Référencement gratuit

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2007-02 | Page d'accueil | 2007-04 »

22/03/2007

MARCELIN DESBOUTIN GRANDEUR ET DECADENCE

Par Bernard Vassor

medium_degas_absinthe_05.jpg
Né en 1823, à Cérilly, mort à Nice en 1902. Connu comme graveur, il est est méconnu comme peintre. Il a produit plus de mille toiles. Zola a dit de lui :"Desboutin est impressionniste dans ce que l'impressionnisme a de plus profond".
Il est parent du célèbre polémiste Henri Rochefort.. Sa famille possède une grosse fortune terrienne. Après son premier mariage, il s'installe à Florence où il possède un palais baptisée "L'Ombrellino" Il mène une vie fastueuse et dépense sans compter en réceptions d'amis artistes de tous bords, dont le groupe des "Macchiaioli" qu'il retrouvera à Paris. Acculé à la ruine par la spéculation foncière,il quitte l'Italie en 1870pour s'installer à Genève. En 1871, il fréquente les proscrits de la Commune qui : "envahissent les bistrots des Pâquis, des Grottes, les pensions ouvrières de la Terrassière, des Glacis-de-Rive. A Carouge des réfugiés, sont si nombreux qu’ils forment un îlot dans la ville et les bicoques qu’ils habitent deviennent le « Petit Paris. " (...) Mais à côté de la grande armée des prolétaire qui ont fui la mort, la déportation, on rencontre de nombreux intellectuels révolutionnaires, des artistes, anciens suppôts des brasserie de la rive gauche, ennemis personnels de Napoléon III ou de « l’Espagnole ». Ceux-là fréquentent les grands cafés, le « Nord », la « Couronne », le « Levant ».
"Presque dans le même temps arrive d’Italie à Genève le peintre et aquafortiste Marcellin Desboutin, grand seigneur ruiné, qui pense pouvoir gagner largement sa vie dans la belle métropole touristique et intellectuelle. Bien vite la réalité la détrompe. Si le succès d’estime est complet, si les Genevois sont à la fois éblouis et émerveillés par la facilité et la dextérité du peintre, s’ils admirent ses portrait enlevés en deux, trois séances, ils ne vont tout de même pas jusqu’à mettre la main à leur poche et à ouvrir leur porte monnaie. Le grand artiste, sera un des plus célèbres graveurs de son siècle, a loué pour trois cents francs, maison Bellami au Pré-l’Evêque, un vaste appartement avec une ribambelle de pièces en enfilade où sa famille loge à l’aise. Lui-même, sur les conseils de Nina et de ses amis, a ouvert un atelier au bord du lac, près de la Promenade et le Tout-Genève défile. Y défile seulement, sans passer de commandes, hélas ! Desboutin est navré, marri, inquiet. Il fait part de ses craintes à son ami Raisin, l’avocat, à son ami Marc Monnier qui le consolent et essayent en vain de lui faire obtenir des commandes. C’est à cette époque qu’un ami de Courbet, Pia, ouvre rue du Mont-Blanc, la Première galerie de tableaux où pour quelques billets de cent francs on peut acheter des Manet, des Millet, des Courbet, des Delacroix et des Corot. Mais décidément les Genevois ne savent pas voir ni même spéculer sur les œuvres d’art et l’audacieux doit bientôt fermer boutique. Il va de soi que Desboutin a pris