, Autour du Père Tanguy

20.07.2008

8 CITE PIGALLE, DERNIER DOMICILE PARISIEN DE VINCENT VAN GOGH

PAR BERNARD VASSOR

260ae3142b02bbf3bc3f61c6fbf639e0.jpg
La plaque apposée là est comme toujours erronée. Théo occupait un petit appartement au troisème étage (les quatre fenêtres en partant de la gauche)
Comme chaque année, le 29 juillet (à 18 heures), notre association vient déposer une fleur sur les branches de lierre qui rappellent celles de la tombe de Vincent et Théo à Auvers-sur-Oise.

 

BUCHEZ ET LES "CHARBONNIERS", enfants des "AMIS DE LA VERITE3

PAR BERNARD VASSOR

b45a75768d0bd3514768f68752b51c86.jpg
Joseph Benjamin Philippe Buchez (1796-1865) est né dans la région des Ardennes (aujourd'hui rattaché à la Belgique). En 1811, il fut surnuméraire à l'octroi de Paris, tout en poursuivant des études de médecine. En 1818, il organisait dans sa chambre d'étudiant 29 rue Copeau, des causeries philisophiques, constituant un groupe qui prit le nom un peu ampoulé de :"Société Philomédicos Diablement Philosophique". Son goût pour engagement politique le conduisit à adhérer à la loge maçonnique des "Amis de la Vérité"*, qui venait tout juste de fusionner avec celle des "Amis de l'Armorique" située 19 bis rue Saint Honoré. Il prit part à la conspiration du 20 août 1820 qui devait renverser le régime et d'instaurer un gouvernement provisoire, avec le soutien du marquis de Lafayette. A la suite d'une trahison, l'opération échoua les conjurés furent dénoncés. Buchez avec ses amis Bazard et Flotard,  doivent s'exiler, d'abord en Belgique, puis en Suisse. C'est là que selon Louis Blanc, ils auraient rencontré Buenarottiqui leur aurait suggéré de se faire initier au carbonarisme en leur donnant une recommandation auprès de cinq membres du parlement napolitain.
Ce qu'ignoraient alors les impétrants, c'est que le carbonarisme avait été créé par des Français en Italie, sur le modèle de la Société de défense professionnele des charbonniers et bûcherons de Franche-Comté, appelée "Société des Bons Cousions Charbonniers".   
*C'est à cette loge plus tard, qu'adhérèrent les futurs dirigeants républicains : Raspail, Etienne Arago, Victor Schoelcher, Hyppolite Carnot, et peut-être Auguste Blanqui.
Le 1 mai 1821, chez Buchez eut lieu la première Haute Ventedu groupe fondateur de la Charbonnerie française, avec Bazard, Flotard, Cariol aîné, Limperani, Cavaignac, Marchais, Trélat, Chevolon, Bastide et Arnold Scheffer.
Après de nombreux échecs, la Charbonnerie s'intégra au sein du Grand Orienten 1824. Buchez cette année là reçut son premier maillet.
En 1825, déçu par la Charbonnerie, et surtout séduit par une doctine nouvelle, avec Bazard, ils passèrent au saint-simonisme.
.......................
Sources:
 Louis Blanc, Histoire de la révolution de 1830,  
Cavaignac : Paris Révolutionnaire
Salvandy, Vingt mois ou la Révolution de 1830
La Hodde, Histoire des Sociétés Secrètes.
André Combes: Histoire de la Franc-Maçonnerie au Dix Neuvième siècle,Editions du Rocher 1998

18.07.2008

YVETTE GUILBERT ET LES LITTERATEURS DE SON TEMPS, "DECADENTS ET NATURALISTES"

PAR BERNARD VASSOR

En direct de Granvillle à la Citrouille.

Yvette Guilbert (1865-1944) "La diseuse fin de siècle".

