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24/07/2007

CASANOVA GIACOMO GIROLAMO,CHEVALIER DE SEINGALT LA TRISTE FIN D'UN GRAND SEDUCTEUR

PAR BERNARD VASSOR

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La lecture des catalogues de vente est parmi les plaisirs de la lecture la plus grande source d'informations inédites.
Même les biographies les plus documentées, ne mentionnent pas des informations restées ignorées jusqu'à la parution du catalogue; les documents qui étaient conservés par des collectionneurs passionnés (j'en connais) 
 

 A SUIVRE..........

23/07/2007

L'HOMME QUI A COUPE PLUS DE 400 TETES, ANATOLE DEIBLER

PAR BERNARD VASSOR

Anatole Deibler
Ce petit homme discret lors de son mariage, descendant d'une lignée d'exécuteurs des Hautes-Oeuvres.
Né en 1863 à Rennes, mort à, Paris d'une crise cardiaque dans le métro, alors qu'il allait procéder à une exécution capitale. C'était pour se rendre à Rennes afin de procéder à l'exécution de Maurice Pilorge
Anatole oeuvra d'abord en Bretagne, puis il fut nommé exécuteur en chef à Paris en 1879. Il fut alors le seul bourreau officiant en France avec l'aide d'adjoints. Ce petit artisan tint à jour ses impressions sur 17 carnets comprenant 2000 pages ! C'est donc lui qui raccourcitles anarchistes de la bande à Bonnot, de Landru, les exécutions étaient publiques et attiraient une foule immense, jusqu'à 100 000 personnes. Il fut un peu déçu de ne pas avoir eu la tête de Violette Nozière qui fut graciée, mais il se consola très vite avec la tête de Spada, le bandit Corse.

 

18/07/2007

LE QUADRILLE DE LA CHAISE LOUIS XIII. BRUANT TOULOUSE-LAUTREC

PAR BERNARD VASSOR

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TOULOUSE-LAUTREC 

Ah ! mesdames qu'on est à l'aise
Quand on est assis sur la chaise
Louis XIII
Elle est à Rodolp', cependant
Pour s'asseoir d'ssus, faut aller chez Bruant
Au cabaret du Mirli
Au cabaret du Mirli
Du Mirli ton taine et ton ton
Du Mirliton

QUAND ON DIT QUE TOUT FINIT PAR DES CHANSONS :

Rodolphe Salis, avait oublié au cours de son déménagement du boulevard Rochechouart pour la rue de Laval, une chaise empaillée de style vaguement Louis XIII ordinaire. Le très pingre Rodolphe s'empressa d'aller la réclamer à son successeur Aristide Bruant. Celui-ci lui claqua la porte au nez. Obstiné, Salis envoya un de ses garçons, le père Bock, récuperer son "fauteuil Louis XIII".  Devant sa clientèle ébahie, Bruant saisit la chaise, monta sur une table, et accrocha ladite chaise au plafond. L'histoire fit le tour de Montmartre, et juste à côté, Grille d'Egout et la Goulue obtiennent un franc succès à l'Elysée Montmartre en exectant "Le quadrille de la chaise Louis XIII". La chaise devint bientôt le symbole du Mirliton, et comme nous le voyons sur le tableau, tous les soirs, on réclamait la chanson ! Bruant monté sur une table l'interpêtait en battant la mesure avec sa canne.

17/07/2007

JABLOCHKOFF OU JABLOCHKOV ?

PAR BERNARD VASSOR

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Nous ne savons pas grand chose de ce physicien russe, pas même son prénom ! Il serait né en 1847, élève de l'école militaire électro-technique de Saint-Petersbourg. Il est venu à Paris en 1875, et a par son invention révolutionné l'éclairage électrique. Cette découverte, "la bougie électrique"
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Les deux baguettes de charbon que l'on voit à gauche, séparé par une matière isolantre en platre. A mesure que les charbons brûlent, le platre fond et se volatilise et laisse à nu la même longueur des deux charbons. 6f67425ddd3db0637ee6b20dbf447f92.jpg
 

 Cette invention fut à l'origine de l'éclairage à arc. En 1878, on utilisa les "bougies" pour éclairer l'avenue de l'Opéra. Puis, c'est l'hippodrome, des théâtres, des grands magasins.

