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18/09/2007
JONGKIND A PARIS : "LE VERLAINE DE LA PEINTURE"
PAR BERNARD VASSOR

MONTMARTRE EN 1860
Les rues cerclées en ovales, correspondent en haut la rue de l'Empereur est l'actuelle rue Lepic, et la rue Bréda est la rue Henry Monnier.
Johan Barthold Jonkind 1819-1891 né à Latrop aux Pays-Bas. Il est arrivé à Paris en 1846 où il a fréquenté l'atelier d'Isabey. Il disposait d'une pension royale versée par son pays. Il habitait alors au 1 place Pigalle, où Narcisse Diaz de la pena une fois devenu riche grâce à sa peinture se fera construire un magnique hôtel. En plein coeur du quartier Bréda fréquenté par les lorettes, il la proie des jeunes de "la Belle sexes" comme il l'écrit à srs amis. Sa vie de débauche, les consommations importantes d'alcools forts et l'abus des vins de Bordeaux vont le conduire à une douce folie. Mais sa gentillesse et sa bonté, fit qu'il fut toujours entouré d'amis qui le soutinrent sans relache. Ajoutez à cela un talent de peintre incomparable qui lui valut l'admiration de ses collègues. En 1852, il fait une demande au comte Neuwierkerke (l'amant de la princesse Mathilde) afin d'obtenir une pension qui ne lui sera pas accordée. En 1855, il retourne dans son pays natal où il envoyait
à son marchand de tableaux préféré Pierre-Firmin Martin, dit le Père Martin, établi rue de Mogador, puis rue Laffitte et enfin rue Saint-Georges au 29. Pour le tirer de la misère, et de payer ses dettesdes amis comme Isabey, Corot et Felix Cals organisèrent une vente à son profit. Une fois ses dettes effacée, Jongkind revient à Paris et rencontre une veuve Mme Joséphine Fesser qui l'a pris en charge comme un enfant. Il fait de fréquents voyages dans toute la France avec madame Fesser. La guerre de 1870 le surprend à Nevers. Il revient à Paris le 26 mars 1871, le jour des premières éléctions de la Commune de Paris. Dans une lettre à un ami, il se plaint de'être empêché de passer place Vendôme et rue de la Paix en raison des barricades et des Gardes nationaux. Il habite alors rue de Chevreuse, mais veut tout de même retourner dans son quartier préféré : le quartier Bréda. Edmond de Goncourt lui rendit visite le 4 mai 1871 : "
Dans des quartiers perdus (rue de Chevreuse, près de Montparnasse) J'ai été un des premiers à apprécier le peintre*. Figurez-vous un grand diable de blond aux yeux bleus, du bleu de la faïence de Delpht, à la bouche tombante, peignant en gilet de tricot et coiffé d'un chapeau de marin hollandais. Il nous fait voir des esquisses des rues de Paris, du quartier Mouffetard, des abords de Saint-Médard, où l'apothéose des couleurs grises et barboteuses du plâtre de Paris (...) il nous montre cela bonifacement en patoisant en hollando-français. (..)Pendant ce temps, tourne autour de lui avec les caresses et les paroles qu'ont les mères pour les enfantsune femme qui l'a sauvé de la faim, de la folie, une courte femme aux cheveux argentés, aux moustaches drues, un ange de dévouement, qui a l'air d'une matrule de maison de tolérance. (...)Jongkind a parlé, il s'est animé au sujet de la politique de la Commune. Tout à coup, son langage se brouille et se hollandise ses paroles deviennent bizares, incohérentes. Il y est question d'agents de LouisXVI, de choses horribles dont le peintre aurait été témoin."
à apprécier le peintre*. Figurez-vous un grand diable de blond aux yeux bleus, du bleu de la faïence de Delpht, à la bouche tombante, peignant en gilet de tricot et coiffé d'un chapeau de marin hollandais. Il nous fait voir des esquisses des rues de Paris, du quartier Mouffetard, des abords de Saint-Médard, où l'apothéose des couleurs grises et barboteuses du plâtre de Paris (...) il nous montre cela bonifacement en patoisant en hollando-français. (..)Pendant ce temps, tourne autour de lui avec les caresses et les paroles qu'ont les mères pour les enfantsune femme qui l'a sauvé de la faim, de la folie, une courte femme aux cheveux argentés, aux moustaches drues, un ange de dévouement, qui a l'air d'une matrule de maison de tolérance. (...)Jongkind a parlé, il s'est animé au sujet de la politique de la Commune. Tout à coup, son langage se brouille et se hollandise ses paroles deviennent bizares, incohérentes. Il y est question d'agents de LouisXVI, de choses horribles dont le peintre aurait été témoin."