Dans une autobiographie publiée en 1927, "La chanson de ma vie" Yvette déclare : "mon goût allait vers des écrivains tels que Goncourt, Zola, Maupassant (...)je cherchais à exprimer en chansons ce qu'ils avaient réalisé par le roman". Tout au long de sa longue carrière de chanteuse, elle approcha donc , et eut l'occasion de se produire devant les représentants de l'Ecole naturaliste, et décadents. Des Hydropathes et "Chanoiresques", firent partie de ses amis. Zola dont nous avons déjà parlé, fut impressionné avec Daudet (Alphonse) et Goncourt eurent l'occasion de l'entendre chez l'éditeur Charpentier, et au cours d'auditions privées dans une salle de réception du journal "Le Figaro" rue Drouot. Octave Mirbeau, Catulle Mendès, Jean Richepin, Alphonse Allais, Auriol, Maurice Donnay, Émile Goudeau, Sarah Bernhardt, Henry Baüer, furent également dans le cercle de ses relations intimes. Son amitié avec Jean Lorrain qui lui écrivit des chansons dura, au milieu de quelques orages jusqu'à la fin de la vie de l'auteur de "La Maison Philibert".

A ses début dans la chanson, après un passage non concluant au théâtre des Variétés, elle interprêta des chansons d'un auteur dont elle avait découvert les oeuvres chez un bouquiniste des quais. C'était un recueil intitulé "Les Chansons sans gêne" de Léon Xanrof (recueil payé 12 sous). Le succès fut immédiat, "Le Fiacre" et "La complainte des 4 z'étudiants"fit un triomphe dans tous les cafés-concerts où elle se produisit.

Plus tard, elle acheta une maison à Médan, où je ne vous dis pas qui elle eut l'occasion de croiser dans les chemins, faisant de la bicyclette...Nous pouvons ajouter à la liste de ses familiers :Jules Roques, "La Duse"(Eléonore), Lucien Guitry, La Goulue (Louise Weber) et son amante la "Môme fromage", Pierre Loti, Reynaldo Hahn, Frantz Jourdain, Rachilde, Gérard d'Houville*,Maurice Boukay,  sans oublier Aristide Bruantbien sûr. Immortalisée par Toulouse-Lautrec et jules Chéret, le plus grand affichiste, Yvette Guilbert se produisit dans la plupart des grands cafés-concerts de la fin du dix neuvième.

Un journaliste conférencier Hugue Le Roux, vint la trouver pour lui proposer de se faire entendre en illustration de ses causeries au "Théâtre d'Application"de la rue Saint-Lazare dans qui faisait suite à la salle d'exposition de peintures. Tenue par un nommé Charles Bodinier, la salle fut naturellement appelée "La Bodinière". Ce théâtre avait été créé pour mettre à la disposition des débutants, ou des auteurs dramatiques venant là y faire des premières lectures de leurs pièces. Yvette Guilbert habitait à l'époque à deux pas, au 30 rue Saint-Lazare. C'est ainsi qu'elle rencontra bon nombre de jeunes auteurs.

Suite après le 4 septembre......

16.07.2008

HENRY BAUËR, FILS NATUREL D'ALEXANDRE DUMAS

 En direct de Granville à la Citrouille

PAR BERNARD VASSOR

D'après le livre de mon ami Marcel Cerf, Le Mousquetaire de la plume, Henry Baüer fils naturel d'Alexandre Dumas, Académie d'Hitoire, Paris 1975

b987212482c1c51c5e2872182d8f96f4.jpg
(1851, -1915)
Signalement d'après sa fiche signalétique au bagne en Nouvelle-Calédonie :
 Age 28 ans
180 centimètres (un géant pour l'époque)
Front hautt
sourcils bruns
Yeux bleus
Barbe blonde
enton rond
Visage ovale
Teint coloré
Signes particuliers néant
Issu d'une mère allermande, Anna Baüer. et d'Alexandre Dumas, qui avait alors plusieurs maîtresses, dont Isabelle Constant, la belle dame Guidi. C'est sa fille Marie qui tenait à jour le carnet de ses rendez-vous galants.A SUIVRE

