« 2007-05-15 | Page d'accueil
| 2007-05-17 »
16/05/2007
LA COUR DES MIRACLES SUITE....
Par Bernard Vassor
C'est le plan du quartier, au temps de Casanova, de Sébastien Mercier et de Restif de la Bretonne.
Les éditions Robert Laffont ont eu la merveilleuse idée de réunir les deux texte en un volume dans la collection Bouquins
Sur le plan de Sébastien Mercier, nous voyons le quartier au temps de Casanova où Victor Hugo situe l'histoire de Notre-Dame de Paris au moyen age. C'est un anachronisme que Victor a emprunté à l'historien Henri Sauval qui évoquait la cour des miracles au XVII° siècle. Mais les romanciers ont tous les droits, Le chef d'oeuvre Notre Dame de Paris en est la démonstration.
A SUIVRE.......
19:55 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
|
Digg
LE GRAND CERCLE, CERCLE DES GANACHES, ET CERCLE DES ECHECS, SEVERIANO DE HEREDIA
Par Bernard Vassor

LE GRAND CERCLE
Tout à fait à gauche, le 16 boulevard Montmmartre
Installé dans l'ancienne résidence 16 boulevard Montmartre de l'ambassadeur d'Autriche Mercy-d'Argenteau qui y reçut Marie-Antoinette, et fit le lien pour sa correspondance avec le comte Fersen. On dit même qui allait chercher l'encre sympathique que lui fournissait l'apothicaire de la rue Saint-Denis...
Sa fondation remonte à 1824 un "Jockey-Club"pour généraux en retraite disaient les mauvaises langues. Situé presque en face du théâtre des Variétés, le cercle reprenait vie après la fermeture de celui-ci, les vieux barbons venant se reposer des émotions du foyer des artistes. On ne jouait pas de grosses sommes dans cet établissement de jeu qui ne fit pas beaucoup parler de lui sauf au moment de sa fermeture qui fut un scandale. On peut toutefois noter qu'un feu d'artifice fut tiré du balcon du premier étage pour "l'inauguration" au mois d'août 1829 de la première de Guillaume Tell. J'ai déjà raconté l'histoire amusante suivante : Le boulevard avait été barré pour empêcher la foule d'approcher, du carrefour de la rue Grange Batelière-Italiens, et de l'autre côté du boulevard Montmartre et des rue du faubourg....
Au barrage du boulevard des Italiens, un petit bonhomme sautillait et essayait de forcer le passage en criant : "yé souis moussieu Rossini, yé souis Rosssini...." vous connaissez la réponse classique que lui ont faîte les braves gardes ; "Et moi, yé souis l'Pape".

En 1867, le Cercle comptait plus de cinq cents membres, en 1876, il prend le nom de Cercle des Ganaches, né de la fusion du Cercle Général du Commerce et de l'ancien Cercle,
Le cercle était très surveillé par la police, bien que dirigé par
M. Severiano de Hérédia, ancien ministre,, président de l'Union-latine franco-américaine,

