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30/06/2011

Alfred Boucher et La Ruche

BERNARD VASSOR

FANNIE BOURGEOIS,PIASA,la ruche,Soutine, Chagall, Modigliani, Blaise Cendrars, Fernand Léger, Kikoïne,Paul Dubois,Camille Claudel

  Collection Dornac "Nos contemporains chez eux"

Cette photographie inédite fut vendue le 29 juin 2011 par l'étude Piasa, sous les auspices de L'experte Fannie Bourgeois.

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  AMEDEO MODIGLIANI

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LE FONDATEUR DE LA RUCHE
En 1900, le sculpteur Alfred Boucher passant près du passage Dantzig dans la plaine de Vaugirard s'attablait à la terrasse d'un marchand de vin. Il aperçut un panneau indiquant  :"terrain à vendre". Il interrogea le cabaretier qui lui dit posséder 5000 mètres carrés de terrain, qu'il proposait pour 5000 francs. ---"Banco, j'achète ", lui dit Boucher qui vivait richement de son art. Il récupéra des vestiges de l'exposition universelle, la rotonde de Gustave Eiffel et quelques autres pavillons. Philantrope dans l'âme, il décida de créer une citée d'artistes qu'il allait baptiser " La Ruche ". Un refuge pour artistes desargentés ou immigrés de l'est, qui allaient y vivre dans une sorte de phalanstère fraternel. Le nom de la ruche fut donné en raison de la forme circulaire du bâtiment et les ateliers très étroits évoquaient des alvéoles. Le premier nom de baptème donné à cette communauté d'artistes, fut modestement : "La Villa Médicis". Au début, l'endroit était infesté de punaises et de rats qui étaient les premiers amateurs fervents de ces toiles entreposées le long des murs. Soutine raconte qu'un de ces rongeurs lui avait mangé une nature morte représentant un harang saur !!!
La Ruche était fréquentée par Soutine, Chagall, Modigliani, Blaise Cendrars, Fernand Léger, Kikoïne, qui mélangeaient et signaient leurs toiles selon leur fantaisie, au gré de leur humeur, ce qui rend parfois difficile l'attribution de certains tableaux.
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L'atelier de Chagall à la Ruche.
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Alfred Boucher, 1850-1934, a découvert la sculpture chez le patron de son père  qui était jardinier chez le sculpteur Marius Ramus à Nogent-sur-Marne. Celui-ci, lui laissa au fils de son employé modeler la terre, et fut surpris par sa prédisposition, le présenta à Paul Dubois qui le prit sous son aile. Camille Claudel, vernue à Paris pour y étudier son art fréquenta son atelier. C'est Boucher qui présenta Camille à Auguste Rodin...
Un superbe musée injustement méconnu lui est consacré avec son ami Paul Dubois  :
Ce musée a réouvert ses portes le 9 avril 2011.
Après l'achat à Reine Marie Paris d'oeuvres de Camille Claudel, ce musée est le lieu de référence, qui comprend le plus grand nombre d'oeuvres ,de la soeur de Paul Claudel. 
Nous pouvons y contempler le buste en bronze d'Antonin Dubost, dont il a été question dans un article précédent.
 
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Mise à jour le 30/06/2011

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27/06/2011

EDMOND JEAN, dit AMAN-JEAN : surnommé "Le peintres des femmes" (surtout des rousses)