L'ingénieur repartit pour la Russie est mort oublié, dans un état de grande pauvreté. Aujourd'hui son nom resté méconnu,  ne figure même pas dans les "Larousse que j'ai consulté.....

Ci-dessus,  chandelier à dérivation pour utilisation continue

14/07/2007

AH ! QUE DIABLE ALLAIT-IL FAIRE DANS CETTE CLAIRIERE ? PHILIPPE LEBON, L'INVENTEUR DE L'ECLAIRAGE AU GAZ.

PAR BERNARD VASSOR

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Philippe LEBON, 1767-1804.
Il est né à Brachay, près de Joinville-le-Pont. Ingénieur au service du pavage, Il proposa en l'an VIII, au gouvernement de construire un appareil pour le chauffage et l'éclairage public . Son offre ne fut pas adoptée de son vivant. Le jour du  2 décembre 1804, il fut invité en qualité d'ingénieur en chef des ponts et chaussées, à la cérémonie du sacre. Après avoir assisté à Notre-Dame à la cérémonie officielle, il alla passer la nuit aux Champs-Elysées. A l'époque ce lieu était un véritable cloaque, propice aux étreintes furtives, mais on y était aussi à la merci de voleurs et des assassins. L'endroit comprenait plusieurs cabarets borgnes, les allées étaient désertes et sombres, n'ayant aucun éclairage ! Les champs de gourdes bordaient l'allée des Veuves. C'est donc là, dans une clairière qu'il fut retrouvé au petit matin le corps lardé de treize coups de couteaux. Il fut ramené chez lui, mais succomba avant d'avoir pu prononcer une parole. Dans le cours des évènements du temps, son décès ne causa aucun émoi. Son invention fut utilisée avec succès dans Paris et son nom resta dans l'oubli.
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Ah ! Que diable  allait-il faire dans cette clairière ? 
(Cyrano de Bergerac )
 

 

01/07/2007

LES BAIGNEURS DE CEZANNE, UNE HISTOIRE "ABRACADABRANTESQUE"

PAR BERNARD VASSOR

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LES BAIGNEURS AU REPOS 
Vers 1876-1877, Le pianiste Ernest Cabaner rentrant chez lui 58 rue de La Rochefoucault, croise Paul Cézanne qu'il avait déjà rencontré chez Nina de Villard rue des Moines. Cézanne a sous le bras une toile que l'on appellera plus tard "Baigneurs au repos". Les deux hommes se saluent, et Cabaner adresse un compliment à Cézanne : -"J'aime bien le ciel !" Emu, Cézanne bredouille : -"Ah oui ? Je vous le donne...." Cabaner va donc accrocher dans son petit pavillon ouvrier sur cour, le tableau de Cézanne. Le soir, chez Nina, Cézanne annonce fièrement qu'il a rencontré un amateur....
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LE SALON DE NINA DE CALLIAS
Un hiver rigoureux, Cabaner en rentrant chez lui un soir voit que la porte de son minuscule pavillon a disparue, sans doute pour faire du feu. On a tout dérobé  chez lui, sauf la toile de Cézanne dont les cambrioleurs n'ont pas voulu s'encombrer. Les toiles de Cézanne à l'époque ne trouvaient pas preneur. Il n'existait qu'un seul endroit où l'on pouvait acheter ses oeuvres, mais vous avez déjà deviné où. ... ................
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L’histoire pourrait s’arrêter là, mais pour être abracadabrantesque comme disait un ami que Cabaner avait hébergé chez lui, il faut une suite : Gustave Caillebotte acheta, après le décès du pianiste préféré de Nina et de son ami Verlaine, la toile pour trois cents francs qui pour l’époque et la notoriété du peintre représentait une somme énorme..
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Caillebotte à son tour décède, dans son testament il fait don de la totalité de sa collection au musée du Luxembourg. Cézanne  ne tient plus de joie : Il va entrer au Luxembourg !!!.Il lance alors des insultes à l’égard de certains peintres académiques qui vont se venger en refusant l’entrée dans le prestigieux musée, et ainsi se débarrasser « du Leg Caillebotte ». Mais, ce sera l’objet d’un spectacle avec l’ATELIER PORTE SOLEIL , L’association « HISTOIRE ET VIES DU DIXIEME ARRONDISSEMENT » et notre association AUTOUR DU PERE TANGUY - Pour les journées du patrimoine au 57 rue des Vinaigriers 75010 Paris, mais vous serez informés ultérieurement.

