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04/04/2011

L'échoppe de la fameuse rogome, la mère Roquille aux Porcherons

Par Bernard Vassor

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Au XVIII° siècle, il y avait des guinguettes, des cabarets borgnes, des bals bordant les bosquets qui longeaient le Chemin de l’Egout, devenu ensuite la rue de Provence après sa couverture par le Fermier général Laborde , supprimant ainsi les odeurs nauséabondes polluant les environs en raison des épandages des boues de cet égout pour la fertilisation des cultures maraichères, près du "Pont-aux-Choux" situé près du moulin jusqu’au chemin boueux de La Grande-Pinterue du Mont Blanc* qui conduisait chez Ramponneau. Dans la rue Neuve-des-Capucins (Rue Joubert) ordonnée par le roi le 8 juin 1780, il y avait une vingtaine de bicoques avant 1789**. Parmi celles-ci, il y avait là le "cabaret de la Mère Roquille, elle devait ce surnom à une petite mesure de capacité qu’on désignait  aussi sous le nom de canon.
Chez la brandevinière, "robuste et forte en gueule, trônant derrire son comptoir d'étain, le poing sur la hanche, on y dîne et l'on y danse :
"Marchant toujours enfin, on drille
Jusque chez la mère Roquille
Dont le commerce en possédé
Sur  tous les autres a le dé
En brandevin elle a la vogue,
Et quoiqu'elle ait l'air assez rogue
Elle souffre complaisamment
La nuit, la maîtresse et l'amant
Dans sa maison agir à l'aise
Et de plus elle déniaise
La jeunesse que tout exprès
Elle attire dans ses filets"
......
"Cet exemple fait voire aux filles
Le danger que chez les Roquille
On court, quand par malheur, la nuit
Chez elle on accepte un lit"
....
On pouvait aussi y rencontrer des "raccoleurs" qui à force de rasades de vin bleu qu'ils faisaient boire à des jeunes gens, les  contraignaient à signer des engagements aux pauvres niaiis qui se retrouvaient ainsi enrégimenté.
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Article annonçant la démolition de ce cabaret.
Cette femme, de son vrai nom Louise Violet était en même temps une entremetteuse qui tenait aussi un garni au dessus de son établissement tout prêt pour " la pratique" en mal de débauche. Ce lieu était fort réputé fréquenté selon Manuel dans "La police dévoilée" (dont je n'ai trouvé aucune trace) par des moines, des prêtres, et bien des filles du monde, venue là s'encanailler..
Le cabaret ne fut démoli qu’en avril 1896 lors du prolongement de la rue de Mogador avec quelques vieilles maisons entre la rue Joubert et la rue de Provence. Pendant la Révolution, sa petite fille, Reine Violet, épousant la cause de Marat, elle était « crieuse » de « l’Ami du Peuple » (le journal de Marat) pour provoquer la chute de la statue équestre de LouisXIV place Vendôme  jeta une corde pour enserrer et abattre ce symbole honni des révolutionnaires (à l’emplacement de la future colonne Vendôme). La statue avait déjà été déboulonnée  et notre pauvre «Reine» suspendue à la corde, fut écrasée par la chute du cheval de bronze et du Roi soleil.....
RUE DU MONT BLANC BAL DES domestiques largeur.jpg

*Rue de la Chaussée d’Antin

**Parmi ces maisons, celle de "la Farcy" autre entremetteuse célèbre, qui s'était refaite une virginité en vendant son petit commerce pour s'associer à un agent de change (qui selon Brassens sont pis que des voleurs !)

***Aux numéros 20 22 24, le pied à terre galant du Comte d'Artois, qui servit de prison pendant la terreur principalement pour des anglais incarcérés sur ordre de Robespierre.  

Mise à jour le 03/04/2011

17:39 | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

Le Guide du commerce de l'Amérique, principalement dans le port de Marseille.

Par Bernard Vassor

ESCLAVAGE,MARSEILLE,colonies française d'Amérique,traite des noirs

Cet ouvrage, en 2 volumes in-4, est la deuxième édition imprimée à Avignon et vendue à Marseille chez Jean Mossy (1777-1783) par C...(Chambon, ancien receveur des fermes du roi à Marseille)

Chambon dans ce livre donne la description de l'économie mpolitique des colonies françaises en Amérique, aux Antilles, en Guyane et en Louisiane.

Le second volume en deux parties est presque entièrement consacré à la traite des Noirs et à l'esclavage.

Dans la première partie est la question sur l'origine de l'homme et de condamner les "nouveaux philosophes" qui osaient mettre en doute le commerce dans nos terres d'Amérique, sans lequel la lumière de l'Evangile ne luiroit point encore sur eux.

Chambon poursuit : "Je n'ai pu parcourir les Côtes de Guinée sans faire quelques observations sur l'étrange commerce d'hommes que les Chrétiens y vont faire; je suis persuadé cependant que c'est un grand bonheur  pour tous ces peuples, que la nécessité de cultiver nos terres en Amérique"

Chambon, comme certains zaimeuriens aujourd'hui, ne s'embarrasse guère de préjugés dans un chapitre intitulé :

"MOEURS DES NEGRES" 

"En général les Affricains sont plus corrompus que les hommes des autres parties du monde. La perfidie, la cruauté, l'impudence, l'irreligion & l'intempérance, semblent avoir étouffé chez eux tous les principes de la Loi naturelle"

Suit une longue  litanie pas très élogieuse.. sur la conduite des "Noirs ou des Négres" (orthographe respectée)

louisiane,guyane,antilles,esclavage,traite des Noirs

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C'est sous l'influence de la fille (madame de Maintenon) du gouverneur de Marie-Galante Constant d'Aubigné, que Louis  XIV fit promulguer ce "fameux" Code Noir en mars 1685, ne faisant qu'entériner des pratiques déjà anciennes en Afrique.

Maintenon, code Noir,esclavage,louisXIV

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CODE nOIR,ESCLAVAGE,

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ESCLAVAGE,colonies française d'Amérique,traite des noirs

Cet ouvrage publié par la Documentation Française, sous l'égide de Claire Sibille et du concours

des services d'archives publiques.

Pour permettre à un large public de s'initier à cette histoire, l'ouvrage est enrichi d'une introduction historique, d'une bibliographie, d'une chronologie et d'un glossaire des termes spécifiques à la traite et à l'économie de l'esclavage. 

Ce livre est enrichi d'un superbe cahier iconographique.

La Documentation Française, Paris  2007. 

A SUIVRE DANS L'ARTICLE ORIGINAL

 

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