PAR BERNARD VASSOR  

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Portrait de Verlaine adossé à un mur de l'hôpital Broussais adossé à un mur, réalisé en janvier 1892
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Edmond Jean Aman-Jean vit le jour à Chevry-Cossigny le 13 janvier 1858, il mourut à Paris le 23 janvier 1936. Un accident de naissance lui fit porter toute sa vie la tête inclinée à droite, d'une santé fragile, il traîna toute sa vie une phtisie qu'il transmit à sa femme Thadée, et dont il finit lui aussi par succomber.
Après la mort de ses parents, la famille vint s'installer à Paris, chez son oncle près de l'hôpital Saint-Louis quai Jemmapes.  
Il fut l"ami fidèle de Seurat avec qui il prit des cours de dessin à l'école municipale Lequin rue des Petits-Hôtels dans le dixième arrondissement, où le docteur Gachet donnait des leçons gratuitement (rien ne laisse penser que Seurat et Aman-Jean suivirent ses cours ?). Il occupa un atelier rue de l'Arbalète et avec Seurat, puis il vint aider Puvis de Chavannes à "mettre au carreau" des études pour "Le bois d'Amour". Il fréquenta assidument l'atelier de Seurat rue de Chabrol à partir de 1882. Ils se rendirent ensemble à Barbizon à l'auberge Ganne. Il suivit Seurat à "La Grande Jatte" et posa, même avec sa soeur pour ce chef-d'oeuvre, miraculeusement sauvé des flammes.
En 1892, il participa au "Salon Rose+Croix" chez Le Barc de Boutteville. Féru de littérature il fréquentait à la Nouvelle Athènes Mallarmé, Villiers de l'Ile Adam et Alfred Valette. 
Verlaine fut un familier des Aman-Jean quai de Bourbon (celà allait parfaitement avec ses opinions royalistes) à leur nouveau domicile. Le poète venait s'y réfugier, quand les turpitudes que lui faisait subir sa Xanthippe maîtresse Eugénie Krantz,l'obligeait à quitter son appartement quand elle recevait ses clients .
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 Ami de Mallarmé,  de Huysmans et de Robert Caze qui reçevait chez lui tous les lundis. Après la mort de Seurat, (à qui il survécut pendant plus de trente cinq ans) il fit la connaissance de la fille d'un préfet du second-empire Philiberte-Caroline-Thadée Jaquet qu'il épousa en 1892.
Il fut un fervent lecteur de Zola et de(s) Goncourt.
Dans l'oeuvre du peintres la presque  totalité des femmes peintes par Aman-Jean étaient rousses, y compris les princesses russes Galitzine et Potemkine !
mise à jour le 27/06/2011

 

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Un peintre tombé dans l'oubli : Eugène Delacroix qui eut une période montmartroise...

Par BERNARD VASSOR

rue de Douai,delacroix,mairie du dixième,

 Henri Eugène Delacroix est né près de Cambrai, en 1845 à Solesme, son père qui était établi dans le commerce de l'industrie, destinait son fils à la même carrière. Placé dans une pension à Cambrai, il fut éduqué par un professeur qui lui fit goûter toutes les subtilités des pièces de Molière, de Dante, du Tasse et de Shakespear qu'il traduisit aussitôt en dessins et en couleurs. Sa sensibilité le portait aussi vers la musique. Il étudia le violon avec le grand professeur Zingry qui l'initia à la philosophie musicale en lui faisant interpréter des oeuvres magistrales pour le violon. Mais, c'est à la peinture que le jeune Delacroix voulait se consacrer. Il entra à l'école communale de dessin de Cambrai. Il trouva là bientôt ses limites et voulut aller à Paris, terre promise des artistes en herbe. Son père ne l'entendit pas de cette oreille, mais Eugène réussit à convaincre sa mère qui le laissa partir pour Paris. Il fut l'élève de Cabanel et exposa au Salon à partir de 1873. La mairie du dixième arrondissement lui passa commande en 1905 d'une toile qui y est toujours accrochée. Montmartrois, il avait son atelier 22 rue de Douai.

Il épousa une de ses élèves, Pauline Garnier, soeur du peintre aquarelliste Jules Garnier.

Il est mort en 1930 

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25/06/2011

JULES-ALEXANDRE GRÜN S' L'AFFICHE. Peintre et affichiste au coeur de la bohème montmartroise.

PAR BERNARD VASSOR

Grün, andré Roussard,O'GALOP,françois de Montholon,Chamarande,rue des Martyrs,Guillemet,rue Clauzel

 Un auto-portrait :