La synesthésie étant à la mode, si on ne peut pas y faire entrer "Voyelles" de Rimbaud, le "Sonnet des sept nombres" entre parfaitement dans cette catégorie.

VOIRE L'ARTICLE DU 21 SEPTEMBRE 2006 

Pour en finir avec "les Baigneurs", sachez que le tableau appartient désormais à la célèbres fondation Barnes   

 

LOUISE BOURGOIN, dernière photographie

PAR BERNARD VASSOR

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25/06/2007

UN HOMME POLITIQUE CORREZIEN UN PETIT PEU MABOULE

PAR BERNARD VASSOR

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Pierre-Jean-Georges Cabanis

 

. "Nous concluons avec la même certitude que le cerveau

digère en quelque sorte les impressions: qu'il fait

organiquement la sécrétion de la pensée."

 

« Le moral n'est que le physique considéré sous

certains points de vue particuliers ».

 

Le titre de cet article est très injuste, mais nous n'avons pas û resister à faire un mot. C'est un débat ouvert en l'an III par Oelsner, un silésien vivant à Paris pendant la révolution qui publia une note sur la guillotine. Un allemand Soemmering, anatomiste de réputation internationale lui répond alors par une lettre ouverte. Le sujet de la querelle vise la continuité de la vie après que le supplicié aiit eu la tête tranchée. Samuel Soemmering se dit convaicu qu'une tête coupée pourrait parler s'il était possible de lui insufler de l'air par les organes de la voix qui n'auraient pas été détruits.

Il appuya son affirmation sur une expérience effectuée sur un guillotiné : "A l'aide d'un trocard, j'explorais la moelle épinière sectionnée et le supplicié ferma les yeux dans une crispation, serra les dents de toutes ses forces, tandis que les muscles maxilaires remontaient vers les paupière". C'est ensuite au tour de Pierre-Jean-Georges Cabanis d'entrer dans la controverse. Ilest né au château de Salagnac à Cosnac en Corrèze au mois de juin  1757. Il fait des études de philosophie et de médecine. Il écrit des oeuvres scientifiques et soutient que le cerveau secrète la pensée, comme le foie secrète la bile. Il pense que "les têtes séparées de leur tronc peuvent ressentir les douleurs aïgues, il conclue que ces têtes où se trouve l'âme concentrée toute entière selon eux expriment ainsi les angoisses et les vives souffrances qu'elles éprouvent"
Au moment de la révolution, il rencontra Mirabeau avec qui il se lia et pour qui il écrivit des discours.

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LE BON DOCTEUR GUILLOTIN

Entre alors dans la danse alors un autre professeur : Jean-Joseph Sue, père de l'auteur des "Mystères de Paris" . Son hypothèse  est que dans le corps humain il existe deux caractères de sensibilité et qu'il n'existe pas de plus horrible situation que celle d'avoir la perception de son supplice (..)Plus l'action meutrière a de célérité et de précision, plus ceux qui y sont exposés conservent longtemps la conscience de l'affreux tourment qu'ils éprouvent; la douleur locale, à la vérité est moins longue, mais le jugement du supplice a plus de durée, puisqu'alors l'impression de la douleur avertit, avec la rapidité de l'le centre de la pensée de ce qui se passe" J'espère que le lecteur plus intelligent que moi aura compris le sens de cette pensée.

"il est vraisemblable que la sensibilité peut durer un quart d'heure [...] vu que la tête ne perd pas si tôt sa chaleur [...] et que si l'air circulait encore régulièrement par les organes de la voix, cette tête parlerait."

