26.12.2009

LA MAIRIE DU IX° ARRONDISSEMENT, décide l'ouverture de cantines municipales

Par Bernard Vassor

ARTICLE MAIRIE DU IX SOUSCRIPTION.jpg
Archives de Paris.

Ouverture de cantines municipales.

Alors que l’hiver sévit durement sur la capitale, par esprit de fraternité républicaine, le rationnement de la viande a été ordonné. Mais, afin d’obvier à des difficultés qu’il présente pour quelques classes de citoyens qui ne peuvent cuire eux-mêmes les viandes qu’ils reçoivent, et aussi, pour offrir à tous une nourriture abondante , et aux indigents une gratuité réelle, la mairie du IX° arrondissement a créé les Cantines municipales. Déjà six cantines sont ouvertes dans divers quartiers. Elles sont établies :

CANTINE n° 1, rue de la Tour- d’Auvergne, n°2

……………..n°, 2, rue des Martyrs n°29

……………..n°3, rue du Cardinal Fesch, n° 9 (rue de Chateaudun)

……………..n° 4, rue Saint-Lazare, 74

……………..n° 5, rue La Bruyère, n°17

……………..n° 6, rue de Clichy, n° 40

……………..n° 7, rue de Maubeuge, n°6.

Ces Cantines offrent à la population deux repas par jour. L’un pour ainsi dire réglementaire, puisqu’il offre la part de viande affectée à chaque Citoyen par le rationnement se compose :

D’une ration de viande de bœuf avec bouillon e de riz ou de légumes.

L’autre, d’une ration de riz ou de légumes, de fromage, avec une tasse de café* noir sucré.

Le prix actuel de chacun de ces repas est de 0,25 centimes. Ils sont gratuits pour les personnes nécessiteuses, qui recevront en outre d’un bon de pain**. La mairie du IX° arrondissement a institué à la mairie, rue Drouot une Commission qui est chargée de distribuer les Bons, et de pourvoir au détail de tout service. Les membres qui la composent font appel à la bienveillance des habitants, au nom de l’Humanité, et les conjurent de leur venir en aide. Les souscriptions sont reçues :

A la mairie, de 8 heures du matin à 4 heures du soir et chez tous les membres de ladite Commission :

Arlès-Dufour (Alphonse), rue du Conservatoire, n° 11

Avenel (Paul), rue de La Rochefoucault, n° 43

Azam (Victor), rue LafaYette, n° 37

De Bagnaux, rue d’Amsterdam, n° 50

Genevais (Antoine), rue de Navarin, 25,

Noël Charles, rue du faubourg Poissonnière, n° 9.

Radigue (Pierre) rue de Clichy, n° 93.

Le Comité a été en outre chargé de l’hygiène des rues de l’arrondissement. Le Citoyen Signoret, rue Bréda, 23, (Henry Monnier) a adressé une lettre au Comité demandant que les ordures de chaque ménage soient déposées par les habitants dans des tombereaux ad-hoc, à leur passage qui seraient signalés par une petite clochette attachée au cou du cheval. Ce même Citoyen se charge de commander gratuitement les hommes chargés de l’entretien.

* Le café était fait à partir de graines de légumineuses grillées de toutes sortes et de chicorée.

* Le pain dit « pain  Ferry » du nom du maire de Paris, ou « pain de siège », composé de paille de seigle et d’un peu de farine de riz quand il y en avait.

Siège et Commune de Paris, hiver 1870-1871.

 

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Le délégué élu Arthur Ranc ayant démissionné, c'est le citoyen Bayeux Dumesnil qui fut chargé de l'administration des affaires courantes à la mairie du IX°.

25.12.2009

Un cadeau du père Noël : le musée de Montmartre est sauvé !

Par Bernard Vassor

VOLTE-FACE ?

Musée Montmartre sur rue 02.jpg
Photo B.V.
Sauf ultime retournement et entourloupe de la Ville de Paris qui avait annoncé par la voix de Danielle Pourtaud (à qui j'ai déjà eu affaire) déléguée de Delanoë à la culture sa volonté de vendre "au secteur privé" le musée et ses dépendance (Hôtel Demarne cher à mon coeur). En outre la dispersion des collections, véritable vandalisme au regard de "L'identité villageoise" entre le musée Carnavalet, la BHVP, et la Médiathèque a été abandonnée.
Ce retournement spectaculaire est peut-être dû à la formidable mobilisation des montmartrois et de notables personnalités du domaine de l'art, de la culture et du spectacle. Plus de 10 000 signatures recueillies...., ce qui donne à réfléchir aux différents élus, même les Tartufe qui ont signé la pétition d'une main, et soutenu en catimini le démantèlement du musée de l'autre main !
Je signale le formidable travail de Daniel Rolland, le nouveau directeur qui a mené ce combat avec détermination, et trouvé un mécène qui va apporter sa caution pour assurer la pérennité et la viabilité de ce lieu unique au monde. Le nom de ce mécène est un industriel dont nous ne pouvons pas encore vous donner l'identité, mais gageons qu'à l'énoncé de ce patronyme, tout le monde va se lever....je ne peux pas en dire davantage. Et, avec Sophie Renoir et Claire Durand-Ruel, nous pouvons dire que pour une fois, nous ne nous sommes pas battu pour
rien !
La liste  des guerriers mobilisés dans cette ultime combat est immense. Je veux mentionner mon ami André Roussard de la galerie homonyme rue Saint-Denis (aujourd'hui rue du Mont-Cenis), l'historien Rodolphe Trouilleux qui n'a pas ménagé sa peine, les membres du personnel du musée, qui n'ont pas compté leurs heures, et les nombreux artisans anonymes du succès .
Dommage pour ceux qui comme je le pense tout bas, voulaient vendre à une personne "amie" la maison de Rosimond, comédien de la troupe de Molière, qui lui aussi connaissait bien Tartufe.
..........................
Un autre musée va disparaître, par la volonté du président du Sénat cette fois. C'est le plus ancien musée de France, plus vieux que le Louvre!!!
Mais le combat cette fois est perdu d'avance ! Toutes les pétitions sont vaines.  Le confort des résidents du Palais passe avant tout, on ne réveille pas un sénateur qui dort.

 

08:29 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

24.12.2009

Un chant de guerre sanguinaire : le "Chant de guerre pour l'armée du Rhin"

PAR BERNARD VASSOR

Rouget de Lisle chantant la Marseillaise PAR iSIDORE pILS.jpg

Isidore Pils : Musée de la Ville de Strasbourg.

Peint en 1848, cette toile dont l'auteur prétend à une reconstitution historique de la création à Strasbourg de l'hymne national.

Il existe de nombreuses versions de l'histoire de ce chant, qui laisse encore aujourd'hui des zones d'ombre concernant le compositeur de ce "Chant de guerre de l'armée du Rhin" dédiée au maréchal Nicolas Lukner (guillotiné).

C'est dans la nuit du 25 au 26 avril 1792, que le capitaine du génie Rouget de Lisle aurait selon certains récits apocryphes, écrit et chanté six des sept couplets qui lui avait été commandés par le baron Philippe-Frédéric de Dietrich (guillotiné), banquier et maire de Strasbourg depuis 1790.