Le 20 janvier 1894, le préfet de Police Lépine faisait fermer le Grand Cercle, à la suite de nombreux rapports signalant la présence aux côtés du propriétaire d'un escroc international, "un nommé Mariovaldi (sic) dit Fabian Guagni dont les exploits ne sont plus à compter et tellement de notoriété publique, qu'il lui est impossible depuis de longues années de fréquenter le dernier des tripots de France C'est pour cela qu'il en était réduit à opérer sur les paquebots à l'étranger" (...) En compagnie de Monsieur Ardisson, l'auteur du scandale de l'Epatant, il fut de s'enfuir du Cercle de l'Union à Hambourg où il venaii de dépouiller les joueurs d'une centaine de mille francs (expulsé de Baden-Baden. Ce monsieur faisa_it partie de la bande de détrousseurs composée de Belliard, Maria et consorts est un grec des plus dangereux(...) extrait d'un rapport de police de décembre 1892.
*Le journal La Presse daté du 21 janvier 1894 annonce la fermeture du GRAND CERCLE du 16 boulevard Montmartre
13:50 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Tags : rossini, mercy-d'argenteau, fersen, marie-antoinette, heredia, ardisson, mariovaldi | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
|
Digg
MON COPAIN EMILE BERNARD (VINCENT VAN GOGH)
Par Bernard Vassor
Le musée Van Gogh, détient ce curieux carnet de dessins qui démontre une fois de plus la profonde amitié et la grande intimité qui régnait entre Vincent et Emile Bernard.
liste complète sur le site de PascalE Tannous et Christophe Hottinger, co-organisateurs de cette réalisation.
pour la célébration et la pose d'une plaque rue de Larochefoucauld appartement où vécut Auguste Renoir.
Emile Bernard et Anquetin, ont rencontré Vincent Van Gogh dans la boutique du père Tanguy où dit Emile Bernard "C'est là est née l'école de Pont-Aven"
A SUIVRE.........
12:10 Publié dans LES IMPRESSIONNISTES ET LES SYBOLISTES | Tags : SOPHIE RENOIR, MAYA PICASSO, DIANA PICASSO, SANDRINE PISSARRO, LIONEL PISSARRO, PASCALE TANNOUS, CHRISTOPHE HOTTINGER | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
|
Digg
LA BASCULE A CHARLOT
PAR BERNARD VASSOR
La machine ne fut mise en usage qu'en 1792. C'est le docteur Antoine Louis secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie se chargea de faire construire et de tester ce nouvel outil de mort. Elle fut fabriquée par un facteur de piano de Strasbourg nommé Schmit. Le chirurgien en dirigea la construction d'après des dessins d'un sieur Laquiante , attaché au tribunal de Strasbourg. Le 17 avril 1792, après des essais sur des moutons dans une cour de la rue Saint-André-des-Arts, le chirurgien Louis, accompagné du bourreau Sanson. A cette époque, on proposa d'appeler cette machine "La Louison".
C'est un certain Pelletier qui eut l'honneur d'inaugurer la machine à couper en deux....C'est sur la place de Grève que fut dressée la machine qui fut le pretexte à des plaisanteries d'un goût douteux.
Un journal écrivit : "On donnera incessament la première représentation de la Guillotine, pièce à tiroir, imaginée jadis en Italie, mais adaptée à notre théâtre par le docteur Diafoirus, et retouchée par un "frater" qui jouit en France d'une grande célébrité. (...)- Nota, si le succèscouronne leur espérance, les entrepreneurs envisagent d'établir des théâtres dans les provinces et notament dans l'Orléanais."
Un rédacteur du même journal, donne quelques jour après un article qui se veut humoristique :"29 avril, on a donné une première représentation de la Guillotine, tragédie en un acte qui a eu le plus grand succès".
Le docteur Antoine Louis satisfait du devoir accompli, put mourir en pais quelques jours plus tard le 20 mai 1792.
Le langage populaire va aussitôt s'emparer du nom de la guillotine, pour l'appeler : La décolleuse, La Louisette, La Louison, la bascule à Charlot (le prénom du bourreau Sanson était Charles), L'escalier du-monte-à-regrêt....
et bien sûr "La Veuve" dont Jules Jouy fit une terrible chanson, en voici un couplet :
Cynique , sous l'oeil du badaud,
Comme en son boudoir une fille,
La Veuve se lave à grande eau, Se dévêt et se démaquille.
Impassible au milieu des cris, Elle retourne dans son bouge;
De ses innombrables maris
Elle porte le deuil en rouge.
Dans sa voiture se hissant,
Goule horrible que l'homme abreuve,
Elle rentre cuver son sang,
LA VEUVE.
09:40 Publié dans HISTOIRE | Tags : jules jouy, bicetre, antoine louis, guillotin, samson, la veuve | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
|
Digg
LE PERE EUGENE SOULIE, marchand de couleurs, MARCHAND DE TABLEAUX ET DE BRIC A BRAC DE LA RUE DES MARTYRS
Par Bernard Vassor
LE DOUANIER ROUSSEAU
C'est chez ce petit marchand de la rue des Martyrs, face au
cirque Médrano, à l'angle de la rue Alfred Stevens que
Picasso qui fréquentait la boutique du
père Soulié, ancien lutteur de foire ivrogne invétéré saoul du matin au soir, il engloutissait plus de cinquante apéritifs et absinthes dans sa journée ! Au milieu d'objets hétéroclites, des sommiers, bois de lit, il accumulait des toiles sans valeur que les peintres achetaient pour les gratter et repeindre par dessus, ce que faisait très souvent le peintre catalan. Le père Soulié empêchait souvent de mourir de faim les artistes de Montmartre en leur achetant à bas prix des

dessins, des aquarelles, et des toiles que les peintres ne pouvaient pas écouler. C'était le cas de Picasso ! Le marchand gardait à l'interieur ses bois de lits et ses objets de brocante, et sortait par tous les temps sur le trottoir les toiles qui subissaient le "marquage de territoire par des chiens, des chats" et qui n'étaient pas non plus à l'abri des voleurs.
Dans ce capharnaüm Picasso fouilla et découvrit un jour, en 1908 une toile qui représentait un immense portrait de femme. Il n'en voyait que la tête qui dépassait, le portrait lui plut infiniment (le "douanier" Rousseau à qui il le montra lui expliqua que c'était le portrait d'une institutrice polonaise). Il en offrit 5 francs. Le père Soulié lui indiqua qu'il s'agissait d'un peintre nommé Rousseau, -"mais la toile est bonne , vous pourrez la gratter et peindre par dessus !".
Picasso venait de découvrir le tableau qu'il a toujours gardé auprès de lui. Il organisa un banquet pour lui rendre hommage, mais....tout le monde connaît la suite.
Quand au père Soulié, il fut incarcéré pour des histoires de paris illégaux et pour une affaire de moeurs pédophiles. Ce fut le coup de grâce pour sa santé usée par absinthe, il sombra dans une profonde dépression, hospitalisé à Lariboisière, il mourut en 1909.
00:00 Publié dans Le marchand de couleurs タンギー爺さん を巡って | Tags : soulie, picasso, medrano, lariboisiere | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
|
Digg
All the posts