Cabanis fut le protégé de Turgot, il écrivit des oeuvres scientifiques sous la protection de madama Helvetius en

 

1790-1793, il publie divers rapports commandés par le directoire de Paris et requis par sa fonction de membre de la commission des hôpitaux. Il est élu à l'Institut le 15 décembre 1795 (classe des Sciences morales et politiques, section de l'analyse des sensations et des idées. Sa fidélité à Bonaparte lui vaut une nomination de Sénateur de l'Empire dans la première promotion. il n'y siégera pas, car il ne voulait pas avoir à entériner les décisions de Napoléon 1er. Avec son entrée au sénat s'achève en fait sa vie politique active. Il meurt le 5 mai 1808 à Rueil des suites d'une congestion cérébrale, son cœur est à Auteuil prés de Madame Helvétius; son corps fut déposé au Panthéon.

Corrézien de naissance, scientifique de haut niveau, homme politique sachant s’adapter aux situations, le titre de comte lui est attribué après sa mort, le 23 mai 1808.

 

Ce fut le père d'Eugène Sue, et le même qui soutint contre Cabanisla fameuse discussion à propos de la guillotine, lorsque son inventeur prétendit que les guillotinés en seraient quittes pour une légère fraîcheur sur le cou ; Jean-Joseph Sue était, au contraire, pour la persistance de la douleur, et il défendit son opinion par des arguments qui prouvaient sa science profonde de l'anatomie, et par des exemples pris, les uns chez les médecins allemands, et les autres sur nature.

Alexandre Dumas, Mémoires.........

 

 

 

 

 

 

23/06/2007

LE BANQUIER PEIXOTTE

PAR BERNARD VASSOR

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A l'angle de la rue des deux-Portes et de la rue Saint-Sauveur, la maison de "mamané dîte aussi"la Petite Comtesse" 

 

Tous les dictionnaires nous donnent le nom de Peixotoa, ce maréchal Brésilien auteur d’un coup d’état en 1885, mais aucun ne nous indique le nom de ce grand banquier du dix-huitième siècle., grand défenseur de la plumasserie française et grand ami des animaux. Un précurseur de la S.P.A pourrait-on dire, il a, par ses expérimentations ornithologiques avec la demoiselle Dervieux permis à Buffon de faire un grand pas dans les recherches, et la communication sur les volatiles. Il apparait dans la correspondance de madame Gourdan, et dans "L'espion dévalisé" ( en 1782) en bonne place.

Ses expérimentations consistaient à se promener dans le plus simple appareil autour d'une pièce tel que la nature l'avait conçu, mais avec des plumes de paon fichées dans la partie réservée à cet animal pour faire la roue. Pendant ce temps, la dame devait lui prodiguer des caresses que la décence m'interdit de préciser. Ce banquier donc avait jeté son dévolu sur la Dervieux, (maitresse du prince de Soubise) qui s'étant fait construire un superbe hôtel rue de la Victoire, avait de gros besoins financiers .

On assure même que notre financier ne dédaignait pas les garçons et avait moyennant mille louis, converti un chanteur de la Comédie italienne à sa passion pour les volailles dont on n'a pas inventé le nom, il s'appelait Michu !. 

20/06/2007

O KEWE MY, dernière minute.....

PAR BERNARD VASSOR
 
Après une nouvelle visite à la conservation du cimetière Montmartre concernant la sépulture de la jeune indienne inhumée en 1845, dans le but d'organiser une cérémonie traditionnelle. La super-Sherlock-Homes des archives du cimetière, madame Krieg, après des heures de nouvelles recherches a découvert que la concession avait été reprise en 1862, Alexandre Vattemare ne l'ayant pas renouvelée*
Un autre problème a été soulevé : la division 30, était à l'époque la division 23, puis la division 13. Or Okewé my ne figure pas sur les registres de ces divisions. Sur la matrice cadastrale un nom a été effacé complètement. Il est impossible à moins d'utiliser des moyens considérables de reconstituer cette partie. Une chose est donc certaine, c'est que nous ne sommes sûr de rien ! Mes remerciements anticipés vont également à madame le Conservateur du cimetière qui doit me donner une autorisation pour l'organisation en petit comité d'une cérémonie traditionnelle amérindienne.
L'organisation "en grandes pompes" en l'église de la Madeleine, relevant davantage à mon avis, d'avantage à une opération publicitaire, qu'à une volonté de respecter les traditions des indiens Ioways.  
*Vattemare est mort en 1864. 