Sur les murs de la ville étaient placardées des affiches, inspirées par "Les Amis de la Constitution" où l'on pouvait lire :

"Aux armes citoyens

L'étendard de la guerre est déployé

Il faut combattre vaincre ou mourir"

Jusqu'ici, tout le monde est presque d'accord....Où tout le monde diverge, c'est sur le compositeur de la musique et le déroulement de cette soirée. C'est sur la place Broglie, demeure du baron (aujourd'hui à l'emplacement de la Banque de France)  que la femme de Dietrich raconte dans une lettre à son frère, qu'elle a "arrangé la partition pour le clavecin et d'autres instruments" aidée disent certains par Ignaz Pleyel (qui a bien failli lui aussi être guillotiné), familier de ce salon et maître de chapelle de la cathédrale de Strasbourg. Ce qui me semble bien improbable quand nous savons que Pleyel était autrichien, et que la déclaration de guerre était dirigée contre François II empereur du Saint-Empire romain germanique, premier empereur héréditaire d'Autriche. Certains mentionnent que c'est le baron lui-même qui aurait chanté le premier place Broglie (de Broglie), avec sa jolie voix de ténor, les six premiers couplets de ce chant, qui fit couler beaucoup d'encre et de sang. Des descendants de Dietrich sont intervenus en 1848 auprès de Lamartine pour faire rétablir la (leur) vérité, en vain !

La plus grande confusion règne, l'hymne à la liberté, composé et mis en musique primitivement par Pleyel en 1791 pour l'acceptation du premier acte constitutionnel à Strasbourg, auquel fut associé le nom de Rouget de Lisle et aucun document mentionnant qu'il est l'auteur de l'hymne de l'armée du Rhin, ne prouve aucunement que la musique lui appartienne. Une seule fois, en 1825, dans un recueil, Rouget s'était approprié la composition de ce chant, englobant "Cinquante chants français" trente cinq ans plus tard. Tous les témoins étant "montés sur la veuve" (sauf Ignaz Pleyel qui s'était retiré à Saint-Prix, près de Montmorency un an plus tôt (1824) laissant à son fils Camille la direction de sa fabrique rue Cadet)

Le nom de Jean-Frédéric Edelmann (guillotiné) apparaît comme le plus probable. Sylvie Pécot, laissant la direction de sa fabrique à son fils Camille) (décédée il y a cinq ans) musicologue, professeur de clavecin, après de minutieuses et convaincantes recherches a démontré que la paternité en revenait à Edelmann.

Une autre hypothèse penche fortement en faveur de Jean-Baptiste Grison, maître de chapelle à Saint-Omer, organiste, compositeur, haute-contre, un oratorio (Esther) dont le manuscrit original de cinq ans antérieur, présente de nombreuses et troublantes similitudes avec l'hymne en question. Rappelons qu'avant d'arriver à Strasbourg, Rouget était en garnison à Saint-Omer. (un article sur internet, par une savante rhétorique, réussit le tour de force de prouver que c'est parce que Rouget était en garnison à Saint-Omer quelques années plus tôt que Grison a écrit cette oeuvre !!!)

A écouter sur :

http://dailynord.fr/2009/12/marseillaise-identite-nationale/

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A Marseille, rue Thubaneau, selon les uns, rue du Tapis Vert selon d'autres, François Mireur, venu de Montpellier, entonna le 22 juin 1792, devant le Club des Amis de la Constitution, le Chant de guerre de l'armée du Rhin qui exalta l'assistance, et qui fut publié le lendemain par des journaux locaux. Les Marseillais, après être monté à l'assaut des forts, dont celui de Saint-Nicolas. Puis, au moment de la création par l'Assemblée Législative à Soisson, à l'appel du conventionnel Barbaroux, un bataillon partit de Marseille, et prit part le 10 août à l'assaut des Tuileries en entonnant l'hymne créé à Strasbourg, et qui frappa si fort les esprits, qu'il fut baptisé "L'Hymne des Marseillois". La Ville de Marseille fit graver sur une table de marbre le nom d'une trentaine de soldats tués, lors de l'attaque des Tuileries.

HYMNE MARSEILLOIS.jpg

Une version en 1793.

Les paroles de cet hymne outrancier et sanguinolent, commandées par une situation d'urgence, furent partiellement corrigées. Un septième couplet fut ajouté au mois d'octobre, appelé "le couplet des enfans" puis, à plusieurs reprises, des fautes de versification furent corrigées lors de modifications d'orchestration.

Nous pourrions demander, comme pour la violence à la télévision, une signalétique interdisant l'audition aux enfants de moins de douze ans.

Rappelons que parmi tout ce petit monde, à Strasbourg, Edelmann, Dietrich, Nicolas Luckner à qui le chant patriotique était dédié, furent guillotinés !!!! Rouget un moment considéré comme suspect,  fut à deux doigts de monter sur "la bascule du monte à regret". Pleyel, fut contraint de composer d'autres musiques patriotiques sous peine de voire se raccourcir sa taille et la durée de sa vie sur son acte d'état-civil.

Le symbole de l'identité nationale ne serait-il qu'une supercherie ?

A suivre..........

09.12.2009

Musée de Montmartre, mea-culpa

Par Bernard Vassor

 

Musée Montmartre sur rue 02.jpg
Ne bénéficiant que d'informations parcellaires, j'avais écrit que l'opposition était étrangement silencieuse aussi bien au conseil d'arrondissement qu'à l'Hôtel de Ville.
Or il se trouve, comme me le fait remarquer Raymond Lansoy, que l'un des plus farouches défenseurs du musée est Piere-Yves Bournazel :

Cher ami,
Je tiens à te préciser que dans notre combat commun pour notre musée de Montmartre nous avons le soutien "absolu" du jeune et brillant conseiller municipal du 18° et conseiller de Paris Pierre-Yves Bournazel. Ce jeune homme s'investit à fond pour défendre notre lieu de mémoire tant à ma mairie de Paris qu'auprès du ministère de la culture.Il ne fait aucune déclaration sans s'être enquit auprès de notre ami Daniel Rolland de la justesse de ses interventions.Ce garçon est aussi intelligent que pugnace ce qui rend notre maire bien-aimé particulièrement nerveux dès qu'il prend la parole ...Il a remplacé à la tête de l'U M P locale l'inéfable c......* de Roxane Decorte,vue...
Bien amicalement.*
Raymond"

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*Pardon Raymond, c'est moi qui me suis permis de faire comme dans le temps, remplacer un mot par des points de suspension pour faire apparaître plus clairement le sens de la pensée de l'auteur.

On peut appeler ça en rhétorique, si l'on veut de la prétérition.

 

08.12.2009

Quand la Mairie de Paris prend les enfants du bon dieu pour des canards sauvages : en ligne de mire, le Musée de Montmmartre

Par Bernard Vassor

10 RUE cortotpere tanguy.jpg
Cette maison au 10 rue Cortot est l'Hôtel Demarne que la Mairie de Paris veut vendre "au secteur privé".
Le volet ouvert était l'unique fenêtre de cette loge de conciège où vécut le père Tanguy de 1865 à 1871 avec sa femme et sa fille Mathilde dans une pièce d'environ 2,60m sur 3,50m.
Le propriétaire qui s'appelait Charles Demarne, était ingénieur aux Chemins de Fer du nord et domicilié boulevard Magenta.
.......
Lettre ouverte aux benêts et autres gobes-mouches :

Un nouvel épisode vient de se produire. Il y avait  un conseil d'arrondissement hier 7 décembre 2009, aux mairies du XVIII°  et  du IX° A la mairie du IX°, non prévu à l'ordre du jour, un débat s'est engagé à propos d'une subvention qui était jusqu'alors refusée, mais qui à la suite des remous constatés, comme la création d'un comité d'artistes people au nombre de six, et par un prompt renfort ils furent plus de trente en arrivant au port. Une  des pétitions a recueilli à ce jour 7000  signatures de Montmartrois, sans compter les signatures sur internet. Les débats ont porté sur l'attribution de la subvention qui devrait être allouée au musée de Montmartre en séance à l'Hôtel de Ville la semaine prochaine. Après après avoir bien insisté sur la mauvaise gestion de la direction du musée (où siègent quatre membres de la mairie et de l'Hôtel de Ville !!!) et sur l'inspection dénonçant cette mauvaise gestion (il y en a eu trois depuis 2007) Les élus, magnanimes ont voté un voeu pour l'attribution de cette subvention sous condition de gestion saine ??? Tout va très bien madame la marquise, sauf qu'un participant a révélé naïvement la grosse ficelle : Le voeu, même voté serait repoussé par le préfet.....Bien joué les gars !!! on se paye le luxe d'abonder dans le sens voulu par les pétitionnaires tout en sachant que la subvention ne sera pas allouée.