contact, dès son arrivée, avec ces gens de l’exil, avec les grands seigneurs de la proscription, et qu’il a fréquenté avec plaisir la belle Nina, dont il fera plus tard une pointe sèche devenue aujourd’hui d’une insigne rareté. Pour se consoler Desboutin lui lit en confrère des drames qu’il compose ou corrige dans la cité de Calvin, notamment Le Cardinal Dubois, Madame Roland et, aussi une comédie d’une verve incontestable. Sa verve à dire vrai est dépensée en vain, nul ne songe à jouer les chefs-d’œuvre dramatiques de Marcellin Desboutin. Pour comble, il a horreur du climat de Genève et de cet hiver qui, pendant deux mois, prive du moindre rayon de soleil et l’ensevelit dans un linceul de brume.
Nina et sa mère
medium_DESBOUTIN_madame_Gaillard.2.jpgessayent d’encourager le grand artiste, ses amis les proscrits le voient, le réconfortent. Desboutin ne pourra jamais s’habituer aux sautes d’humeur de la température genevoise, pas d’avantage au caractère grincheux des gens d’ici, à leur ladrerie, leur avarice, leur mesquinerie. Il quitta notre ville en juillet 1872. Nina à son tour sent l’ennui la gagner. Quel silence soudain sous les arbres des Pâquis ! C’est que la plupart de ses bruyants amis ont dû quitter la pension des Charmettes.
Quelqu’un a vendu la mèche au père Lerou qui, stupéfait, a appris que ces jeunes viveurs, ces seigneurs fastueux et pleins d’or, d’entrain et de gaieté, n’étaient autre que des « Révolutionnaires ”. Ca n’a pas trainé et les Parisiens ont reçu congé. Toute la nichée s’est envolée, égaillée aux quatre coins de la cité et Nina, une fois de plus, cherche dans l’art les éternelles consolation qu’il prodigue toujours aux âmes en peine. Elle donne des concerts au Casino de Saint-Pierre où, quelques lustres plus tôt, se fit applaudir Liszt,"*
Il revient à Paris en 1873 et fait sensation au café Guerbois, où Manet le prend pour un marchand ambulant. Il donne six toiles à la deuxième exposition impressionniste. Il a de nombreux amis et est apprécié de tout le monde, mais il ne vend rien. Seule la gravure lui permet de subsister. Après 1875, c'est au café La Nouvelle Athènes qu'il expose ses théories. Il vit dans une cabane en bois de la rue Forest en planches disjointes dont les courants d'air sont atténués par des tapisseries italiennes et quelques toiles savamment clouées au mur. Par l'intermédiaire de Philippe Burty, il va rencontrer Edmond de Goncourt et Degas qui deviendront ses amis. Samedi 6 février 1875 :
"Un artiste nommé Desboutin, que je ne connaissait pas, a apporté chez Burty (15 boulevard Montmartre)) jeudi, deux ou trois portaits à la pointe sèche, des planches suprêmement artistiques. Je les ai admirées ces pointes sèches. Il m'a offert de me "portraire" et rendez-vous a été pris aujourd'hui. Je vais le trouver aux Batignoles avec Burty. L'ateleir est dans la cour d'une cité ouvrière, bruyante de toutes les industries de bois et de fer. Il est construit en planches mal jointes que recouvrent au-dedans d'immenses tapisseries rapportées d'Italie (...)"
Il vivait dans ce taudis avec ses huit enfants sans jamais se plaindre.
 
