous avons aujourd’hui oublié les noms. Le mobilier,(tables chaises éléments du bar) est uniquement composé de tambourins ornés par différents artistes dont Gauguin (fleurs et feuillage et fruits) Norbert Goeneute, Ludovic Némo [2], Todde, etc.
Vincent Van Gogh y organisa une exposition de crépons japonais qui, selon Vincent lui-même, a été un désastre. Puis, avec ses amis Toulouse-Lautrec Gauguin et son « copain » Emile Bernard, Louis Anquetin, un accrochage eut un peu plus de succès, car Bernard et Anquetin purent y vendre leur premier tableau.
« Ce fut vers cette époque que Vincent fréquenta une taverne qui avait nom le Tambourin et que tenait une fort belle italienne, ancien modèle, étalant dans un comptoir bien à elle ses charmes sains et imposants.». Selon Emile Bernard, Vincent avait conduit le père Tanguy dans cet établissement : « ce qui donnait beaucoup d’inquiétudes à la brave mère Tanguy, qui ne pouvait s’imaginer les raisons enfantines et même innocentes de ses escapades. Vincent, selon un contrat de quelques toiles par semaine, mangeait au Tambourin (...) Cela dura plusieurs mois, puis l’établissement périclita, fut vendu, et toutes ces peintures mises en tas furent adjugées pour une somme dérisoire"

Le père Tanguy.
(...) Vincent étant parti pour Arles et le pèreTanguy se trouvant seul, visité seulement de temps en temps par de rares clients, la belle Italienne du Tambourin tomba dans une grande gêne. Alors Tanguy la recueillit, ce qui donna lieu à bien des médisances.(...) »
Faut-il croire Ambroise Vollard ? quand il raconte dans Les Souvenirs d’un marchand de tableaux :
« Un jour, passant sur le boulevard de Clichy, la curiosité me fit entrer dans un petit restaurant qui portait l’enseigne « Au Tambourin », en même temps que moi était entré un individu qui demanda à la patronne : Vincent est arrivé ? Il est parti il y a une minute. Il était venu accrocher ce tableau des Tournesols, puis il est sorti aussitôt" !!! Sachant que Vollard, fraîchement débarqué à Montmartre situe cette anecdote en 1889, or, le Tambourin était fermé depuis près de deux ans.

Le cabaret reprit son nom de "Café de la Butte" puis, en 1893, prit le nom de Cabaret des Quat’Z’Arts.

Tambourin boul de Clichy hauteur.jpg
Sur ce dessin publicitaire inédit, une erreur à signaler :
60 au lieu de 62 boulevard de Clichy.
.........
Dans une lettre, le 30 août 1922, le peintre Adolphe Albert, client occasionnel des lieux, répondant à une demande de renseignements donne les indications suivantes:
"Tout ce dont je me souviens, c'est qu'on disait à l'époque la Ségatori la maîtresse de Rav..t (illisible).
Le vieux peintre Pills était un assidu de ce cabaret. Il s'intitulait en riant "le maquereau de la boite"
Il était furieux lorsqu'on crachait dans les bottes de postillon qui servaient de porte-parapluie, puisqu'elles lui appartenaient."
Gachet composition hauteur.jpg
Légende de la composition :
En-tête de l’album d’estampes japonaises ayant appartenu à Vincent.
Description de la « nature morte » prêtée par Paul Gachet en 1951 au Louvre :
Cadre avec crêpons japonais ayant appartenu à Vincent montés par Gachet fils, qui les tenait de Théo, sur un fond doré orné d’une inscription en japonais qui signifie qu’ils se trouvaient dans la chambre de Vincent à Auvers en 1890.
Affiche 3 couleurs du tambourin rue de Richelieu par Chéret (OD32) 3 tubes Tasset et Lhote, et Tanguy (OD31) palette pour Mlle Gachet au piano
Un verre déjà utilisé par Cézanne un vase en grés japonais : nature morte, Roses et Anémones
Bambous taillés utilisés par Vincent.
Un tambourin de chez Agostina signé H.TODE 1886
Le livre est : La Fille Elisa (Goncourt)
.......
Sources :
Archives Van Gogh muséum
Archives de Paris
Michael Pakenham, catalogue de l’exposition du Grand Palais, janvier-avril 1999
Emile Bernard, article du Mercure de France, 16 décembre 1908
André Roussard, dictionnaire des lieux à Montmartre, éditions André Roussard Paris 2001
Marcel Cerf Maxime Lisbonne, le d’Artagnan de la Commune, éditions du Panorama (Suisse) 1967
Article Bernard Vassor dans : Les Montmartrois, ed André Roussard Paris © 2004
Mise à jour le 5 septembre 2009
Les recherches ne sont pas terminées...... A SUIVRE

25.08.2009

Léon Xanrof, un Montmartrois pur jus !