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Il naquit et mourut à Paris 26 mai 1868- 15 février 1934. Il fut très tôt l'élève d'Antoine Guillemet qui avait son atelier au 6 rue Clauzel (puis 59 rue des Martyrs). Il débuta sa carrière comme dessinateur au Chat Noir, il avait alors 17 ans. Affichiste très recherché, presque l'égal de Jules Chéret, il obtint de nombreuses commandes de théâtres, cabarets et de cafés-concerts. 
Son affiche très osée pour un spectacle de "la Scala" du boulevard de Strasbourg fit scandale, mais ne fut pas interdite. Cette femme entièrement nue, couverte seulement de son voile de mariée transparent, dépassait en gauloiserie tout ce que l'on avait vu jusqu'alors. Le "théâtre du Grand Guignol" d'Oscar Méténier fit appel à ses services pour la publicité de ses premières représentations.
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Il habitait dans sa jeunesse au 20 rue des Martyrs* avant de s'installer au 48 rue d'Orsel.  Il fut de ceux qui organisèrent "la Vachalcade" en décorant des chars qui prenaient place dans le défilé. Egalement peintre de talent il exposa plusieurs fois des oeuvres importantes au Salon des Artistes Français, dont il devint membre du jury. Son succès fut immense, on s'arrachait ses affiches, les colleurs d'affiches étaient harcelés, soudoyés ou même volés, tant l'engouement des collectionneurs était grand. Il était l'ami de Marius Rossillon (1823--1867-1946) Après une vie assez tapageuse, Jules-Alexandre va se ranger et épouser une concertiste, mademoiselle Toutain et alla habiter dans les beaux quartiers de l'époque au 31 boulevard Berthier.
Il exposa en 1911 une toile gigantesque de 3,60m X 6,16 mètres représentant cent personalités du monde des arts intitulé "Un vendredi au Salon des Artistes Français". C'était d'après André Roussard un grand exercice de vituosité. (André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, éditions André Roussard 1999)
Il n'en continua pas moins son travail; il croquait les petites femmes de Paris, et les noceurs qui vont de pair. Il termina comme beaucoup de ses camarades sa vie honteusement, on lui accrocha un bouton rouge au revers de son veston !
*C'était également l'adresse du peintre François de Montholon, qui avait mlaparticularité de n'avoir pas de bras, et d'êtree unijambiste. Toujours à cette adresse, à l'époque, se tenait un  petite maison de proximité, dont la procureuse était également la propriétaire de la "fenestrière" du nom de Chamarande, insoumise du 14 rue Clauzel !
Article mis à jour le 25 juin 2011

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Un ancien propriétaire du second portrait du Père Tanguy : Edward G. Robinson

Par Bernard Vassor

Edward G. Robinson,Stravos Marcos

 Emanuel Goldenberg, d'origine roumaine a vu le jour le 12 décembre 1893 à Bucarest. Un cancer l'a terrassé en décembre 1973. Amateur d'art, il s'était rendu propriétaire d'un des trois portraits du père Tanguy peints par Vincent van Gogh.

Il avait avec sa famille émigré aux Etats-Unis en 1903. De 1930 jusqu'à sa dernière heure, il incarna au cinéma essentiellement des rôles de gangster. Il fut récompensé d'un Oscar, mais mourut juste avant la cérémonie de remise des prix.

C'est en 1956 que Stavros Niarcos*  le fameux armateur s'est rendu acquéreur de la fabuleuse collection d'oeuvres d'art d'Edward G. Robinson. composée de 58 toiles impressionnistes et sculptures de Degas. Le portrait du père Tanguy faisait partie de cette vente. 

Sur le plus grand voilier du monde Niarcos avait décoré les salons du navire de ses toiles préférées, voilier équipé spécialement pour les préserver de l'air marin. Ainsi, le père Tanguy fut embarqué sur un bateau, dans des conditions toutefois supérieures à celles qu'il avait connues en 1871 !

*Qui s'était considérablement enrichi après la crise de Suez, les commandes de navires de gros tonnages ayant été multipliées par dix.

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24/06/2011

Une artiste injustement méconnue : Emma Gardel Leiser, essai de reconstitution de l'Oeuvre complète.

Par Bernard Vassor

emma gardel leiser,peintre

 C'est la seule photographie connue de cette artiste devant un chevalet.

Emma Leiser*vit le jour à Saverne, dans le Bas-Rhin en 1866, le 23 janvier 1866, et ferma les yeux à Garches le 11 novembre 1864 dans la maison qui avait été construite par son mari en 1920 et qui lui servait de résidence secondaire. 

Emma recevait pendant les vacances scolaires chaque jeudi, les artistes, peintres musiciens, sculpteurs dans l'atelier aménagé à son intention.

A partir de 1934, elle eut à Garches pour voisin Kees van Dongen qui s'était installé rue de Courcelles dans un atelier immense où il reçut des commandes de l'Aga Khan, d'Arletty, et de Sacha Guitry.

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Garches sous la neige, 1939, reproduction interdite.

Cette toile reçut la médaille d'argent lors une exposition des Artistes indépendants.

