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07/07/2011

Alphonse Giroux, marchand de tableaux, précurseur de la photographie, et dépositaire exclusif (avec Susse) du daguerréotype.

Par Bernard Vassor

"Le Louvre n'est plus qu'une succursalle

de Giroux et de Susse"

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Boite "Giroux Daguerre" en acajou de Cuba.

Dès 1839, Daguerre et lee fils Nièpce accordèrent à Giroux et  Susse frères, l'exclusivité et la fabrication et de la vente de la chambre portant la signature de Daguerre.

Alphonse Giroux est le portrait craché du marchand de tableaux dépeint par Murger dans "Les Buveurs d'Eau" dont le héros est Francis Bernier

Il était établi 7 rue du Coq Saint Honoré, jusqu'à la destruction de sa boutique pour le percement de la rue de Rivoli. C'était un des 4 grands marchands entre 1830 et 1850. On l'appelait "Le marchand des princes" Dans son magasin se vendait tout ce qui était luxueux. En 1839, apès l'incendie du Diorama,il créa une école pour jeunes filles désirant apprendre l'aquarelle !

medium_GIROUX_RUE_COQ_ST_HONORE.jpg

On peut lire dans "l'Artiste" (1854) un article d'E.Henriet :

"Depuis  10 ans, Giroux n'a fait que de rares acquisitions. Cependant, son étalage rue Coq Saint Honoré ne manquait ni de solennité, de richesse. Il faut du moins lui rendre cette justice, que les ouvrages qui  faisaient le fond de ses exhibitions étaient toujours, mérite à part, dignes...(aujourd'hui M.Giroux est sans asile,, de par la rue de Rivoli. Mais d'ici à quelques jours son brillant étalage va de nouveau resplendir, rajeuni et transformé au boulevard des Capucines, sur l'emplacement  de l'hôtel du Ministère des affaires étrangères, où le souvenir de Durand-Ruel et le désir de lutter avec M.Deforge ne manqueront pas de le piquer d'émulation et le porteront sans doute à faire de raisonnables concessions au goût actuel." Nous remarquons qu'à l'époque les deux autres "grands" étaient Durand Ruel* et Deforge du boulevard Montmartre. Dans l'Artiste de 1835, sous le titre Du Commerce d'objets d'art" :

"Ainsi les étalages de Giroux de Susse** et de Durand-Ruel ne sont à bien dire que des expositions établies dans l'intérêt des artistes, où leurs ouvrages ne risquent jamais d'être placées à dessin dans un mauvais jour (...) il y aurait mauvaise grâce à resister à l'esprit de son temps. Tout est aujourd'hui matière à commerce (...) Durand-Ruel dans ses mémoires indique :

"La vente des tableaux aquarelles et dessins ne rapportait que fort peu en raison du prix ridicule atteints par  les oeuvres les plus belles. Ainsi ces trois maisons (Giroux, Binant, Susse) et celle de mon père pouvaient-elles faire face à leurs frais que grâce à la vente de tableaux et dessins très en usage à l'époque."

*La maison Durand -Ruel était à l'époque 103 rue Neuve des Petits Champs, née de l'union de Jean-Fortuné Marie Durand, employé principal et de la papeterie Ruel dont il épousa la fille en 1825.

**Susse était place de la Bourse.

mise à jour le 07/07/2011

16:39 | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | Digg! Digg

Henri Moret, un peintre de "l'Ecole de Pont-Aven"

Par Bernard Vassor

Le silence est une opinion,

on ne peut jamais être neutre.

Henri Moret.

moret henri finistere pont aven.jpg
 
D'après Emile Bernard :
"Moret est un révolutionnaire paisible,sincère, fort sérieux, assidu et silencieux "
C'est à Cherbourg que naquit Henri Moret en 1856. De passage à Lorient pour faire son service militaire, il suivit les cours d'Ernest Corroller le peintre de marines. Arrivé à Paris, à l'Ecole des Beaux-Arts, il étudie auprès du pompier Léon Gérome et de Jean-Paul Laurens. Son premier envoi au Salon, date de 1880. En 1888 il se rendit à Pont-Aven où il rencontra Gauguin,Laval, Emile Bernard, Chamaillard etc..

L'influence de Gauguin se fit sentir, et l'on soupçonne même que plusieurs toiles signées par Gauguin seraient dûes au pinceau d'Henri Moret.

Sous contrat avec Durand Ruel, il traversa la Bretagne, du Finistère au Morbihan, prenant racine à Belle-Ile où il subit nettement l'influence du trop injustement méconnu Maxime Maufra.

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