Amis montmartrois méfiez vous quand même des faux dévôts qui semblent soutenir la pétition pour mieux la poignarder dans le dos (j'en connais plusieurs)

Encore un portrait du docteur Gachet !

PAR BENOIT LANDAIS

Gachet avant-dernière eau-forte.jpg
Avant-dernière eau-forte du docteur Gachet, portrait de Durat, donnée au musée de Montmartre. en 1902.
(Benoit Landais a eu l'amabilité de me donner l'autorisation de publier ses réflexions sur le docteur Gachet en ces termes : 
"Bien sûr, s'il vous convient, vous pouvez passer le petit papier, chagriner les amis et les dupes des imposteurs est une nécessité bien plus qu'un plaisir".
..................

Bernard Vassor a eu l’amabilité de m’adresser copie du Procès Verbal du dîner des Éclectiques du 2 juin 1890, pièce riche d’enseignements qui sommeillait au creux des dives archives du musée de Montmartre.
Le 2 juin 1890 n’est pas tout à fait un jour comme les autres. Ce jour-là, un certain Vincent peignait la mélancolie dans un portrait qui allait devenir cent ans plus tard la toile la plus chère du monde. Le lendemain il détaillait pour son frère : “Je travaille à son portrait la tête avec une casquette blanche, très blonde, très claire, les mains aussi à carnation claire, un frac bleu et un fond bleu cobalt, appuyé sur une table rouge sur laquelle un livre jaune et une plante de digitale à fleurs pourpres.”   Vincent avait noté l’homme fâcheux “certes aussi malade et ahuri que toi ou moi” qui rendait les étrangers responsables de la hausse du coût de la vie. Les remarques étaient amicales : “  nous sommes déjà très amis.”
Après avoir posé, Gachet avait pris le train pour dîner avec ses amis Éclectiques. L’un d’eux fut commis au procès-verbal :
“ La tâche qui m’a été imposée est des plus douces pour moi puisque je ne dois parler que de mes chers Collègues en Éclectisme.
Je regrette pourtant d’être obligé en commençant de faire  une personnalité.
Notre ami Gachet Président, d’heureuse mémoire, est affecté ; je regrette de le constater quoique le jugement que je porte n’ait pas une grande valeur.
Je disais donc, notre collègue, ancien président Gachet lui médecin, quoique je ne sois pas médecin [que je regrettais?] d’avoir à l’avertir que lui l’homme[et ?] les gants – d’une tenue toujours irréprochable, se laisse aller à une nervosité qui m’inquiète, quoique n’étant pas médecin, je n’ose pas dire que son état est grave, – mais cela peut empirer.
Il se laisse aller à faire des sorties sur ses bons Camarades qu’il traite j’ose le dire, d’une façon parfois trop légère, cela m’inquiète –
Quoique je ne sois pas médecin, mais il est mon ami, c’est un devoir pour moi de l’avertir.
à l’assemblée du dîner du 2 juin 90 on était presque au complet, en dire davantage me paraît superflu. Ne nous connaissons-nous pas tous ?”
Fâcheux docteur assez dérangé pour que des non-médecins jugent opportun de poser diagnostic !  Vincent qui avait d’emblée remarqué un Gachet “assez excentrique” l’avait supposé protégé par son expérience de médecin du “mal nerveux, duquel certes il me paraît attaqué au moins aussi gravement que moi.”. Maintenant qu’il le connaît mieux, il trouve le sexagénaire : “très nerveux et beaucoup bizarre”, cassé et incrimine pour partie ses cinq années de veuvage. Un mois plus tard Vincent ne veut plus entendre parler de l’homéopathe et, rompant, avertit qu’il ne faut “aucunement compter” sur lui.
Afin de disqualifier Vincent, le fils du docteur a raillé le malade jugeant son médecin, mais Vincent – que Gachet déclara cette semaine là deux fois guéri de son épilepsie ! – n’exagérait rien pas plus que l’Èclectique au procès verbal.  Gachet allait montrer sa déraison en falsifiant à tour de bras avec la complicité de ses “élèves”. Portraits de Gachet par Vincent ? Deux, le portrait peint et un croquis d’après dans une lettre. Les faux ?* Un portait à l’huile que le Musée d’Orsay abrite et présente indûment comme authentique, il est une copie d’une aquarelle de l’atelier Gachet. Un portrait dessiné que les Gachet avaient caché derrière une glace et qui a récemment fait surface, il est le modèle de l’eau-forte de “L’Homme à la pipe”, vilain bricolage aux dizaines d’exemplaires éparpillées dans les grands musées. L’Èclectique avait tort de ne pas oser dire que “son état est grave”,  mais raison de redouter que la chose empire. Ses quelques lignes glanées au hasard des trésors du musée de Montmartre confirment qu’il faut nettoyer les murs de musées où trône l’imposture d’un irascible et rectifier la mémoire du “bon docteur”  dont Auvers-sur-Oise vient de célébrer trop bruyamment le centenaire de la mort. La culture reste une mosaïque de petites choses.

* voir l’Affaire Gachet Layeur 1999 & La folie Gachet Impressions Nouvelles, 2009
Présentations vidéos B. Landais
Genèse du portrait du musée d’orsay http://www.vimeo.com/4384120
La disparition des boutons : http://www.vimeo.com/2968878
Le dessin retrouvé et la gravure (français) : http://www.vimeo.com/3032965
Le dessin retrouvé et la gravure (anglais) : http://www.vimeo.com/3032976
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Oui j'ai vu la tendance des villes à vendre. On vend tout aujourd'hui principes et conscience compris, c'est le progrès.
Je soutiens votre résistance. Ce qui serait amusant serait de faire un papier sur votre blog, excellent prétexte pour dire l'importance des archives dans les endroits que la nouvelle barbarie immobilière veut investir
B.L.
Merci monsieur Benoit Landais B.V...

