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30/03/2007

PARIS DISPARU LE TABOU DE LA RUE DAUPHINE

Par Bernard Vassor

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 C’est en 1947 que Fred Chauvelot créa dans la cave d’un petit bistrot un club sous le couvert de la loi de 1901. Le minuscule bar au rez-de-chaussée ne pouvait pas accueillir plus d’une quinzaine de personnes. En revanche le sous-sol de 8 mètres sur douze, auquel on accédait par un escalier étroit était souvent surpeuplé….

medium_escalier_du_tabou_09_phot.jpgC’était le plus souvent Boris Vian qui animait les soirées avec son orchestre de jazz amateur, dans lequel, il jouait de la « trompinette » Deux jeunes filles, l’une rousse l’autre brune, Anne-Marie Cazalis poétesse et Juliette Gréco qui symbolisait à elles seules le nouveau Saint-Germain des Prés. Un journaliste de « Samedi-soir »  entendit Gréco prononcer la phrase : « Nous sommes des existentialistes » …et voilà, le mot fut lancé ! Les journaux à l’affut de toutes nouveautés dans cet après guerre se jeta sur l’endroit pour le louer ou le démolir selon leur orientation politique, le scandale faisant de toute façon vendre. Le patron, un toulousain, ancien charcutier pouvait se frotter les mains. Monsieur Guillonet, c’est son nom,  tripla, quadrupla, quintupla, ses bénéfices. On se bousculait au Tabou pour être vu en compagnie de Jean-Paul Sartre ou Simone de Beauvoir,  Gaston Gallimard et son confère Julliard côtoyaient leurs écrivains Albert Camus, Alexandre Astruc, Roger Vaillant,  On était reçu sur  des chaises étroites avec des petits morceaux de tables collées aux murs. Aujourd’hui, tout à été transformé pour être englobé dans un hôtel ! La cave du Tabou démolie et transformée en salle pour séminaires. Comme disait le poète, «ça n'fait rien, y a tout d'même des coups d’pieds au cul qui s’perdent »
 

12:57 Publié dans BALS ET GUINGUETTES | Lien permanent | Commentaires (79) | | | | Digg! Digg

ANNIVERSAIRE LE 30 MARS

RAPPEL
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LE VENDREDI 30 MARS VINCENT VAN GOGH AURA

157 ANS
COMME CHAQUE ANNEE
L'ASSOCIATION AUTOUR DU PERE TANGUY ORGANISE
POUR L'ANNIVERSAIRE 
DE SA NAISSANCE, 
LE VENDREDI 30 MARS
A 18 H
 DANS LA COUR DE L'IMMEUBLE
DU PERE TANGUY   14 RUE CLAUZEL PARIS  
UN HOMMAGE A VINCENT VAN GOGH 
VOUS POUVEZ APPORTER UNE FLEUR.
UNE PETITE LECTURE SERA FAITE
PAR
LE COMÉDIEN PASCAL GAUTRIN D'UNE LETTRE DE VINCENT A THEO  

10:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | Digg! Digg

PARIS DISPARU, RUE CHANOINESSE, LA MAISON DE L'ONCLE FUBERT, D'HELOISE ET D'ABELARD

Par Bernard Vassor

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En 1858, cet alexandrin était inscrit sur la muraille du 1 rue des Chantres, la maison ayant été refaite en 1849 : 

"Abélard, Héloïse habitèrent ces lieux."    On lisait de plus à l’intérieur : Abélard, Héloise, 1118

La rue Chanoinesse était la principale artère du cloitre Notre Dame, elle date du temps des carolingiens. Les propriétés faisant partie de l’ancien cloître Notre Dame étaient exemptées d’impôt en vertu d’un édit de Charlemagne.  

La rue Chanoinesse.

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 C'est au 10 de cette rue qu'est supposée être la maison de Fulbert