Après la fin de la Commmune, le 12 juillet 1871 Jongkind écrit à un de ses amis :"Ils ont passé de bien mauvais moments depuis leur retour à Paris. Toutes les fenêtres et carreaux ont été brisés lors de l'explosion de la poudrière du Luxembourg (le 24 mai, les versaillais ont bombardé la capitale qu'ils avaient assiégé, tirant des obus incendiaires,, qui ajoutés aux incendies allumés par les insurgés ont fait certains quartiers de Paris un véritable brasier) Jongkind poursuit dans son sabir :"lorsque la poudrière a sauté, votre mère et moi et d'autres locataires étions decendu dans le colldor par derrière la bouti de Rochette le charbonnier, tandis qu'on ne pouvait pas sortir dans la rue force des fusillades des obus et des boules de canon, la maison de notre boulangère au coin de la rue Vavin et Notre-Dame-des-Champs n'existe plus. Voilà revenu de la grande frayeur et la grande ville a reprise ses mouvements habituels de ces millide voitures et circulation. Une dame de sa connaissance loue des vilocipèdes au jardin du Luxembourg (...) Espérons que nous aurons la paix après de pareilles desastres"
Quand la poudrière du Luxembourg a explosé, sur son chevalet, Jongkind avait une toile : Canal intérieur de la ville de Dordrecht. Sur le chassis de cette toile, il a noté : "Mercredi 24 mai 1871, aggratinée de vitre ou tout esst casser dans apprtement 5 rue de Chevreuse troisième étage par explosion de la poudrière jardin du Luxembourg à Paris 2 heures après-midi"
Ce que ne sait pas le peintre, c'est que pendnt ce temps les troupes versaillaises fusillent des milliers de parisiens sans autre forme de procès. Pour la légalité, une cour prévôtale a été installée dans une anexe du palais du Luxembourg, où les condamnations à mort sont expédiées en quelques minutes. Les suppliciés sont conduits contre un muret qui cerne le bassin du Luxembourg. Le flâneur qui aujourd'hui peut remarquer des traces de balles contre deux des murs derrière les chaises où l'on peut lire si l'on veut dess poèmes de Rimbaud.....
suivre...
*A l'écouter, Edmond a été le premierà tout découvrir !
Jongkind Biographie illustrée, François Auffret, Maisonneuve et Larose 2004
Goncourt Journal, Robert Lafont 1994
a suivre...
*A l'écouter, Edmond a été le premierà tout découvrir !
Jongkind Biographie illustrée, François Auffret, Maisonneuve et Larose 2004
Goncourt Journal, Robert Lafont 1994
17:40 Publié dans LES PRECURSEURS | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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UNE VOISINE DE GUYONNET-MERVILLE TRES INCONVENANTE, N'EST-CE PAS MONSIEUR DE BALZAC !!!
PAR BERNARD VASSOR

Bibliothèque nationale de France, département des estampes.
Cette demoiselle Macon ! C'en est trop ! Vos fréquentations chez maître Guyonnet-Merville étaient mon cher Honoré vraiment inconvenantes. C'est dans cette rue que le jeune Balzac après des études de droit a travaillé comme gratte-papier, dans l'espoir de sa famille de le voir succéder un jour à ce patron qui servira pourtant de modèle dans les romans de Balzac qui lui a dédié : "Un épisode sous la terreur"
UN EPISODE SOUS LA TERREUR A MONSIEUR GUYONNET-MERVILLE, Ne faut-il pas, cher et ancien patron, expliquer aux gens curieux de tout connaître, où j'ai pu savoir assez de procédure pour conduire les affaires de mon petit monde, et consacrer ici la mémoire de l'homme aimable et spirituel
Groupe International de Recherches Balzaciennes, Groupe ARTFL (Université de Chicago), Maison de Balzac (Paris). Balzac. La Comédie humaine. Edition critique en ligne [En ligne]. [Consultation du 3 juillet 2004]. Disponible sur internet : http://www.paris.fr/musees/balzac/furne/presentation.htm
La rue Coquillière
Elle bordait le mur d'enceinte de Philippe Auguste et devait son nom à une famille des XIIème et XIIIépme siècle, un acte de vente de 1292 indique que Pierre Coquillier a vendu à Gui de Dampierre une maison dans cette rue qui était alors "esdifiée"Robert et Adam Coquillier y avaient des maisons voisines. Un fermier-général y eut un hôtel à deux portes donnant sur les rue Coquillière et rue du Platre. Il confia l'éducation de son fils à un precepteur nommé Jean-Jacques Rousseau . A l'angle de la rue du Bouloi, un hôtel nommé Casse-noisettes abritait un apothicaire marchand de couleurs donc. Le nom de Casse-noisette était la corruption du nom d'un propriétaiire : Gigot de Crissenoi, nommé par déeision Brise-noix, Casse-noix, puis Casse-noisette. Parmi les héritiers, on compte Mme Angélique-Nicole Langlois, seconde épouse de Talma. Tout près de l'hôtel Bullion, donnant aussi rue Coq-Héron reconverti en salle des ventes en 1780. A l'enseigne de l'Epée-de-Bois, deux filles galantes la Dumoulin et la Virville faisaient les quatre-cents pas de la rue du Jour à la rue du Bouloi et arpentaient de long en large la rue Coquillière.