06.12.2009

Le Docteur Gachet et "La Société des Eclectiques" suite

Par Bernard Vassor

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projet de basilique du Sacré-Coeur.
GACHET SACRE COEUR detail.jpg
Agrandissement de la conclusion du président de séance.
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Petit résumé de la biographie du docteur Gachet à cette époque.
Pendant le siège de Paris, il entre dans la Garde nationale de la dixième légion, au neuvième bataillon. Il est nommé aide-major à l'ambulance Saint-Martin, et une carte-brassard affichée dans la maison musée d'Auvers-sur-Oise indique qu'il officie à "l'ambulance du Grand-Orient" 16 rue Cadet. Or, sur les archives consultées, un opuscule mentionne tous les médecins ayant été présents, le docteur Gachet n'y figure pas, étant de plus hors de portée de la dixième légion, l'ambulance du Grand-Orient dépendant de la 9° légion, non pas bataillon, d'ou vient la confusiion. Pendant la Commune de Paris, il fut requis pour autopsier les ossements de cadavres retrouvés à l'église Saint-Laurent (une histoire rocambolesque que j'ai déjà racontée) Gachet se fait tirer l'oreille, puis sur injonction comminatoire, on lui adjoint un aide, maçon de son état !!!! La fin de la Commune de Paris, mit fin à ces élucubrations. Ses convictions communardes pâlirent quelque peu, lorsque l'on apprit que Dubail, le maire du 10° arrondissement revenu de Versailles où il s'était réfugié, lui adressa des remerciements et félicitations "pour services rendus" (chacun sait ce que cela signifie) et il a été proposé pour la Légion d'Honneur.
Il achète la maison d'Auvers le 9 avril 1872. La veille, Aglaüs Bouvenne avais fondé la Société des Eclectiques, à laquelle Gachet adhèrera l'année suivante le 5 novempbre 1873 présenté par Félix Régamey. Le 31  août le maire du X°, demande pour lui les palmes académiques qui lui sont refusées une première fois. Une seconde tentative fut aussi infructueuse. (Article écrit en compagnie de Jeannine Christophe dans le bulletin de la Société Historique du X° arrondissement)
A suivre.......

05.12.2009

Paris qui disparaît : 22-24 rue des Bourdonnais, et rue Bertin Poirée, petite histoire d'un vandalisme

Par BERNARD VASSOR

22 rue des Bourdonnais vue de rue de Rivoli 01.jpg
Vue de la rue de Rivoli en 2007.
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A la place de ces maisons classées ayant plus de quatre siècles, des promoteurs ont obtenu de pouvoir bâtir une surface de 4000 mètres carrés de magasins.....A ma connaissance, aucune des associations historiques, ou de quartier n'ont bougé le petit doigt. La Commission du Vieux Paris, d'après un de mes correspondants a protesté mollement. Ce lieu riche en histoires et anecdotes plus ou moins réélles va disparaître à tout jamais pour faire place à une moyenne surface pour sacrifier à la mode du lowcost chère à nos édiles et gouvernants.
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L'escalier à gauche que l'on voit dans le film "Quai des Orfèvres"
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22 rue des Bourdonnais démolition interieure 01.jpg
Démolition intérieure
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Pur ce qui concerne la partie qui doit disparaître rue Bertin Poirée, Jacques Hilairet* signale que c'était à partir de 1660 l'emplacement du siège de la Loterie. Cette loterie avait été autorisée pour permettre la reconstruction du Pont-Royal ou Pont-Barbier. C'est un certain Laurent Tonti qui avait obtenu cette autorisation jusqu'à concurence de 1 100 000 livres.
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Le bureau de loterie en 1701*
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Jacques Hilairet, Dictionnaire Historique des rues de Paris. Les Editions de Minuit 1963. Je n'ai pas trouvé trace aux archives de Paris d'une loterie à cette adresse.

http://autourduperetanguy.blogspirit.com/album/22_et_24_rue_des_bourdonnais_22_et_24/

 

porte rue des bourdonnais hauteur.jpg
Porte cloutée du XVII° siècle, avec au dessus des autorisations de démolir ces maisons qui sont pourtant inscrites aux monuments historiques, pour en faire, tenez-vous bien une surface commerciale de 4000 mètres carrés !!!!!
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En revoyant le film de Henri-Georges Clouzot, le meilleur policier d'après guerre, d'après le roman de Stanislas-André-Steeman, j'ai découvert que l'appartement de l'héroïne Jenny Lamour (Suzy Delair) et de son mari, (Bernard Blier) où se déroulent plusieurs scènes du film, était situé dans une de ces maisons qui sont en voie de destruction, dans l'indifférence générale. C'est tout un bloc de maisons historiques jusqu'à la rue Bertin Poiré qui sont concernées. mes petits articles écrits il y a un an n'ont servi à rien, mais, pouvait-il en être autrement ? Les pioches des démolisseurs ont commencé leur oeuvre. L'argent commande tout, je n'ai trouvé aucun défenseur du patrimoine, comme mon expérience dans d'autres quartiers de Paris, où d'autres lieux irremplaçables ont été vandalisés, sacrifés sur l'autel du Dieu Profit....
rue des bourdonnais 22 et 24 escalier Hauteur.jpg
L'escalier que l'on voit à plusieurs reprises. dans certaines scènes du film de Henri-Georges Clouzot "Quai des Orfèvres"
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http://autourduperetanguy.blogspirit.com/archive/2008/05/...

…………..

http://autourduperetanguy.blogspirit.com/archive/2008/05/...

………………

http://autourduperetanguy.blogspirit.com/archive/2008/05/...

 

suite de l'article du 9 janvier 2009 : http://www.paperblog.fr/1465473/quai-des-orfevres-et-le-2...

Il était urgent que l'on démolisse un pâté de maisons classées pour en faire une moyenne surface de 4000 m2  des boutiques de  fringues qui disparaîtront à leur tour dans une dizaine d'années sans doute. Mais sans aucune possibilité de restaurer ce qui devrait être classé au patrimoine indestructible de Paris. Voici l'étendue des dégâts, avec l'aval de la Ville de Paris et du maire d'arrondissement qui a certainement signé le permis de démolir, puis le permis de construire. Un autre projet dans le même périmètre est à l'étude je crois; mais nous enreparlerons sans doute ?

 

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La porte cloutée datant au moins du XVII° siècle.
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Un des 2 magasins classés au Patrimoine Mondial de l'Humanité.....
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L'autre, donnant sur la rue Bertin Poiré à l'emplacement selon l'historien de Paris Jacques Hillairet du bureau de loterie au tout début du
XVIII° siècle.
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A SUIVRE..peut-être ?

Du rififi sur la Butte (Musée de Montmartre)

Par Bernard Vassor

Les collections accumulées depuis plus d'un siècle, provenant de donateurs amoureux du vieux Montmartre (dont je fais partie) ne doivent pas quitter le musée de Montmartre !!! A ce jour, plus de 6000 signatures ont été recueillies contre ce coup de force.

Montmarte c'est 2000 ans d'histoire et de légendes.

Musée Montmartre sur rue 02.jpg
Détail amusant, le premier fondateur de la Société d'Archéologie et d'Histoire fut Charles Sellier qui était conservateur du Musée Carnavalet.

Tartuffe est revenu dans la maison du comédien

de la troupe de Molière Claude de La Rose,

dit "Rosimond" qui y vécut dans les années 1680

rue Saint-Jean, aujourd'hui rue Cortot.

Le bourgmestre et les échevins de la capitale veulent trucider la plus vieille Association Archéologique et Historique parisienne.

Contact presse de la mairie de Paris : Alix Vic-Dupont 01 42 76 49 61/ service.presse@paris.fr

La ville de Paris, dans un communiqué de presse le 12 novembre 2009, dénonce une mauvaise gestion confirmée par un audit conjoint de l’inspection générale des Musées de France du Ministère de la Culture et de l’inspection générale de la ville de Paris diligenté en 2007. Cet audit a souligné le manque de rigueur de la gestion de l’association et l’incapacité à mettre en œuvre un projet culturel en l’absence de conservateur. Malgré les différentes procédures d’alerte (..) l’association s’est lancée dans un projet d’exposition «Jean Marais» dont le coût de production très

excessif *l’a conduite dans la situation sans issue à laquelle elle se trouve confrontée. Dans ces conditions la Ville de Paris n’est pas en mesure juridiquement de poursuivre son soutien financier.