MARIE-FORTUNEE LAFARGE, NEE CAPELLE : UNE BELLE AFFAIRE

PAR BERNARD VASSOR

En direct de "La Citrouille à ,Granville"

d9d361bcd399f8317ab1c312ce4ae8ed.jpg
LE MYSTERE DE L'AFFAIRE LAFARGE
Voici quelques pièces d'une histoire qui a faut grand bruit dans la première moitié du dix neuvième siècle :
Une jeune femme très belle, ayant reçu une bonne éducation dans un milieu aisé. Un homme brutal, un petit peu roublard. Un domestique faussaire et fourbe. Des amants veules et lâches, un entrepreneur de mariage, une vicomtesse et son mari. Un amoureux suicidé, un combat de titans entre deux sommités de la médecine, Orfila et Raspail, un collier de diamants et en prime un Alexandre Dumas, défenseur de la jolie veuve.
Essayons de remettre en place toutes les pièces de ce (puzle) drame :
......
a suivre

14.07.2008

GEORGES CLEMENCEAU, CORRESPONDANCE INEDITE

PAR BERNARD VASSOR

le 14 juillet à la Citrouille à Granville

6ee343720769b5aefefc61e8f067dedf.jpg
a suivre

08:50 Ecrit par vassor dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

12.07.2008

Eugene chevreul

PAR BERNARD VASSOR

a Granville le 12 juillet 2008 à la Citrouille.

b78a834fd7b57b505bfbe4d88839c1b0.jpg
Né à Angers en 1786, mort à l'age de 103 ans à Paris (1889) Chimiste, fut en 1824 directeur des teintures des manufactures royales (Les Gobelins). Ses études portèrent sur la stabilisation des couleurs, le rapport des couleurs n'appartient pas à la chimie des colorants, Chevreul le généralisera dans une loi physique publiée en 1839 chez Pitois-Levrault qu'il nomùmera "La loi du contraste simultané des couleurs".
Dans son introduction il déclare : "De nombreuses observations sur la vision des objets colorés, faites pendant plusieurs mois avec mes élèves, ont été recueillies et écrites comme des faits parfaitement constatés. C'est en réfléchissant ensuite sur les rapports que ces faits pouvaient avoir ensemble, en cherchant le principe dont ils sont les conséquences que j'ai été conduit à cette découverte
...............
07ddb067b7ae8ea670f459a68ee4d2f5.jpg
.........
Il publia en 1864 : "Des couleurs et de leurs applications aux arts industriels à l'aide de cercles chromatiques"
Son influence se fit sentir chez les impressionnistes et surtout chez les néo-impressionnistes.
A SUIVRE

AU MUSEE DE L'HISTOIRE VIVANTE DE MONTREUIL, EXPOSITION "LA PAROLE CAPTIVE,LA DETENTION POLITIQUE EN FRANCE"

PAR BERNARD VASSPR

4b97dfd2760b6d5eb7fb41c2e277a496.jpg
Voici une information transmise par Véronique Fau-Vincenti : 
 Se tient depuis le 29 mars 2008, au musée de l’Histoire vivante une exposition dédiée à l’histoire de la détention politique en France. 

Deux siècles de pratique de la détention politique sont retracés par l’évocation de lieux comme le Château de Vincennes, l’abbaye du Mont Saint-Michel ou encore la prison de Sainte-Pélagie, mais aussi les bagnes d’Algérie ou de Nouvelle Calédonie où se sont croisés des détenus célèbres ou demeurés anonymes.

