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12/03/2007

JEANNE DE TOURBEY CONNUE AUSSI SOUS LE NOM DE JEANNE DESTOURBET

 Par Bernard Vassor 

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PRINCE JEROME NAPOLEON
Jeanne Tourbey, comtesse de Loynes est née en 1837 de père inconnu et d’une mère ouvrière à Reims. A l’age de quatorze ans, elle fugue, pour venir à Paris où elle fréquent les bals publics et rencontre Marc Fournier directeur du théâtre de la Porte Saint-Martin qui la prend sous sa « protection ». Elle devient rapidement une prostituée  de haut vol !
Le prince Jérôme Napoléon l'a installée 18 rue de l'Arcade où elle recevait le vendredi. Elle eut une liaison avec le diplomate Turc Khalil-Bey venu à Paris soigner une syphilis qui aurait dépensé plusieurs millions en trois ans pour entretenir Jeanne Tourbey. Le prince Jérôme lui a donné une maison au « Parc des Princes » avec des remises, des écuries etc.. On peut compter parmi ses amants : Alexandre Dumas, Théophile Gautier, Sainte-Beuve,  Girardin, Flaubert. Elle épousa religieusement en 1871 le comte Edgar de Loynes. Son salon était un centre du mouvement boulangiste et plus tard du mouvement nationalisteau 152 avenue des  Champs-Élysées. Elle légua la moitié de sa fortune à Jules Lemaitre

Le Journal des Goncourt cite  à de nombreuses reprises « la Tourbey »

Ces deux lettresde Gustave Flaubert ont été mises en vente il y a deux ans :

Gustave Flaubert [Paris, juin 1872, à Jeanne de Tourbey, comtesse de Loynes].
"Jeudi soir, 9h. [13? juin 1872]. Il viendra la voir samedi ou dimanche, et la remercie: "Comme le billet que je reçois est gentil et bon! Comme je vous aime! Oui, votre pauvre vieil ami a été fortement secoué. Il en reviendra! Mais c’est dur." Il baise "vos deux belles mains infiniment"…

 

23:25 Publié dans LES COURTISANES LES MODELES ET LES ACTRICES | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

PARIS DISPARU Place des Victoires

par Bernard vassor

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PLACE DES VICTOIRES RUE PAGEVIN
A l'origine, la place  n'était pas ronde, elle était ovale, six rue y aboutissaient. Les différentes mesures que la ville avait été amenée à prendre ont complètement défiguré les plans de Jules Hardouin-Mansart.
Le plus bel exemple sorti du cerveau d'un édile, confirmé par un vote du conseil municipal : l'élargissement de la rue Lafeuillade de 0,30 à droite et 0,15 mètre à gauche.....pour avoir un nombre rond de pieds !!!
Le percement de la rue Etienne Marcel a été le prétexte à l'alignement et la surélévation des maisons de la place sur les bâtiments de cette nouvelle.
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Cette place a été créée d'après les dessins de Mansart datés de 1685. Plusieurs projets de modifications avaient été « dans les cartons », mais, ce n’est qu’en 1884 que les premiers coups de pioches ont entamé le caractère d’unité architectonique qui en faisait l’égale de la place des Vosges. Le point   de départ de cette opération était la reconstruction de l’Hôtel des Postes,  puis ce fut le prolongement de la rue aux Ours et l’élargissement de la rue Jean-Jacques Rousseau. L’affaire fut réglée par l’adoption du projet le 25 octobre 1879. Il n’y eut aucune voix pour s’élever contre la défiguration   et la démolition partielle de la place. La rue que nous voyons sur la vue de la place, était la rue Pagevin qui disparut, englobée par la rue Étienne Marcel
Extrait de l'Almanach du Voyageur pour 1786 : PLACE_DES_Victoires_et_Place_Vendôme_Almanach_1786.pdf
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14:50 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

LE MARGUERY

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par BERNARD VASSOR

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LE .MARGUERY 34 boulevard Bonne Nouvelle
Le journal des Goncourt : 

«Ce soir, dîner offert chez Marguery par les amis du Grenier et autres lieux à l'auteur de Germinie Lacerteux et

de La Patrie en danger. Ce dîner est le prétexte à l'ouverture, chez le restaurateur, d'une salle recouverte d'une tenture, comme enduite

d'un strass aveuglant et aux sculptures moyenâgeuses dans le genre de celles que les Fragonard fils, sous la Restauration, mettaient à

l'illustration des Clotilde de Surville : une décoration atroce et qui aurait coûté 100 000 francs. Et qui sert toute la soirée de thème aux

horripilations artistiques de Huysmans, qui apportetrop de rab^chage dans son pessimisme. (…)A ce dîner, on est trente cinq 

goncourtistes me montrant une franche sympathie.J’ai à ma gauche Rops, le causeur coloré, à la phrase fouettée et qui m’entretient à la

fois du dramatique de la campagne de 1870 et de sa folie amoureuse pour les rosiers de son jardin de Corbeil.(…) Antoine m’apprend

que la municipalité de Reims, lui demande de venir jouer Les Frères ZEMGANNO  (Journal, 16 avril 1889)19 décembre

1892 rendez-vous à 7 heures chez Marguery, je suis exact.. Il fait un brouillard àne pas voir de l’autre côté du boulevard. Sept heures et

demie, toujours pas de Méténier Enfin je vois sortir d’une voiture le ménage Zola, accompagné du ménageCharpentier. Je leur demande

de m’asseoir à leur table, en attendant mon  amphitryon en retard…."

14:45 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Tags : goncourt | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

PARIS DISPARU LE COUVENT DE LA RUE DE DOUAI

par Bernard vassor

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Cette rue fut ouverte en partie entre la rue Pigalle et la rue Blanche. Elle portait alors le nom de rue Pierre Lebrun. C’est en 1884 que le dernier tronçon entre la rue Blanche et le boulevard de Clichy, que fut percée la rue qui porta alors le nom de rue de l’Aqueduc, en raison des canaux anciens qui venant de la rivière de l’Ourcq, alimentait en eau une partie de  Paris. Lors de ces travaux de percement, on découvrit en 1841, les vestiges d’une ancienne léproserie à 

 l’emplacement de la rue Pierre Lebrun 

 l’emplacement de la rue Pierre Lebrun. Sur la partie au nord, occupée jadis par les jardinsTivoli, les ruines d’un ancien couvent sont restées en place, jusqu’à la construction du lycée Jules Ferry débutée en 1912, les travaux retardés par la guerre ne se termineront qu’en 1918. Guillaume Apollinaire avait fait éditer son premier livre « l’enchanteur pourrissant » (tiré à 104 exemplaires in-quarto, avec des bois d’André Derain gravé par Birault) dans uneimprimerie installée dans des bâtiments de l’ancien couvent restés debout chez Paul Birault. Il était établi imprimeur dans ce couvent qui était alors au bout de la rue de Douai, à l’angle de la place Clichy. Ami de Kees Van Dogen et de Derain, il avait gravé pour eux de très jolis bois.C’était un original qui se livrait à toutes sortes de mystifications. Il imprima également des livres de Max Jacob, et le célèbre recueil« Calligrames » furent également  l’œuvre de l’imprimeur de

 la rue de Douai. Il est mort en 1918 pendant la guerre. Apollinaire, qui avait annocé sa mort, ne

 lui survécut que de quelques semaines.

14:30 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | Digg! Digg

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