Une première fois en février 2009 puis récemment avec l’arrivée d’un nouveau Président (Daniel Rolland)** la Ville de Paris a proposé à l’association d’étudier avec elle les conditions d’une fin d’activité ce que les japonnais appèlent "le Seppuku ou bien : 腹切Hara-Kiri. Préservant les intérêts du personnel et la pérennité des collections dont l’intérêt scientifique est reconnu. Sous réserve d’un accord de l’Etat, seul à même de se prononcer sur le devenir d’une collection classée Musée de France. La Ville a proposé*** que les collections puissent être reprises par le Musée Carnavalet****La Ville veillera par ailleurs à accompagner, dans la mesure du possible, dans la mesure de ses moyens les conséquences sociales de la crise à laquelle le musée se trouve confronté****

Le but réel de cette procédure (c’est moi qui souligne) :

En ce qui concerne l’Hôtel de Rosimond siège actuel de l’Association et l’Hôtel Demarne attenant, la Ville propose également de lancer dans les mois suivant la fin d’activité, un appel à projets privés pour la reprise des lieux. Ces projets devront présenter une dimension culturelle en lien avec l’arrondissement*******

Pour en terminer provisoirement avec cette affaire, je trouve assourdissant le silence de l'opposition, aussi bien à l'Hôtel de Ville qu'à la mairie du 18°. Celà cache-t-il quelque chose ?????

Je dirai dans une prochaine note, ce que je pense du voeu déposé par les "élus Verts du 18°

.......................................................

 

* 200 000 euros !

**Qui a réduit considérablement les frais de gestion et renégocié avec l’association qui avait fourni « clé en main » l’exposition Jean Marais passée avec l’ancienne présidente qui a conduit l’association à cette situation catastrophique

***Dans un premier temps, puis devant le conseil d’administration de « La Société d’Archéologie du Vieux Montmartre, de disperser les collections entre le Musée Carnavalet, la BHVP, et, ou à la Médiathèque (?)

**** Chacun sait que des œuvres arrivant en nombre dans un musée sont stockées dans des réserves pendant plusieurs mois, voir plusieurs dizaines années comme cela se produit souvent lors de donations.

*****Remarquez la façon élégante que les chinois nomment « langue de plomb » pour dire que des bonnes âmes de l’Hôtel de Ville donneront au personnel l’adresse du Pôle emploi le plus proche.

******Ce qui n’engage pas à grand-chose ! Le premier reprenneur pouvant revendre à un second qui pourrait en faire s'il le souhaite une crêperie, ou un marchand de saucisses comme on l’a vu récemment non loin de là. Je penche plûtôt pour ma part à une grande société de luxe bien en cour, que le Musée de Montmartre connaît  bien.

26.11.2009

Le Docteur Gachet et "La Société des Eclectiques"

Par Bernard Vassor

gachet homme à la pipe 05.jpg

Eau-forte du docteur Gachet prétendument réalisé par Vincent van Gogh le 25 mai 1890, n'ayant aucun lien avec "les Éclectiques"*

Archives du musée de Montmartre :
Le musée de Montmartre possède un trésor inestimable, la réunion complète des articles de la Société, ornés d'eaux-fortes des participants qui occupaient le fauteuil la présidence des séances à tour de rôle. Une réunion de six volumes in 4° "à l'italienne" sur papier à la cuve reliés résume les trente années d'activité des Eclectiques. Le tirage a été limité au nombre de sociétaires, c'est à dire à 25 exemplaires, le surplus ayant été détruit. C'est l'exemplaire, don du docteur Gachet qui étant membre de la Société du Vieux Montmartre (que la mairie de Paris, propriétaire, veut faire disparaître pour vendre les terrains et les locaux au"secteur privé"). La Société des Eclectiques fut fondée le 8 avril 1872 par des aquafortistes et des poètes, elle poursuivit ses activités pendant trente ans jusqu'en 1902. Les réunions ou "Diners" avaient lieu le premier dimanche de chaque mois. Paul Gachet ne fut coopté que l'année suivante, le 3 novembre 1873. Ses parrains étaient le Président Aglaüs dit Bouvenne, membre de la Société Française d'Archéologie et Alexis Martin historiographe, poète, amoureux de la Vénus de Milo" le premier secrétaire. Le docteur Gachet était domicilié 78 rue du Faubourg Saint-Denis.
Après la mort de sa femme en 1875, il installera, une presse à Auvers, et dit-on, une seconde dans son appartement parisien (m'a fait remarquer Benoit Landais)
Les réunions eurent lieu dans différents restaurants : Chez Deluc 68 rue de Seine, Chez Lafite 5 rue Taranne (disparue lors du percement du boulevard Saint-Germain) ches Deshays rue de Saint-Mandé à l'angle du cours de Vincennes, chez Blot.
Ces rencontres amicales ressemblaient, d'après les comptes rendus de séances, plus à des assemblées de potaches anticléricaux et irrévérencieux qu'autre chose, malgré la présence d'Emile Bin qui devint maire de Montmartre après Clemenceau, puis fut destitué pour avoir peint un portrait du général Boulanger. Le disciple et élève de Bin, Paul-Joseph Blanc, inventeur et dessinateur du "timbre au type Blanc" sans valeur faciale (musée de la Poste) qui lui resta fidèle après sa disgrâce.
Dans cette joyeuse compagnie, il y avait le sculpteur Guillemin, le libraire Voisin, le journaliste écrivain Ernest d'Hervilly, Charles Asselineau que l'on ne présente pas, le plus grand illustrateur de son temps Félix Régamey,
A SUIVRE....
....................
Dans un de ses ouvrages, Benoit Landais démonte avec précision la supercherie, et révèle la véritable personne, élève du docteur responsable de la gravure.  C'est à la suite de nombreuses péripéties que l'enquête de Benoit Landais, a découvert le pot aux roses, où l'on découvre que sur le fameux dessin du portrait de Gachet, celui-ci avait les mains....du père Tanguy !!!!
Histoire à suivre......
Je dois ajouter que Benoit Landais a toujours témoigné dans ses écrits, une certaine affection pour Julien Tanguy, il m'a en outre ouvert des pistes et renseigné dans certaines recherches "Autour du Père Tanguy"
Benoit Landais, La Folie Gachet, des Van Gogh d'outre-tombe, Les Impressions nouvelles, Janvier 20009
ISBN 978-2-87449-062-0
Il m'en a accordé la primauté, qu'il en soit chaleureusement remercié.

 

21.11.2009

Le Rocher Suisse et "La Société Historique et Archéologique du Vieux Montmartre"

Rocher SUISSE modif.jpg
Au fond, nous voyons le débouché du passage Cottin
Ce châlet flanqué sur la butte
où l’on pouvait déjeuner pour 1 franc 50 !

Par Bernard Vassor

mise à jour le 21/11/2009

Un terrain en friches, était acheté 7 francs le mètre carré en 1857 par un savoyard pour en faire, comme le dit André Roussard, "un vrai petit Robinson" à l’angle des rues des Rosiers (du Chevalier de la Barre), Lamarck et Sainte Marie (aujourd’hui Paul Albert). Neuf Montmartrois y avaient organisé une réunion le 4 juin 1886 au "Rocher Suisse" avec l’intention de créer une société dont le but serait la recherche et la conservation des anciens monuments, des souvenirs historiques, des curiosités artistiques pittoresques anecdotiques de Montmartre, Clignancourt, La Chapelle et leurs anciennes dépendances. Le 4 juin 1886 la société fut fondée et reconnue quelques jours plus tard sous le vocable de « Vieux Montmartre ». Voici les noms des membres fondateurs : Bin Emile Jean-Baptiste Philippe (1825-1897), premier président de la société. Artiste peintre, il fut maire du XVIII° arrondissement après Clemenceau, puis destitué en 1889 pour avoir fait le portrait du général Boulanger. Président à tour de rôle de la société des Éclectiques co-fondée par le docteur Paul Gachet qui a été lui aussi membre du Vieux Montmartre.

