, Autour du Père Tanguy

11.05.2008

JEAN-BAPTISTE PAULIN, CO-FONDATEUR DU JOURNAL "LE NATIONAL" ET DE "L'ILLUSTRATION"

PAR BERNARD VASSOR

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Balzac, correspondance, édition Roger Pierrot, Garnier frères 1966
Ce traité ne fut pas exécuté, Chantal Sanches a été remplacé par Charles Furne ( 55 rue Saint-André-des-Arts) dans un traité du 2 octobre 1841.

Avocat, puis libraire éditeur, associé avec Auguste Sautelet, il a participé à la création du journal le National(financé par le financier Jacques Laffitte et la caution du duc d'Orléans).dans les bureaux duquel fut rédigé par Thiers et Mignet, le texte proclamant le duc d'Orléans lieutenant général du Royaume, affiche qui fut placardée dans la nuit du 30 juillet (articles précédents)Associé d'Hetzel,Jean-Baptiste Paulin (1793-1859) figura sur la page de titre des tomes I et II de "La Comédie humaine". Son nom disparut dès le volume III.

Il fut l'éditeur des Oeuvres de Thiers et d'Armand Carrel.

10.05.2008

JACQUES-JULIEN DUBOCHET CO-FONDATEUR DE L'ILLUSTRATION,EDITEUR DE BALZAC

PAR BERNARD VASSOR

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Dubochet Jacques-Julien, né à Montreux (Suisse) en 1798, mort à Paris en 1868. A l'age de vingt deux ans, à son arrivée à Paris, il fonda la Société helvétique de bienfaisance. Il fut membre actif de la "Charbonnerie" (société secrète d'entraide issue du métier de charbonnier dont elle utilisait les codes de reconnaissance) crée en 1821 dans le Jura et en Franche-Comté.
Éditeur, il fut à l'origine de la création du journal le National avec Auguste Sautelet, éditeur lui aussi membre de la Charbonnerie, Adolphe Thiers, Armand Carrel, François Mignet et Jean6Baptiste Paulin . Puis associé avec Jean-Baptiste Paulin qui en fut le gérant après 1830. Dubochet participa avec Joanne et  Charton à la fondation de  l'Illustration en 1843 (deuxième semestre).
Il fit partie de la grande aventure du "Furne corrigé". Les seize premiers volumes de "La Comédie Humaine" portent son nom. Il est également du célèbre "Jérôme Paturot" de Charles Reybaud, illustré par Grandville.

Rue Thibaut-Odet, (Rue des Boudonnais) RE-SUITE, AVEC LA RUE BERTIN POIREE

PAR BERNARD VASSOR

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Rue Bertin Poirée 15 et 17.
Je ne m'étais pas rendu compte de l'étendue des dégâts quand j'ai découvert pour la première fois, rue des Boudonnais la plaque annonçant le permis de démolir. Comme indiqué sur le "Terrier de la Censive de l'Archevêché de Paris"* de 1772, qui indique que le numéro 9 (anciennes numérotations) et aussi le 10 de la rue des Bourdonnois, sans compter les n° 10, 11, et 12* de la rue des Mauvaises-Paroles (...) constituent un ensemble absolument lié. Le projet dont il est question dans l'article précédent concerne aussi le 17 rue Bertin Poirée qui va être également saccagé.
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N'existe-t-il pas une association de défense du patrimoine dans le premier arrondissement ?
Publié par Jean de la Monneraye, revu et complété et mis au point par Isabelle Derens et Hélène VerletTerrier de la Censive de l'Archevêché de Paris, 1772, Tome second, deuxième partie
Notices 2784 à 5749, Paris Musée 2001
**Au dix-huitième siècle, la numérotation des rues était continue, elle allait jusqu'à l'extrémité de cette voie, puis repartait de l'autre côté de la rue jusqu'au point de départ. Le premier numéro se trouvait donc en face du dernier de cette rue.

