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07/03/2007

PARIS DISPARU, RUE SAINT-HONORE

Par Bernard Vassor

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RUE SAINT-HONORE DU 172 AU 196
De la rue des Bons-Enfants, à la rue Croix des Petits Champs, ces maisons ont été démolies pour permettre l'agrandissement des magasins du Louvre. La rue des Bons enfants était l'ancien Chemin-qui-mène-à-Clichy au XII°, puis la ruelle des Escholiers-Saint-Honoré XIV°, enfin rue des Bons-Enfants XIV°, à cause du collège de ce nom qui était l'appellation donnée aux étudiants pauvres  Il disparu en 1611. A l'angle fut construit l'hôtel d'Armagnac, de Mercoeur, puis d'Estrée en 1605, racheté partiellement par Richelieu. Au 196, Rochegude signale une maison curieuse sans autre précision ?
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Sur l'autre côté de la rue, à l'emplacement de la rue Marengo, autrefois rue du Coq,se tenait la Barrière des Sergents, un des postes de police établis par l'ordonnance du 22 décembre 1541. Ces maisons bordaient l'ancien cloitre Saint Honoré et le cimetière du même nom. Honoré de Balzac place une scène d'Illusions perdues dans la rue du Coq :
Rubenpré va proposer son manuscrit "l'Archer de Charles IX" au libraire Doguereau rue du Coq auprès du Louvre. :"une boutique modeste devant laquelle il avait déjà passé, sur laquelle étaient peints en lettres jaunes, sur un fond vert, ces mots : Doguereau, Libraire. Il se souvint d'avoir vu ces mots répétés au bas du frontispice de plusieurs des (..)
Histoire de la Grandeur et décadence de César Biroteau : "en ne parlant et ne m'occupant que de la vôtre. Un fameux tour de voyageur ! Ah ! ah ! nous sommes les diplomates du commerce. Fameux ! Quant à votre prospectus, je m'en charge. J'ai pour ami d'enfance Andoche Finot, le fils du chapelier de la rue du Coq, le vieux qui m'a lancé dans le voyage pour la Chapellerie. Andoche, qui a beaucoup d'esprit, a pris[Erreur du typographe, insertion d'un « il » : beaucoup d'esprit, il a pris celui...] celui de toutes les têtes que coiffait son père, il (...)"

23:20 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

CLAUDE MONET, souscription pour l'achat de l'Olympia de Manet

Par Bernard Vassor

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Claude Monet avait ouvert une souscription pour éviter le départ pour les Etats-Unis pour l'achat de l'Olympia, afin de l'offrir au Louvre. Il avait écrit au Ministre des Beaux-Arts, lettre publiée par le Figaro
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 "Je me suis assez remué et occupé de cette affaire pour savoir de bonne source que ces Messieurs du Conservatoire se trouvent très embarrassés. Tant qu'il s'est agit d'offrir le tableau au Louvre, ils étaient fort tranquils, souriant de ma candeur. En l'offrant à l'Etat pour qu'il soit mis au Luxembourg, il s'agit de discuter la valeur de Manet. Certes, je les crois assez bêtes assez ignorants pour commettre une bétise et refuser l'Olympia (...) Pour le moment la haine est plus pour Olympia que pour Manet"

 

11:40 Publié dans LES IMPRESSIONNISTES ET LES SYBOLISTES | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

LA MAISON DE BALZAC A VILLE D'AVRAY

Par Bernard Vassor

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Cette maison acquise en 1837 par Balzac, fut plus tard rachetée par Gambetta 
Huile sur toile Edmond Petitjean 
Jules Claretie se souvient de la maison, avec le buste du maître en haut de la porte, dans une niche. Gambetta habitait les communs de la maison qu'il avait rachetée. "Il mit la pioche dans le logis du romancier,. Mais à peine les murailles où Balzac imaginait des tentures hypothétiques furent-elles tombées, avec des pierres du bâtiment mises en tas dans le jardin, que la mort entra et prit Gambetta, comme elle avait pris Balzac autrefois en pleine force. Aujourd'hui, les Jardies sont mises en vente ppar lots et les sentiers où l'auteur où passa l'auteur des "Parents Pauvres" n'existent plus"
Léon Gozlan nous offre un portrait saisissant de Balzac, et quelques anecdotes savoureuses dans : Balzac Intime, Balzac en pantoufles librairie illustrée, sans date. :

 

10:41 Publié dans Les écrivains | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | Digg! Digg