Les autres membres furent : Lamquet tout d’abord préoccupés du seul désir de sauver la colline du vandalisme officiel ou particulier.et, Jules Mauzin, Morel, Noro, Rab, Sellier, Wiggisjoff et Toussaint Martel, férus de l’historique de la vieille butte, ont été tout d'abord été préoccupés par les projets immobiliers qui (déjà) menaçaient....

A peine fondée, le cadre de la société s’élargit ; à la seule idée de conservation s’ajouta la pensée d’instruction et d’éducation historique. Un fascicule annuel fut publié, contenant les travaux des sociétaires chargés des recherches d’archives. Des dons de documents et d’objets uniquement montmartrois commencèrent à enrichir la mémoire du Vieux Montmartre
Ce fut l’embryon du musée de Montmartre qui ne vit le jour qu'en 1960.

Ce fut la première société d’histoire parisienne, bientôt imitée, successivement par des sociétés similaires dans les XVI°, V°, VI°, VIII°, XI°, XII°, XX° arrondissements et enfin à l’Hôtel de ville (comme on le voit, le IX° n’est pas en pointe !).
Le titre de gloire de la société a été de sauver de la destruction la très ancienne église Saint-Pierre et, par le moyen ingénieux (avant que le saccage de la butte ne s’accomplisse) de la photographie en établissant une collection unique de vues, qui constituent un témoignage du patrimoine historique scientifique et topographique complet de la «Butte  Sacrée».
L’association qui existe encore aujourd’hui est aujourd'hui menacée de disparition par la volonté du maire de Paris.

Les terrains et maisons propriétés de la Ville sont proposées à la vente au privé, sous la vague condition d'intérêt culturel

Sources :

Archives personnelles

Dictionnaire des Lieux à Montmartre, éditions André Roussard © 2001


18.11.2009

Musée de Montmartre : mise en vente "à projets privés"....

 

Par BERNARD VASSOR
MUSEE MONTMARTRE (2).jpg

Hôtel de Rosimond, musée de Montmartre : photo Rodolphe Trouilleux

Tout n'est pas encore perdu, le projet de la Mairie de Paris, voulant passer en force en communiquant à la presse le 12 novembre :

« En ce qui concerne l’Hôtel de Rosimond, siège actuel de l’association- société du Vieux Montmartre et son Musée - et l’hôtel Demarne attenant, la Ville propose également de lancer, dans les mois suivant la fin d’activité, un appel à projets privés pour la reprise des lieux. Ces projets devront présenter une dimension culturelle, en lien avec l’arrondissement. »

Pourquoi chasser une association privée comme le « Vieux Montmartre » et présentant « une dimension culturelle, en lien avec l’arrondissement depuis 1886»

pour vendre à un organisme privé devant accomplir des missions au contour indéfini pour faire une juteuse opération immobilière? Comme je l'ai vu par le passé, les bâtiments une fois libérés, en négligeant tout entretien des locaux – comme  cela s'est  déjà, trouvé  ces lieux, une fois dégradés, squattés, seront alors mis en vente*. Le prix du mètre carré – justifiera alors cette cession à des promoteurs. de la dimension culturelle du Musée de Montmartre ! Que les élus qui se livrent à cette besogne ne prononcent plus jamais les mot de "défense du patrimoine". Je signale qu'il n'existe aucun autre lieu à Montmartre ayant force de symbole de la mémoire. Les archives et les dons de personnes privées (dont je suis), quelques occupants tels que Renoir qui y a peint sa toile "la Jeune Fille sur la balançoire" et qui peignait les jours d'intempérie dans un hangar qu'il avait loué là la célèbre toile du "Bal au Moulin de la Galette".

Sophie Renoir son arrière petite-fille est scandalisée et m'a chargée de l'associer à la pétition pour la défense du Musée. Outre Renoir, Suzanne Valladon et Maurice Utrillo ont occupé un minuscule atelier donnant sur la rue Cortot. Emile Bernard lui aussi y vécut, ainsi que Léon Bloy et bon nombre d'artistes montmartrois. Selon mon ami Rodolphe Trouilleux :"Depuis toujours, le Musée de Montmartre forme justement, une sorte de « contrepoids » à toute marée touristique de pacotille. Pour qui veut la véritable – et passionnante – histoire de ces lieux, il suffit de pousser la porte de la rue Cortot. Là, les parisiens, les provinciaux, et les touristes, bienvenus, peuvent appréhender la véritable dimension artistique et spirituelle de Montmartre Une mauvaise gestion est reprochée aux administrateurs du Musée. Ah ? Pourtant, et je cite la réponse à la dépêche envoyée par ces mêmes administrateurs : « La Mairie, en tant que membre de droit, est titulaire de 4 sièges à notre Conseil d’Administration ; or les réserves sur la gestion, exprimées aujourd’hui, n’ont jamais été formulées en Conseil. » Dans le même temps, la Mairie refusait d’accroître sa subvention, modeste, de 40 000 € plus la compensation du loyer qui est dû à la Ville. Un peu légère, cette Mairie de Paris qui, courant 2009 fit trois propositions successives contradictoires : En février, devant la situation financière difficile : « Procédez à une liquidation judiciaire ». En mars : On va vous aider (report du paiement du loyer) et étudier une solution pour pérenniser le Musée : gestion déléguée, transformation en Musée municipal ou augmentation de la subvention.

Et enfin fin octobre, après sept mois de silence : On vous coupe les vivres, donc nous vous suggérons une dissolution volontaire. Un grand numéro de danse administrative, digne des plus beaux cancans Montmartrois!

Pourtant, pourtant, dans le communiqué de presse cité plus haut, la Ville se dit prête « à reprendre à tout moment contact avec l’Association pour étudier un plan de redressement sérieux ».

Pourquoi cet énervement, alors ? Mettons-nous autour d’une table et discutons, comme l’écrivent les responsables du Musée : « Si ce plan devait passer par la solution du repreneur privé, avec la clause de dimension culturelle qu’elle évoque, l’Association le Vieux Montmartre serait d’accord pour incarner cette référence culturelle avec ses collections et son Musée classé Musée de France. »

La mémoire des lieux, la littérature, la peinture et toute la foule des oubliés de la Bohême exigent que nous fassions le nécessaire, voire l’impossible, pour sauver une fois de plus ce lieu magique et magnifique : le Musée de Montmartre"

Tout n'est pas perdu cependant, d'autres recours sont possibles, une grande mobilisation peut venir à bout du vanlisme municipal annoncé.

Quelques groupes à l'Hôtel de Ville sont opposés au démantèlement. Pour les aider signez en nombre les différentes pétitions qui vous sont proposées sans arrières pensées politiques.

Bernard Vassor

Autour du Père Tanguy, qui je vous le signale a été concierge de l'Hôtel Demarne pendant six ans !

*L'Hôtel Demarne est inoccupé depuis plus de quinze ans

23:33 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

10.11.2009

Musée de Montmartre, pétition pour la sauvegarde !!!

 

 

MUSEE MONTMARTRE (2).jpg

LAISSERONS-NOUS DISPARAITRE LE MUSEE DE MONTMARTRE ?  

Le Musée de Montmartre, patrimoine des Montmartrois, risque de mourir par la volonté de sa tutelle, la Mairie de Paris, qui vient de décider, sans préavis, de lui couper toute subvention.