...... ................
Des gravures, des lettres, des journaux de prisonniers politiques, des objets propres à la détention ou réalisés en prison seront ainsi présentés au public afin d’illustrer la spécificité de la détention politique en France, depuis. la veille de la Révolution française jusque dans les années 1960. 
..........
Salle 1 : Des prisons d’État…
Salle 2 : … aux quartiers politiques
Salle 3 : 1848-1871, des révolutions écrasées, des révolutionnaires emprisonnés
Salle 4 : l’Océan comme rempart : le bagne
Salle 5 : les prisons de la République
Salle 6 : la répression sous Vichy
Salle 7 : l’art emprisonné… Les dessinateurs de presse
Salle 8 : les attentats politiques
......
Exposition « La Parole Captive - La détention politique en France »
du 29 mars au 10 décembre 2008
Musée de l’histoire vivante
31, Boulevard Théophile Sueur
93100 Montreuil
Tél. : 01 48 70 61 62
Fax : 01 48 55 16 34
mushistviv@wanadoo.fr
Heures d’ouverture : mercredi / jeudi / vendredi : de 14h à 17h samedi / dimanche : 14h à 18h
Tarifs des expositions : 2 euros
Gratuit : étudiants, enseignants, chômeurs, groupes scolaires, enfants de moins de 13 ans.  
 

 

14:58 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

DUVERNEUIL, LE TROISIEME HOMME DES ALMANACHS

PAR BERNARD VASSOR

en direct de la Citrouille à Granville

924d2c5617e8dc857397f030bdd2a1da.jpg
............
Voici la table des imprimeurs libraires et marchands de musique : à suivre

DUVERNEUIL journal général de la littérature TABLE IMPRIMEURS LIBRAIRES.pdf

(à suivre)

...................
Dans l'état actuele de mes recherches, je n'ai que peu d'informations sur Duverneuil, pas de prénom ni de dates de naissance et de décès, juste une adresse : rue Jean-Lacques Rousseau, numéro 7. une publication en février 1792 d'un "Catéchisme des Droits de l'Homme", puis son nom fut associé à ceux de Jean de La Tynna et de Sébastien Bottin jusqu'en 1807, et cette bibliographie publiée conjointement à Paris et à Strasbourg.

JEAN DE LA TYNNA

PAR BERNARD VASSOR

d079a2a20090cb1339644b94d8f633b3.jpg
Plan de 1816 du "Dictionnaire topographique des rues de Paris
79a2a02b8bcb0e5d2c3d0b70d4cdc0f4.jpg
Nous n'avons que peu d'informations sur Jean de La Tynna. Né sans doute en 1765 ?, mort en 1818. Même la Bibliothèque nationale se mélange les crayons dans la description et la participation de l'almanach de Jean de La Tynna. L'ouvrage en deux volumes, établi ensuite avec Duverneuil et Sébastien Bottin le premier Almanach du Commerce de Paris (il existait déjà ceux de Lyon, Marseille Bordeaux et Rouen. Cet almanach était fait sur le relevé des rôles des patentes, avec l'autorisation du citoyen Baudin, Commisaire du Directoire-Exécutif près de cette administration.
Ce premier Almanach parut en l'an VI (1797-1798) contient l'avertissement suivant :.
"Les personnes qui auraient un avis à donner relatif à cet ouvrage, comme changement de domicile, devront faire parvenir avant la fin de Messidore, au citoyen Favre, librairie rue traversière Honoré, numéro 815, et au Palais-Egalité, galeries de Bois, numéro 220". Ces almanach peuvent être consultés aujourd'hui sur microfilms aux Archives de Paris,
18 boulevard Serrurier qui possèdent la plus complète collection des "Bottins".

SEBASTIEN BOTTIN

PAR BERNARD VASSOR

En direct de la Citrouille à Granville, juillet 2008

aa022b1d82957c1406f57b1f5ab0c79c.jpg
Né en 1764, mort en 1853.
Il fut ordonné prêtre en 1789, patriote, il prêta serment. Il quitta les ordres en 1794 pour se marier civilement.
Son goût le conduisit à créer le premier annuaire statistique en France. Son ami Jean de la Tynna publia an l'anVI (article suivant) L'ALMANACH DU COMMERCE DE PARIS auquel se joignirent
Duverneuil, et Sébastien Bottin les années suivantes.
Parralèlement
Bottin publia l'Almanach politique du Bas-Rhin, en 1798. En 1815, Bottin dût sexpatrier jusqu'en 1819, année de la mort de Jean de La Tynna, qui avait seul à partie de 1807 continué seul la publication de l'Almanach de Paris, peut-être en raison du décès de Duverneuil (article suivant).
Ensuite, les historiens ne s'accordent pas, certains disent qu'il est mort dans la plus grande indigence, d'autres qu'il dirigea jusqu'à sa mort.
A dater de 1828, l'ouvrage prit le nom de "Statistique annuelle de l'industrie" pour devenir "l'Almanach-Bottin du commerce de Paris", "Almanach des Cinq cent mille adresses" puis après la mort de Sébastien, 'éditeur Didot reprit la formule pour l'appeler "Le Didot-Bottin".
Ces ouvrages sont indispensable à tous chercheurs, et sont visibles aux Archives de la Seine, 18 boulevard SERRURIER 75019 Paris

11.07.2008

LE FIGARO 26 RUE DROUOT

PAR BERNARD VASSOR

 e96693a4c2ccb507eb7b20c5bb86f2a7.jpg

Est aujourd'hui occupé par la compagnie d'assurances AXA, qui fait l'angle de la rue de Provence.

5821b8f43f7a27464ad82daa3bbc45fc.jpg

La salle de composition

7d630aeacb391ffa31875ff0aa5c00a0.jpg
La salle des dépêches 

LES PREMIERS MARCHANDS DE COULEURS RECENSES

PAR BERNARD VASSOR

e0cfc458d6119f7d90afa2a52168a0ce.jpg
Voici les premiers marchands de couleurs répertoriés à Paris. Ils n'étaient pas très nombreux, comme vous pouvez le constater. Mais il faut ajouter à cette liste, les épiciers, les apothicaires que l'on commençait à appeler des pharmaciens, qui vendaient aussi des couleurs aux artistes liste à laquelle nous pouvons ajouter les restaurateurs qui possédaient une véritable technique dans la préparation des couleurs. Dans ce premier almanach, nous nous apercevons que les rues possédand des nom avec un saint ont été raccourcies. Par exemple, la rue Saint-Honoré est devenue la rue Honoré. Dans celui de l'an XII, les saints sont revenus...
83d6ce94f6fcb93d27d1da8fb5fe6ac8.jpg
Dans celui-ci de l'an XIIl le nombre de marchands de couleurs a plus que triplé.

10.07.2008

Les Hôtels de ventes au dix neuvième siècle

PAR BERNARD VASSOR

fce3ce46bc2db417113036688dd8c14e.jpg
L'Hôtel Bullion, rue Jean-Jacques Rousseau.
Au dix huitième, les ventes publiques se faisaient au domicile des vendeurs, ou bien des des salles aménagées pour l'occasion, comme le couvent des Grands Augustins, l'Hôtel de la Feuillade, l'Hôtel d'Aligre rue Saint Honoré..
Au dix neuvième, l'Hôtel de la Guillonière où vécut Richelieu fut longtemps le lieu de ventes prestigieuses. L'Hôtel mis en loterie fut gagné par un danois, qui le revendit au libraire-éditeur Sylvestre.
Place de la Bourse, à l'angle de la rue Notre-Dame-des-Victoires, la Compagnie des commissaires-priseurs fit bâtir un hôtel des ventes inauguré en 1834*.
d68a41b6b657346bc837bed8098b4eaf.jpg
Hôtel Drouot
La ville de Paris acheta les terrains de l'ancien Hôtel Pinon de Quincy. Puis en 1850, c'est la Compagnie qui racheta ces terrains pour faire construire ce qu'ils nommèrent l'Hôtel Drouot
fc0c6cfbc504999256d236bd4e6c1427.jpg
Face à l'Hôtel des ventes, la maison Olida rue Grange Batelière (qui conduisait alors jusqu'à la rue Chauchat) en direction de la rue Lafayette. Adroite au premier plan se trouve le café "Le Cadran", aujourd'hui ....
où se retrouvaient devant une absinthe Rimbaud et Forain, qui attendaient Verlaine qui travaillait rue Laffitte à "La Lloyd"*
51f8c3e17881bfa53b02db67f108b85b.jpg
Cette vente eut lieu au domicile de la Dame aux Camélias le 25 février 1847.
 A SUIVRE........
**Jean-Jacques Lefrère, Rimbaud, Fayard 2003
*Paul Guillaumin, Drouot hier et aujourd'hui, éditions de l'amateur 1986