18/06/2007

LES ARTISTES A L'ASSAUT DU MONT LESBOS

PAR BERNARD VASSOR

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PICASSO :LE BAL DU MOULIN DE LA GALETTE, DÉTAIL 
Depuis le XVIIIéme siècle, Montmartre avait exercé un attrait sur ce que l'on appelait alors "La Tribaderie".medium_RAUCOURT_09_cadre.2.jpg
Marie -Antoinette Saucerotte, dite "La Raucourt" fut, sans doute la première à y exercer son influence  en établissant sa maison de campagne à l'emplacement approximatif de la rue Victor- Massé jusqu'à l'hôtel Rousseau, rue de la Rochefoucauld, elle fut honorée par la Présidence de la Loge Androgyne ou secte an -andrine, sorte de loge maçonnique pour Dames où existait une hiérarchie. Les membres étaient issus de la plus haute société et devaient gravir des grades, les néophytes devaient jurer de respecter les statuts avant de devenir aspirantes, postulantes, puis initiées.
Epitre à une jolie lesbienne 
Toi, la plus belle des Didons,
Chaste un peu moins que Pénélope ,
Dans ce pays d'illusions
Il n'est rien e nous ne fassions
Pour fuir l'ennui qui nous galope.
Plumes en l'air, nez en avant,
Zola situe une scène où Nana qui fréquente une "table d'hôte" rue des Martyrs réservé aux lesbiennes. Cette maison a bien existé au premier étage d'un immeuble de la rue des Martyrs. Toujours aussi prude et plutôt proudhonien dans sa conception du rôle de la femme (une femme doit être courtisane ou une ménagère), décrit cet endroit et les clientes de l'établissement :
"Elles se placèrent à une table, dans le salon où Laure Piedefer trônait, sur la haute ba,quette d'un comptoire. Cette Laure était une dame de cinquante ans, aux formes débordantes, sanglée dans des ceintures et des corsets. Des femmes arrivaient à la file, se haussaient par dessus les soucoupes, et baisaient Laure sur la bouche, avec une familiarité tendre.(...) Il y avait là une centaine de clientes, mêlées au hasard des tables, la plupart touchant à la quarantaine, énormes, avec des empâtements de chair, des bouffissures de vice noyant les bouches molles (...) des débutantes levées dans des bastringues et amenées par une cliente, où le peuple des grosses femmes,mis en l'air à l'odeur de jeunesse, se bousculait, faisait autour d'elle une cour de vieux garçons inquiets, en leur payant des gourmandises".
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JEAN-LOUIS FORAIN : LE RAT MORT 
Vers 1880, le Rat Mort devint un bar pour lesbiennes. Plus tard, rue Pigalle, le Hanneton  de madame Armande dite "Papa" ouvrit ses portes au 75 rue Pigalle
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COLETTE ET LA MARQUISE DE BELBOEUF , D'AUTREMAN DITE "MISSY" OU "YSSIM"
 La fille du duc de Morny créa un scandale présentant avec Colette la pantomime "Rêve d'Egypte" avec Colette. Elle provoqua un scandale immense. Ruinée, la comtesse se suicida en 1944. 
Louise Abbema dont parle le professeur Jan-Wilem Noldus, recevait dans son atelier de la rue Laffitte Sarah Bernhardt et Augusta Holmès, avec qui elle partagera une amitié que rien ne prouvera que cela ait conduit à une relation plus poussée.Robert de Montequiou cependant va plus loin en présentant les relations d'Augusta ( qui habitait 5 rue Mansart au temps où elle avait eu une liaison avec Catulle Mendès) et de Sarah en surnommant Augusta : "L'Abbémania de Gougniotte" jeu de mot dérivé de l'Ave Maria de Gounot bien sûr.
George Bottini fut le meilleur peintre des bas-fonds de Montmartre, aidé de son ami Jean Lorrain ( Bottini, le Goya de Montmartre et le Guys de notre époque, comme l'appelait le critique Arsène Alexandre) qui conduisit Liane de Pougy et Sarah Bernhart dans tous les lieux les plus mal-famés.
Quelques mots au xixéme siècle pour désigner l'homosexualité féminine : Lesbiaque, saphique en homage à Sapho la poétesse de Lesbos, tribade, tribadisme, fricarelle, fricatrice, Henri Monnier et les Goncourt parlent de gougnottes, de gousses le préfet de Police Macé les nomme des "antiphysitiques", homosexeuls masculins ou féminin

12/06/2007

L'ENIGME DE LA SEPULTURE DE PRIVAT D'ANGLEMONT AU CIMETIERE MONTMARTRE ENFIN RESOLUE, OU PRESQUE !!!