 

Installé au 12, rue Cortot à Paris 18ème depuis 50 ans, par la Société du Vieux Montmartre, association née en 1886 et reconnue d’utilité publique en 1967, ce Musée associatif, devenu Musée de France en 2003, va attirer, cette année, avec ses 6000 œuvres d’art et objets de collection, plus de 50 000 visiteurs venant de France et de l’étranger.

 

La Société du Vieux Montmartre et son Musée sont donc condamnés à disparaître faute de subventions si nous laissons faire la Mairie de Paris, privant ainsi pour toujours Montmartre et les montmartrois de leur Association et de son Musée, et donc de leur histoire.

 

C’est le cœur et la mémoire de Montmartre que l’on va tuer.

 

Mobilisons-nous pour que nos élus parisiens (Mairie du 18ème et Mairie de Paris) reviennent sur leur décision.

 

Pour vous opposer à la mort de notre Musée, merci de signer cette pétition.

 

 

Le Comité de soutien du Musée de Montmartre : sauvonslemusee@museedemontmartre.fr

                                                                   savemuseum@museedemontmartre.fr

     

 

 

     

 

11:10 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

LA MORT IMMINENTE DU MUSÉE DE MONTMARTRE

MUSEE MONTMARTRE (2).jpg 

Photo R.T. Libre de droit.

Une information qui m'a été communiquée par mon ami Rodolphe Trouilleux.

 

Installé au 12 rue Cortot à Paris 18ème , le Musée de Montmartre, classé Musée de France, va mourir par la volonté de sa tutelle, la Mairie de Paris, qui vient de décider, sans préavis, de lui couper toute subvention.

En 1960, la Ville de Paris restructure en Musée la demeure historique du comédien Rosimond, ami de Molière, et y installe la Société d’Histoire et d’Archéologie du Vieux Montmartre pour lui permettre de créer le Musée de Montmartre et d’exposer ses collections. Cette association, née en 1886, reconnue depuis d’utilité publique,  possède un fonds important d’œuvres d’art et d’objets de collection. Son musée accueillera en 2009 plus de 50 000 visiteurs. Elle met à la disposition des chercheurs et historiens du monde entier sa vaste documentation.

Ce Musée, véritable Mémoire de l’Histoire montmartroise, et donc élément irremplaçable de notre Patrimoine national, se voit condamné à disparaître dans les semaines qui viennent.

Peut-on accepter que la Mairie de Paris expulse aujourd’hui la Société d’Histoire et d’Archéologie du Vieux Montmartre, en lui suggérant “ une dissolution volontaire“, qui aurait pour conséquence la dispersion de ses Collections ?  Que veut-elle faire de ce site exceptionnel ?

 

Si vous voulez en savoir plus :

Vous êtes cordialement invité à visiter le Musée.

Un dossier de presse est à votre disposition.

sauvonslemusee@museedemontmartre.fr

Contact : 06 88 59 77 03

 

 

 

11:05 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

05.11.2009

Perou : exposition "La dame de Cao" Salon International du Patrimoine Culturel

Le Service Culturel de l’Ambassade du Pérou vous informe que dans le cadre du

Salon International du Patrimoine Culturel

sera présenté « La route Moche »

et l’exposition sur la « Señora de Cao »,

du 5 au 8 novembre 2009

Carrousel du Louvre

99 rue de Rivoli – 75001 Paris

M° Palais Royal - Musée du Louvre

www.fundacionwiese.com

11:10 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Les Jeudis du Bocata : programme de janvier

 

BOCATA CARINE et eUSEBIO MODIF.jpg

BOCATA

31, rue Milton 75009 Paris

01.40.16.82.85

Jeudi 7 janvier

20H.30

Les cabarets Montmartrois

Par

Laurent Bihl

Professeur d’histoire

 

Jeudi 14 janvier

20H.30

Qu’entendons-nous par habiter ?

Domingos Pereira

Jeudi 21 janvier

20H.30

Les images oubliées de Germaine Tillion 

Documentaire inédit de 52 minutes réalisé par

François GAUDUCHEAU avec la participation

d’Augustin BARBARA  et de Nancy WOOD

La projection sera suivie d’un échange en présence

d’Augustin BARBARA

Professeur de Sociologie (Ethno-sociologue)

 

Jeudi 28 janvier

20H.30

L’autorité

Jean-Paul Jouary et Laurent Bihl

 

 

 

Les soirées sont gratuites. Si vous souhaitez y participer, merci de réserver vos places afin que nous puissions nous organiser. Ceux qui le souhaitent peuvent se restaurer à partir de 19H.30 ou après les causeries. Durant les interventions nous interrompons le service.

Carine et Eusebio

 

 

 

11:01 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Jeudi du Bocata : programme de décembre

BOCATA

31, rue Milton 75009 Paris

01.40.16.82.85

Jeudi 3 décembre

20H.30

Aujourd’hui l’Inde

Par

Max-Jean Zins

Du CNRS, spécialiste de l’Inde

Jeudi 10 décembre

20H.30

Descartes inconnu

Par

Jean-Paul Jouary

Auteur Philosophe

Les soirées sont gratuites. Si vous souhaitez y participer, merci de réserver vos places afin que nous puissions nous organiser. Ceux qui le souhaitent peuvent se restaurer avant ou après les causeries, durant les interventions nous interrompons le service.

Carine et Eusebio

10:32 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

04.11.2009

Autour de la musique péruvienne, par Javier Echecopar

L’Ambassade du Pérou nous informe de ses prochaines activités

Autour de la musique péruvienne
par Javier Echecopar


le
mardi 10 Novembre 2009


14h Conférence de Javier Echecopar sur les compositeurs baroques au Pérou, sur la situation actuelle des recherches concernant cette musique et sur les rythmes et musiques traditionnelles du Pérou pour guitare.

15h Master class de Javier Echecopar sur les compositions  baroques péruviennes et sur les rythmes et musiques traditionnels du Pérou, avec la participation des élèves des classes de guitare du CRR de Paris.

18h 30 Concert public de Javier Echecopar avec des étudiants du CRR.

Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris

14, rue de Madrid 75008 Paris

M° Europe

Renseignements :
www.javierechecopar.com

20:12 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Colloque Charles-Louis Philippe romancier

 

Notre amie Noëlle Benhamou nous communique :

COLLOQUE Charles-Louis-Philippe 02.jpg

 

 

pour le centenaire de sa mort

 

Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, les 12 et 13 novembre 2009

Le colloque se tiendra à la Maison des Sciences de l’Homme, 4 rue Ledru.

 

Jeudi 12 novembre.

 

9 h 30 Accueil par M. Mathias Bernard, doyen de l’U.F.R. Lettres, Langues et Sciences Humaines, et M. Jean-Louis Aurat, Président des Amis de Ch.-L. Philippe, et ouverture du colloque.

Première séance : le romancier, perspectives générales.

10 hJ.-L. Vieillard-Baron : Christianisme et fiction dans l’oeuvre.

10 h 30 Claude Foucart : L’enthousiasme pour Nietzsche chez Philippe, entre Mallarmé et Gide.

11 h C. Herzfeld : Mythèmes hérodiques dans la fiction.

11 h 30 Pause et discussion.

12 h Michèle Duplaix et Marie-Thérèse Aurat présenteront des « chapitres » du DVD qu’elles ont conçu pour le Musée de Cérilly.

12 h 30. Déjeuner.

14 h 30. Deuxième séance, présidée par Bruno Vercier. Du général au particulier.

