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05/04/2011
La princesse de Montpensier, La princesse de Clèves et Zayde et l'abbé Gilles Ménage.
Par Bernard Vassor
Faut-il être ignare ou inculte pour décréter qu'il n'est pas utile de lire, et de dénigrer ces fleurons de la littérature féminine Française, les plus beaux roman du dix-septième siècle ?
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en offre aux yeux toutes les beautés;
c'est une femme qui parle; il est naturel
qu'elle ait bien choisi; d'ailleurs,
elle faisait un roman (..) Le petit livre
de Mme de La Fayette est un écrin d'or
où luisent les purs diamants dont se paraient l'aristocratie polie
Après avoir ouvert le cabinet, il est à propos d'ouvrir l'écrin"
Taine 1857
Edition originale, auteur anonyme en 4 volumes avec la mention : Achevé d'imprimer pour la première fois le 8 mars (aujourd'hui journée de la femme) 1678.
Marie-Madeleine Pioche de la Vergne, Madame de La Fayette (1623-1693) écrivit ce qui est considéré comme le premier roman moderne. Ce livre historique dont l'action se déroule au siècle précédent (le sien) à la cour du roi Henri II, marque un tournant dans la littérature, et donne pour la première fois une place prépondérante à la littérature féminine.
Elle avait, comme madame de Sévigné reçu les enseignements de l'abbé Gilles Ménage et bénéficié du secours de Jean Regnault de Segrais et de son ami le duc de La Rochefoucault
Ce qui fait penser tout de suite à la formule consacrée utilisée de nos jours : "Toutes ressemblance avec ......"
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La maison de troisième classe de madame Georget, rue Lepelletier, puis rue de Provence
Par Bernard Vassor
Quartier de la Chaussée d'Antin en 1834
Il y avait à Paris, sous le règne de Charles X, une centaine de maisons qui n'étaient pas vraiment closes, mais qui n'étaient pas non plus des lieux de prière. Ces maisons bénéficiaient de la protection de la police des moeurs et de son chef.
Une des plus importantes de l'époque, est celle de la dame Georget, qui organisait dans ses salons luxueux du 29 rue Lepelletier, puis du 60 rue de Provence, des matinées et des soirées, où l'on dansait, on conversait sur tous les sujets en vogue, et, dans des petits salons particuliers, les jeunes (et moins jeunes) gens de bonne famille, pouvaient poursuivre un petit peu plus loin des conversations silencieuses. La dame Georget avait recruté pour la circonstance des filles de mauvaise vie qui étaient chargées de jouer des rôles de comtesses, de marquises ou de veuves éplorées. On faisait venir les "pratiques" sous différents prétextes, comme par exemple leur acheter des marchandises. Une fois sur place, il était entraîné à danser avec une "riche baronne" qui en peu de temps lui lessivait toute sa fortune. Curieusement ces nobles dames avaient des noms précédés d'un caractère religieux; madame de Saint-Ange, Sainte Clara, Sainte-Marie Amaranthe du Parc.....Les jeunes filles étaient parfois recrutées sous des prétextes divers, comme par exemple des ouvrages de couture, ou de courses en ville. Les plaintes des parents de ces victimes étaient toutes jetées au panier.La Georget avait un sens inné de la réclamme. Elle louait à la soirée, plusieurs fiacres richement ornés de couronnes ducales ou impériales, avec leurs cochers qui attendaient toute la nuit devant la porte de son immeuble, jusqu'au petit matin pour donner à sa maison un iincontestable cachet.
Comme sous tous les régimes, les préfets étaient les plus ardents défenseurs de la prostitution. Quand ils n'en étaient pas les bénéficiaires directs, ils distribuaient les cartes à condition que ces donzelles donnent chaque mois des informations sur leurs amants d'un jour (ou plus), pouvant servir à la police pour déjouer des vols, escroqueries ou cambriolages, et même manipuler des opposants politiques. Certains inspecteurs avaient même leur couvert à la table de la maison et pouvaient consommer sur place gratuitement les jeunes filles qui lui étaient offertes et qu'ils rançonnaient parfois.
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