PAR BERNARD VASSOR

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LE DANDY BOHÉMIEN TANTÔT NABAB, TANTÔT CLOCHARD
AMI DE BAUDELAIRE, DE MURGER, D'ALFRED DELVAU BALZAC POULET MALASSIS
Il y a plus d'un an, que faisant des recherches sur Privat, j'avais interrogé la conservation du cimetière Montmartre, selon qui, notre ami historien des petits métiers de Paris et de tous les lieux insolites, n'avait pas pu être inhumé dans ce lieu, puisqu'il ne figurait pas sur les registres....Les autres cimetières de Montmartre questionnés nous ont fourni la même réponse. Me souvenant que le cimetière de Saint-Ouen était une annexe , même questions, mêmes réponses me furent données. Lisant et relisant les récits et les dates de ses amis qui l'avaient accompagné de la maison de santé Dubois, rue du faubourg Saint-Denis, tous disaient ( Delvau en tête) que c'était bien au mois de juillet 1859 qu'ils avaient conduit en terre leur ami.
Hier (le 11 juin 2007) j'ai fait une ultime requête (supplique)à une sympathique responsable de la conservation du cimetière Montmartre. Toujours pas de trace d'une quelconque concession. Mais....après un éclair de génie notre conservatrice a découvert que le corps de Privat d'Anglemont avait été déposé dans une sépulture provisoire, et que le corps fut exhumé à une date impossible à déterminer. C'est sans doute sa riche famille qui aurait certainement fait rapatrier le corps dans son île natale à Sainte Rose en Guadeloupe. Une dernière question : quelqu'un pourrait-il à Sainte Rose questionner et retrouver la dernière demeure du plus sympathique des historiographes parisiens ?

10/06/2007

LE SUPPLICE DE LA LESCOMBAT, EMPOISONNEUSE

PAR BERNARD VASSOR 

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LA LESCOMBAT 
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LA CONDUITE EN PLACE DE  GREVE

 Cette punition était en général réservée aux maquerelles, que l'on faisait monter sur un âne à rebours et traverser la ville en 1755 jusqu'en place de Grève, sous les huées des braves gens, toujours très friands de ces spectacles d'humiliation,(et cela, à toutes les époques). Madame Lescombat avait fait assassiner son mari par son amant l'architecte Mongeot.  Celui-ci fut condamné à être rompu vif. Le tombereau qui le conduisit sur le lieu du supplice à la Croix Rouge, mit une heure et demie à passer le pont Saint Michel, la rue Saint-André-des-Arcs, la rue de Bussy, et la rue du Four-Saint-Germain. L'exécuteur des hautes oeuvres s'étant foulé le bras, c'est son assistant "La Blancheur " qui fut chargé  d'étendre sur la roue le condamné. Par malheur, ce qui fit murmurer la foule, les cordes qui devaient lier ses mains et ses pieds étaient trop courtes. Il fallut donc aller à Saint-Germain-des-Prés pour en chercher d'autres. L'office terminé, le cadavre déchiqeté resta sur place pendant deux jours. C'est une violente chute de neige qui abrégea lre spectacle offert à la multitude. Sur la place, il y avait un cabaret à l'enseigne de LA Croix-Rouge  qui fit tant de bonnes affaires, qu'à bout de réserve de vin il donna une boisson si frelatée que la police lui en dressa un procès. Le hasard fit que lors de sa reconduite en prison la Lescombat traversant la place de la Croix-Rouge, vit le Corps de Mongeot, elle s'écria : "Ils lui ont mis la tête à ses pieds !"

Deux mois plus tard, Blanche Lescombat par arrêt du parlement après avoir subi la question ordinaire et extraordinaire fut conduite en place de grève comme une maquerelle, et pendue haut et court.  

