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24/10/2007
CHARLES PAUL RENOUARD, UN MODELE ARTISTIQUE POUR VINCENT VAN GOGH
PAR BERNARD VASSOR
Cette gravure parue dans "The Graphic" de Londres peut très bien se passer de commentaire.
Dessinateur, graveur, et peintre, Renouard (1845-1924) a été l'élève aux Beaux-Arts d'Isidore Pils, peintre d'histoire, naturaliste et orientaliste. Très pauvre, il travaille pour payer ses études comme peintre en bâtiment. Il travaille avec son maître à la réalisation du plafond du grand escalier de l'Opéra. Quand il était à Londres en 1873, Vincent allait toutes les semaines regarder les vitrines du "Graphic". Il acheta plus tard à la Haye 21 tomes de ce journal. Il découpa les gravures sur bois et les colla sur un papier fort pour se constituer "son musée personnel". Il n'était pas le seul admirateur de Renouard, Huysmans, Vollard, le collectionneur Camondo et même Jean-Léon Gérôme qui ne se génait pas pour le comparer à son homonyme, bien sur en défaveur d'Auguste qui ne trouvait pas grâce à ses yeux. L'influence que Renouard exerça sur Van Gogh fut énorme !
Dernier détail piquant, j'ai découvert au cadastre, qu'après le départ d'Auguste Renoir et de son frère cadet Edmond qui partageait avec lui le 35 rue Saint-Georges, c'est Charles Paul Renouard qui les remplaça dans l'atelier du cinquième étage qui fut détruit en 1818 par un obus allemand tiré par la "grosse Bertha"
18:00 Publié dans LES PEINTRES INCLASSABLES | Lien permanent | Commentaires (2) | | |
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MARIUS ROSSILLON DIT O'GALOP (nunc est bibendum!!..)
PAR BERNARD VASSOR
Et maintenant, il faut le boire
Marius Roussillon, dessinateur et peintre est né en 1867 à Lyon, mort à Carnac en 1946. Il était le voisin et ami de Jules-Alexandre Grün au 20 rue des Martyrs. Caricaturiste, il a participé aux nombreuses revues humoristiques et satyriques comme "le Rire" et "l'Assiette au Beurre". Très bon aquarelliste, sa renommée lui vient de l'affiche qu'il avait proposée aux frères Michelin à la fin du dixneuvième siècle. Nous n'avons pas encore découvert d'où lui venait son surnom d'O'Galop. Le slogan "Nunc est bibendum" repris par les frères Michelin, est extrait d'une tirade de Rodolphe Salis au Chat Noir, et c'est en voyant dans le carton à dessin un dessin soumis par Rossillon, qu'une publicité pour de la bière représentait ce curieux bonhomme qui est encore aujourdh'hui l'emblème de la firme de Clermont-Ferrant. Cette affiche avait été refusée par une brasserie. L'emblème est extrair d'un vers d'Horace qui lui-même l'avait traduit d'Alcée de Lesbos...:
"Et maintenant, il faut le boire"
14:40 Publié dans Les peintres | Lien permanent | Commentaires (5) | | |
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JULES-ALEXANDRE GRÜN A L'AFFICHE
PAR BERNARD VASSOR
Peintre et affichiste au coeur de la bohème montmartroise.
Il est né et mort à Paris 1868-1934. Il fut très tôt l'élève d'Antoine Guillemet qui avait son atelier au 6 rue Clauzel (puis 59 rue des Martyrs). Il débuta sa carrière comme dessinateur au Chat Noir, il avait alors 17 ans. Affichiste très recherché, presque l'égal de Jules Chéret, il obtint de nombreuses commandes de théâtres, cabarets et de cafés-concerts.
Son affiche très osée pour un spectacle de "la Scala" du boulevard de Strasbourg fit scandale, mais ne fut pas interdite. Cette femme entièrement nue, couverte seulement de son voile de mariée transparent, dépassait en gauloiserie tout ce que l'on avait vu jusqu'alors. Le "théâtre du Grand Guignol" d'Oscar Méténier fit appel à ses services pour la publicité de ses premières représentations.
Il habitait dans sa jeunesse au 20 rue des Martyrs avant de s'installer au 48 rue d'Orsel. Il fut de ceux qui organisèrent "la Vachalcade" en décorant des chars et prenaient place dans le défilé. Egalement peintre de talent il exposa plusieurs fois des oeuvres importantes au Salon. Son succès est immense, on s'arrache ses affiches, les colleurs d'affiches sont harcelés, soudoyés ou même volés, tant l'engouement des collectionneurs est grand. Après une vie assez tapageuse, Jules-Alexandre va se ranger et épouser une concertiste, mademoiselle Toutain et va habiter dans les beaux quartiers de l'époque au 31 boulevard Berthier. Il n'en continue pas moins son travail, il croque les petites femmes de Paris, et les noceurs qui vont de pair. Il termina comme beaucoup de ses camarades sa vie honteusement, on lui accrocha un bouton rouge au revers de son veston !
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