LE DOCTEUR GACHET HISTORIEN DE PARIS

Par Bernard Vassor

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Eau-Forte sur Chine du dessinateur Leroy
Le docteur Paul Gachet était un touche-à-tout de talent. Nous connaissons ses dons pour la peinture, et la gravure à l'eau-forte.  Ce que nous savons moins, c'est qu'il était musicien mélomane, qu'il avait écrit des chansons qui avaient été mises en musique par Ernest Cabaner. Enfin, membre de la Société des Eclectiques pendant trente ans, membre de la Société du Vieux Montmartre, il avait consacré de son temps à des études sur l'histoire de Paris. L'article qui va suivre, est consacré à l'histoire de la rues de l'Ecole de Médecine, un morceau parfait d'anticléricalisme !. Sur la gravure ci-dessus représentant l'angle de cette rue, nous voyons à droite le restaurant Blot où se réunissaient les membres de l'association chaque mois. Parmi les vingt cinq membres en moyenne qui la composaient, un président de séance était nommé à chaque fois.:
Article écrit en février 1884.
"ECOLE DE MEDECINE  
Rue de l'Ecole de Médecine
(Quartier latin)
Vers la fin de l'an 774, Charlemagne, de retour de Rome, jette les premiers jalons d'une sorte d'université embryonnaire, en rendant publique l'étude des arts libéraux, jusque là monopole exclusif des collèges de moine et des couvents. Cette sorte d'enseignement libre dont les professeurs souvent étrangers, étaient nomades et dissertaient au grand air, depuis les hauteurs de la montagne Sainte Geneviève jusqu'aux rives de la Bièvre, avaient fort à faire avec les religieux qui les traquaient de tous côtés et au besoin les brûlaient comme de simples hérétiques, pour la plus grande gloire de Dieu.
Un sériuex recul a lieu jusqu'en l'an 1190, époque à laquelle, Philippe-Auguste groupe nettement par volonté royale, l'ensemble des connaissances intellectuelles du moment.(...)Phimippe-Auguste, en fondant l'Université, c'est à dire en donnant un même corps à l'ensemble des connaissances humaines, avait de plus fondé une nouvelle ville sur la rive gauche de la Seine. (....) Les abords de Saint-Severin, de Saint Germain des Prés, de Saint Germain l'Auxerrois étaient une véritable cour des Miracles, où gueux et mendiants demandaient la guérison de leurs entorses et de leurs ulcères aux prière frlatées et aux onguents des gens de Dieu. Ces rebouteux ignorants, comme les pr^tres antiques, vendaient la santé et la confession avec. Ils faisaient guerre sans merci aux medium_docteur_Gachet_05.jpgbacheliers, barbiers et empiriques qu'ils pourchassaient comme "fauves". Lorsque enfin, en 1271, Saint-Louis qui malgré son fanatisme religieux et l'influence pernicieuse, ombrageuse et oppressive de Blanche de Castille, sut parfois tenir tête aux puissants du moment, seigneurs et évêques....(...)L'école paroissiale Saint-Côme et Saint Damien, dépendance de l'église de ce nom occupait avec l'église-charniercimetière-abbaye un vaste emplacement circipar la porte Saint-Michel, la rue de Vaugirard, la rue de la Harpe, la rue Sainte Hyacinthe, la rue d'Enfer, la rue Monsieur le Prince, lla rue de l'observance avec le couvent des Ccordeliers, la rue du Paon, la rue du Jardinet, la rue du Battoir et la rue Mignon.. Le premier lundi de chaque mois, dans un petit bâtiment construit sur l'emplacement du charnier, plusieurs chirurgiens visitaient et pansaient les malades qui se présentaient. Nous passerons sous silence la grande dispute des chirurgiens installés comme corps enseignant, avec cles médecins, lorsque ces derniers entrant dans l'Université voulurent y avoir prépondérance. (...) Au numéro 22 rue de la Bûcherie, actuelle, on trouve encore les vestiges de ce qui fut le premier amphithéâtre de médecine. Vers 1775, l'école fut transférée rue Jean-de-Bauvais, aux anciennes écoles de droit. Le collège de Bourgogne démoli en 1768, fit place à la faculté de médecine actuelle, construite par l'architecte Gondonin. Désormais l'enseignement devint officiel et purement laïque. La rue de l'Ecole de Médecine, appelée à cette époque rue des Cordeliers, a successivement pris le nom de Marat, qui y a habité une maison  à côté de la tourelle qui faisat l'angle de la rue Larrey, en face de la fontaine. En 1793, elle prit le nom de rue de l'Ecole de Santé, pour reprendre ensuite le nom actuel.
A SUIVRE...........  

02:20 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

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