La MORT DE LESCOMBAT, Trag. en 3 Ac. imprimée au commencement du mois d'Octob. 1755. Toute la France a été informée des aventures de la Lescombat, convaincue d'avoir participé à l'assassinat de son mari, & dont le supplice a fait l'objet de la curiosité & des entretiens de tout Paris.   


UNE BROCHURE D'ALAIN POUILLART CONCERNAT ACHILLE LAVIARDE

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Soignez votre introduction et votre conclusion,
le reste les gens n'écoutent pas 
Proverbe jésuite. 
Notre ami Alain Pouillart, historiographe conférencier de Rimbaud, Verlaine et des personalités rémoises de premier plan comme Achille Laviarde
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A gauche, le drapeau de la Patagonie 
A droite, ce ne sont pas les portraits de Marx et Engels qui sont derrière le conférencier. 
Cette brochure présente le texte de la conférence donnée le 12 novembre 2005 sur ce noceur, aventurier, inventeur, qui s'auto proclama roi de Reims, puis après des rencontres diverses, il succéda à Antoine Orlie Tounens, roi de Patagonie et d'Auricanie.
Tirée à 99 exemplaires numérotés, cette brochure est vendue (6 euros + le port) chez l'auteur :
ALAIN POUILLART
13 RUE DE CHALLERANGE
515000 TAISSY 
n° de tél: 03 26 82 21 14.
Le prix de vente de sa brochure est de 6€ majorés de 2.80 pour les frais d'envoi

Dédiée à la mémoire de notre amie JACQUELINE DUVAUDIER  secrétaire des amis de Rimbaud

02/12/2006

mise à jour le 20 février 2008

Le "Journal" du 31 décembre indique : "Notre dernière pensée de cette année, en attendant tous les deux au coin de la cheminée de notre chambre d'hôtel, minuit pour nous embrasser, c'est qu'on joue dans ce moment note HENRIETTE MARECHAL à Marseille." La représentation, vue de la salle : Les académiciens venus en nombre, les amis des auteurs occupant les meilleurs places, le « petit public relégué bien au fond au poulailler, commençait à gronder. Après le prologue, on entendit des murmures et des exclamations : Ohé ! Ohé ! Tourneur de mâts de cocagne en chambre ! Abonnés de la Revue des Deux mondes ! Polichinelles de carton !Repasseurs de lames de rasoir à l’envers ! Puis on entendit après chaque réplique des sifflets stridents, qui fut repris par d’autres jeunes gens jusqu’à la fin de la pièce. L’auteur présumé de ce chahut était un étudiant à Polytechnique que dont le physique pétait à la moquerie, d’une maigreur idéale, le teint livide, blanc comme celui de Debureau, la bouche contactée par un rictus permanent, un menton en galoche, un nez de polichinelle l’avait fait surnommé Pipe-en-Bois. C’est Jules Vallès qui prétend l’avoir baptisé ainsi, mais ce sobriquet était déjà sur toutes les lèvres de ses amis du quartier latin.(Georges Cavalier s’était déjà illustré en sifflant la pièce d’ Edmond About : Gaétana trois ans auparavant.) Le lendemain son nom était dans tous les journaux, sur toutes les bouches.

On abusa de sa célébrité pour publier une brochure portant son nom intitulée :

CE QUE JE PENSE D'HENRIETTE MARECHAL

DE SA PREFACE

ET DU THEATRE DE MON TEMPS

PAR PIPE-EN-BOIS

LIBRAIRIE CENTRALE

1866

Un grand in-octavo de 27 pages  

Il désavoua publiquement cette brochure, mais d'autres placards affiches prospectus étaient proposés au public qui achetait aux crieurs, pourvu que le nom de Pipe-en-Bois figure sur l'imprimé.

Ce qui n'empêcha pas d'autres brochures comme celle-ci :

MON OPINION VRAIE

SUR

HENRIETTE MARECHAL

PAR

ACHILLE PIPE-EN-BOIS 

La carrière de Georges Cavalier ne se borna pas à siffler, Gambettiste, il joua un rôle important pendant la République du 4 septembre, puis pendant la Commune de Paris.

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