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15/12/2008

Idées reçues : un nommé Marx Karl, presque révolutionnaire....

Par Bernard Vassor

Marx karl, AIT largeur.jpg
Cette adresse aux membres de l'Association Internationale des Travailleurs, datée du 21 février 1871, démontre une fois de plus que Marx Karl, qui dans sa correspondance avec Engels, disait déjà un an avant, souhaiter la victoire de la Prusse sur les français qu'il détestait par dessus tout, n'a rien fait, pour encourager la Commune de Paris. Contrairement à ce que depuis plus de cent trente ans, les historiens tentent de nous faire croire. Le dernier en date, qui n'est pas historien, mais qui se targue de l'être, Jacques Attali, dans sa biographie assène avec ses gros sabots, les plus énormes balourdises.
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Cette lettre de Londres, a pour but de continuer son travail de sape du mouvement ouvrier qu'il veut contrôler entièrement. Il parle à propos des françaisprétendant arriver au parlement pour représenter la classe ouvrière, d'homme d'appartion spontanée presque inconnus étant des ouvriers de la dernière heure, et que bien peu d'entre eux prennent leur rôle au sérieux. Rappelons au passage qu'il n'y avait que deux ou trois partisans de Marx au sein des membres de la Commune de Paris, !
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Il conseille donc aux français "de prendre exemple sur leurs frères d'Allemagne (...) qui ne cherchent point leur force dans l'émeute. C'est par la persécution, par l'emprisonnement, de Jacoby, Diebneck et tant d'autres, que la société s'est fortifiée, grande de l'estime de tous, voire même de ses bourreaux (...)
Il conclue son sermon par un appel grandiloquent : "restons unis et calmes, et placés au dessus des mesqunes et petites rivalités (!!!) des peuples, jetons les fondements indestructibles de la fraternité universelle des travailleurs et des deshérités de la société"
Marx Karl arrivera à ses fins en faisant exclure la fédération jurassienne, et prononcera l'arrêt de mort de "l'Association.Internationale des Travailleurs" de Londres à New-York.  
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LE MARCHAND DE COULEURS 48 RUE DE L'ARBRE SEC, DANS L'HOTEL DE SAINT-ROMAN. Suite....

PAR BERNARD VASSOR

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L'Hôtel de Saint-Roman, rue de l'Arbre Sec
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Cette maison bâtie vers 1660, avait été la demeure d'un notaire nommé Chapelin en 1675. Située 48 rue de l'Arbre-Sec elle était devenu l'Hôtel de Saint-Roman. La porte était surmontée d'une coquille à écusson et la rampe de l'escalier principal, supporte deux étages sur un chef-d'oeuvre de balustrade en fer forgé. La maison appartenait à Jean Delaleu échevin de Paris en 1691. Ses héritiers Bernard et Claude, vendirent l'immeuble à Jacques Molin écuyer du roi et médecin de Louis XIV et Louis XV qui en fit donation à son neveu Etienne de Serre de Saint-Roman, maître des comptes le 27 juin 1743. Ce dernier mourut, le 9 thermidor an II, dernier condamné de la terreur. La maison fut réquisitionné. Son  fils Jacques-Alexis, se la fit resituer en l'an IV.
Parmi les Saint-Roman, un a été page de Charles X. Un autre, devenu pair de France, était un ultra-royaliste. Sa veuve avait épousé en seconde noces un cousin portant le même nom.
Le nom de la rue de l'Arbre Sec (vicus arboris siccoe) lui venait de l'enseigne d'une maison du XIIIème siècle, qui existait encore du temps de l'historien de Paris Sauval. Auparavant elle portait le nom de rue du Cimetière. Au milieu de la rue, sur une place, la croix qui s'y trouvait était dite : Croix-du-Trahoir, ou Croix du Tiroir. C'était un lieu patibulaire de juridiction épiscopale. C'est sous François 1er, qu'une fontaine fut édifiée près de la croix, par le prévôt des marchands François Miron, cette fontaine était alimentée par les eaux d'Arcueil.
Atget avait bien de la chance, aujourd'hui, impossible de photographier les immeubles de cette rue, toujours encombrée de voitures ou de camionnettes en stationnement, empêchant une prise de vue de l'ensemble sans pollution visuelle. Il n'y a plus hélas de marchand de couleurs à cet endroit.
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D'après un plan manuscrit de la censive de Saint-Germain l'Auxerrois, nous apercevons en haut à droite, la Croix du Trahoir qui occupait le milieu du carrefour de la rue Saint Honoré. La rue parralèle à la Grand Rue Saint Honoré, était la rue Dacron. ou d'Acron, aujourd'hui rue Bailleul.
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Depuis la première rédaction de cet article le 14/05/2007, des recherches à Carnavalet, me conduisent à compléter cet notice.
Une enseigne conservée au musée, représentant une palette à godet entourée d'un linge, placée dans une boite de peintre au couvercle relevé. Des brosses, pinceaux compas,  placés devant un grand chevalet couché. Sur un côté un enfant nu, assis de profil, tend un objet qui a disparu.
La notice accompagnant la reproduction de cette enseigne indique que cette enseigne a été exécutée par la maison Boninvers 1830, 32 rue de l'Arbre Sec. L'enseigne fut déplacée ensuite 26 rue de Richelieu.
Enseigne marchand de couleurs 32 rue de l'arbre sec largeur.jpg
Pour ajouter à la confusion, les annuaires du commerce indiquent une maison "A la Palette d'or" en 1831, au 46 rue de l'Arbre Sec. L'auteur de la notice du catalogue du musée Carnavalet indique que c'était "la maison Brullon"
Depuis 1831, la numérotation de certaines rues de Paris ayant changé, des recherches complémentaires devraient pouvoir éclaircir cette histoire.

21:53 Publié dans Histoire des rues de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

Dernière minute : le programme au Bocata le jeudi 18 décembre

BOCATA

31, rue Milton

01.40.16.82.85

Jeudi 18 décembre

20H45

« Histoires d’os et autres illustres abattis »

par

Clémentine Portier-Kaltenbach

Clémentine Portier-Kaltenbach est journaliste spécialisée dans l'histoire de Paris et la petite histoire en général. Elle est chroniqueuse au Nouvel Observateur (Paris Premières) sur RFI ( Les visiteurs du jour) et participe aux côtés de Stéphane Bern à l'émission Secrets d’histoire sur France  2.

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Elle est l'auteur chez Lattes d' «Histoires d'os et autres illustres abattis".

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Même morts nos grands hommes ne sont pas tranquilles ! A peine refroidis, leurs cheveux, leurs dents, le moindre de leurs os font l'objet d'un commerce insolite, d'une spéculation effrénée. Clémentine Portier-Kaltenbach, en véritable détective, en historienne légiste, a mené une enquête passionnante sur le destin de ces reliques dont la possession suscite tant de convoitise. Quel chemin mystérieux le corps de Descartes a-t-il suivi avant de trouver la paix dans l'église Saint-Germain-des-Prés ? En quoi la barbiche de Richelieu prouve-t-elle l'authenticité de son crâne ? Qu'en est-il des vestiges des héros entrés par la grande porte du Panthéon - Mirabeau, Marat... - et sortis en toute discrétion par la petite ? Qu'a-t-on découvert en ouvrant les cercueils de Voltaire et Rousseau ? Et Napoléon, y a t-il un mystère des Invalides ? Sans oublier les énigmes qui entourent la côte de Jeanne d'Arc, la jambe de Catherine de Médicis, les dents de Louis XIV, le cœur de Louis XVII... et surtout le fabuleux reliquaire de Vivant Denon dont le contenu défie l'imagination ! Ce sont ainsi des épisodes - des morceaux - de l'histoire de France, inconnus, saugrenus, surprenants qui surgissent du passé non pas comme des fantômes mais comme la preuve que les destins exceptionnels continuent à vivre dans notre présent. 

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Après, ce sont les vacances de Noël, nous reprendrons les programmes en janvier !

Carine et Eusebio

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Il serait plus prudent de réserver, car j'ai le pressentiment qu'il n'y aura pas de place pour tout le monde : moi B.V.  

18:16 Publié dans Evènement | Tags : clémentine portier-kaltenbach, carine et eusebio | Lien permanent | Commentaires (3) | | | | Digg! Digg

Paris disparu :le 90 rue Saint-Denis

Par Bernard Vassor

90 rue saint denis daguereotype hauteur.jpg
Daguerréotype vers 1845 de Pierre-Amboise Richebourg (actif de 1839 à 1872) .

"Le Paris actuel n’a aucune physionomie générale.

C’est une collection d’échantillons de plusieurs siècles,

et les plus beaux ont disparu."

Victor Hugo, Notre Dame de Paris  1831

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Cette maison, de la Renaissance, était situé à l'époque au 90 rue Saint-Denis, aujourd'hui entre le 34 et le 36 près de la rue de la Reynie, la maison faisant l'angle, démolie elle aussi, était à l'enseigne du Chat Noir, la maison natale de Scribe qui fut reconstruite sur le trottoir d'en face.

A la renaissance, la maison était située face à une des entrées du cimetiere des Innocents. 

90 rue saint denis lithographie hauteur.jpg
Une lithographie de la même époque.
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 Ces maisons ont été démolies par la grâce du "baron" Haussmann en 1855-1856, qui, par soucis d'uniformisation, réussit à effacer toute trace d'un passé architectural ancien. L'immeuble mitoyen avait été démoli en 1846, sous le fallacieux préxte de vétusté, comme nous le constatons encore aujourd'hui, les édiles de la Ville de Paris, ne sont pas toujours très...vigilants, pour rester sobre.

90 rue saint denis pignon largeur.jpg
Voici le détail du pignon de cette maison d'un fabricant de brosserie, au moment de la démolition.
Au numéro 88, c'était Félix Bertin un mercier qui était établi là depuis qu'il avait racheté le fond de soieries à monsieur Scribe père....
Il reste encore quelques maisons anciennes dans cette rue, mais, jusqu'à quand ???

17:38 Publié dans Histoire des rues de Paris | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | Digg! Digg

Paris disparu : la rue Pirouette

Par Bernard Vassor
Rue pirouette hauteur.jpg
Angle de la rue Montdétour
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 Cette rue porta au moyen-âge le nom de Thourouanne, du nom d'un archidiacre de Paris,  Adam, évêque de Thérouanne ou Tyroie, dun fief du même nom au territoire des Champeaux au XII° siècle. Puis le nom fut remplacé par Pétonnet, Petonnet-en-Tyroie, Pirouet et enfin en 1501 rue Pirouette. Ce nom venait de la pirouette que l'on faisait subir aux suppliciés exposés au pilori des Halles qui se trouvait au débouché de la rue Pirouette, débouchant sur le carreau de la Halle au marché aux poissons. La rue prolongeait la rue de la Petite Truanderie.

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Dans cette rue se trouvait la cour du Heaume, dans un hôtel homonyme.
RUE PIROUETTE 05 SEPIA ANCIEN PERE DE FAMILLE cour du heaume.jpg
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Il y avait dans cette petite rue plusieurs cabarets, à l'enseigne Au vin de pisse-en-l'air, et l'Auberge de l'Ange-Gardien.
Dans "Les Misérables", Enjolras fait barricader le petit boyeau de la rue Montdétour, du Cygne de la Chanvreie et de la Petite-Truanderie dans l'épisode où Gavroche va trouver la mort "par la faute à Voltaire" au cours des émeutes de juin 1832 au cours des émeutes pendant la terrible épidémie de choléra morbus. 
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COUR DU HAUME RUE °PIROUETTE largeur.jpg
Cour du Heaume, dans la rue Pirouette

10:33 Publié dans Histoire des rues de Paris | Lien permanent | Commentaires (3) | | | | Digg! Digg

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