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09/03/2007

PARIS DISPARU : LE PASSAGE DU PONT-NEUF ET THERESE RAQUIN

Par Bernard Vassor

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PASSAGE DU PONT NEUF, 

Il débutait 44 rue Mazarine, et finissait 43 rue de Seine dans le IV° arrondissement.
Construit de 1823 à 1824.
Démoli en 1912 pour créer la place Jacques Callot
Alexandre DumasDumaDs,dans le Comte de Monté-Christo, fait traverser le passage du Pont-Neuf à Mme Danglars .
........................... 
Dans le premier chapitre de Thérèse Raquin, Emile Zola décrit  le passage du  Pont-Neuf, une sorte de corridor étroit et sombre. Après avoir présenté ces lieux sinistres, il dresse un tableau de la boutique de Thérèse et
des habitants du passage :

« .-Le soir, trois becs de gaz, enfermés dans des lanternes lourdes et carrées, éclairent le passage. Ces becs de gaz, pendus au vitrage sur lequel ils jettent des taches de clarté  fauve, laissent tomber. autour d'eux des ronds d'une lueur pâle qui vacillent et semblent disparaître par instants. Le passage prend l'aspect sinistre d'un véritable coupe-gorge ; de grandes ombres s'allongent sur les dalles, des souffles humides viennent de la rue ; on dirait une galerie souterraine vaguement éclairée par trois lampes funéraires. Les marchands se contentent, pour tout éclairage, des maigres rayons que les becs de gaz envoient à leurs vitrines ;ils allument seulement, dans leur boutique, une lampe munie d'un abat-jour, qu'ils posent sur un coin de leur comptoir, et les passants peuvent alors distinguer ce qu'il y a au fond de ces trous où la nuit habite pendant le jour. Sur la ligne noirâtre des devantures, les vitres d'un cartonnier flamboient : deux lampes à schiste trouent l'ombre de deux flammes jaunes. Et, de l'autre côté, une bougie, plantée au milieu d'un verre à quinquet, met des étoiles de lumière dans la boîte de bijoux faux. La marchande sommeille au fond de son armoire, les mains cachées sous son châle.Il y a quelques années, en face de cette marchande, se trouvait une boutique dont les boiseries d'un vert bouteille suaient l'humidité par toutes leurs fentes. L'enseigne, faite d'une planche étroite et longue, portait, en lettres noires, le mot Mercerie, et sur une des vitres de la porte était écrit un nom de femme : Thérèse Raquin, en caractères rouges. A droite et à gauche s'enfonçaient des vitrines profondes, tapissées de papier bleu. Pendant le jour, le regard ne pouvait distinguer que l'étalage, dans un clair-obscur adouci.D'un côté, il y avait un peu de lingerie : des bonnets de tulle tuyautés à deux et trois francs. Vers midi, en été, lorsque le soleil brûlait les places et les rues de rayons fauves, on distinguait, derrière les bonnets de l'autre vitrine, un profil pâle et grave de jeune femme. Ce profil sortait vaguement des ténèbres qui régnaient dans la boutique. Au front bas et sec s'attachait un nez long, étroit, effilé ; les lèvres étaient deux minces traits d'un rose pâle, et le menton, court et nerveux, tenait au cou par une ligne souple et grasse On ne voyait pas le corps, qui se perdait dans l'ombre ; le profil seul apparaissait, d'une blancheur mate, troué d'un oeil noir largement ouvert, et comme écrasé sous une épaisse chevelure sombre. Il était là, pendant des heures, immobile et paisible, entre deux bonnets sur lesquels les tringles humides avaient laissé des bandes de rouille. Le soir, lorsque la lampe était allumée, on voyait l'intérieur de la boutique. Elle était plus longue que profonde ; à l'un des bouts, se trouvait un petit comptoir ; à l'autre bout, un escalier en forme de vis menait aux chambres du premier étage. Contre les murs étaient plaquées des vitrines, des armoires, des rangées de cartons verts ; quatre chaises et une table complétaient le mobilier. La pièce paraissait nue, glaciale ; les marchandises, empaquetées, serrées dans des coins, ne traînaient pas çà et là avec leur joyeux tapage de couleurs.D'ordinaire, il y avait deux femmes assises derrière le comptoir : la jeune femme au profil grave et une vieille dame qui souriait en sommeillant. Cette dernière avait environ soixante ans ; son visage gras et placide blanchissait sous les clartés de la lampe. Un gros chat tigré, accroupi sur un angle du comptoir, la regardait dormir.Plus bas, assis sur une chaise, un homme d'une trentaine d'années lisait ou causait à demi-voix avec la jeune femme. Il était petit, chétif, d'allure languissante ; les cheveux d'un blond fade, la barbe rare, le visage couvert de taches de rousseur, il ressemblait à un enfant malade et gâté."  

 

 

21:40 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | Digg! Digg

RENCONTRE FLORA TRISTAN

Anny Gleyroux Ducom de l'IHS d'Aquitaine me communique le programme d'une rencontre à l'Université Populaire du Bassin d'Arcachon et Val de l'Eyre autour de FLORA TRISTAN et d'une exposition consacrée à la première enquêtrice sociale, créatrice du syndicalisme en France.
ANDERNOS
le 10 mars 2007
CCAS (EDF)
Andernos
128 avenue de Bordeaux
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13:37 Publié dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

PARIS DISPARU, 29 et 31 rue Galande

Par Bernard Vassor

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Ces deux maisons dataient de la fin du XV° siècle 
Le numéro 29 a été  démoli, le 31 a subi une restauration "à l'indentique"  
C'était à l'emplacement d'une ancienne voie romaine qui se prolongeait par les rues de la Montagne Sainte Geneviève, rue  Descartes, Mouffetard, les avenues des Gobelins et de Choisy.  En 1197, elle s'appelait rue de Garlande, traversant la rue Saint Jacques à la place Maubert (qui était le Clos Bruneau à l'ouest) jusqu'au Clos Mauvoisin au Nord. La rue se peupla au début du XIII° et prit son nom actuel en 1218. Des fouilles effectuées en 1877 ont fait découvrir des sépultures s'échelonnant du I°au XII° siècle, ainsi qu'un vaste cimetière juif ouvert en 1198 et confisqué par Philippe III dit Le Hardi en 1270.
Cette rue avait 76 maisons éclairées de 14 lanternes au temps de Louis XIV.   
Percée en 1202 semble-t-il sur la lisière du Clos Mauvoisin et du clos Garlande.
Quartier étudiant au moyen age, ouvrier au XIX°siècle, la rue était peuplée d'auberges, gargotes cabarets tavernes bouges infâmes, étuves et regrattiers. 
dans l'article consacré au CHATEAU ROUGE 

 

09:00 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

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