Rue Thibaut-Odet, (Rue des Boudonnais)SUITE

PAR BERNARD VASSOR

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D'après de précieuses informations fournies par un lecteur vigilant, nous apprenons que : "Un projet de restructuration lourde (plus de 4500 m2 démolis, une dizaine d'escaliers proposés à la destruction, les voûtes des caves seront écrêtées) est envisagée afin d'installer une vaste surface commerciale, au-rez-de-chaussée et dans les deux niveaux du sous-sol"(...)
(...)Les pétionnaires ont fourni un diagnostic architectural, mettant (en) valeur le potentiel commercial du pied de l'immeuble (...) L'assise de ces constructions (les trois premiers niveaux, fera l'objet de travaux que la commission qualifie de "façadisme" En dépit des demandes du DHAAP, aucune étude historique n'a été à ce jour présentée, à l'exception de documents généraux de seconde main, parfaitement connus des historiens et sans grande valeur"
Juste une petite question : qui sont ces historiens qui ne se déplacent même pas aux Archives de Paris, ou aux Archives nationales qui possèdent toutes les informations voulues ????
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Bien qu'ils soient inscrits au titre des Monuments historiques les bâtiments devront subir les lois de la rentabilité commerciale. Les lois en discussion au parlement actuellement devraient grandement accélérer les choses.
La Commission du Vieux Paris qui n'a qu'une voix consultative s'est opposée vivement à ce funeste projet.
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Une fois encore, un permis de démolir et un permis de construire ont été délivrés sur un terrain dont des vestiges de l'époque mérovingiennes vont disparaître sous la pioche des démolisseurs, au profit  de la valeur potentielle d'une enseigne commerciale dont on ignore encore le nom.
Merci encore aux édiles responsables de ce carnage. Est-il encore trop tard  pour arrêter le massacre ?
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Les deux maisons concernées
22 et 24 rue des Bourdonnais

09.05.2008

EDOUARD CHARTON FONDATEUR DU "MAGASIN PITTORESQUE", DE L'ILLUSTRATION, DU "TOUR DU MONDE" et de nombreux autres ouvrages de vulgarisation.....

PAR BERNARD VASSOR

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Edouard Thomas Charton (1807-1890)Il était avocat de profession, écrivain, homme politique saint-simonien.En 1848, il devint secrétaire général du ministère de l'instruction publique, député de l'Yonne, puis sénateur. Préfet de l' Oise en 1871.
 
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Il fut le premier en France à publier un magazine "panoramique" : Le Magasin pittoresque en 1833. Puis le journal l'Ilustration en 1843, L'Ami de la Maison, Le Tour du Monde, il a été le fondateur de la Bibliothèque des Merveilles. Son oeuvre est considérable, il s'est voulu un moralisateur populaire.

ADOLPHE JOANNE, CO-FONDATEUR DU JOURNAL L'ILLUSTRATION

PAR BERNARD VASSOR

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Dessin original au crayon de Pauline Viardot, qui sera mis en vente le mercredi 14 mai 2008
salle numéro 9 à Drouot-Richelieu.
Adolphe-Laurent Joannea vu le jouir à Dijon en 1813. Il est mort  à Paris en 1881 (année de publication de la loi sur la liberté de la presse). Il fit des études de droit avant de se lancer dans le journalisme. Il fonda avec le saint-simonien Edouard Charton, de Paulin (Jean-Baptiste) et Dubochet (Jean-Jacques) en 1843, le journal l'Illustration dont il fut le sous-directeur jusqu'en 1852. Également géographe, il entreprit la publication d'une série de guides qui obtinrent un grand succès. Nous luis devons également un très important Dictionnaire des communes de France.  Les célèbres "Guides Joanne" étaient sous la direction de son fils Paul qui prit sa suite.

ALFRED LE PETIT CARICATURISTE, HYDROPATHE, HIRSUTE ET INCOHERENT.

PAR BERNARD VASSOR

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Né en 1841, mort à Levallois-Perret en 1909.
Tout est dit dans le titre de cet articulet...Ancien élève des jésuites, il passa le plus clair de son temps dans les cachots pour avoir noirci les murs de sa classe de charge contre les bons pèresau lieu d'écouter les leçons qui lui étaient prodiguées. Lassé de ce système d'éducation, il s'enfuit, du pensionnat. Les Jésuites ne le regrettèrent pas.
Il mena une vie de bohème, et fut tour à tour, joueur d'accordéon, arracheur de dents sur les places publiques, horloger, serrurier et jardinier (passions qu'il garda jusqu'à la fin de sa vie).
Sous l'Empire, il fut condamné à quelques mois de prison pour un dessin dans un journal qu'il avait créé : "La Charge".
Il fonda de nombreux journaux satiriques : Le Tam-Tam, le Tambour, Le Pétard, Le Sans-Culotte, Les Pièces en vogue. Il collabora au Grelot, et au Charivari.
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08.05.2008

MAUPASSANT suite, Dossier 1718, un article de Noëlle Benhamou et Jérôme Honorat

LE DOSSIER 1718

Cet article important donné par la revue "Histoire littéraire" répertorie des pièces d'un dossier que l'on croyait disparu de la clinique du docteur Meuriot,concernant un dossier administratif, des lettres et des télégrammes de la famille, restés pour la plupart inédits.