Par Bernard VASSOR

Léon XANROF hauteur.jpg
Chouette Léon ! C'est mon mari....
Il ouvrit les yeux rue des Acacias (rue des abbesses) le 9 décembre 1867. Ses brillantes études furent suivies au collège Rollin (aujourd'hui Jacques Decour) où il passa avec succès ses deux"bachots". Léon Fourneau, car c'est son nom, le latinisa, puis l'anagramisa; ce qui donna Xanrof Léon. Il a été le fondateur de l'Association générale des étudiants.
Très tôt, il écrivit des chansons qui furent publiées en volume. Elles obtinrent tout de suite un certain succès qui fit la gloire de la célèbre, à l'époque, chanteuse Félicia Malet. Une autre débutante qui avait découvert un recueil de ses oeuvres sur les quais de Seine inscrivit à son répertoire pour ses débuts à l'Eden-Théâtre, deux ou trois titres (l'Hôtel du N° 3, Rive gauche, les six potaches, Héloïse et Abélard) qui lui valurent ses premiers lauriers; C'était la rousse et anguleuse Yvette Guibert qui effaça le souvenir de Félicia qui avait chanté "Le Fiacre" la première. D'ailleurs, ce succès, curieusement lui valut un procès (qu'il gagna) avec Oudet son éditeur. Sur sa lancée, il écrivit des revues, puis devint auteur dramatique. Il collabora à de nombreux journaux (le National, le Courrier Français, à Gil Blas, au Figaro, au Figaro illustré etc...) comme critique littéraire et théâtral. Sa revue "Paris en bateau" fit un triomphe en 1895 à la Cigale. Il a épousé une cantatrice de l'Académie nationale de musique, promu officier de l'instruction publique. Enfin il a été élu membre de la SACEM.
Il traversa sans être payé le Chat noir de la rue Victor Massé, s'acheta un hôtel particulier où il vécut rue Tholozé.
A la fin de sa vie, par décision du Conseil d'état, son pseudonyme fut transformé en patronyme familial.
Il est mort à Paris en 1953.

24.08.2009

La fontaine de la place Pigalle

Par Bernard Vassor
mise à jour le 24 août 2009
Fontaine Pigalle n.b. bernardo vargas.jpg
Janvier 1871, l'hiver fut très rigoureux, des soldats ayant un"billet de logement"*lavent leur linge dans la fontaine à moitié gelée.
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En médaillon : Georges Ulmer
Pour la chanson intitulée "Pigalle"
La place Pigalle a été ouverte en 1827. Elle a été aménagée en demi-cercle à l'empolacement de la barrière d'octroi du mur des Fermiers généraux.
La réalisation de cette fontaine est dûe à l'architecte Gabriel Davioux qui a fait sa carrière à la préfecture de la seine au service d’Alphand à partir de 1856., il fut chargé d’installer 15 fontaines dans Paris qui seront inaugurées le 2 août 1862. Ces bassins à l’origine, entourés d’un espace gazonné et d’une grille ouvragée seront refaits au XX° siècle.
Le 22 mai 1862 Davioud présenta son projet pour la place Pigalle, la fontaine qui fut construite entre 1862 et 1863 à la place de la rotonde LedouxAu centre du bassin circulaire interrompu par six bornes carrées, un piédestal octogonal supporte un piédouche cannelé et une vasque à godrons en fonte. Une lettre du 29 juin 1868 de la direction des eaux et égouts de Paris indique : « Cette vasque est le réceptacle de toutes les ordures du boulevard et même des pavés et moellons trouvés aux environs ; les cantonniers y lavent leurs balais, les marchandes aux petite voitures  s’y débarrassent  de leurs rebuts de poissons ; le soir, vers la nuit, c’est là que l’on vient baigner et nettoyer tous les chiens du quartier » La conséquence de cet état de fait est l’installation d’un petit jardin autour de la fontaine, et d’une grille de fer qui sert de clôture. AP. VO 3 185. dans la lettre du 29 juin, le Contrôleur de la direction des Eaux et.. propose la mise en place d’une grille de fer sur le pourtour de la vasque.
La barrière qui a changé de nom en fonction des évènements, révolution oblige ! barrière, royale, barrière Montmartre, barrière du Chemin des Dames (non ! ce n’est pas ce que vous croyez, les « dames » étaient les abbesses qui régnaient sur la butte Montmartre) enfin, barrière Pigalle. La fontaine en son centre date de 1862. Jusqu’alors, à la place de cette fontaine,  un "puit encagé" devant la rotonde de la barrière décorait le lieu. On n'y puisait plus d'eau depuis longtemps, mais le puits existait quand même dans ce quartier Bréda où s’installèrent lorettes peintres et modèles. De chaque côté de la rotonde se trouvait une guérite accostée au « mur murant Paris » C’est le 22 mai 1862 que Gabriel Davioud (1823-1881), architecte,  présenta son projet. La fontaine fut construite entre 1862 et 1863 à la place de la rotonde. Au centre du bassin circulaire interrompu par six bornes carrées, un piédestal octogonal qui supporte un piédouche cannelé et une vasque à godrons en fonte.
Dans une
lettre datée du 29 juin 1868de la Direction des Eaux et Egouts de Paris, nous pouvons lire : « Cette vasque est le réceptacle de toutes les ordures du boulevard et même des pavés et moellons trouvés aux environs ; les cantonniers y lavent leurs balais, les marchandes aux petite voitures  s’y débarrassent  de leurs rebuts de poissons ; le soir, vers la nuit, c’est là que l’on vient baigner et nettoyer tous les chiens du quartier » La conséquence en est l’installation d’un petit espace autour de la fontaine, et d’une grille de fer qui servait de clôture.
fontaine et folies pigalle largeur.jpg
Les Folies-Pigalle, avec à gauche, le café de la Nouvelle Athènes
place pigalle rat mort abbaye de Thélème.jpg
Faisant l'angle du boulevard à gauche : "l'Abbaye de Thélème",  ensuite le débouché de l'avenue Frochot et à droite faisant l'angle de la rue Frochot : le café "Le Rat Mort"
Le petit jardinet qui entoure la fontaine est gracieusement arboré....
Paris et ses fontaines , Action artistique de la Ville de Paris, 1995
* Pendant le siège de Paris la troupe était logée chez l'habitant, ce qui explique en partie le fait que le 18 mars 1871 (jour du déclenchement de la Commune), les soldats mirent "la crosse en l'air" pour ne pas tuer les montmartois chez qui ils avaient le gite et le couvert.

 
Bernard Vassor
Bernard Vassor
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