16:05 Publié dans Histoire des rues de Paris | Lien permanent | Commentaires (1) | | |
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PROMENADE HISTORICO-LITTERAIRE
Notre association AUTOUR DU PERE TANGUY
ORGANISE :
UNE PROMENADE SUR LES PAS DE LA REINE MARGOT
SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2007 A 14 HEURES,
DEVANT LE CAFÉ « LE FUMOIR » ,PLACE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
Le nombre de places étant limité, il est indispensable de réserver votre participation
à : marber@noos.fr
Visite entièrement gratuite par notre amie Chantal Chemla.
12:55 Publié dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (1) | | |
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RUE DE LA LUNE : AH ! C'EST DU PROPRE MONSIEUR DE BALZAC !!!
PAR BERNARD VASSOR
Cette carte de visite publicitaire, indique clairement la profession de la praticienne de cette rue qui a une longue tradition de "tolérance"
ILLUSIONS PERDUES PAR LE GIRB
Groupe International de Recherches Balzaciennes, Groupe ARTFL (Université de Chicago), Maison de Balzac (Paris). Balzac. La Comédie humaine. Edition critique en ligne [En ligne]. [Consultation du 3 juillet 2004]. Disponible sur internet : http://www.paris.fr/musees/balzac/furne/presentation.htm Il faut vous dire que l'endroit a une longue tradition de galanterie depuis des temps immémoriaux. La partie située près de la rue Poissonnière prèsdes anciens remparts de la ville, s'appelait "Le Champs-aux-femmes, à l'époque de Louis XIV. La rue fut ouverte en 1630 A l'angle de la rue de la Lune deux maisons tricentenaires faisaient commerce dans une spécialité fort recherchée et jouxtait la Compagnie colonelle des Gardes-françaises. Une autre maison fut fondée en 1820, elle succédait au commerce d'un galant qui vendait ses charmes aux dames fortunées. Il se faisait appeler Henri de Renneville et dit-on ne dédaignait pas les faveurs de leurs maris. Ensuite, c'est une rebouteuse qui ne craignait pas de se transformer en hétaïre, une fois la guérison de ses patients était assurée. Vers 1690, on trouve au milieu de cette rue un monsieur Claude du Plaisir qui fut obligé de déménager car les marcheurs de nuit prenait au mot la maison de ce fort honnête homme ! La plupart de ces maisons avaient une double entrée, donnant de l'autre côté sur le boulevard.
12:00 Publié dans Histoire des rues de Paris | Tags : BALZAC | Lien permanent | Commentaires (1) | | |
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UNIVERSITE LIBRE DE BRUXELLES : RENE FAYT
La deuxieme bonne nouvelle de la semaine
AUGUSTE POULET-MALASSIS, DIT "COCO MAL-PERCHÉ"
A PROPOS DE RENE FAYT :
"Bibliophile par amour du livre,
et bibliomane déclaré, sans mystère,
épanoui, fort de la conviction
que l'amour véritable ne va pas sans excès"
Paul Delsemme
Je viens de recevoir gracieusement de la Réserve Précieuse de la biblothèque de l'Université Libre de Bruxelles, deux ouvrages qui me manquaient cruellement dans mes recherches sur deux personnages hors du commun dont je vous ai déjà parlé abondamment sans trop dire de bêtises je l'espère. Je serai impardonnable aujourd'hui si je commettais la moindre erreur concernant Alfred Delvau et Poulet-Malassis. Je dois ce grand bonheur à un savant érudit, Prix Léopold Rosy en 1994, René FAYT, conservateur honoraire de cette énorme bibliothèque qui a recueilli les publications clandestines des éditeurs établis (et parfois réfugiés) en Belgique au dix-neuvième siècle.
Merci encore mille fois
Bernard Vassor
Je signale au passage à nos amis dixneuvièmistes qu'une exposition Félicien Rops a failli avoir lieu à Montmartre, mais en raison de la frilosité (ou bien de la méconnaissance de l'importance de cet artiste) d'un ou d'une responsable de musée, ce projet a été abandonné au profit d'un autre peintre plus à la mode dont je ne veux même pas parler.
03:30 Publié dans Histoire littéraire | Tags : RENE FAYT, FELICIEN ROPS, POULET-MALASSIS, ALFRED DELVAU | Lien permanent | Commentaires (2) | | |
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LE NOM DE LA ROSE : ARTHUR RIMBAUD
Enfin deux bonnes nouvelles en ce début de semaine, la première est la naissance de cette rose dédiée à Arthur Rimbaud, grâce à la tenacité des "Amis de Rimbaud". J'ai encore dans l'oreille les conversations avec Jacqueline Duvaudier, l'ancienne secrétaire générale, me dire sa passion pour les roses. De sa voix à l'accent faubourien, elle me quittait au téléphone en me disant : "y a mon chat qui s'est encore barré dans l'jardin, et pis y faut qu'j'aille encore m'occuper d'mes rosiers"
Tel 04 78 40 04 20 5La rose n'est pas encore présente sur le site, mais si vous vous manifestez bruyamment, j'espère que cela viendra très vite....
Je vous reserve la deuxième bonne nouvelle pour un prochain article qui me donne des raisons de ne pas desespérer de l'espèce humaine (humour)
02:58 Publié dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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