Pour tout ce qui cpncerne Maupassant, vous pouvez toujours consulter le site de Noëlle Benhamou : Maupassantiana, et vous abonner gratuitement à sa lettre mensuelle. 

JEAN RICHEPIN, HYDROPATHE ? ZUTISTE C'EST CERTAIN ! DU GROUPES DES VIVANTS ET DES VILAINS-BONSHOMMES, POETE CHANOIRESQUE

PAR BERNARD VASSOR

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Sonnet bigorne
Argot classique
.........
Ho ! les Merchors, Ponciers, Bouchons,
Dévalons donc dans cette piôle
Où nous aquiggerons riole,
Et sans débrider nos pouchons.
....
Gy, marpaux, gy, nous remouchons
Tes rouillardes, et la criole
Qui parfume ta cambriole.
Ho ! salivernes et bouchons !
.......
Et si tezig tient à sa boule,
Fonce ta largue, et qu"elle aboule
Sans limace nous cambrouser.
........
Nouzailles pairons notre proie
A ta marquise d'un baiser,
A toi d'un coup d'arpion au proye. 
...........
Nous autres les Geux
Jean Richepin
Né en 1849 à Médéa, mort à Paris en 1926.
Auteur de "La Chanson des Gueux", recueil de poésie qui lui fit bénéficier d'un mois de prison en 1876. Familier du salon de Nina de Villar, qui si elle avait vécu lui aurait certainement reproché à lui, le meneur de la bohème au Quartier Latin,l'anticonformiste, l'anti-bourgeois, d'entrer à l'Académie en 1909. Ami d'Ernest Cabaner, il le précéda dans la maison du 58 rue de La Rochefoucauld. Il a toujours nié sa participation aux Hydropathes. Sa biographie ne figure pas dans la revue d'Emile Goudeau.d47fdb46cd890ef5164a1947541d5e9d.jpg
Dans un article de Louis Forestier, des lettres de Richepin à la mère de Nina de Villar sont sur le site de la revue "Histoire Littéraire", de notre ami Jean-Jacques Lefrère.

06.05.2008

Rue Thibaut-Odet, partie de la rue des Bourdonnais,

PAR BERNARD VASSOR

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Cette maison a échappée à la démolition poutant autorisée en 1776.
Va-t-elle disparaître demain ?
Appelée tantôt rue Thibautodé, Thibaut-Odet, trésorier d'Auvergne en 1242, orthographiée Thibault-aux-Dez au treizième siècle.
Amputée lors du percement de la rue de Rivoli, elle fut ajoutée à la rue des Bourdonnais en 1852. La maison faisait l'angle de l'impasse des Trois-Visages, fermée par une grille.
Un passage mettait directement en communication directe avec l'ancien "hôtel des Monnaies". Sous l'Empire, le général baron de Biéville, aide-de-camp de l'Empereur, fut en épousant une demoiselle Tiolier, l'heureux propriétaire de la partie actuelle du 24 (qui était le 18) partie qui venait d'être surélevée par rapport au 22. 
Au dessus de la porte à clous deux panneaux annoncent l'un un permis de démolir, l'autre un permis de construire...
Je ne peux pas croire qu'une telle chose soit possible !
C'était à l'origine un petit manoir, le 22 et le 24 ne faisaient qu'un, et le numéro de cette ruelle était le 16.. La tradition orale au dix-neuvième siècle, veut que cette maison fut celle des commanderies de la Reine Blanche, il y avait encore une borne, appelée "Le Pas de la Reine" dont elle se servait pour monter sur son âne. Un prévôt des marchands au dix-huitième siècle nommé Charron, et un élu parisien était locataire du numéro 20, ainsi qu'un procureur au grand-conseil monsier de Froisy. A l'époque, madame de la Bonne en était la propriétaire.
Un peintreNoël Hallé (1711-1781) y vécut*. Son fils Jean-Noël Hallé devint médecin Napoléon 1er, puis de Louis XVIII. Dans la cour, il y avait un arbre maigrelet. L'escalier remarquable du 24 est toujours là dont les marches, portent l'empreinte de ce passé historique.
Mon emploi du temps ne me permet pas pour le moment des vérifications sur la destination de ces travaux de démolition, et si tous les recours ont été observés, si la Commission du Vieux Paris a été informée, bref toutes des démarches qui devraient permettre de lever un doute sur ce qui serait un nouvel acte de vandalisme....
A SUIVRE (de près)
*Violemment critiqué par Diderot qui lui reproche de manquer de noblesse, de caractère et d'inventivité et qui conclut sa critique par :
"Vous m'ennuyez Monsieur Hallé, tout cela est misérable"