 
*Extrait de   Par F. Fournier-Marcigny  Une muse parisienne à Genève Nina de Villard,  Almanach du Vieux Genève,  La Genève d’autrefois.  Willy Aeshlimann,  1946   

18:10 Publié dans LES PEINTRES INCLASSABLES | Lien permanent | Commentaires (4) | | | | Digg! Digg

21/03/2007

RUE BERTON 15bis L'HOTEL DE LAMBALLE

Par Bernard Vassor

medium_hôtel_de_LAMBALLE_05_sepia.jpg
Appartenant au "beau" Lauzun en 1695, lorsqu'il épousa une jeune fille de quatorze ans (il en avait soixante)
Puis ce fut la résidence de la princesse de Lamballe qui y habita jusqu'à sa mort en 1792et ne fut pas la seule à perdre la tête dans cette maison...medium_Maupassant_05_SEPIA.jpg
medium_Theo_van_gogh_05_SEPIA.jpg
Rétif de la Bretonne, dans"Les Nuits de paris" raconte sa décapitation devant la prison de la force, rue du Roi de Sicile : 
"....................................................." 

 

13:51 | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

L'HOTEL CLISSON rue des archives

Par Bernard Vassor

medium_HÖTEL_DE_CLISSON_05_SEPIA.jpg
18 rue des Archives 
L'Hôtel Olivier de Clisson a été construit vers 1371 à l'angle des rues de Paradis (Francs-Bourgeois) et du Chaume (des Archives) sur un terrainqu'on appelait le chantier du Temple. Clisson était un compagnon de Bertrand Du Guesclin dont l'hôtel se trouvait rue de la verrerie. La porte d'entrée à tourelles a été restaurée (mal) en 1847.
Les Guise se rendirent propriétaire de l'hôtel qui prit alors le nom de son acheteur.  
En 1700, François de Rohan, prince de Soubise put, grâce aux avantages que Louis XIV accordait à sa très belle et très rousse femme, acquérir cette prestigieuse demeure.
Le 16 avril 1529,  une délibération de l'Assemblée de Ville indique :
Du sezeime jour dudict moys de Apvril oudict an mil cinq cens vingt neuf, après Pasque :
"Veue la requeste à nous predentée par noble homme messire Philibert Babou,chevalier, tresaurier de France, sieur de la Bordeziere, par laquelle il nous avoit donné à entendre que puis quelque temps en çà il avoit acquis l'hostel de Clisson, autrement dit l'hostel de Misericorde*, assis en ceste ville de Paris, ouquel a eu de toute ancienneté fontaine, ainsi qu'il appert par les thuaulx et conduictz de plomb estans es jardin et autres endroictz d'iceluy hostel (...) Nous avons ordonné que ladicte fontaine, qui soulloit estre oudict hostel de Clisson, sera restablye et remise en son premier estat, por servir oudict hostel de Clisson es endroictz où elle y soulloit avoir cours, et jusques à la grosseur d'un poix**; à la charge que ce qui sera faict oudict hostel sera aux despens dudict Babou, lequel sera tenu entretenir ladicte fontaine jusques à saillir en la rue, si besoing est, pour le secours des habitans du quartier, et aussi s'il advenoit si grande seichresse que les grotz thuaulx (..) la fontaine cessera de couler, pendant le temps de ladicte seicheresse, pour secourir ledict gros thuau." 
Nous apprenons par une autre délibération la provenance des eaux pour l'alimentation des fontaines parisiennes, et des travaux à effectuer en amont pour faciliter cet approvisionnement.
* C'est dans l'hôtel de Clisson que Charles VI après la répression des Maillotins, aurait fait proposer au peuple parisien de  choisir entre divers modes de châtiment. Les bourgeois auraient crié "Miséricorde", l'hôtel aurait donc été désigné par la suite hôtel de la Miséricorde ou hôtel des Grâces
**Souligné par nous

13:40 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

POUR LES AMOUREUX DE PARIS : RETROSPECTIVE ATGET

medium_ATGET_PHOT_SEPIA_05_PORTRAI.jpg
EUGENE ATGET 1857-1927
« On se souviendra de lui comme d'un historien de
 l'urbanisme,  d'un véritable romantique, d'un
amoureux de Paris, d'un Balzac de la
caméra, dont l'œuvre nous permet
de tisser une vaste tapisserie
 de  la civilisation française. »
Berenice Abbott
medium_ATGET_RETROSPECTIVE_05.jpg
ouverture le 27 mars 2007 
Sur le site Richelieu : 52 rue de Richelieu
La Bibliothèque nationale de France
Galerie de la photographie
ouverture du 27 mars 2007 de 10h à 19h
dimanche de 12h à 19h
sauf lundi et jours fériés

08:37 Publié dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

19/03/2007

FONDACTION BORIS VIAN

Les membres de notre association sont invités par nos amis de

La Fondaction Boris Vian

qui organise avec le concours des

  Amis de Jean Cocteau

au vernissage d'une exposition de peinture

et performance de danse

inspirées de

"Journal d'un désintoxiqué" de Jean Cocteau 

OPIUM 

Vendredi 23 mars 2007 à partir de 19 heures 

Spectacle à 20 h 30 

Ouverture de la galerie les 24 et 25 mars de 14 h 30 à 19 h 

Fondaction Boris Vian

6 bis Cité Véron

75018 Paris

Parking place Clichy 

borisvian103@yahoo.fr 


Site Compagnie Lamoureux

Chorégraphie Pierre Lamoureux 

contact Pierre Lamoureux 06 66 96 41 51 

17:05 Publié dans Evènement | Tags : BORIS VIAN, Jean Cocteau | Lien permanent | Commentaires (3) | | | | Digg! Digg

