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08/07/2011
Paris disparu, rue Ogniard, puis Trousse-vache devenue la rue de la Reynie
Par Bernard Vassor
Baie ogivale percée en façade d'une maison.
Cette maison, sans doute une auberge, photographiée en 1910 au 35 rue de la Reynie, a été détruite lors des différents boulversements des travaux parisiens.
Cette rue moyennageuse porta au cours des siècles de nombreux noms. Un texte du XIIIe siècle (Le Dit de Paris) de Guillaud de Paris sous Philippe le Bel nous en donne plusieurs :
(...)La rue Auberi-le-Boucher,
Et puis la Conreerie* aussi,
La rue Amauri-de-Roussi**,
En contre Trousse-Vache*** chiet.
Que Diex gart qu'il ne nous meschiet.
Et la rue du Vin-le-Roi****.
..............
La rue plus tard, devint la rue Guillaume-Josse, puis la rue des Trois-Maures, probablement aussi dùe à une enseigne. Cette partie disparues lors du percement du boulevard Sébastopol.
*Courroirie en raison des courroyeurs qui y étaient établis.
Elle devint plus tard la rue Hoignard ou Ogniard, puis fut réunie à la rue de la Reynie en 1851, puis devint la rue des Cinq Diamants nom qu'elle devait à une enseigne pendue dans cette rue.
***Des historiens donnent le nom d'une famille Eudes Troussevache, découvert dans le cartulaire Saint-Magloire, monastère stitué un petit plus haut, rue Saint-Denis. Au moyen-âge, les noms de famille ne provenaient pas toujours du métier qui étaient exercés, mais parfois d'une réputation graveleuse. Une autre hypothèse nous est donné par l'appellation au dix-septième siècle de rue "Trou-Vassou". Le trou-vassou était une sorte d'entonnoir, espèce de goufre sans fond où venaient s'engouffrer les eaux usées des corroyeurs et des ruisseaux des alentours. Une enseigne aussi porta le nom de Vache-Troussée, nom que François Villon ne manqua certainement pas de relever ! Nous trouvons aussi, sous Philippe Auguste, d'après l'historien de Paris Auguste Lefeuve, dans le livre de la Taille, un contribuable rue Troussevache "Marques de Lucques, sa chambrière et Jeannette sa pucelle"
C'est au dédouché de cette rue que naquit Eugène Scribe le jour de Noël 1791.
*
***Elle devait son nom à des caves que le roi possédait.
J'espère que vous avez compris quelque chose, car moi, je m'y perd aussi un petit peu...
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La mort de Stendhal et la place du Carrousel
AU CENTRE, L'HÔTEL DE NANTES OU STENDHAL TROUVA LA MORT LE 23 MARS 1842.
Par BERNARD VASSOR

Une attaque d'apoplexie terrassa Henri Beyle dans la rue Saint-Nicaise. Transporté dans sa chambre à l'hôtel de Nantes il y rendra son dernier soupir le 23 mars 1842. Complètement inconnu, sauf d'un petit nombre d'écrivains de salon (dont Balzac qui, visionnaire fit l'éloge de La Chartreuse de Parme), Il n'y eut que trois personnes son ami Colomb, Prosper Mérimée et la "comtesse Gazul...." pour suivre le cotège funèbre qui le conduisit dans sa dernière demeure au cimetière de Montmartre.
cette ruelle se change en coupe-gorge, et où les vices de Paris, enveloppés du manteau de la nuit, se donnent pleine carrière. Ce problème, effryant par lui-même, devient horrible
Ce magnifique daguéréotype est le pendant de celui qui fut déposé au musée Carnavalet.
La place du Carousel fut rasée le premier octobre 1850 pour dégager la place afin de faire se rejoindre les ailes du palais des Tuileries et du musée du Louvre. Une autre raison était certainement de faire disparaître ce quartier sordide "du Doyenné", si bien décrit dans la Cousine Bette :
"le jour où Napoléon résolut de terminer le Louvre. La rue et l'impasse du Doyenné, voilà les seules voies intérieures de ce pâté sombre et désert où les habitants sont probablement des fantômes, car on n'y voit jamais personne, Le pavé, beaucoup plus bas que celui de la chaussée de la ruedu Musée, se trouve au milieu de celle de la rue Froidmanteau. Enterrées déjà par l'exhaussement de la place, ces maisons sont enveloppées de l'ombre éternelle que projettent (...) ce coupe-gorge, et la nécessité de symboliser au coeur de Paris l'alliance intime de la misère et de la splendeur qui caractérise la reine des capitales. Aussi ces ruines froides, au sein desquelles le journal des légitimistes a commencé la maladie dont il meurt, les infâmes baraques de la rue du Musée, l'enceinte en planches des étalagistes qui la garnissent, auront-elles la vie plus longue et plus prospère que celles de trois dynasties peut-être! Dès 1823, la modicité du loyer dans des maisons condamnées à disparaître, avait engagé la cousine Bette à se logerautes galeries du Louvre, noircies de ce côté par le souffle du Nord. Les ténèbres, le silence, l'air (…)

Cette vue fut sans doute réalisée du sommet de l'Arc de Triomphe de la place du Carrousel.
Nous y voyons une intense activité autour d'un bureau des voyageurs "de la correspondance des omnibus" Des voitures attendant des silouhettes de passagers prenant des omnibus.
Nous distinguons nettement l'entrée de l'hôtel à droite sur l'image. Sur la gauche, un estaminet
http://autourduperetanguy.blogspirit.com/l_estamine.../
borde un autre bureau des omnibus. A l'arrière, un restaurateur de tableau affiche son activité au premier étage.
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