COQUELIN CADET "CADET 1er Président de la République des monologues" CLOWN EN HABIT NOIR, LE CADET DE LA RUE CADET

PAR BERNARD VASSOR

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Ernest-Alexandre-Honoré Cadet (1848-1909)
.....
S'il n'a pas la gaieté bruyante de son frère,
Au masque de Scapin pour Molière sculpté,
Il possède, du moins, la marque singulière
Du vrai comédien : l'originalité
.....
Mime éloquent, concis, sa diction exquise
Nuance le langage à son rôle prêté;
Son accent juste évoque et son geste précise
Le caractère exact du type interprété.
........
Son talent réalise, en sa sobre éloquence,
Cet art fécond : le naturel dans la nuisance,
Stigmate glorieux des Prévillle et des Got.
JULES JOUY 
A suivre....................

05.05.2008

L'ETRANGE ET MACABRE MAURICE ROLLINAT

PAR BERNARD VASSOR

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LE RIRE, AUX PLEURS
à Maurice Rollinat
.....
Plus qu'Hugo; le Décor Géant; musant la vie;
Plus que Balzac, l'esprit, Lamartine, Amoureux
Sans amour; Baudelaire, Eclair du ténébreux,
Mais qui ne chante point; plus que la rêverie
........
De Schumann, de Schubert, de Chopin, ce fièvreux,
J'aime....et ma passion d'autres sera suivie,
Le frisson de vos vers et de votre harmonie,
L'ampleur, sans procédé, de vos chants douloureux
.........
Le miroir ou le Spleen trouve un frère, c'est vous
Et celui-là, seul, peut-être encor, j'ose le dire :
C'est pourquoi, devant vous,, je tais un jour mon rire
CABRIOL
Joseph-Auguste-Mauriceest né en 1846 à Chateauroux,, mort en 1903 à Ivry. Il était "le filleul littéraire" de George Sand. 
A SUIVRE
..............

03.05.2008

LUIGI LOIR HYDROPATHE PEINTRE, INCOHERENT, SEMI-AUTRICHIEN AVEC L'ACCENT ITALIEN

Par BERNARD VASSOR

Je l'ai classé arbitrairement dans la catégorie de "La Bohème littéraire"pour qu'il se retrouve en compagnie de ses amis Hydropathes de la première heure.

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A LUIGI LOIR
Mais tu vas prendre enfin ta volée,
Fin papillon dont l'aile, à l'arc-en-ciel volée,
Prodigue son pollen en ravissants croquis
.......
Et tous verront bientôt, d'un oeil qui s'émerveille
Que chaque oeuvre de toi, recèle une merveille
L'habileté, de goût et de savoir exquis.
CABRIOL
Né en Autriche, à Goritz mais nous ne saurions lui en vouloir, il ne l'a pas fait exprès en 1845*, mort à Paris en 1916.
Il a étudié la peinture à l'école des Beaux-Arts de Parme, où fleurissent les violettes. Il a exposé au salon en 1879 une toile où figurent plusieurs hydropathes portraicturés : André Gill, Henri Villain le comédien,Coquelin-Cadet, Sarah Bernhardt, Georges Lorin (Cabriol), Achile Mélandri, Alphonse Allais, et Félicien Champsaur. Cette oeuvre : Bercy pendant l'inondation, a été achetée par l'Hôtel de Ville de Paris. Il avait déjà en 1870 été consacré "peintre des boulevards". Il a créé un genre : le parisianisme; Banville disait de lui : "Béraud fait les parisiens de Paris et Luigi Loir le Paris des parisiens".
Il a laissé une oeuvre considérable dont lmes toiles ornent les musées et galeries de France et de l'étranger.
Il fréquenta également les "Les Incohérents".
Il illustra de nombreux ouvrages, dont le "Paris Rose" de Lorin, des livres de monologues de Coquelin-Cadet. Il fit aussi des chromolithographies et la publicité bien avant Mucha, pour les "BISCUITS LU"**dans l'atelier de Amédée Pastelot.
Une autre hydropathe, Sarah Bernhardt, à qui l'on fera dire : « Je ne trouve rien de meilleur qu'un Petit LU, oh si ! deux petits LU. »
De plus, il était unexcellent pianiste, le Dictionnaire des Contemporains dit même qu'il était un virtuose...
................
*Emile Goudeau: Les Hydropathes.
**Diminutif, du nom du fondateur, le pâtissier Jean-Romain Lefèvre Utile,venu tout droit de Lorraine en 1846. Installé à Nantes, il vendait les biscuits sortis de son four, directement dans sa cour. (Partick Thibault, La belle histoire de LU, éditions CMD, s.d.)

