23.02.2009
Paris disparu : La compagnie d'assurances le Phénix, 33 rue Lafayette
Par Bernard Vassor
C'est en 1819, que Charles Xavier Thomas, un ancien garde-magasin général des armées d'Espagne sous l'empire (fort opportunément rallié aux Bourbons en 1814), lança une des premières compagnies d'assurances en France en 1819 avec un Suisse, Jacob Dupan .
L'emblème choisi, une aigle aux ailes éployées qui brulées par le feu, qui renaît de ses cendres, est particulièrement bien choisi, bien que le symbole de l'aigle, exilé à Sainte-Hélène reste ambigu ? Il se défit du Phénix en 1829, et fonda la compagnie "Le Soleil", puis "l'Aigle" qui absorbèrent de nombreuses autres compagnies. Il fit donc construire rue du Cardinal Fesch (44 rue deChateaudun, aujourd'hui devenu le GAN) un vaste immeuble pour regrouper ces sociétés.
Tous les bâtiments aussi bien ceux du Phénix, qui occupait le pâté de maisons occupant le quadrilatère de la rue Lafayette, rue de la Victoire, rue Laffitte, fut entièrement démoli il y a quelques années, seules quelques façades et des vestiges du hall d'entrée de la rue Lafayette ont été conservés. La compagnie le Phénix, a donné naissance après fusion au groupe des Assurances Générales de France en 1966.
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Le lieu sur lequel est construit le bâtiment est lui aussi chargé d'histoire. C'était l'ancien hôtel luxueux que le banquier genevois Thelusson avait fait construire pour sa femme par le fameux architecte Claude-Nicolas Ledoux qui dominait la rue d'Artois (aujourd'hui rue Laffitte) et occupait à l'époque le numéro 18 de la rue de Provence, lui-même sur l'emplacement du grand égout recouvert à partir de 1770 par le fermier général Laborde, qui s'était proptiétaire des terrains.
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Le "Phénix" s'installa au 33, lors du percement de la rue Lafayette. La compagnie très prospère, avait ajouté à ses activités une "branche vie", et une "accident". Une publicité à la fin du XIX° siècle, prétend être la seule compagnie à garantir les risques de guerre sans surprime spéciale.
Charles Xavier Thomas fut l'inventeur d'une machine à calculer : "l'arithmomètre" qu'il perfectionna constamment. Ses ateliers étaient situés 16 rue de la Tour des Dames, dans le nauvième arrondissement. Opportuniste, il est partisan de tous les régimes en place, fait baron par les Bourbons, il obtint de Napoléon III, du Pape Pie IX, du roi de Grèce de nombreuses faveurs, et accumule tous les hochets qu'un bourgeois parvenu puisse obtenir. Il reste à écrire après les fabulistes un récit sur : Les traitres dans l'Histoire !
09:03 Écrit par vassor (Webmaster) dans HISTOIRE ANECDOTIQUE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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Commentaires
Votre énorme travail sur le Paris disparu entretient le souvenir, la mémoire. Aujourd'hui, bien connaître hier est indispensable pour mieux comprendre demain.
Dans une veine moins historique, mais avec un amour non moins sincère d'un certain Paris Volé, "Parisperdu", le blog que j'ai créé et que je développe vient soutenir votre initiative.
Écrit par : Pierre | 02.03.2009
Répondre à ce commentaireBonjour,
Je suis le directeur juridique de Phenix Assurances en Suisse (filiale suisse de la compagnie française du Phenix depuis 1819, puis des AGF, puis depuis les années 2000 du groupe Allianz) - et suis à c titre également responsable de nos archives.
Votre article très intéressant serait précieux à nos archives. Est-il un article pour lui-même ? ou issu d'une plus grande parution, traitant exclusivement du Phenix et de ses origines ?
Je serai heureux si vous pouviez prendre contact avec moi à l'adresse susmentionnée afin qe nous puissions en conférer.
Meilleur messages
Marc OBERLI
Phenix Assurances
Avenue de la Gare 4
CH-1001 Lausanne
Suisse
www.phenix-assurances.ch
Écrit par : oberli marc | 03.05.2010
Répondre à ce commentaireA l'attention de Marc Oberli :
donnez-moi une adresse électronique ou bien un numéro de téléphone.
Cordialement
B.V.
bernard.vassor@gmail.com
Écrit par : Bernard Vassor | 04.05.2010
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