MARIE JADE, (Gabrielle Vien), ARMAND SEGUIN

Par Bernard Vassor

medium_MARIE_JADE.jpg 
Marie Jade (1873-1907) de son véritable nom Gabrielle Vien, était la fille de la compagne de Charles Morice co-auteur avec Gauguin de Noa-Noa.
Son portrait Signé par Armand Seguin est resté inachévé. Il est au musée d'Orsay et son histoire mérite d'être racontée :
En 1893-1894, Morice conduisit Marie Jade et sa mère à l'atelier de Seguin 54 rue Lepic (c'était aussi l'adresse de Théo et Vincent Van Gogh 4 ans auparavant) pendant que sa mère jouait du piano, Marie assise sur un canapé, un bouquet de chrisanthèmes dans une coupe posait pour Armand Seguin. Cest alors que Gauguin entra dans l'atelier. Il regarda le travail de son élève il murmura :"Non, non, ça ne va pas......" puis, lui prenant la palette et le pinceau des mains, il ouvrit du bout de son pinceau, une fenêtre à droite du petit modèle, derrière laquelle il mit un paysage, afin de donner  de l'air à la petite fille blonde et triste assise toute raide sur le bord du canapé....
Seguin ne reprit jamais cette étude. Le tableau a été acquis par le musée du Luxembourg en 1929 et est actuellement au musée d'Orsay.
Marie-Jade est considérée comme "esprit original, précurseur du surréalisme et du théâtre moderne"
Henri Masson, Armand Seguin, La vie errante, L'oeuvre insolite.Brest 1995

13:50 Publié dans Les peintres | Tags : gauguin, armand seguin, charles morice, marie jade | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

18/03/2007

RUE DES MARTYRS, ANTONIN DUBOST, dit : "Le père la pudeur"

Par Bernard Vassor

medium_Dubost_antonin_05_cadre.jpg
Antonin Dubost 1842-1921
Sénateur de l'Isère, président du Sénat de 1906 à 1920, il fut ministre de la justice en 1892 et 1894.
A ce titre, il fit voter ce que l'on a appelé "Les lois scélérates" sous Casimir Perier.
Il fut le Président des vertueux Pères-la-Pudeur en 1906. Gerard de Lacaze-Duthiers* nous apprend que ce brave homme qui aurait pu finir président de la République comme Felix Faure, a succombé comme lui en charmante compagnie le 16 avril 1921 dans une maison close du bas de la rue des Martyrs (10) parfaitement tenue par une certaine Mlle Jeannine. La presse bien sûr fit silence sur cet évènement dont je n'ai trouvé nulle trace dans les différentes histoires de la troisème République. L'histoire ne dit pas non plus si la belle hôtesse de la rue des Martyrs aura eu droit elle aussi à un bureau de tabac comme Mme Steinheil  (Meg pour les intimes) !!!
La base de donnée de l'Assemblée nationale, nous donne les renseignements biographiques suivants :  
ETAT CIVIL :
M. Henri, Antonin Dubost
Né le 06/04/1842 à L'Arbresle (Rhône)
Décédé le 16/04/1921 (Paris)
*Lacaze Duthiers, C'était en 1900, La Ruche Ouvrière, sans date 
Pour ceux qui aimeraient connaître le numéro de la rue des Martyrs de cette noble maison fermée en 1945, peuvent se reporter à un article précédent
Extraits de L'Histoire sociale au Palais de Justice, plaidoyers philosophiques d'Émile de Saint-Auban, A. Pedone, éditeur, 1895
en relation avec les lois susnommées :

16:45 Publié dans Histoire des rues de Paris | Tags : Jean Grave, Clemenceau, Mirbeau, Bernard Lazare, Paul Adam, Saint Grégoire de Nysse, Fénéon | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

MARIO VARGAS LLOSA, COLLOQUE INTERNATIONAL

CONGRES INTERNATIONAL MARIO VARGAS LLOSA

AMORES, UTOPIAS, INFIERNOS

medium_Mario_vargas_llosa_colloque_maison_amerique_PHOTO_B.V..jpg

 

Marie-Madeleine Gladieu 

de

L'UNIVERSITE DE REIMS CHAMPAGNE ARDENNESmedium_Marie-madeleine_gladieu_05.jpg

UFR Lettres et Sciences humaines

Organise du 17 au 19 septembre 2007 : 

SUITE 

 COLLOQUE_Mario_Vargas_Llosa.pdf

11:10 Publié dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

VICTOR HUGO, 66 RUE DE LA ROCHEFOUCAULD L'HOTEL ROUSSEAU

Par Bernard Vassor

medium_66_rue_de_la_rochefoucauld_05_sepia.jpg
HOTEL ROUSSEAU 66 RUE DE LA ROCHEFOUCAULD

C'est en 1776 que l'architecte de l'hôtel de Salm (pavillon de la légion d'honneur)Pierre Rousseau se construisit ce petit hôtel. medium_HOTEL_ROUSSEAU_05_sepia.jpgIl s'agit d'un pavillon carré, agrandi par la suite. Le peintre Edouard Picot en fit son atelier, Eugène Isabey prit sa suite après 1830.

