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01/02/2007

LOUISE BOURGOIN

Elle faisait la pluie et le beau temps aux bals Mabille Périn, Markowski et Cellarius 
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LE SALON NUMERO 6 DE LA MAISON DOREE
 
Par Bernard Vassor
Née en 1853 à Méhin dans l'Allier, elle habitait en 1871 au 39 rue Delaborde dans un appartement meublé au loyer mensuel de trois cents francs. Cette rue s'écrivait en un seul mot du nom d'Alexandre Delaborde préfet de la Seine en 1830. Elle s'appelait au moment de son percement en 1788 la rue des Grésillons et changea de dénomination en 1837.
Une borne-limite de 1726 provenant de la rue de l'Arcade indiquait qu'il était interdit de construire hors de ces bornes.
La Chapelle Saint Augustin venait tout juste d'être remplacée par l'église actuelle de Baltard. Nous étions alors dans le quartier de "La petite Pologne". Notre Louise Bourgoin recevait dans ce logement que l'on trouve trop dévergondée fréquente les maisons de rendez-vous, la Maison dorée du boulevard des Italiens ainsi que les établissements du même genre. Elle se livre au premier venu pour cinq louis. Elle découche fréquemment, et malgré sa jeunesse, elle est peu recherchée et n'a pas d'amant sérieux. On la trouve par trop dévergondée, cependant, il convient de dire qu'elle ne racolle pas sur la voie publique.
Janvier 1873 :........................................
"On apprend que la fille Bourgoin, fatiguée de courir les maisons de rendez-vous de Paris, où elle n'a pu trouver encore un entreteneur sérieux, vient de partir pour la  Russie où elle espère faire fortune."
Nous n'avons pas encore réussi par aucun canal à avoir d'autres nouvelles de Louise Bourgoin. 
Archives de la préfecture de Police et comme l'article précédent :   
Le Livre des Courtisanes textes présentés par Gabrielle Houbre  
Bourgoin est parmi les 5000 noms les plus usités en France

21:20 Publié dans Une courtisane qui faisait la pluie et le beau te | Tags : LOUISE BOURGOIN, bals, Mabille, BAL PERIN, canal, pluie, Baltard | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

Marie Ernestine Blanche Antigny autrement dit : Blanche d’Antigny

 
BLANCHE D'ANTIGNY
 
Par Bernard Vassor

Une des deux lionnes ayant servi de modèle à Emile Zola pour le portrait de Nana

Voici la description presque photographique d’un témoin de son temps :

« C’était une belle, bonne, blonde, réjouie et plantureuse fille aux yeux bleu saphir, à la chair couleur de lait, toujours en gaité et en santé.. Elle avait un buste superbe, une gorge opulente, modelée et arrogante, qui contrastaient légèrement avec la partie inférieure de son corps, relativement grêle. Au total, ragoûtante au possible et ne manquant que d’une seule chose, la distinction. (…)Elle fut un moment une des reines de Paris. Elle se promenait au bois avec un curieux atelage russe et des trotteurs de l’Ukraine, conduite par un moujik en blouse de soie, qui attirait tous les regards. (…) Les hommes à la mode, les jeunes seigneurs les plus courrus, les nababs les plus étincelants, les parvenus les plus cossus lui faisaient une cour acharnée et rivalisaient à son égard de générosité et de passion. »

Elle était parmi les dames galantes, parmi celles qui ont consommé le plus de livres. Elle était une habituée de la « Librairie Nouvelle » du boulevard des Italiens, où tout ce qui se passe et tout ce qui se dit à Paris est raconté et commenté parfois par des témoins oculaires.

 
Née en 1840, elle fréquenta dès l'age de 15 ans le bal Bullier. Elle est engagée comme écuyère au Cirque d'Hiver en 1856. A 18 ans, elle se fait remarquer par sa façon de danser au bal Mabille et obtient ainsi un engagement au théâtre de la Porte Saint Martin. Elle obtint de nombreux succès, et sa notoriété va devenir immense. En 1862, elle prend pour secrétaire le jeune Arthur Meyer (futur fondateur de journaux et du musée Grévin) lui permettant ainsi grâce à ses relations, une ascension rapide dans le monde du journalisme. Curieusement, Arthur Meyer fut également secrétaire du préfet Janvier de la Motte !!!  En 1863, un prince russe l'emène à Moscou où elle devint la maîtresse du très riche et très puissant préfet de Police Mesentof du Tsar qui en fit la plus recherchée et la plus chère à entretenir des courtisanes du royaume. Revenue à Paris elle occupe les plus grands rôles dans les salles parisiennes et des tournées en province. .........................................................................................................

17:40 Publié dans Une "NANA" d'Emile Zola | Tags : bal bullier, cirque d'hiver, arthur meyer, janvier de la motte, mesentof, caroline letessier, valtesse de la bigne | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

Charles Lullier Le général fou de la Garde nationale de Paris le 18 mars 1871

Par Pierre-Henri ZAIDMAN
(Gavroche n° 143, septembre-octobre 2005, p. 1 à 9)

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Le premier numéro de Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s'attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l'histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
Trimestrielle, la revue est disponible par abonnement ou en commande au numéro.
Pour tout renseignement :
Gavroche - BP 863 - 27008 EVREUX CEDEX
Tél. : 02 32 39 50 50
E-mail : revue (AT) gavroche.info   

EN VOICI UN PETIT EXTRAIT dans Gavroche : 

Un étudiant bohèmeetviolent :
Pas trop affecté par la sanction qui lui permet d’échapper sans trop de dommages aux rigueurs de la vie de marin, Lullier vient alors à Paris, s’installant à l’hôtel des Quatre Nations, 29, rue Mazarine et suit les cours de l’école de Droit à la Sorbonne et au Collège de France. Parmi les étudiants, il commence à s’intéresser aux idées républicaines et socialistes, tout en menant une vie de bohème tumultueuse, dépensière et bien arrosée, fréquentant les cafés, les cabarets, les maisons closes, se querellant et provoquant sans cesse ses contradicteurs en duel. Le 19 août 1863, au café Mazarin, 26, rue Dauphine, il se dispute avec un garde de Paris de la caserne Tournon, Joseph Loechler, en le « prenant par les aiguillettes ». Il est écroué à la maison de Justice militaire et, après une lettre de regret adressée à sa victime qui retire sa plainte, il est remis en liberté. Une dette impayée de 97 francs 33 à Merle, fabricant de chaussures à Brest, lui vaut une retenue sur traitement, ce ne sera pas la dernière : 298 francs de vêtements à Alcibiade Poulet, tailleur à Brest, 220 francs de note de l’hôtel des Quatre Nations etc.

Pierre-Henry Zaidman est Maître de conférences à l'Université de Paris V

14:20 Publié dans LA COMMUNE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | Digg! Digg

Le Café Manoury

...............La révolution des dames.................medium_cafe_MANOURY_sepia.jpg

........1 Place de l’Ecole*...........
Rétif de la Bretonne.............
 NUIT.......................

« A ma sortie du soir, j’entrai au Café MANOURY, au coin de la place de l’Ecole pour y voire les Petites-affiches »

Les Nuits de Paris ou le spectateur Nocturne.

..........................A Londres 1788 ............

A la fin du quatorzième siècle, ce lieu était le point d’ancrage des bateaux du port, face aux îlots « du Passeur », et de « l’Ile aux Juifs », qui furent réunies lors de la construction du Pont-Neuf. Les écoles de Saint-Germain-l’Auxerrois, parmi lesquelles, celle de chirurgie, firent appeler dès l’année 1290, Grande rue de l’eschole Sainct-Germain-l’Auxerroy*, le quai étant élargi sous François I°, la Régence, Louis XVI, puis  sous  Napoléon III.  Sous François I°, la place de l’Ecole avait pour nom : Place aux Marchans.................................
Bien avant l’importation du café, existait un chocolatier. C’est une dame Servant qui avait tenu la maison pendant trente ans. L’endroit était devenu un lieu de réunion des gens de lettres au XVIII° siècle. Le cabaretier Manoury, en 1770 va révolutionner le jeu de dames et établir de nouvelles règles et «qui a fait perdre 8 pions au damier ».il a publié un traité qui sera réédidté et fera loi. Notre ami «Le Hibou», dans ses « Nuits de Paris », fera de nombreuses haltes dans ce café. En 1869 Ernest Cognac et sa femme Louise Jay, y installent un magasin qui deviendra plus tard La Samaritaine, faisant ainsi disparaître tout ce pâté de maisons de la place de l’Ecole. Reconstruit entre 1903 et 1930 par Franz Jourdain. *Curieusement la « raquette» historique de la Ville de Paris indique que la traduction du nom de la place devrait être de « l’Echelle »au lieu de «l’Ecole » ?  ...................

...........................N° 1 Café Manoury datant de 1730 ...........  .....................................

...........................N° 2 Ancien cabaret...................

...........................N° 4 Emplacement du fameux cabaret de la mère Moreau ( en préparation) .............

N° 5 Maison du XV° siècle, jolie enseigne : Au Soleil de la Samar, épi de faîtage très élégant …dont il ne reste rien !   Et comme disait "Nicolas" : élereste ..............................

.En partie déjà publié sur le site Terres d'écrivains .............................................................................

10:10 Publié dans CAFES ET RESTAURANTS | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

Un guide du quartier Trudaine Rochechouart

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Une formidable initiative par une équipe du Conseil de quartier Trudaine Rochechouart a réalisé un guide du plus grand intérêt sur ce quartier riche en illustrations et en histoires des lieux et des habitants. Vous trouverez prochainement un compte-rendu détaillé sur le site de Parisneuvième 
 

09:27 Publié dans Histoire des rues de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

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