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23/10/2007
LA MAISON DE LA COMTESSE DE LA BOISSIERE AU PONT DE CLICHY
700èmes ARTICLEs DE CE BLOG
LA MAISON DU PONT DE CLICHY A ASNIERES
Le 1 boulevard Voltaire à Asnières
La même maison vue par Vincent en 1888.
C'est dans la maison de gauche, qu'habitait la comtesse de la Boissière au premier étage, au dessus du restaurant Péruchot .
Vincent y avait été invité à prendre le thé en compagnie de son ami Emile Bernard, et peut-être de Paul Signac, tous deux résidaient dans cette ville. Le pavillon d'Emile Bernard existe toujours, mais la maison de Paul Signac n'est plus là.
La vue est prise depuis "l'île des Ravageurs" qui est disparue aujourd'hui. Ce bras de la Seine a été remblayé pour faire place à une autoroute. Il est interessant de noter que depuis que Van Gogh a fait cette vue, le rez-de-chaussée, c'est à dire le restaurant a été enterré, et donc que l'appartement de la comtesse se trouve au niveau du sol. Tout ceci en raison de la forte crue de la Seine en 1910, les berges ont été surélevées de plusieurs mètres, ensevelissant les constructions avoisinantes.
Aujourd'hui
Autre détail, les deux maisons qui bordent le pont d'Asnières, sont également identiques, vraisemblablement du même architecte (à vérifier). Le parc Voyer d'Argenson qui se trouve en arrière de cette maison, a subi également le même nivellement dans sa partie nord. Seul le château qui vient d'être magnifiquement restauré, a été épargné en raison de son relatif éloignement du bras de la Seine .
Pour le huit centième article de ce blog, je vous promet une révélation fracassante......
Le château du lieutenant de police, avec à droite, l'ancienne église Sainte Geneviève
17:00 Publié dans Les amis de Vincent | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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ALFRED DE MUSSET ET AIMÉE D'ALTON
PAR BERNARD VASSOR
AIMÉE D'ALTON
les amours de Musset et d'Aimée d'Alton se situent après que George Sand ait quitté LMusset pour le docteur Pagello.
Il la rencontre dans le salon de Caroline Jaubert qui était sa marraine littéraire. Il sortait tout juste d'une aventure avec une grisette nommée Louise qui lui a inspiré l'histoire de Mimi Pinson. Un soir, au coin du feu, chez Caroline, Musset lui dit qu'elle ressemble à un moinillon, il n'en faut pas davantage pour faire fondre la naïve Aimée, d'autant mieux que le lendemain elle recevait les vers suivants :
"Hélas ! petit moinillon
Mon coeur est pour vous lettre close
Hélas ! petit moinillon blanc,
Il pourrait vous dire pourtant...
Mais sur ce.... je fais une pose...
Hélas ! petit moinillon rose !"
Menant une vie de desoeuvré, il fréquentait beaucoup les cafés
Il consommait de singuliers mélanges : absinthe, bière anglaise, jaune d'oeuf et cognac !!! Aimée d'Alton décide de le sauver de la débauche. Elle se donne à lui entiièrement dans l'appartement de la famille Musset rue de Grenelle. Mais les rendez-vous rue de Grenelle étant troublés par les domestiques ou bien les parents qui risqueraient de les surprendre, Musset loue 9 rue Tronchet, qui vient d'être^percée en 1824, un petit entresol de deux pièces dans une maison bourgeoise. Le loyer n'est pas trop cher, : "il doit essuyer les platres". Musset se remet à travailler pour "la Revue des deux Mondes". Bientôt il ne peut plus payer le loyer de la rue Tronchet, Les rendez-vous furtifs se font parfois dans un fiacre, à la sauvette chez la princesse Belgioso qui va l'attirer puis le repousser, puis chez Caroline Jaubert.
Christine Belgioso
Mais bientôt, il se lasse et va passer ses soirées chez Alfred Tattet rue de la Grange Batelière. Il a des vue sur Pauline Garcia (future Paulins Viardot) qui lui résiste. Il boit de plus en plus. Aimée devient encombrante et c'est bientôt sur Rachel qu'il veut jeter son dévolu. La rupture est consommée. Musset meurt le 2 mai 1857. Quatre ans plus tard, elle épousait son frère Paul.
A Aimée d'Alton
Déesse aux yeux d'azur, aux épaules d'albâtre,
Belle muse païenne au sourire adoré,
Viens, laisse-moi presser de ma lèvre idolâtre
Vois-tu cTon front qui resplendit sous un pampre doré.
e vert sentier qui mène à la colline ?
Là, je t'embrasserai sous le clair firmament,
Et de la tiède nuit la lueur argentine
Sur tes contours divins flottera mollement
Belle muse païenne au sourire adoré,
Viens, laisse-moi presser de ma lèvre idolâtre
Vois-tu cTon front qui resplendit sous un pampre doré.
e vert sentier qui mène à la colline ?
Là, je t'embrasserai sous le clair firmament,
Et de la tiède nuit la lueur argentine
Sur tes contours divins flottera mollement
Amée d'Alton est morte le 30 novembre 1881.
« Elle était très fine, assez libre d'allures, ayant été élevée à l'anglaise, comme on disait ; petite et blonde, comme Madame Jaubert elle-même, de qui elle était la cousine.
C'était Melle Aimée-Irène d'Alton.
Elle avait alors vingt-cinq ans, un an à peu près de moins que Musset. A cet âge et ainsi faite, elle était très entourée et très courtisée. Il était immanquable que Musset lui fît la cour ».
C'était Melle Aimée-Irène d'Alton.
Elle avait alors vingt-cinq ans, un an à peu près de moins que Musset. A cet âge et ainsi faite, elle était très entourée et très courtisée. Il était immanquable que Musset lui fît la cour ».
Maurice Allem, A la gloire de... Musset, 1940.
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