L’historien de Paris, l’abbé Lebeuf, rapporte que Saint Bernard ayant prêché en pure perte, des écoliers de l’Université vinrent gémir, prier, implorer le ciel à la chapelle Saint-Aignan du cloître afin d’obtenir les grâces du ciel pour ces pêcheurs endurcis. Au carrefour des rue Chanoinesses et de la Colombe était une des quatre portes du cloître qui portait le nom de porte Marmouset, nom de la rue qui prolongeait la rue Chanoinesse au-delà du cloître. Au numéro 14, Bichat est mort, au 18, Lacordaire logeait au 17.Au numéro 26, on a trouvé au XVIII° siècle des débris de pierres tombales dont on a dallé le chemin d’entrée.Il y a 889 ans, dans cette maison, le chanoine Fulbert demanda à Pierre Abailard ou Abélard, de devenir le précepteur de sa nièce. Celui-ci était alors à l’apogée de sa gloire. Théologien philosophe, il avait ouvert une école où il professait avec une habileté éclatante. Les vingt-deux ans qui séparaient le maitre et l’élève ne firent nullement obstacle à l’irréparable. Héloïse devint mère et épousa Pierre Abélard secrètement.Elle mit au monde un garçon qu’elle prénomma Pierre-Astrolabe.  Abélard fut alors chassé du cloître Notre Dame.Replié sur la Montagne Sainte-Geneviève, il fut suivi par 3000 disciples. Il nomma 50 évêques, vingt cardinaux et un pape : Innocent III. Cela n’empêcha pas Fulbert en soudoyant des misérables, de faire subir au docteur une mutilation, que François Villon a appelé le supplice d’Abélard dans sa Ballade des dames du temps Jadis.Abélard et Héloïse prononcèrent leurs vœux définitifs, Héloïse prit le voile, "Abélard fut chastré et puis moine".
Obligé de s’enfuir, Abélard fit construire non loin de Nogent-sur-Marne un petit oratoire qu’il dédia à la Trinité et qu’il appela «  Le Paraclet » (consolateur).
Considéré comme le principal fondateur de la philosophie au moyen âge, il se fit de redoutables ennemis, le pire étant Saint Bernard, l’abbé de Clairvaux qui, trouvant que la peine qui lui avait été infligée n’était pas suffisante, demanda une nouvelle condamnation. Les amants maudits moururent tous les deux à l’âge de soixante-trois ans, mais à vingt deux ans d’intervalle. Héloïse fit secrètement transporter le corps de son mari à l’oratoire du Paraclet qu’il avait fondé. La « très sage Héloïse » fut inhumée dans le même cercueil. L’affaire n’en resta pas là. Une abbesse, jugeant en 1630 la promiscuité scandaleuse, fit séparer les ossements dans deux caveaux éloignés l’un de l’autre. En 1701, la très sentimentale abbesse Marie Roye de La Rochefoucauld, fit rapprocher les tombeaux. En 1792, des révolutionnaires sentimentaux remirent les squelettes dans le même cercueil, mais séparés par une cloison de plomb !
En 1817, une sépulture définitive (pour le moment) fut trouvée au cimetière du Père Lachaise à la division numéro 7...L’inventaire de la conservation du cimetière précise qu’il restait d’Abélard des portions de fémur et de tibia, des côtes, des vertèbres, et une partie du crâne. Héloïse quand à elle avait conservé toute sa tête, des ossements des cuisses, des bras et des jambes.

Sources :
Guillaume Ganne : Paris Pittoresque Paris 1960
Nouveau Larousse illustré sous la direction de Claude Augé Paris 1901
L’abbé Lebeuf, Histoire du Diocèse de la Ville de Paris
Nomenclature des rues de Paris
Marquis de Rochegude, dictionnaire des rues de Paris



10:21 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

PARIS DISPARU, RUE DES MARMOUSETS, UNE PARFAITE COLLABORATION, LE BARBIER ET LE PATISSIER

Par Bernard Vassor

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En 1387, la rue des Marmousets a été le théâtre d'un fait-divers qui marqua l'esprit des habitants du quartier. 
Deux honorables commerçants, un pâtissier renommé pour la succulence de ses pâtés, et un brave barbier, étaient voisins de la rue des Marmousets à l'angle de la rue des Deux Ermites. Ils avaient réussi une association parfaite. Le barbier, quand il avaiit un client de passage, lui tranchait la tête, et faisait basculer le corps par une trappe qui communiquait avec le laboratoire du pâtissier qui hachait menu le malheureux touriste qui se retrouvait à l'étal du commerçant. Le pot-aux-roses fut découvert quand, ils avaient tué un allemand. Or cette victime avait un chien qui attendait devant la porte. Ne voyant pas revenir son maître, il hurla à la mort pendant plusieurs jours. Alertés, les chevaliers du guets mirent fin à ce petit commerce de proximité.

09:53 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (6) | | | | Digg! Digg

PARIS DISPARU : MARCHAND DE COULEURS EPICIER, RUE DES FOSSES SAINT VICTOR

Par Bernard Vassor

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Cette partie de la rue des Fossés Saint-Victor, aujourd'hui rue du Cardinal Lemoine, au carrefour de la rue des Ecoles, et de la rue de Jussieu. A l'époque, beaucoup d'épiciers étaient également marchands de couleurs. 

 

08:28 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | Digg! Digg

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