............

L'aspect extérieur n'a pas changé, sauf les deux révèrbères encadrant la porte d'entrée, qui ont été enlevés. Il ne doit pas en être de même pour l'intérieur. L'hôtel, qui avait il y a deux ou trois ans avait été mis en vente, a subi de nombreux travaux. Inquiet de l'avenir de cette maison, j'ai suivi les travaux et vu des marteaux-piqueurs attaquer  le sol carrelé d'époque. Le 25 septembre 1871, Paul Meurice  (le secrétaire de Victor Hugo) loua pour lui, dans l'immeuble du 66 rue de La Rochefoucauld le premier étage sur cour. Mais comme l'appartement n'était pas prêt, Hugo s'installa pendant les travaux à l'hôtel Byron, rue Laffitte. C'est le 9 octobre 1871 qu'il emménagea.  Juliette Drouet  y loua un petit appartement 55 rue Pigalle, la maison juste en face. Totor vint l'y rejoindre plus tard.

http://vassorama.spaces.live.com/blog/cns!C32C7FF1FE41996...

10:15 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Tags : victor hugo, rousseau, paul meurice, juliette drouet | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

17/03/2007

LES PLEYEL, 9 RUE CADET, L'HOTEL CROMOT DUBOURG

Par Bernard Vassor

medium_PLEYEL_MARIE_05_sepia.jpg
MARIE  PLEYEL
........................
 

9-11, rue Cadet - hôtel Cromot du Bourg  (succession Dutuit)l'hôtel construit en 1766, a une façade à deux étages, sans sculptures ni clés de fenêtres avec seulement une corniche à modillons. La propriété en 1824, était entourée de jardins. C’est d’abord Ignace Pleyel, né le 18 juin 1757 à Ruppersthal en Basse-Autriche, qui va faire parler de lui. Il était l’élève privilégié de Joseph Haydn. En 1787, Maître de Chapelle de la cathédrale de Strasbourg, il épousa Gabrielle Lefèbvre, la fille d’un ébéniste strasbourgeois.

LIRE LA SUITE :

9_rue_Cadet_hôtel_Cromot_Dubourg_les_PLEYEL_suite.pdf

22:05 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Tags : hôtel cromot du bourg, ignace pleyel, gabrielle lefèbvre, george sand, mozart, haydn, frédéric chopin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

EVELYNE BLOCH-DANO UN SITE PLACE SOUS LE SIGNE DES MAISONS D'ECRIVAINS

medium_EBD-accueil_678540.jpg
EVELYNE BLOCH-DANO

La célèbre biographe de Flora Tristan, de Madame Zola, de Madame Proust nous donne sur son site l'actualité littéraire, l'annonce de colloques, de voyages d'études etc..

Aujourd’hui elle se lance dans une nouvelle aventure : l’Université populaire du goût, créée par Michel Onfray, à Argentan. Et elle publie La Biographe. Vous pourrez la rencontrer au salon du livre sur le stand Grasset le 27 mars 2007 à 18 h 30 pour : La biographe, éditions Grasset, 237 pages, paru le 1 février 2007.       

10:20 Publié dans Evènement | Tags : Flora Tristan, madame Zola, Proust, Evelyne Bloch-Dano | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

23 rue des Martyrs BALZAC CHEZ LAURENT-JAN

Par Bernard Vassor

Balzac s'est caché de ses créanciers chez son beau-frère l'ingénieur de Surville au 47 rue des Martyrs 

medium_rue_des_martyrs_Balzac_05_SEPIA.jpg
Un petit peu plus bas, au numéro 23, habitait Laurent-Jan qui fut un temps le secrétaire de l'illustre écrivain. Il organisait chez lui des orgies grandioses. Balzac, écrivit un jour à son ami le docteur Ménière (un des modèle pour Horace Bianchon) :
"Mon cher  Prosper,
viens ce soir chez Laurent-Jan, 23 rue des Martyrs, il y aura des chaudes-pisses bien habillées"  Laurent-Jan faisait bien les choses :
"Le sérail offrait comme le salon d'un bordel des séductions pour tous les yeux et des voluptés pour tous les caprices.Il y avait une danseuse nus sous des voiles de soie, des vierges factices, mais qui respiraient une religieuse innocence, des beautés aristocratiques, fières mais indolentes, une anglaise blanche et chaste des jeunes filles engageant la conversation en assénant quelques vérités premières comme :--La vertu, nous la laissons aux laides et aux bossues !"
Laurent-Jan est né à Paris en 1808. Balzac pendant son séjour en Ukraine, l'avait chargé de ses inteêts littéraires.
Véritable bohème, débraillé, il avait choqué la veuve Balzac par son "mauvais ton" 
 Secrétaire d'Honoré, celui-ci lui a dédié la pièce "Vautrin" pour le remercier selon Théophile Gautier d'avoir mis sérieusement la main à la pâte. Il est mort le 29 juillet 1877.
C'est également dans cette maison que vécut le député Jacques-Antoine Manuel (1775-1827)