14 h 30 David Roe : Eléments de titrologie philippienne.

15 h Martine Sagaert : Gide et les manuscrits de Philippe.

15h 30 Adrien Malcor : Philippe et l’art de son époque.

16 h Discussion. Pause.

16 h 30 Stéphane Chaudier : Ce que le style sait de la matière.

17 h Gil Charbonnier : La question du lyrisme dans les romans de Philippe.

17 h 30 P. Lachasse : L’espace dans Croquignole.

18 h Discussion.

18 h 15 Claude Aufaure lira quelques textes de Philippe.

 

Dîner de gala

 

Vendredi 13 novembre.

 

9 h 30. Troisième séance : romancier et conteur. (Président : David Roe)

9 h 30 Noëlle Benhamou : La prostitution dans Le Pauvre amour en chair et

Bubu de Montparnasse.

10 h Sylviane Coyault : Misères et splendeurs du corps chez Philippe.

10 h 30 Discussion et pause.

11 h Yvon Houssais : Les Contes du Matin : du fait divers à la nouvelle.

11 h 30 B.-M. Garreau : Aspects thématiques des Contes du Matin.

12 h Discussion et clôture du colloque.

 

13 h. Déjeuner

 

Participants

Marie-Thérèse Aurat, professeur de Français en retraite, est secrétaire adjointe des Amis de Charles-Louis Philippe.

Noëlle Benhamou, docteur ès lettres, chercheuse associée à l’ITEM-CNRS (UMR 8132) est spécialiste de Maupassant.

Gil Charbonnier, maître de conférences à l’Université Paul Cézanne Aix-Marseille II, est spécialiste de Valery Larbaud.

Stéphane Chaudier enseigne la stylistique à l’Université Jean Monnier de Saint-Etienne.

Sylviane Coyault enseigne à l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand.

Michèle Duplaix, Cérilloise, est professeur de communication et vente à Montluçon.

Claude Foucart, professeur émérite, a publié trois correspondances de Gide, et une étude de ses rapports avec l’Allemagne.

Bernard-Marie Garreau, maître de conférences à l’Université d’Orléans, est spécialiste de Marguerite Audoux.

Claude Herzfeld, docteur d’état, chercheur associé à l’Université d’Angers, est directeur des Cahiers Octave Mirbeau et spécialiste d’Alain-Fournier. Il vient de publier Charles-Louis Philippe entre Nietzsche et Dostoïevski (Harmattan).

Yvon Houssais, maître de conférences à l’Université de Franche-Comté, est spécialiste de la nouvelle au vingtième siècle.

Pierre Lachasse, docteur d’état, Paris, est spécialiste de Gide, dont il a publié des correspondances, dernièrement celle avec Léon Blum (2008).

Adrien Malcor est diplômé de l’ENS des Beaux-Arts de Paris. Comme Philippe, il est un « fils de Cérilly ».

David Roe, Senior Lecturer (e.r.) University of Leeds, G.-B., est secrétaire général de l’Association des Amis de Ch.-L. Philippe et rédacteur de son Bulletin. Il travaille sur tout le cercle des amis de Philippe, et sur des inédits de Jacques Rivière.

Martine Sagaert, Professeur à l’Université du Sud Toulon Var, a édité la Correspondance Gide-Philippe et le t. 2 du Journal de Gide.

Bruno Vercier, naguère maître de conférences à Paris III, a édité deux volumes de Philippe en poche. Il travaille actuellement sur Pierre Loti.

Jean-Louis Vieillard-Baron est professeur de philosophie à l’Université de Poitiers, où il dirige le Centre de recherche sur Hegel et l’idéalisme allemand.

 

 

Deux intervenants participeront seulement aux actes du colloque :

Bruno Curatolo (Université de Franche-Comté) : Philippe romancier vu par ses contemporains et successeurs.

Maïko Tokai (Université d’Hiroshima, Japon) : Un aspect de la technique romanesque.

 

 

 

 

 

13:00 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Les "Jeudis du Bocata" le 12 novembre à 20 H 30

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BOCATA

31, rue Milton 75009 Paris

01.40.16.82.85

Jeudi 12 novembre

20H.30

Chamanisme et neurosciences

 

Corine Sombrun

Auteur et sujet d’études en neurosciences sur les Etats Modifiés de Conscience

Les soirées sont gratuites. Si vous souhaitez y participer, merci de réserver vos places afin que nous puissions nous organiser. Ceux qui le souhaitent peuvent se restaurer avant(à partir de 19H.30) ou après les causeries, durant les interventions nous interrompons le service.

Carine et Eusebio

10:23 Ecrit par vassor dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

29.10.2009

Pierre Michon, Grand prix du roman de l'Académie Française

Par Bernard Vassor

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Dans les romans ou essais de Pierre Michon, la peinture tient une place primordiale.

Récompensé pour un roman intitulé  "Les Onze", histoire d'un tableau imaginaire et d'un peintre représentant les onze membres du Comité de Salut  public. Pierre Michon, est l'auteur de nombreux essais et romans dont :"Vie de Joseph Roulin, Editions Verdier, 1988.

Ce "facteur" était selon Vincent van Gogh, le sosie provençal du Père Tanguy.

Dans Joseph Roulin, il y a la confrontation de deux grands et beaux mythes du XIXè : celui de l’Art et de la Révolution » dit Pierre Michon dans Le Roi vient quand il veut.

Ce Roulin, fut l'ami d'un peintre hollandais, avec qui il partageait des verres d'absinthe au café de "la mère Ginoux" à Arles en 1888. Contrairement aux deux bistrotiers, il n'a pas, lui, signé la pétition pour le faire expulser de la place Lamartine !

« Roulin avait grandi sous l'Empire, à l'époque où la république était vraiment interdite ; quand plus tard elle fut là, instaurée pour de bon et en quelque sorte obligatoire, il la décréta de nouveau non avenue, car quand on la déclara, quand elle eut un président visible et un drapeau visible, le prince Roulin demeura invisible ; il la reporta donc, la remit aux calendes, au Grand Soir sans doute avec son drapeau rouge sous lequel enfin, patent, le prince folâtre se manifesterait et laisserait là la défroque du vieux Roulin.(...) il avait du goût pour la vengeance, et il arrivait qu'au terme de longues journées d'humiliations il apparût dans la cuisine, jeune toujours mais non pas batifolant, long comme un jour sans pain, pâle, romantique, compassé, coiffât impeccablement le grand chapeau à plumes noires de Fouquier-Tinville, et par-dessus la tête de la mère Roulin accablée qui ne le voyait pas, lût les noms de la prochaine charrette. (...) »

« Il épousa et engrossa Augustine, cajola et engueula Armand, Camille et Marcelle issus d'Augustine, eut un jardin où biner des laitues. Cela lui donna un brin d'apparence, car il ne suffit pas en ce monde d'être facteur, ou entreposeur, comme si ce n'était pas déjà assez tuant, encore faut-il être un facteur rouge ou blanc"









 

18.10.2009

Les Jeudis du Bocata

CARINE ET EUSEBIO 05 COUL.jpg

BOCATA

 

31, rue Milton 75009 Paris

01.40.16.82.85

Jeudi 22 octobre

20H.30

Ainsi parlait Nietzsche…

Par

Jean-Paul Jouary

Auteur, philosophe

 

Les soirées sont gratuites. Si vous souhaitez y participer, merci de réserver vos places afin que nous puissions nous organiser. Ceux qui le souhaitent peuvent se restaurer à partir de 19H.30 ou après les causeries. Durant les interventions nous interrompons le service.

Carine et Eusebio

 
Bernard Vassor
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