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08/03/2007

PARIS DISPARU, L'AUBERGE DU CHEVAL BLANC

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Pendant la démolition en 1913. 

Par Bernard Vassor

Une rue Contrescarpe-Dauphine ou Saint André, s'était ouverte en aile de la porte de Buci que l'on appelait néanmoins de la Basoche en 1636.  dans l'enceinte de Philippe Auguste.  Cette rue courbe, comportait en 1714 dix maisons et dès lors, elle se rétrécit sensiblement pour se planter dans la rue Saint-André des Arts. Le numéro 7, était sous Louis XIV un point de départ pour les voyageurs et les messageries, à l'enseigne des "Carrosses d'Orléans".

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Les carrosses et messageries de ce bureau desservaient Orléans, Vendôme, Bourges, La Rochelle et Bordeaux. Il, partait une seule voiture par semaine, pour chacune des destinations. Des bâtiments formaient une cour carrée. En 1743, le service général de la Poste aux chevaux remplaçait le service des diligences.

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 La cour de l'auberge du Cheval Blanc

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C'est aujourd'hui un autre cheval qui orne la façade du club de Jazz le "Tennessy"

 

15:45 Publié dans CAFES ET RESTAURANTS | Tags : carosses d'orleans, Contrescarpe-Dauphine | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

PARIS DISPARU : "AU VIEUX SATYRE"

Par Bernard Vassor

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A  L'ANGLE DE LA RUE MONTFAUCON, ET DE LA RUE DU FOUR
Démolie en 1913 
Une clé de fenêtre du restaurant "Au Vieux Satyre" qui représente une tête de faune barbu et cornu, soutenant de son front une corbeille de fruits. Dans ce même pan coupé, au premier étage, est un balcon en fer forgé datant de la Restauration, conçu dans le goût néogothique. Sur la rue Montfaucon, l'immeuble présente une vaste façade de quatre étages carrés surmontés d'un comble ardoisé, avec onze fenêtres à chaque étage.
Cette maison édifiée au début du XVIII° siècle avait été aménagée pour servir d'entrée au Marché de l'Abbaye 
C'est Henry de Thiard, cardinal de Bissy, évêque de Meaux, abbé commanditaire de l'Abbaye  de Saint Germain des Prés qui fit édifier ces hautes maisons d'architecture symétrique qui furent des maisons"à loyer". En 1728, la rue était indiquée sur le plan Delagrive comme la rue de Bissy.
La rue du Four, depuis le XIII° siècle, dénommée à cause du four bannal de l'Abbaye situé au coin de la rue Beurrière disparue lors du percement de la rue de Rennes. Ce four fut supprimé en 1472; la partie de cette rue fut alors appelée rue de la Blanche-Oie. De nombreuses modifications ont modifié le ppaysage, par le percement du boulevard  Saint Germain (1860), et de la rue de Rennes (1866) des réfections en 1877 et 1913 ont été effectuées.
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14:35 Publié dans CAFES ET RESTAURANTS | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

PIERRE CAPELLE ET "LA DIVE BOUTEILLE DU XIX° SIECLE

Par Bernard Vassor

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Pierre Capelle était originaire de Montauban en  1775, mort à Paris en 1851. Dans ce Calligramme Pierre Capelle cite ses devanciers, Piron, Collé Panard, Vadé, fondateurs du Caveau moderne première société de chansonniers rendant hommage à la dive bouteille chère à Rabelais.
La Dive Bouteille du XIX° siècle a été publié chez Mme Vve Perronneau Paris 1818.
Il participa à la création des Dîners du Vaudeville. Auteur d'une Vie de Marie-Antoinette qui lui couta deux mois de prison au Temple.
 

 

11:25 Publié dans Les écrivains | Tags : Piron, Collé, Panard, Vadé | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | Digg! Digg

Quel scandale !!! La femme d'un peintre, Léonie Biard, surprise en flagrand délit d'adultère avec un Pair de France...VICTOR HUGO

Par Bernard Vassor

A madame Léonie :
On voit en vous, pur rayon,
La grâce à la force unie,
Votre nom, traduction
De votre double génie,
Commence comme lion,
Et finit comme harmonie
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LEONIE BIARD, née d'Aunet en 1820, d'une famille de petite noblesse 
La seule femme pour qui il faillit quitter Juliette !

Après des études, à l'Institution Fauvel, c’est en 1835 que Léonie d’Aunet rencontre Auguste Biard, peintre  qui bénéficie de commandes de Louis-Philippe. De20 ans plus agé qu’elle, il devient son amant en 1838. Ils se marièrent en juillet 1840, après le retour d’une mission scientifique au Spitzberg dont elle est la seule femme, et Biard le peintre de l’expédition. Victor la rencontre certainement dans les salons de Fortunée Hamelin 58 d'Hauteville (futur hôtel Bourienne)

Le 5 juillet 1845, un commissaire de police accompagné d'un artiste peintre, surprend en flagrant délit d'adultère dans une chambre d'hôtel du passage Saint Roch. La femme Biard, en instance de séparation, est immédiatement jetée à la prison Saint-Lazare où elle resta du 5 juillet au 10 setembre, avant d'être transférée, grâce à l'intervention d'Adèle Hugo* (magnanime) dans un couvent. Condamnée par le tribunal de la Seine, elle perdit la garde de ses enfants. Son mari, Auguste Biard, autorisa sa sortie du couvent le 5 décembre  de la même année. Victor Hugo, lui, ami du Roi et pair de France bénéficia de l'inviolabilité pénale...Victor se sentit un devoir envers elle, et continua ses relations secrète avec elle  jusqu'au coup d'état du 2 décembre qui vit leur séparation physique, mais n'empêcha pas le poète de correspondre avec elle. Hugo grâce à ses relations dans la presse, parvint à étouffer le scandale.
Un observateur avisé, en 1846, fit paraître un roman "La Cousine Bette" dans lequel, un personnage, le Baron Hulot, est surpris au lit avec Valérie Marneffe, sa maîtresse. Un juge de Paix, un commissaire de police et le mari de Valérie vont constater l'adultère. 

. Elle collabora à la revue Les Modes parisiennes, tenant la chronique de mode comme elle l’avait  déjà fait dans l’Événement signant du pseudonyme de "Thérèse de Blaru".  Adèle l'aida à faire publier son "Voyage au Spitzberg" chez Hachette, qui obtint un beau succès.

 ". Léonie d'Aunet mourut à Paris le 21 mars 1879 (elle habitait 66 rue de Bondy) quatre ans avant Juliette Drouet.**

L'histoire de la correspondance en elle même est très compliquée :
Hugo avait imaginé un stratagème pour brouiller les pistes. Il avait chargé une femme Alphonsine Masson*** de la transmission de mots écrits sur de fines pellicules de l'épaisseur de papier à cigarette à une dame dont il donne plusieurs adresses. Cette correspondance dura plus de dix ans.  
*Léonie était proche d'Adèle, et fréquentait assidument le salon de la rue de la Tour d'Auvergne

**Qui fut la dernière informée de cette liaison de sept ans, elle mit Hugo en demeure de faire un choix. C'est le coup d'Etat et son exil qui décida pour lui !

***Alphonsine Masson mériterait un article à elle seule. Femme exaltée, membre d'un cercle qui "a retrouvé la sciencee bafouée de Mesmer". Elle perdit tout à coup sa faculté de médium pour se convertir à la religion chrétienne. Elle en profite pour écrire un livre : Ma Conversion paru en 1864

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10:35 Publié dans Les écrivains (1) 永井荷風 | Lien permanent | Commentaires (6) | | | | Digg! Digg

