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06/02/2007
LEONIDE LEBLANC
Par Bernard Vassor
Née en 1842, elle a été d'abord élève institutrice à Paris avant de devenir comédienne. Elle aurait débuté au théâtre de Belleville, puis aux Variétés, au Gymnase, à la Porte Saint Martin, à la Gaité...... parmi ses amants, on compte l'inévitable Aurélien Scholl, le prince Napoléon, le duc d'Aumale, Clémenceau. Son hôtel de la rue de Prony est estimé àplus de trois cent mille francs. Elle enregistre aussi à son actif, des banquiers, des princes des comtes russes des ducs français, des négociants. C'est elle qui reprendra le rôle d'Henriette Maréchal des frères Goncourt à l'Odéon le 3 mars 1885. Des rapports de police la qualifient de "douairière, morphinomane et de lesbienne"
Elle est morte le 31 janvier 1894.
Comme nous apprend la notice biographique des Archives Emile Zola, elle fut également la maîtresse d'Esterhazy.
"C'est alors qu'il découvrit la «dolce vita» parisienne: il fréquenta plusieurs cercles, s'initia aux spéculations boursières et eut de nombreuses liaisons, notamment avec la célèbre «horizontale» Léonide Leblanc. Grâce à la protection de celle-ci, il fut détaché, en 1877, au Service des renseignements, où il fit la connaissance du capitaine Joseph Henry. De 1881 a 1882, il servit en Tunisie, avec le 135e d'infanterie. En 1886, lorsque ses affaires de coeur étaient dans une mauvaise passe, il épousa une jeune femme de vingt-deux ans, Anne de Nettancourt. ~ Son mariage ne fit rien pour améliorer sa situation financière, déjà irrémédiablement compromise, et il ne tarda pas a se trouver aux abois: en juillet 1894 ~ il avait alors le grade de commandant ~, il offrit ses services à l'attaché militaire allemand, Maximilian von Schwartzkoppen. Dénoncé par Mathieu Dreyfus en novembre 1897, comme le véritable auteur du bordereau qui avait été à l'origine de l'affaire Dreyfus, il fut acquitté par le conseil de guerre le 11 janvier 1898."
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CELINE MONTALAND
Par Bernard Vassor
CELINE MARIE-HENRIETTE

De la Comédie française, elle figure parmi les actrices les plus recherchées.
Né en 1844 à gand, elle débute à 6 ans dans une pièce d'Emile Augier. Ses parents étaient mariés dans le XIII° arrondissement, et vivaient dans un petit meublé au 15 rue de Trévise. Elle perdit sa virginité avec Napoléon III. Le prrince Radzwill l'entretint richement. Son père et sa mère l'encourageaient dans son inconduite. Sa mère s'installa avec elle dans le somptueux appartement du 43v boulevard des Capucines. D'après des rapports de police, c'est la mère qui reçoit les hommes et fixe le prix de ses faveurs. Lfils naturel duc de Morny figure dans la liste de ses premiers clients Elle se produit dans le monde entier. Le prince Démidoff lui assura une rente importante. Edmond de Goncourt dans le Journal note assez perfidement le 11 janvier 1881 à propos d'un rôle dans une pièce :
"La Céline Montaland joue très bien son rôle de grue, mais, un incident : elle a perdu les faux-cils que seule sa mère sait poser. Enfin, on attrape la mère dans un coin, derrière un paravennt de femmes, on refait le regard velouté d'Ida de Barancy"
Elle mourrut atteinte de la rougeole en 1891.
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GUILIA BENINI DITE LA BARRUCCI
Par Bernard Vassor
Cette célèbre coutisane née vers 1837 morte phtysique comme beaucoup de ses consoeurs ( la belle Rosalie Sergent la reine Pomaré, la sentimentale Marie Duplessis, et Esther Duparc l'aînée de cinq soeurs toutes vouées à la galanterie) après le siège de Paris en 1871.. Son appartement somptueux du 120 Champs Elysées contribua grandement à sa célébrité. D'une "beauté saine et plantureuse, sa gorge haut placée, son corps de déesse, son teint chaud, ses yeux magnifiques. En 1863, elle était la maîtresse d'Aurélien Scholl. Le Journal des Goncourt note à la date du 8 novembre :
"Il (Scholl) tient à nous démontrer sa nouvelle maîtresse, La Barrucci, et nous invite, de manière à ne pouvoir refuser à dîner ce soir chez elle :
-Vous verrez mon cher, un luxe... (...) C'est dans le quartier des grandes filles au n° 120 de l'avenue des Champs Elysées qu'elle demeure à un premier dont les volets laissent filtrer les lumières d'une fête. Le luxe, le faste s'annoncent dès la loge du portier."
Beaucoup d'éléments de décoration et de mobilier démontrent l'ancienne liaison avec l'empereur des lettres N gravées sur des coupes d'argent, des velours avec la même marque et sur une pièce d'argenterie de Froment-Meurice, la mention Napoléon III................
Les Goncourt poursuivent :
"La Barrucci est une femme assez grande, mince et svelte. Elle a de grands yeux noirs, un air de bonté vive, les traits de la petite beauté italienne, ce joli parler d'une étrangère qui estropie le français. (..) Après le dîner la Barrucci qu'on pourrait baptiser bête eet bonne, nous mène voir sa chambre à coucher. C'est une grande boite toute capitonnée, ouvragée, frangée--un de ces prodigieux ouvrages de tapissier dont on ne peut imaginer le prix. (...)
Puis on rentre au salon et comme on ne sait trop que faire, on demande à visiter, comme lieu historique, le lieux où s'est déroulé l'affaire Cazaldo. (...) Enfin les goncourt concluent :
"Et pourquoi toutes ces adorations ? Voilà quelques hautes courtisanes qu'il m'est donné de connaître. Aucune pour moi ne sort de la classe des prostituées. Elles ne vous donnent pas autre chose qu'une femme de bordel. Aucune, jusqu'ici ne m'a paru d'une race supérieure à celle de la femme du trottoir. Je crois qu'il n'y a plus de courtisanes et que tout ce qui en reste sont des filles"
13:00 Publié dans LES COURTISANES LES MODELES ET LES ACTRICES | Lien permanent | Commentaires (2) | | |
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