SUR GERARD DE NERVAL, à propos de sa mort

Par bernard vassor

5b58a1f5fc3e593fd13026333e7abd1d.jpg
Eau-forte par G.Stall
Voici le texte du procès-verbal établi le 26 janvier 1855 lors de la découverte du corps de Gérard :
"Janvier 1855, 26- Labrunie Gérard, dit Nerval, quarante sept ans, né à....?, homme de lettres, logeant rue des Bons-Enfants, 13, hôtel de Normandie;
Entendu : Sérré, maître de l'hôtel de Normandie, qui reconnait Labrunie; deux médecins Berthaux, rue du Pont-Louis, N°1; docteur Chayet;
SUICIDE PAR STRANGULATION.
Ce matin à 7 heureset demie, a été retrouvé pendu aux barreaux de la boutique du serrurier* de la rue de la Vieille-Lanterne, déclaration de Laurent, sergent de ille du quatrième arrondissement; l'individu était déjà mort; transporté au poste de l'Hôtel de Ville**, secouru par deux médecins, mais en vain. Il s'est pendu avec un ruban de fil, son corps était attaché à ce barreau avec ce lien, aucune trace de violence sur le cadavre".
Aux archives de Paris, dans les annuaires du commerce, nous trouvons les noms du serrurier, un dénommé Boudet.
Le docteur Chayet avait pour prénoms Jean-Baptiste-Bernard et habitait 50 rue Rambuteau.
Il n'est pas mentionné un docteur Pau, en service de Garde nationale à l'Hôtel de Ville, qui se serait rendu sur place.
*Et non pas aux grilles de l'escalier comme il est répété par les historiens depuis 153 ans !
**Il ne fut pas examiné sur place, ni conduit à la morgue, mais conduit au poste où il fut examibné par les médecins cités.

09.07.2008

UNE LETTRE DE MAUPASSANT A SON AMI "LA TOQUE"

PAR BERNARD VASSOR

b5243c1c319124a1fbb5bbf0c94f21dc.jpg
Cette lettre du 2 mars 1877 à son ami de son cousin Le Poitevin et condisciple de lycée Robert Pinchon dit "La Toque"est à en-tête du Ministère de la Marine et des Colonies où travaillait alors Maupassant. Le surnom de "la Toque"venait de ce qu'il portait toujours une petite toque noire. Guy, quand à lui était baptisé "Joseph Prunier". Dans cette lettre avec un dessin érotique à l'encre (au centre) accompagné d'un poème licencieux (euphémisme) de 28 vers, impossible à reproduire sur ce blog, Guy de Maupassant découvre et fait connaître à son ami la maladie qui le ronge.
Tu ne devinera jamais la merveilleuse découverte que mon médecin vient de faire (en 1877) en moi--jamais, non jamais--Comme mes poils tout à fait tombés ne repoussent pas, que mon père pleurait autour de moi et que les lamentations de ma mère venaient d'Etretat jusqu'ici, j'ai pris mon médecin au collet et je lui ai dit : "Bougre tu vas trouver ce que j'ai, ou je te casse-"Il m'a répondu "La Vérole"-J'avoue que je ne m'y attendais pas, j'ai dit "Quel remède" il m'a répondu "Mercure de potassium". J'allais voir un autre Esculape, et lui ayant demandé son avis, il m'a répondu "Vieille syphilis datant de six ou sept ans"(...)- Remède ? -"Iodure de potassium et mercure"
Un article deLouis Thomas, dans le "Mercure de France"reprend toutes les hypothèses de son temps, concernant la maladie de Maupassant.
A suivre....

