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02/05/2007

LES ENFANTS TROUVES

Par Bernard Vassor

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HOPITAL DES ENFANTS TROUVES

En 1821, sous l'empire d'un décret du 19 janvier 1811, concernant les enfants trouvés, des tours furent ouverts dans soixante dix sept départements. Chaque tour se composait d'un tourniquet avec une planche de séparation. Un berceau était assez spacieux pour recevoir un nouveau-né. Les personnes qui venaient déposer leur enfant la nuit, tiraient une sonnette et s'éloignaient furtivement. Le nombre d'enfants abandonnés était de 55.700 en 1810, dont 4000 à Paris. Les tours furent supprimées en 1856, malgré une délibération du Sénat  qui demandait l'obligation des tours dans chaque département.

16:15 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

CHARLES JACQUE, PEINTRE DESSINATEUR GRAVEUR

Par Bernard Vassor

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CHARLES JACQUE DANS SON ATELIER 73 BOULEVARD DE CLICHY 

 

Né en 1813 à Paris le 25 mai à l'école Militaire où son père était en garnison, mort le 7 mai 1894 dans la capitale.

(les frères Goncourt qui vont le rencontrer à Barbizon, en font le fils d'un maître d'école de Chalons-sur-Saone ?) 

Journal Août 1853 :

"Décidément les peintres que je vois se divisent en deux classes :ceux qui resemblent à des ouvriers farauds et tapageurs, les autres à des paysans malins et sournois. Jacque appartient au genre paysan; il a même quelque chose dans sa personne, son chapeau, son habit, du paysan, le jour où il est endimanché, où il enterre sa femme.(...)il nous parle de la prostitution en homme qui aurait fait avec un médecin, maison par maisopn, dans les faubourgs, dans les milieux de la plus pauvre et la plus populaire, une enquête de "visu et de tactu " (ce que ne vont pas manquer de faire aux-même les frères Goncourt !)Après sa naissance, la famille habite au 4 rue des Rats*, dans ce quartier, il y avait de nombreux ateliers de gravures en taille douce, rue de la Bûcherie, rue de la Huchette, rue Galande. Son père était déclaré peintre-artiste, c'est à dire qu'il peignait des enseignes. Un ami de la famille qui sera parrain son frère cadet était imprimeur en taille douce Jean-Baptiste-Noël 29 rue de la Huchette. A l'age de dix sept ans, il entre chez un graveur de cartes géographiques. En  1830, la famille habite 69 passage du Petit-Saint-Antoine, donnant dans la rue du Roi-de-Sicile. Peintre de paysages animés, il débuta au salon de 1845 avec des eaux-fortes

Il est l'un des plus importants représentants et le dernier survivant de l'école de Barbizon. La ville d'ailleurs lui a donné son nom à une rue. 

A suivre................ 

 

*Aujourd'hui rue de l'Hôtel Colbert à deux pas de la maison mortuaire de Restif de la Bretonne. 

Goncourt, Journal Robert Laffont 1989 

Pierre-OLivier Fanica Charles Jacque,  Graveur original et peintre animalier, Art Bizon 1995 

Benezit, Dictionnaire des peintres et graveurs Grund Paris 1979 

15:39 Publié dans Les peintres | Tags : RESTIF DE LA BRETONNE, JACQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

LE LAPIN-BLANC suite....

PAR  BERNARD VASSOR

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Eugène Sue qui avait dépeint un lieu célèbre de la rue Aux Fèves dans la Cité: la Maison du Lapin Blanc.
Ce "Tapis-franc" n'existait que dans l'imagination du romancier. Le feuilleton puis le livre  eurent un tel succès, que le propriétaire  d'une maison à l'angle de la rue de la Vieille Draperie et de la rue Aux Féves,  un certain Mauras, eut l'idée d'y installer un cabaret. Celui-ci, était originaire de Bordeaux. Les consommateurs qui venaient dans cet établissement repartaient fort déçus. Pas de Chourineur, de Fleur-de-Marie, de Rodolphe, et de Maitre d'école...
On pouvait lire sur les murs du cabaret ces rimes du père Mauras :
Lapin-Blanc que tu m'amuses !
Tes mystères sont charmants.
Quand je suis dans ta cambuse,
J'éprouve mille agréments 
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Les boissons consistaient en vins de Bordeaux de nature un peu louche, d'eau-de-vie de betterave,  de bière à quatre sous le verre et parfois pour les riches touristes, du champagne à 22 sous la bouteille (une semaine de salaire pour un ouvrier). La maison n'avait même pas besoin d'être surveillée par la police, et fermait ses portes à 10 heures le soir.
Le Lapin-Blanc disparut donc en 1859, après la mort en exil d'Eugène Sue  
 
 

12:25 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Tags : LAPIN BLANC, EUGENE SUE, FLEUR-DE-MARIE, RODOLPHE, CHOURINEUR | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

LA PHOTOGRAPHIE DEVANT LES TRIBUNAUX au XIX° SIECLE

Par Bernard Vassor
LA PHOTOGRAPHIE OBSCENE .
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1854 Photographie anonyme, tirage papier salé 
Dès les début de la photographie, la  question de l'art s'est posée. De nombreux studios se penchèrent sur le "nu artistique", alors que d'autres, attirés par l'appât du gain, se mirent à diffuser des images licencieuses.
La justice se pencha non seulement sur les photographes, mais aussi sur les modèles.C'est grâce à la Gazette des Tribunaux, nous avons les noms des femmes ayant posé, des photographes, des retoucheurs, et des intermédiaires.
C'est ainsi que ont été immortalisées : Aimée Lecoq, veuve Martin, Alexandrine-Félicité Niquet, femme Petot et une certaine Marie Destourbet... A-t-elle un rapport avec celle qui allait devenir la comtesse de Loynes* qui joua un rôle mondain et politique important dans les milieux boulangistes et nationalistes ? Sur les mêmes bancs des tribunaux, nous retrouvons des ouvriers qui se chargeaient des retouches, des intermédiaires, des "patrons occultes", tel ce Rivemale qui se prétendait l'ouvrier de Gaudry alors que celui-ci au contraire prétendait être l'employé de Rivemale.
L'avocat impérial à la sixième chambre portait le doux nom de Merveilleux Duvigneau qui insiste sur la circonstance agravante que les prévenusavaient fait figurer une malheureuse enfant de onze ans.
Les peines allaient de 16 à 500 francs d'amende et de quinze jours à six mois de prison.
*Qui avait déjà changé son nom de Destourbet en Tourbey avait de devenir comtesse.
Sources :
La Gazette des Tribuneaux 
André Rouillé, La Photographie en France, Textes et controverses une Anthologie 1816-1871 Macula 1989 
 

09:20 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

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