L'HOTEL HEROUET, rue Vieille du Temple

Par Bernard Vassor

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Plan de 1650, quartier Barbette. 
L'histoire de cette maison à tourelle, est diversement interprétée par les historiens. Les études les plus récentes indiquent que la maison fut construite au début du XVI° siècle. par Jean Hérouet, seigneur de Carrières secrétaire en 1497 du duc d'Orléans et trésorier de France, qui avait épousé Marie Malingre.  Celle-ci devenue veuve, se remaria avec Jean de la Ballue, descendant du cardinal emprisonné par Louis XI
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 En 1582, l'hôtel quitta définitivement la famille Hérouet* et passa Nicolas Pelloquin, secrétaire à la chambre du roi. A la mort de celui-ci, en 1606, il devint la propriété de sa fille Louise, épouse d'un commis à la recette des consignations.
Ensuite, ce sont les familles du Tillet, de Villarceau furent les successeurs des Hérouet.** 
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Dans la nuit du 26 au 27 août 1944, la maison fut fortement endommagée par l'éclat d'une bombe tombée au 67 rue Vieille du Temple. 
La maison mitoyenne, au 56, était au XIV° siècle, une maison à l'enseigne de la Faulx appartenant à  Loys de Villiers Chambellan de la reine Isabeau. Un successeur d'Hérouet, Noël Boussiogaulot, père du cabaretier chanté par Boileau(1619). En 1900, le café (cave) était connu sous le nom de Sénat.
Au 52, une maison qui datait du XVII°siècle à l'enseigne de la Fleur-deLys argentier de la reine Isabeau, puis à Jean Le Blanc, son trésorier. Au XVIII° siècle, ce fut un tripot, le cabaret du Chat-qui-pelote  puis un cercle politique pendant la Révolution
 
*Article d'Isabelle Le Masne de Chermont, in La rue des Francs-Bourgeois, Action artistique de la Ville de Paris Paris 1992
**Marquis deRrochegude et Maurice Dumolin, Guide pratique à travers le vieux Paris .librairie Champion, sans date

08:09 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

LEON BLOY, ATRABILAIRE, "L'EXASPERANT"

Par Bernard Vassor

medium_BLOY_LEON_lettre_pour_exasperer_les_imbéciles.jpgCorrespondance avec le Poète Belge Edouard Bernaert de Louvain 

Édouard Bernaert (1874-1945), poète, journaliste et publiciste belge, entra en relations avec Bloy en 1898. Leurs rapports furent assez particuliers. Du 9 septembre 1900 au 15 février 1901, Bloy hébergea, non sans problèmes, Bernaert chez lui. Le Journal de Bloy est rempli de détails sur cette curieuse relation. Quelques-unes des plus belles lettres de Bloy sont adressées à Bernaert.

Léon Bloy est né à Périgueux en 1846, mort en 1917. Arrivé à Paris en 1867, il fit la rencontre de Barbey d'Aurévilly qui allait orienter toute sa vie. Sous son influence, il se convertit au catholicisme. C'est dans le salon du maître, qu’il fit la connaissance d'écrivains aussi divers que Huysmans, Paul Bourget et Jean Richepin. A la fin de l'année 1870, il s'engage dans un bataillon de Francs-tireurs*

Il s'essait au dessin, à la peinture, mais, c'est vers l'écriture qu'il se tournera. Il publie un premier roman : "Le Révélateur du Globe". Il écrit dans différents journaux, se fâche avec tout le monde, éternel persécuté, il publie un deuxième roman à clés qui passera tout d'abord inaperçu "Le Désespéré".**   (Dans cet ouvrage, Maupassant est caricaturé sous le nom de Gilles de Vaudoré ) C'est un écrit autobiographique : pamphlet flamboyant, violent, haineux, antisémite, prompt à l'excommunication. Son fanatisme religieux va le conduire aux extrêmes avec des femmes. Il se marie avec la fille d'un poète danois Johana Molbech dont il eut trois enfants. Il fut un temps du cercle des Hydropathes et participait aux réunions 19 rue Clauzel chez Achile Mélandry au cinquième étage***

*Je dois cette information qui ne figure à ma connaissance dans aucune biographie à mon ami Pierre-Henri Zaidman, historien de la Commune de Paris. 

**Revue Histoire Littéraire, article d'Eric Walbecq

***Archives B.V 

 

03:25 Publié dans Les écrivains | Tags : maupassant, johana molbech, achile mélandry, pierre-henri zaidman, d'eric walbecq | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | Digg! Digg

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