LE CENACLE DE LA RUE FROCHOT CHEZ "LA PRESIDENTE" Apollonie sabatier

PAR BERNARD VASSOR

39b7b1f8410bea47985b5db44e2e7d01.jpg
 .Cette plaque avait été posée en 1860, lors de "l'anexion" sur le mur du café "La Nouvelle Athènes" à l'angle de la rue Frochotet de la place Pigalle. Elle est en pierre de lave de 6 centimètres d'épaisseur et mesure 60X80 cm, surmontée de son "chapeau de gendarme". Photographiée sur une banquette du Musée de Montmartre où elle se trouve actuellement dans les réserves. Mais revenons à notre "Présidente, Aglaé Savatier" de son nom véritable. Elle fut mise dans ses meubles au 4 rue Frochot par le banquier d'origine Belge Alfred Mosselman. Cette  rue avait été percée comme je l'ai écrit dans un article précédent en 1826, et s'était appelée succéssivement rue Brédarue de Brach, rue de la Nouvelle Athènes, enfin rue Frochot. Le quartier avait été dénommé Bréda street et était devenu le repaire des dégrafées. Au numéro deux, des photographes, les frères Erwin y avaient leur atelier. Ils avaient une soeur, Léonide Leblanc, (dont vous trouverez une petite biographie sur ce blog) allait faire fortune  dans la haute bicherie
Aglaé Apolloniehabitait le deuxième étage du numéro quatre. Les fenêtres de son salon donnaient sur l'avenue Frochot, qui était surélevée, et son appartement était au niveau du rez-de-chaussée de l'avenue Frochot, sa fenêtre touchant presque celle de l'atelier du peintre Isabey.
0b216b73394d68d258a1938085a98a29.jpg
Madame Sabatier d'après Ricard en 1850.
Ancienne élève de la soprano Laure Damoreau-Cinti Montaland, elle aurait pu faire une carrière au théâtre, elle avait une jolie voix et de réels talents musicaux. Si l'on en juge par une vente de sa collection de tableaux en 1849, ses goûts allaient vers les "précurseurs" de l'École de BarbizonThéodore Rousseau, Diaz, Jules Dupré, et Bonington qui bien que ne faisant pas partie de cette école, n'en est pas moins un des précurseurs de l'impressionnisme.
Ses soirées rue Frochot avaient été fixée comme partout le dimanche. A ces réunions où les femmes n'étaient pas volontier conviées, la liste des invités est édifiante : Baudelaire, Théo Gautier, Louis Crnemin Maxime du Camp, Auguste Préault, Jules Turgan, Henri Monnier, Edmond About, Messonnier, Berlioz, Flaubert, Bouilhet,  les frères Goncourt, Ernest Feydeau, Arsène Houssaye, Edmond Richard.
Cependant, exception à la règle, quelques femmes furent invitées, Mlle Virginie Huet, pianiste virtuose, concertiste qui accompagnait Ernesta Grisi, la femme de Théo, venait accompagnée de sa soeur Mlle Honorine Huet qui était peut-être la maîtresse de Gautier.  et l'institutrice de sa fille Judith Gautier qui évoque ce souvenir dans le "Second rang du Collier des jours" Elle l'appelle méchamment "mam'zelle Huai " sans accentuer le T pour accentuer son accent marseillais. Virginie Huet donnait de temps en temps des leçons de piano aux filles de Téophile Gautier. Les vingt premières pages de ses "souvenirs littéraires" sont consacrées aux soeurs Huet.
Les conversations avaient une grande liberté de langage, les propos les plus licencieux immoraux et égrillards émaillés de récits croustillants. Gautier était un maître du langage graveleux rabelaisien et poissard.
Elle quitta la rue Frochot en 1864 après sa rupture avec Mosselman, ruinée, elle mit en vente son mobilier et une partie de ses oeuvres d'art.
<