 

02.05.2008

LES CHIFFONNIERS, LES BIFFINS, LES CHIFTIRES A PARIS

PAR BERNARD VASSOR

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Depuis des siècles, les chiffoniers eurent un rôle important dans la vie parisienne. Leur utilité était reconnue par  les lieutenances puis des préfectures de Police où un statut spécial leur était réservé. Un crochet, une hotte, un secteur et une plaque (comme pour les taxis aujourd'hui) leur était attribués. Il effectuaient ce que l'on peut appeler aujourd'hui un tri sélectif. Bon nombre de livres anciens que nous pouvons lire aujourd'hui proviennent des chiffons sélectionnés chaque matin par les chiffonniers qui en récupérant aussi des objets permettaient le recyclage de matériaux les plus divers.
Quand la municipalité de Paris, réduisit en 1832 le secteur des biffinspour en confier une partie à une société de ramassage. Il y eut une révolte de plus de deux milles hommes armés de crochets. Cette histoire fut ignorée par l'histoire, l'épidémie de choléra qui sévit à ce moment là, et les émeutes du 5 juin après l'enterrement du général Lamarck firent que cette révolte passa inaperçue. Félix Pyat et Eugène Sue évoquèrent dans un roman populaire, puis dans une pièce de théâtre, les Chiffonniers de Paris.
Privat d'Anglemont , le prince des historiens des bas-fonds et des curiosités parisiennes rendit souvent hommage aux hommes avec qui il partageait parfois( quand il avait épuisé la pension envoyée par ses parents)  le boire, le manger et le coucher.....
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Privat d'Anglemont La cité des chiffoniers.
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Barrière de Clichy, cabaret des chiffoniers
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Vers 1900, voiture de chiffonnier.
Aujourd'hui, ces hommes et ces femmes sont pourchassés comme des parias.
Une association de défense des plus démunis d'entre tous s'est crée pour défendre "Les Biffins de la Porte Montmartre"
Vous pouvez consulter et vous associer si vous le souhaitez à l'action de SAUVE-QUI-PEUT :
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En version PDF, pour ceux (comme moi) qui ont la vue basse :LES BIFFINS DE MONTMARTRE 02.pdf
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Le Marché aux Puces aux alentours de 1900
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LUIGI MOIR, le Marché aux Puces

EMILE GOUDEAU "Le premier père fondateur des hydropathes"