09:16 Publié dans Histoire des rues de Paris | Tags : Balzac, de Surville, Laurent-Jan, docteur Ménière, Jacques-Antoine Manuel | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

16/03/2007

MAUPASSANT A LA TELEVISION

medium_maupassant_antenne_2.jpg

 Dans l'hebdomadaire VSD numéro 1532 du9 janvier 2007, notre amie Noëlle Benhamou, docteur ès lettres, chercheuse au CNRS, spécialiste de Maupassant, auteur du site MAUPASSANTIANA nous donne un avis sur les téléfilms diffusés par FRANCE 2  :

"Une adaptation, c'est comme une traduction. Il faut que ce soit périodiquement ajusté au public, à l'actualité. C'est une manière de moderniser des oeuvres classiques, sans pour autant les réécrire (...) rester fidèle à l'intention de l'auteur, ne pas trahir son esprit, son exigence" Les extérieurs ont été tournés sur les lieux évoqués par Maupassant, à Paris ou en Normandie. Des recherches sur la langue du pays de Caux ont été menées afin de vérifier la prononciation de certains mots de patois.

Contrairement aux adaptations vulgaires et braillardes de Josée Dayan, la sobriété du jeu des acteurs nous donne envie d'attendre le prochain rendez-vous du mardi avec impatience.

17:10 Publié dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

AMELIE HELIE, DITE CASQUE D'OR, DE LA COURTILLE A LA RUE DE PROVENCE

Par Bernard Vassor

medium_rue_des_cascades_05_sepia.jpg
LA RUE DES CASCADES EN 1900 
La bande des Popincourt contre la bande des Orteaux 

 La "maison de Casque d'Or", ou plutôt la maison du chef de la bande Popincourt, le Corse Leca était située 44 rue des Cascades.

C'est au "Bal des Vaches", que Amélie Hélie surnommée Casque d'Or, rencontra un ouvrier-polisseur nommé Manda. Ce fut le coup-de-foudre, mais le salaire de l'ouvrier, ne suffisait pas au train de vie d'Amélie. Manda changea donc d'orientation et devint le chef de la bande des Orteaux. Le grand amour dura quatre ans, Casque d'or s'enticha de Leca avec qui elle s'installa. Manda fit tout pour la reprendre, et les deux bandes s'affrontèrent rue des Haies. Leca , blessé, fut hospitalisé à l'hôpital Tenon.

medium_Casque_d_or_09_affichette_sepia.jpg
LIRE LA SUITE :

10:45 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Tags : Bouffes du Nord, Casque d'Or, Leca, Manda, Arthur Dupin, Alliot Clémentine | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

LES ASILES DE NUIT "A LA CORDE"

Par Bernard Vassor
medium_ASILE_FRADIN_05_sepia.jpg 
Au XIX° siècle, des "philanthropes" recevaient pour une somme modique (qui ne les empêcha pas que les tenanciers, firent rapidement fortune) des pauvres gens sans domicile, pour la somme de deux sous.
Assis sur un banc, ils devaient reposer leur tête sur une corde pour pouvoir dormir. Le matin, on détachait la corde pour réveiller tout le monde, et les pauvres bougres, devaient sortir dans la rue.
L'asile Fradin a fermé ses portes en 1917, il était au 35 rue Saint Denis.

08:56 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | Digg! Digg

PARIS DISPARU, LE PASSAGE DELORME

Par Bernard Vassor

medium_passage_DELORME_05_SEPIA.jpg 
177 RUE SAINT-HONORE, 188 RUE DE RIVOLI
Ce dessin de leymonnère, paru dans l'ouvrage : De la rue des Colonnes à la rue de Rivoli, (publication de La délégation à l'action artistique de la Ville de Paris sans date) est la seule représentation connue de ce passage démoli en 1896.
Construit en 1808, sur l'emplacement des écuries du roi. C'est Charles Arnoult Delorme qui achète le terrain vacant. Il a engagé l'architecte Vestier pour construire en juin 1808 un passage conduisant de la rue Saint-Honoré à la rue de Rivoli (actuel 188).D'une longueur de 72 mètres et de la largeur des arcades de la rue de Rivoli des boutiques en rez-de-chaussée avec arrière-boutique et des caves la galerie dispose d'appartements au dessus des magasins.
A SUIVRE............... 

08:20 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

15/03/2007

Jean-Jacques Liabeuf, un certain sens de l'honneur : Je ne suis pas un souteneur !!!

Par Bernard Vassor

jusqu'à la dernière goutte de mon sang,

je protesterai de mon innocence."

Jean-Jacques Liabeuf 

medium_La_rue_Aubry_le_boucher_était_dans_le_prolongement_de_cette_rue_en_1900.jpg
LA RUE AUBRY-LE-BOUCHER ÉTAIT DANS LE PROLONGEMENT DE CETTE RUE EN 1900 

UN SENS SACRE DE LA JUSTICE  
Un jeune ouvrier cordonnier au chomage, après de menus larcins est interdit de séjour dans sa ville natale de Saint-Etienne. Il fut arrêté à Paris rue Aubry le Boucher et condamné à trois mois de prison, cent francs d'amende et cinq ans d'interdiction de séjour pour proxénétisme alors qu'il était semble-t-il d'après ses dires innocent. Il décida de se venger à sa sortie de prison, bravant l'interdiction, il se rendit de nouveau rue Aubry le Boucher attirant volontairement l'attention des policiers. Ceux-ci, voulant l'appréhender  se blessèrent les mains car Jean-Jacques Liabeuf avait fixé des pointes d'acier sur deux manchons, fixés sur ses bras, dissimulés par une pèlerine. Au cours de la bagarre, Liabeuf tua agent avec un révolver et en blessa six autres avec deux tranchets de cordonnier qu'il avait sur lui. 

Aux assises, il déclara :

"J'ai été condamné comme souteneur, mais je ne suis pas un souteneur. J'ai été à la suite de cette condamnation interdit de séjour. Et bien à cette peine infamante, je préfère la guillotine !

" Condamné à mort, à l'énoncé du verdict il s'exclama :

"Si vous m'avez condamné à mort, c'est comme assassin, non comme souteneur. Devant la veuve et jusqu'à la dernière goutte de mon sang, je protesterai de mon innocence." Son exécution le 2 juillet 1910 donna lieu à de violentes manifestations ouvrières, aux cris de "vive Liabeuf" un agent de police sera tué, des centaines de manifestants blessés. Monté sur l'échafaud, indifférent à tout ce vacarme, il mourut en criant : "Je ne suis pas un souteneur !!!"              

02:50 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

14/03/2007

PARIS DISPARU, LA MAISON DE THEOPHILE GAUTIER RUE DE NAVARIN

Par Bernard Vassor

medium_rue_de_NAVARIN_05_SEPIA.jpg
14 rue de Navarin 
THEOPHILE GAUTIER PAR NADAR 
Un ordonnance royale du 7 octobre 1830 autorise le sieur Ménard à ouvrir deux rues, à charge pour lui d'abandonner gratuitement à la ville la propriété des sols des deux rues. de supporter les frais du premier pavage et éclairage, et d'établir de chaque côté des dites rues, des trottoirs en pierre dure, de pourvoir à l'écoulement souterrain ou à ciel ouvert des eaux pluviales et ménagères. Le sieur Ménard n'ouvrit qu'une seule rue de 11,69 mètres de largeur. Le nom assigné à cette rue rappelle le glorieux combat  naval remportée par la flotte française sur la flotte Turco-Egyptienne.

Dans cette rue, le baron Botherel avait fait construire un véritable palais au milieu de la rue de Navarin. C'était une immense maison précédée d'un jardin avec des allées ombreuses, des labyrinthes touffus, et surtout une cascade.

