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06/10/2007

MAURICE MAC-NAB : le bonhomme en bois

PAR BERNARD VASSOR

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Tout en lui était en bois disait-on : l'allure, le geste, la voix. Il était venu au Chat Noir réciter Baudelaire et Edgard Poe , n'ayant pour tout répertoire que des chansons-réclames pour une fabrique d'appareils de chauffage et des médicaments. Prié de les dire, il provoqua une telle hilarité quand il entonna la chanson de la pommade Galipeau, qu'il se lança dans la composition de pièces fantaisistes et sociales. Il est mort à vingt huit ans à l'hôpital Lariboisière en 1889.

Né à Vierzon, ancien employé des postes, il soutint les grèves des mineurs de son pays natal :

Les citoyens, dans un élan sublime,
Étaient venus guidés par la raison.
A la porte, on donnait vingt-cinq centimes
Pour soutenir les grèves de Vierzon.
Bref, à part quat' municipaux qui chlingue(nt)
Et trois sergots déguisés en pékins,
J'ai jamais vu de plus chouette métingue,
Que le métingu' du métropolitain !

Y avait Basly, le mineur indomptable,
Camélinat, l'orgueil du pays...
Ils sont grimpés tous deux sur une table,
Pour mettre la question sur le tapis.
Mais, tout à coup, on entend du bastringue;
C'est un mouchard qui veut fair' le malin !
Il est venu pour troubler le métingue,
Le grand métingu' du métropolitain!

Moi j' tomb' dessus, et pendant qu'il proteste,
D'un grand coup d' poing, j'y renfonc' son chapeau.
Il déguerpit sans demander son reste,
En faisant signe aux quat' municipaux.
A la faveur de c'que j' étais brind'zingue
On m'a conduit jusqu'au poste voisin...
Et c'est comm'ça qu'a fini le métingue,
Le grand métingue du métropolitain!

MORALE
Peuple français, la Bastille est détruite,
Et y a z'encor des cachots pour tes fils !...
Souviens-toi des géants de quarante-huite
Qu'étaient plus grands qu' ceuss' d'au jour d'aujourd'hui.
Car c'est toujours l'pauvre ouvrier qui trinque,
Mêm' qu'on le fourre au violon pour un rien...
C'était tout d' même un bien chouette métingue,
Que le métingu' du métropolitain!

 

19:25 Publié dans HISTOIRE ANECDOTIQUE | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | Digg! Digg

EDOUARD MUNCH A PARIS

PAR BERNARD VASSOR

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Profitant d'un séjour à Paris, le peintre norvégien véritable précurseur de l'expressionnisme
se rend dans un lupanar. Il a déjà exposé une lithographie "le Cri" à l'exposition Art Nouveau
chez Bing rue de Provence en 1895.
(1863-1944)

 

18:29 Publié dans LES PRECURSEURS | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

John RUSSELL

PAR BERNARD VASSOR

En novembre 1886, John Russell peint le portrait de Vincent* qui fait la connaissance dans l'atelier du peintre australien, du peintre écossais A.S.Hartrick en compagnie d'Alexander Reid l'employé écossais de la maison Goupil 9 rue Chaptal**

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Ce portrait fut peint vraisemblablement dans l'atelier de Russell (qui habitait 73 avenue de Clichy)15 impasse Hélène, devenue la rue Pierre Ginier en 1891. Aujourd'hui, cette rue fermée par deux grilles à chaque extrémité n'a que 11 numéros, curieusement deux maisons plus loin, au 15 de la rue Hégésippe Moreau, se trouve la Villa des artistes où Cézanne eut un atelier environ dix ans plus tard. Une notice sur Léon Lhermitte (dont une toile se trouve au musée V.G. d'Amsterdam) mentionne également son atelier au 15 impasse Hélène, qui avait porté précédemment le nom d'impasse des Moulins.
Né à Sydney en 1858, ce peintre australien fit la connaissance à l'atelier Cormon de Toulouse-Lautrec, Anquetin, Bernard, et surtout Vincent Van Gogh avec qui de forts liens d'amitié se tissent. Vincent le met en contact avec des marchands étrangers, Tersteg en Hollande, De son côté Russel lui présente des amis peintres qui se rencontrent dans la boutique du père Tanguy, dont un peintre installé à Arles près du moulin de Fontvieille. Vincent échange des toiles avec lui et l'emmène dans l'atelier de Guillaumin quai d'Anjou. Quelques années plus tard, il rencontre Matisse et lui fait découvrir Van Gogh qui influencera tant Matisse que éléctrisé par les couleurs pures, va créer le fauvisme.

* Françoise Cachin Bogomila Welsh-Ovcharov et Monique Nonne Van Gogh à Paris exposition du Musée d'Orsay 1988

**Carnet d'adresses annoté et commenté par Ronald de Leeuw et Fieke Pabst

11:10 Publié dans Les amis de Vincent | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

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