Avec l'aimable autorisation de son petit-fils Jacques Larochas.

http://www.antiquaires-drouot.com/

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Professeur de peinture et dessin dans des lycées français pendant 41 ans (palmes académiques) dans différentes villes, Rennes, Guéret, Nantes, Paris, Rouen. Elle rencontra celui qui allait devenir son mari, Albert Gardel à Bordeaux et l'épousa à Rouen le 7 juin 1900.

Emma Gardel leiser

Celui-ci était directeur de l'établissement pénitenciare connu sous le nom de "prison Bonne-Nouvelle", modèle d'architecture panoptique de forme hexagonale, imaginée par un philisophe anglais Jéremy Bentham, dont les bâtiments d'incarcération inscrits dans un hexagone, étaient construits autour d'une tour centrale, destinée à une surveillance panoramique.

Albert Gardel dirigea ensuite la prison de la "Petite Roquette", à ne pas confondre avant "La Grande Roquette" lui faisant face, qui fut démolie en 1899 sur ordre de Félix Faure en raison de sa grande vétusté. Nous savons qu'Emma Gardel Leiser y avait avec son mari, un logement de fonction, et qu'elle assistait  aux éxecutions capitales

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Elle étaitArtiste peintre depuis son adolescence (on connaît d'elle des pastels des anées 1880) A partir de 1920, jusque dans les années 1950, elle présenta ses oeuvres au Salon des Artistes Français. Elève de l'Académie Julian rue Vivienne, elle eut comme maître Jules Adler et Berges, selon le Bénézit. Au 51 rue Vivienne, le premier étage était réservé aux femmes et dirigé par Louise-Catherine Breslau, puis, par celle qui devint la femme de Rodolphe Julian : Amélie Beaury-Saurel, artiste peintre elle aussi. C'était le seul endroit où la gent féminine popuvait bénéficier d'un enseignement comparable à celui des Beaux-Arts. Les écoles officielles de l'Académie leur étant interdites. Mais, le tarif des femmes, chez Julian étant le double de celui des hommes (qui avaient leurs ateliers d'étude au rez-de-chaussée). Un de ses professeurs, Jules Adler, avait été surnommé "le peintre des humbles".

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*Son arbre généalogique remonte jusqu'en 1550 à Neuvillers (Neuvillers-la-Roche depuis 1961)  ancienne seigneurie du Ban (comté) de la Roche par un nommé Schalles, garde des forêts.

Je serai très heureux de recevoir toutes nouvelles informations concernant cette artiste.

Une partie de la collection de tableaux d'Emma Gardel Leiser.

Droits réservés, collection privée

https://picasaweb.google.com/kachaner/EmmaGardelLeiser?au...

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https://picasaweb.google.com/kachaner/EmmaGardelLeiser?au...

Je dois remercier Mathilde Huet pour son aide et ses corrections judicieuses.

L'Association "Autour du Père Tanguy" a pour fonction essentiellement de faire connaître les artistes et écrivains du XIXe siècle. 

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17/06/2011

La Vénus de Milo, enfermée comme une vulgaire criminelle dans les caves de la Conciergerie !

Par Bernard Vassor

Venus de Milo

Lorsque j'avais évoqué cette histoire devant quelques éminents historiens, j'ai vu se dessiner sur leur visage un sourire appitoyé et condescendant.

Pourtant, dans les archives du Louvre, il est bien fait mention du transfèrement dans le plus grand secret de la géante de marbre (plus de 2,10 m de hauteur) à destination de la conciergerie pour éviter, lors de l'avancée de l'armée prussienne que ce chef d'oeuvre de l'antiquité ne soit détruit par des obus ennemis. Le surintendant des affaires culturelles Emilien O'Hara Neuwierkerke, sorte de ministre de la culture et conservateur en chef du musée du Louvre avait déjà expédié de nombreuses toiles et objets d'art à Brest devant être embarqué à destination de l'Angleterre pour y être éxposés.

Pour la Vénus, il avait fait construire une immense caisse rembourée pour un transfert très délicat.

Des fêtard nocturnes ont été certainement très surpris de voir en pleine nuit, un cortège longer les quais de la Seine, traverser une partie du Pont-Neuf pour se rendre à la conciergerie où d'autres ouvriers prirent le relai pour descendre dans les caves cet encombrant colis pour y être enfermé dans un endroit secret que seul Neuwierkerque connaissait. Cette cellule contenant la Vénus de Milo fut murée, et seul, le comte de Neuwiekerke connaissait le lieu d'incacération de la déesse Aphrodite. Je crois savoir que l'on ne lui avait pas passé les menottes.

Après la Commune de Paris la caisse et son contenu furent réintégrés au musée du Louvre.

Ironie de l'histoire, comme dit dans l'article précédent, le comte avait tenté en vain de faire obtenir la Légion d'Honneur à Gustave Courbet en 1866.

http://autourduperetanguy.blogspirit.com/archive/2008/06/...

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Le bourreau des coeurs, amant de la princesse Mathilde.

 

17:19 | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

18 JUIN, UNE DATE ANNIVERSAIRE IMPORTANTE...

Par Bernard Vassor

Tisserand,van gogh,

Tisserand et bébé, dessin 32X40, fin janvier 1884. Collection VGM d'Amsterdam.

C'est le 18 juin 1825, qu'est né Julien-François Tanguy à 11 heures du matin, au lieu-dit "La Touche Jaguay" dans le village de Plédran (Côtes du Nord).

Il a été déclaré le même jour à la mairie par son père Louis Tanguy (tisserand). Les témoins furent le cousin du nouveau né, Jean Tanguy accompagné de Pierre Morcet, maréchal ferrand. 

Bien des membres de la famille qui étaient illettrés ont signé d'une croix.

Le maire de Plédrand, "Le Nouvel" a apostillé cet acte sur le  registre d'état-civil.

Julien était le quatrième enfant de Louis Tanguy et Jeanne Goulvestre, également native de Plédrand, qui était filandière.

Nous ne connaissons pas grand chose de l'enfance de Julien Tanguy. La première école (payante) du village fut ouverte en 1833. Il ne semble pas que la famille ait eu les moyens d'envoyer le petit dernier à l'école.

La maison des Goulvestre a été mise en vente dernièrement.

Nous retrouvons Julien Tanguy à Saint-Brieuc trente ans plus tard, le 24 avril 1855 où il épouse Renée Briend, originaire d'Hillion, (comme sa mère née Juliette Rouget) à l'église Saint-Michel de Saint-Brieuc. 

Renée était charcutière et Julien devint donc charcutier. D'après certains historiens qui se basent sur rien, notre Julien aurait donc été tisserand comme son père, puis plâtrier avant de malaxer de la chaire à saucisses. Une fille, Mathilde, est née de cette union à Saint-Brieuc le 27 avril 1856.

L'acte de mariage mentionne cette profession.

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La Touche désigne un lieu perché sur une hauteur plantée d'une forêt. Sur ce plan, c'est aussi une rivière. 

Un ouvrage précieux et très érudit de Paula Giauffret (sans lieu ni date) nous apprend que la péninsule armoricaine est une des terre les plus anciennes du monde. Et il n'existe aucune trace des peuples ayant occupé l'Armorique avant l'érection des mégalithes.

La civilisation mégalithique  (4000 avant J.C-1500 avant J.C ) a vu des constructeurs de blocs de pierre bien avant l'installation de la religion druidique. A "La Ville-Nizan"il y avait un fauteuil de pierre appelé "La quenouille à Margot". De nombreux Cromlec'h sont signalés à la Touche-Budes et à la Roche-Camio. La "Roche-fondu" appelée ainsi en raison d'un gigantesque incendie qui aurait été jusqu'à la liquéfaction des roches (?)  La richesse historique de la ville de Pledran est trop longue pour être évoquée ici.

Mais, revenons à ce dessin de Vincent van Gogh qui avait visité un village de tisserands. Il réalisa de nombreux dessins et aquarelles (en réalité des gouaches) ainsi que  10 tableaux au moins.

Ce dessin a particulièrement retenu notre attention : le tisserand sur son métier, surveille du coin de l'oeil son bébé dans une chaise d'enfant. Nous ignorons tout des conversations privées entre Vincent et le père Tanguy, mais il est impossible ( comme au sujet des tableaux rapportés d'Asnières ayant un rapport avec le Père Tanguy et la Commune de Paris), que les entretiens n'aient pas porté sur la coïncidence  entre les tableaux ou dessins de Vincent, et la vie intime de Julien Tanguy.   

http://autourduperetanguy.blogspirit.com/archive/2011/04/...

Je peux vous annoncer la parution prochaine d'une biographie en images du père Tanguy par une dessinatrice brretonne, qui travaille à ce projet depuis plusieurs années.

Une surprise de taille nous attend !

 

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