Théophile Gautier en 1839, occupe le premier et le deuxième étage un splendide appartement en compagnie de nombreux chats et d'un esclave noir ! On le voit du matin au soir dans le jardin du lever au coucher du soleil, il folâtre au milieu des parterres, se livre à toues sortes d'exercices de gymnastique. On le voit grimper aux arbres et lorsqu'il lui arrive de monter chez lui, ce n'est pas l'escalier qu'il emprunte, mais les anfractuosités de la muraille et les angles des balcons pour pénétrer chez lui.Tous les dimanches, il fait jeter dans la bassin des écrevisses des anguilles, des rougets qu'il se donne le plaisir de repêcher lui-même. Il hébergea quelques temps Gerard de Nerval, entre deux internements 22 rue Norvin chez le docteur Blanche. Gérard qui avait eu un petit logis au 4 de la rue de Navarin. La maison a été vendue en 1844 et démantelée au XX° siècle pour faire place à plusieurs maisons.

Balzac, situe la maison et l'atelier de Pierre Grassou rue de Navarin

(site des Amis de Balzac ) 

18:10 Publié dans Histoire des rues de Paris | Tags : Balzac, Théophile Gautier, Gerard de Nerval, Navarin, Botherel, Ménard | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

PARIS DISPARU, SAINT-OUEN, ILE DU MOULIN DE CAGE

Par Bernard Vassor

THERESE RAQUIN SUITE... 
medium_Saint_ouen_île_du_châtelier_moulin_de_cage.jpg
L'ILE DU CHATELIER, LE MOULIN DE CAGE 
Ce moulin, avec la guinguette à côté, appartenait à la grand-mère de Jean Baptiste Clément, Marie Thérèse (Charlotte) Compoint. C'était sur l'une des îles situées face au pont de Saint-Ouen. C'est là que  Laurent en compagnie de Thérèse, va trucider Camille : ZOLA_THERESE_RAQUIN_05_saint_ouen.pdf 
.................................... 
medium_barriere_clichy_05_sepia_archives.jpg
LA BARRIERE DE CLICHY 
C'est toujours le chemin le plus court pour se rendre à Saint-Ouen en partant du Pont-Neuf 
 

15:35 Publié dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | Digg! Digg

13/03/2007

PARIS DISPARU angle MIROMESNIL BEAUVAU

Par Bernard Vassor 

medium_Houdetot_Sophie_VISITE_à_jjr.jpg
 
SOPHIE D'HOUDETOT RENDANT VISITE A JEAN-JACQUES ROUSSEAU 

C'est là que la Comtesse Elisabeth Françoise Sophie Lalive de Bellegarde Houdetot  (l'égérie de Jean-Jacques Rousseau) ferma les yeux  de son plus grand amour, le poète Saint-Lambert le 9 février 1803.

Après la révolution, un pharmacien, qui ne manquait pas d'assurance,  monsieur Labourdette avait son officine à l'angle de la rue Miromesnil où était née sa grand-mère madame Demeule qui s'honorait de figurer parmi les sans-culottes Robespiéristes. Sa maison, voisine d'un boulanger, elle se cachait la nuit dans une cave communiquant avec celle du voisin, elle faisait passer du pain en secret aux royalistes de son quartier  au plus fort de la terreur ! Dans la même maison habitait une madame Boulanger épouse d'un président au parlement et mère de la comtesse de Baumont. 

medium_PLACE_BEAUVAU_11_sepia.2.jpg
La maison d'angle a été démolie en 1913 

 

C'est l'architecte Le Camus de Mézière qui y a édifié le splendide hôtel d'à côté pour le prince de Beauvau. un ancien officier du roi de Pologne

a suivre.........

14:35 Publié dans Histoire des rues de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

UNE EXPOSITION SOUS LE PATRONAGE DE L'UNIVERSITE PARIS-SORBONNE

DANS LES SALONS DE LA  DISCRÈTE RÉSIDENCE OU LOUIS XIV
RECEVAIT QUELQUES CONQUÊTES FÉMININES 
medium_SOON-wha-shin_PLAN.jpg
Du 23 mars au 2 avril 2007
Tous les jours de 15 h à 18 h 30
En présence de l'artiste
Sous le patronage de l'Université de Paris-Sorbonne 
medium_SOON-wha-shin.jpg

13:35 Publié dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

THEO ET VINCENT A BORDEAUX

LA COMPAGNIE DU POQUELIN THEATRE
52 RUE DE NUITS-BORDEAUX-BASTIDE
STATION TRAMWAY : JARDIN BOTANIQUE 
CONTACT : Jean Claude Meyrit 
 
medium_VINCENT_ET_THEO_A_BORDEAUX.jpg

13:04 Publié dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg