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03/11/2007

MARIE-MARGUERITE EYMERIE DITE RACHILDE

PAR BERNARD VASSOR

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Marie-Marguerite Éymerie- est née le 11 février 1860, (et non pas 1862 comme elle voulait le faire croire, date que certains biographe ont repris à leur compte) au Cros, près de Périgueux. En 1876, elle "révèle" qu’un esprit suédois vient de lui souffler dans un songe son nom d’écrivain : Rachilde, patronyme qu’elle utilisa toute sa vie. Le premier roman qu’elle fit paraître : « Monsieur de la nouveauté » est un récit naturaliste précurseur du « Bonheur des dames »…. En 1885, elle obtient en  Un peu après 1889, elle tint salon aux locaux de la revue littéraire «Le Mercure de France», fondé par son mari Alfred Valette(qu'elle avait rencontré au bal Bullier), à Paris 15 rue de l’Échaudé. Elle portait ses cheveux coupés  courts à la garçonne. En tant que  journaliste, elle obtint l'autorisation "de s'habiller en homme" .

En 1889 elle tient salon tous les mardi, fréquenté par des poètes et des écrivains, dont ; Félix Fénéon, Oscar Méténier, Paul Adam, Jean Papadiamantopoulos (Moréas), Jules Renard, Pierre Louys, Emile Verhaeren, André Gide, Henri Bataille, Guillaume Apollinaire, Alfred Jarry, Léon Bloy, Rémi de Gourmont, Huysmans, Henri Gauthier Villars, Jean Lorrain, Laurent Tailhade etc… Jean Lorrain son ami, la classait parmi « les écrivains dangereux et rares ». Auteur de romans sulfureux, comme : Monsieur Vénus, Les Hors nature,  La Marquise de Sade , L’Animale….Après la mort de son mari en 1935, elle vécut recluse dans les locaux du "Mercure"au milieu de son élevage de souris blanches. Elle meurt le 4 avril 1953.

Edith Sylve, qui est une de ses préfacière, raconte que Georges Duhamel, alors directeur de cette revue, n'a même pas cité son nom dans le numéro du 1 juin 1953. Elle a été inhumée au cimetière de Bagneux.  

28/07/2007

FENEON, LOUIS, FELIX, JULES, ALEXANDRE, ELIE, ECRIVAIN, CRITIQUE D'ART

PAR BERNARD VASSOR

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IL EST PARMI LES PREMIERS ET PLUS ARDENTS DEFENSEURS DU NEO-IMPRESSIONNISME.
Né à Turin en 1861, meurt à Chatenay-Malbry en 1944. Il est à Paris en 1881, il est rédacteur au ministère de la Guerre dirigé par le général Boulanger. Il débute en littérature par des romans qui ne verront pas le jour, puis dans la critique, où son  ironie et son sens de la formule font recette. Collaborateur de "la Libre Revue en 1883", il fonde avec Chevrier "la Revue Indépendante"(11 rue de la Chaussée d'Antin, puis rue de Clichy)en 1884 qui associe toutes les formes d'art, et lie étroitement la peinture et lad01c7b9330d3c9a7ed47a1dce35e6989.jpg littérature.REVUE INDEPENDANTE FENEON 1888 extrait.pdf
Il participe avec Gustave Kahn à "La Vogue", également à "La Plume","Le Chat Noir", "La Cravache", "Les Hommes d'aujourd'hui". Il participe aussi aux journaux anarchistes : "L'En Dehors" de son ami Zo-d'Axa,(chez qui il rencontra Emile Henry, l'anarchiste qui fut guillotiné) et "le Père Peinard" d'Emile Pouget. En 1864, qu'il découvre au salon des Artistes indépendants : "Une Baignade à Asnières" de Seurat. C'est un choc pour lui, il va devenir le plus fervent laudateur de cette école. Ses relations avec les milieux libertaires vont lui valoir une condamnation après la découverte de six détonateurs et un flacon de marcure dans son bureau au ministère où il avait conservé son poste. Emprisonné à Mazas, il fut acquitté en 1894. Mallarmé était venu le soutenir lors de son procès.
Avec Oscar Méténier, Jean Moréas (Papadopoulos) et Paul Adam (qui signe Plowert), il publie "Le Petit Bottin des lettres et des arts", un glossaire pour la connaissance des auteurs décadents et symbolistes. Il entre à la Revue Blanche des frères Nathanson, et y introduit ses amis Malato, Steinlein, Pouget, Signac, Luce, Zo d'Axa. En 1897, il organise une enquête sur la Commune.