PAR BERNARD VASSOR

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"Sa barbe est noire, noire, et son front haut, austère,
Son nez est ordinaire et son oeil est hagard,
Il a l'esprit alerte et prompt comme un pétard,
L'hydropathe le craint, mais se tait et vénère.
........
Il est bavard comme un portier de monastère,
Mais n'aime pas le bruit des autres, et sait l'art
D'apaiser la tempête avec un bolivard
Dont il couvre à propos son crâne apre et sévère.
........
Il tient un peu de l'ours et du bâton noueux,
Oh! c'est qu'un imbécile et moi cela fait deux.
Dit-il, et, devant lui, l'hydropathe frissonne.
.........
Il fait des vers, qui sont beaux, si beaux que personne
Ne comprend, il est dur mais noble, zinc et beau.
Sur nos lèvres son nom vole. Hein ? Oui...C'est Goudeau."
Paul Vivien
La biographie d'Émile Goudeau devrait paraître prochainement dans un dictionnaire, un article de Michel Golfier
doit retracer la vie et les oeuvres de ce périgourdin né en 1850.
Je me contenterai donc de raconter brièvement la création du premier "Cercle des Hydropathes"vers 1873.
Le premier café à accueillir une bande d'artistes, de poètes, de musiciens et d'étudiants, fut le "Sherry-Cobbler"dont il a été beaucoup question dans les articles précédents. C'est au premier étage du 50 boulevard Saint-Michel à côté du lycée Saint-Louis, que cette brasserie (de filles) devint le lieu de réunion des premiers Hydropathes, le nom était bien trouvé, simple coïncidence avec le mot Goudeau ? Une explication plus alambiquée si l'on peut dire fut donnée à l'origine du patronyme de l'association.
Le Sherry-Cobbler était aussi un cocktail inventé par les "hydropathes" dans le café du même nom, quand un jour, sur une boutade, ils commandèrent à la serveuse trois Sherry-Cobbler ! Celle-ci se rabattit sur la caissière qui lui fit répondre qu'il n'y en avait plus. Après plusieurs tentatives, les jeunes gens obtinrent un breuvage qui fit le tour du Quartier Latin, dont je vous donnerai la recette si la ligue anti-alcoolique me le permet.....
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Goudeau fut employé au ministère des finances, comme beaucoup d'écrivains et de poètes pour assurer leur pitance trouvaient dans l'administration des cinécures qui leur laissait beaucoup de temps pour se livrer à leur création. Il se servait du paier du ministère pour écrire ss poésies. C'est ainsi que "Fleurs de Bithume" fut composé au ministère des finances ! Sur le papier à en-tête dudit ministère.

01.05.2008

HARRY ALIS, FONDATEUR DE NOMBREUX JOURNAUX, AMI DE MAUPASSANT, HYDROPATHE DE LA PREMIERE HEURE

PAR BERNARD VASSOR

Mort à trente huit ans sur un billard du restaurant le Moulin Rouge, sur l'île de la Grande Jatte, le 1 mars 1895. 

Un éditeur courageux aurait le mérite de faire découvrir cet écrivain injustement méconnu.

Rien que l'ouvrage dont est reproduite la page de faux-titre, donne la preuve des qualités peu communes de cet écrivain malchanceux.

Dans un chapitre intitulé Genie posthume, l'auteur dans un récit que l'on croirait écrit par Edgard Poë en proie au délire le plus sinistre, raconte une expérience scientifiquedestinée à démontrer avec un luxe de détails que la tête d'un guillotiné pouvait vivre après deux minutes et demie au moins après la section. *Un médecin, le docteur Ralph Verly, utilisait pour cela les moyens les plus modernes que n'avait pas pû utiliser le siècle précédent le docteur Cabanis. La photographie pour témoigner de l'instant ultime, l'appareil étant actionné par un procédé mécanique ingénieux prenait des images pendant deux minutes et demie et accusait des clignements d'yeux. Le phonographe ensuite pour enregistrer la parole du supplicié :

SOUFFRE PAS....SECOUSSE ENORME....MAL AU COEUR....

Un appareil penthographique avait "en caractères viollâtres extravasés" transmis sur une plaque une phrase d'abord nettement tracée, puis finie dans utremblement : J'ECRIS APRES LA SECTION DU...

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Plus stuféfiant encore le chapitre intitulé : "Les Cinq sens".

Dans ce chapitre que l'on croirait écrit aujourd'hui, décrit minutieusement ce qui n'avait pas de nom à l'époque, que les scientifiques appellent aujourd'hui "La Synesthésie". Ce don de la nature chez un individu qui associe plusieurs sens l'ouieà la fois, le goût, l'odorat, le toucher , la perception  des couleurs. Phénomène étudié depuis Aristote, et qui aujourd'hui encore est un mystère pour bon nombre de savants, est expliqué simplement par Harry Alis ! Stupéfiant !

 

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De son véritable nom Jules-Hippolyte Percher, il vit le jour le 7 octobre 1857 à Couloeuvre dans l'Allier.
Après des études studieuses à Moulin où il rencontra Maurice Guillemot son aîné, professeur et homme de lettres.
C'est lui qui le conduisit au Quartier Latin, fréquenta les cafés et les brasserie littéraires (le jour, un peu moins la nuit).
Il écrivit dans sa chambre sous les combles, des poèmes, des débuts de romans restés inachevés, faute de trouver un journal où les publier. Seuls les écrivains ar