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02/06/2007

LE BAL DE LA REINE BLANCHE, AVEC NINI-LA-BELLE-EN-CUISSES

PAR BERNARD VASSOR

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Sur le boulevard de la Barrière Blanche 
C'est entre la rue Lepic et le cimetière Montmartre, de l'autre côté du mur, que de jeunes ouvrières venaient danser et trouver un amant de coeur. Mais, dans tous ces bals de barrière, des professionnels étaient à l'affut, les proies étant faciles à attraper. Les ingénues, déposaient leur panier d'osier, leur tablier et leur bonnet au vestiaire elles recevaient  un saladier avec des morceaux de sucre, après avoir payé une somme modique. Ensuite, il suffisait de donner 1 sou pour obtenir dans le saladier une piquette coupée d'eau, versée sur le sucre que l'on écrasait avec une cuillère. On y dansait, bien avant la goulue, le chaut ou le cancan. L'attraction de la Reine Blanche, était surnommées. Nini-la-belle-en-cuisse Les lois de la pesanteur étaient les mêmes qu'aujourd'hui, Nini, à la fin de chaque danse, faisait le tour de la piste en marchant sur les mains, ce qui lui couvrait le buste avec sa jupe et lui découvrait la partie charnue de son anatomie qui par litote lui valut son sobriquet. La clientèle masculine, au grand dam des jeunes filles, attendait avec impatience, la fin de chaque reprise pour se repaître du spectacle affriolant. Démoli vers 1887, la Reine Blanche fut remplacé par un autre bal, créé par un ancien boucher, qui existe toujours et qui est aujourd'hui un lieu symbolique de Montmartre.
Les alentours étaient surtout des parties gazonnées, avec ci et là des bottes de foin où venaient dormir les sans-logis, cernées aux alentours de bosquets propices la nuit aux étreintes furtives, ce qui étaient le lot de tout les bals de barrière.

23:55 Publié dans BALS ET GUINGUETTES | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

CONSTANTIN GUYS "LE PEINTRE DE LA VIE MODERNE"

PAR BERNARD VASSOR

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 PORTRAIT PAR MANET

Guys de Sainte-Hélène Ernest-Adolphe dit Constantin Guys est né à Flessingue en 1802, mort à Paris à la maison municipale de santé Dubois*, en 1892. Il est considéré comme un artiste ayant influencé l'impressionnisme. Baudelaire l'ayant présenté comme "Le Peintre de la vie moderne". On sait peu de choses de sa jeunesse.  Il aurait combattu pour l'indépendance Grecque, puis se serait engagé dans l'armée pour sept ans. Après sa démobilisation, il s'installe à Londres en 1842 où il donne des cours de dessin. Il avait rencontré Gavarni en 1847 à qui il a demandé de travailler avec lui pour The Illustrated London News et l'avait entraîné dans les quartiers de débauche de londoniens appelés Reddeak.

Il décide d'éditer une version française du journal de Londres, Charles Bataille demande à son ami Nadar d'y collaborer également. Après avoir passé deux mois à Londres  où Nadar a rencontré Guys avec qui il nouera une amitié jusqu'à la mort de Contantin. Puis Guysl voyage dans toute l'Europe, autour de la méditerranées,  il couvre la guerre de Crimée, va en Turquie, retourne à Londres puis repart pour l'Italie. A son retour d'Italie en 1871, il s'est installé au 80 rue de Provence, dans une chambre, sous des combles dont il ne sortait que la nuit. Dans les années soixante, il a participé aux réunions du café Guerbois et a marqué fortement le groupe par son caractère d'une indépendance forcenée. Il provoque l'admiration de Manet, de Monet de Gavarni des frères Goncourt, de Champfleury, de Villiers de l'Isle-Adam, de Degas, Cézanne, et de bien d'autres. Cependant, Guys vit très pauvrement. Il dépose au musée Carnavalet un lot de dessins pour qu'un musée conserve une partie de son oeuvre qui concerne l'histoire de Paris. Le musée n'en donnera qu'une bouchée de pain malgré l'intervention d'Henri Ceard pour obtenir une somme raisonnable. Oublié, dédaigné, Constantin Guys ne sera reconnu comme les impressionnistes que des dizaines d'années après sa mort.

Le 14 juillet 1885**, en sortant de chez Nadar, il est renversé par un fiacre rue du Havre dan le neuvième arrondissement. Souffrant de plusieurs fractures aux jambes, il est conduit rue du faubourg Saint-Denis. Il y resta sept ans, jusqu'à sa mort en 1892. Oublié de  tous, seul, Felix Tournachon dit : Nadar lui rendit visite et s'occupa de lui jusqu'à la fin.

 *L'histoire de la maison municipale de santé Dubois, figure dans un article du bulletin de la société historique :

*Nadar raconte que  c'était le mardi-gras, mais il fait une confusion, (d'autres historiens d'art aussi  en parlant de jour de carnaval) la date d'entrée 200 rue du faubourg Saint-Denis, dans le 10° arrondissement est bien le 14 juillet 1885.

02:15 Publié dans LES PRECURSEURS | Tags : CONSTANTIN GUYS, NADAR, GONCOURT, MANET, MONET, GAVARNI, MAISON DUBOIS | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg