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01/08/2007

A PROPOS DE MICHEL SERRAULT

 

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Notre ami Jean Darnel, membre de notre comité scientifique nous annonce :

signalez pour les inconditionnels de Michel SERRAULT, ce très grand acteur, que je lui consacre MARDI 7 AOUT, de MIDI à 13H30, sur la fréquence F.M.95 point 6 à la RADIO une émission spéciale, avec ses camarades qui ont joué pendant 6 Ans avec lui au THEATRE DU PALAIS ROYAL. J'ai la bonne fortune de disposer de la bande intégrale radiophonique du spectacle Bande privée puisque la Radio n'avait rien fait..J'en passerai des extraits.C'est mon cadeau à votre belle Association...

Note du rédacteur :

Merci pour cette information. Nous n'allons pas manquer cet évènement. B.V. 

19:55 Publié dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

LAURE DAMOREAU-CINTI, PRIMA DONNA DU THEATRE ROYAL

par Bernard Vassor  

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Laure-Cinthie Montalant épouse Damoreau (1801-1863)., née et morte à paris

Après des études de harpe et de piano au conservatoire, elle est remarquée et engagée par Angelica Catalani (1779-1849) une des plus grandes chanteuses de son temps qui avait reçu de Louis XVIII le privilège de la direction du théâtre italien, et le géra de manière catastrophique jusqu’au dépôt de bilan en 1818. Laure, sur les conseils de son aînée va italianiser son nom. Elle interprète des rôles de premier plan dans des opéras de Mozart, puis de Rossini qui selon Fetis (Biographie Universelle des Musiciens), aimait la beauté de son timbre et l’infaillible perfection de sa vocalisation.
Gioachino Rossini écrivit pour elle le rôle de la comtesse Folleville dans le Viaggio àReims ,( 1825 ) avant de la faire venir à l’académie Royale de Musique. Elle réussit à conquérir le public de l’Opéra Le Pelletier.
Une soirée mémorable le 3 janvier 1830 réunit les plus grandes chanteuses de tous les temps :la Malibran, la Sontag et Laure Damoreau dans le troisième acte du Matrimonio Segreto.
Fetis raconte : « Jamais réunion semblable n’avait eu lieu, jamais perfection comparable n’avait ému une assemblée. Madame Damoreau ne resta point au dessous de ses illustres rivales ; peut-être même, y eut-il plus de fini dans sa vocalisation. Son beau talent s’est encore perfectionné depuis ce temps, et je ne crains pas de dire qu’il a été un des plus parfaits qui peut-être aient jamais existé parmi les cantatrices. »

Nommée professeur au conservatoire en 1834, elle enseigna le chant jusqu’en 1856. Le conservatoire adopta sa « Nouvelle méthode de chant ». Nous lui devons aussi un fort recueil de romances.                                                      

 
 
Quelques repères :

Marie-Felicie Malibran née Garcia : ( 1808-1836 )

Henriette Sontag ( 1805-1854 )

Pauline Viardot (1821-1910 )

Guiditta Pasta (1798-1865 )

Manuel Garcia (Manuel del Popolo Vicente, dit) 1775-1832

Comtesse Merlin (Maria de las Mercedes de Jaruco, comtesse Antoine) 1788-1852 .

Virginie Dejazet ( 1798-1875 )

Louise-Zulmé Leroux-Dabadie (1804-1877 )

Qui reprit les rôles de Cinti.

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Guillaume Tell ( 3 août 1829). :Texte d’Etienne de Jouy inspiré du drame de Schiller adapté par Hippolythe Bis. Le secrétaire ,,, Armand Marrast(futur maire de Paris)aurait participé à l’élaboration du livret (Rossini à Paris, au musée Carnavalet ). Après de nombreux reports dûs notamment à la grossesse de Laure-Cinti qui avait le rôle de Mathilde, une fois revenue, un enrouement persistant l’empêcha de jouer, ce qui retarda la première au 29 août 1829 qui fut un triomphe. Un feu d'artifice avait été tiré du balcon du 16 boulevard Montmartre par l'artificier Ruggieri.
La vie privée de la diva fut très mouvementée, et ses relations amoureuses féminines lui valurent un surnom à faire rougir un charretier et que je n'ose même pas prononcer ! En même temps, elle était très engagée politiquement dans la lutte des femmes pour l'émancipation, le droit au divorce (qui avait été aboli en 1816), contre la peine de mort et j'en passe... Elle avait des relations suivies avec les Saint-Simoniennes, avec Eugénie Mouchet* et ses soeurs.*Ou Eugénie Mouchet femme Niboyet, la traductrice des textes de Marie Wolstonnekraft,  très active jusqu'à sa mort dans le combat féminin pour les droits des femmes.

16:50 Publié dans LES CHANTEUSES | Tags : Armand Marrast, d’Aguado, Eugénie Mouchet femme Niboyet | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | Digg! Digg

L'ENIGMATIQUE OLYMPE CHOZDKO

PAR BERNARD VASSOR

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De la collection Jean Darnel, et avec son aimable autorisation :
lettres de Marie Dorval à Olympe Chodzko, de 1838 à 1847
...................................................................... 
Dans cette missive de 14 pages, Marie Dorval qui se disputait les faveurs de la jolie Olympe Chodzko dont nous ne connaissons pas grand chose. Elle était mariée à un scientifique polonais exilé à Paris depuis l'invasion russe de son pays; il était l'auteur de travaux sur la géologie du Pérou, ce qui devait fortement interresser Flora Tristan*, qui eut également une liaison épistolaire (et peut-être davantage) avec elle  ! Dans cette lettre, Marie Dorval se plaint de son emploi du temps au "Gymnase", de ses répétitions qui ne lui laissent pas de répit. Elle répond à une requête d'Olympe qui avait dû lui demander un rendez-vous pour une de ses relations : "Répondez à votre ami à qui je dois "Marie" que je n'ose lui donner une heure; pas une ne m'appartient depuis ce cruel Gymnase ! (...)Mon amie, je vous envoie Monsieur de Vigny sitôt que je le pourrai, j'y travaille tant que je peux. Il est difficile de disposer de lui pour des choses étrangères à lui (...)" A une autre date, elle indique qu'elle viendra dîner mercredi. :"Vous ne me ferez pas trop boire ni trop manger chère amie parceque  ce jour là, je me dois u public." En octobre 1839, un vendredi, elle laisse percer sa jalousie envers Flora Tristan, avec ironie, l'informe : "Je vous écris à la hate sur une malle. Je vous écris rue du Bac à côté du numéro 100 dans cette maison de madame Flora Tristan qui est trop bonne pour vouloir me connaître et comment ne lui persuadez-vous pas chère Olympe puisque je je suis une indigne femme !" Nous connaissons aujourd'hui la rivalité amoureuse qui opposait Marie d'Agoult, George Sand, et Marie Dorval pour la possession de la très convoitée Olympe Chodzko. Les femmes se rencontraient régulièremment à l'hôtel de France, 31 rue Laffitte. Vers 1838, pour compliquer un peu plus les relations, Marie Dorval est devenue la maîtresse de Jules Sandeau l'ex mari de la bonne dame de Nohant. Marie Dorval se confie à Olympe : "Sandeau viendra m'accompagner; vraiment je l'aime. Et lui aussi, j'en ai la preuv à n'en pouvoir douter. Depuis que je ne vous ai vue, il est devenu adorable et à cette heure que je vous écris, je me sens parfaitement heurOlympe venez. Allez donc le voir, écrivez-lui, tourmentez le. Pendant ce temps là, je me reposerai moi" quelques années plus tard, elle l'invite à dîner et parle de son nouvel amant qui allait devenir son gendre : "Luguet joue en premier ou en second. Ilse fait une joie d'être près de vous à table. Le pauvre garçon serait privé de ce plaisir si vous n'étiez pas exacte" (...) Elle l'embrasse de toute son âme et lui souhaite de lui faire obtenir sa pension cette année.: "Le tems file, les amis s'en vont. Planche*a été atroce dans la revue (...) Tourmentez monsieur de Vigny je vous en prie !!! Je sais de lui quelque chose de très mal; et puis, je me sens le besoin de contrarier quelqu'un "(il ne faut pas se mettre à dos une femme amoureuse) et vous savez faire cela avec tant d'esprit"
*Flora Tristan elle aussi eut une liaison passionnée avec Olympe. Ses lettres sont plus amoureuses et explicites que celles de Maris Dorval. Cette correspondance avait été achetée dans une vente publique par André Breton, mais celui-ci  n'a jamais connu l'identité de la destinataire de ces déclarations et démonstrations très libres. C'est le professeur Stéphane Michaud qui a établi la correspondance Flora Tristan (La Paria et son Rêve, éditions Sorbonne Nouvelle Paris 2003) a découvert l'identité de la correspondante de Flora .Mais, c'est une autre histoire...
**Gustave Planche était le rédacteur littéraire et artistique influent et redouté du Mercure de France
D'après un entretien avec le biographe polonais Christophe Jezewski, le mari d'Olympe serait le savant Ignace Chodzko, géologue, auteur d'"Une Vie au Pérou "

09:40 Publié dans HISTOIRE ANECDOTIQUE | Tags : Olympe Chodzko, Marie Dorval, Flora Tristan, Jules Sandeau, Luguet, Gustave Planche, Stéphane Michaud | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | Digg! Digg

NOUVELLE ADRESSE DU SITE MAUPASSANTIANA

Nouveau site Maupassantiana de Noëlle Benhamou :
Le site Maupassantiana fait peau neuve. Il est désormais accessible à l’adresse suivante : http://www.maupassantiana.fr Merci de bien vouloir changer vos liens et favoris, ainsi que l’adresse électronique pour toute correspondance 

webmaster@maupassantiana.fr. Comme vous pourrez le constater, la page d’accueil a été légèrement modifiée et des rubriques ont changé de place. Le moteur de recherche ne fonctionne pas encore et certains liens et documents ne sont plus accessibles pour l’instant. D’autres ont été créés, notamment dans la Bibliographie : section Prolongements, et Documents. Le chantier continuera à la rentrée. 

Les anciens numéro de la revue Maupassantiana sont disponibles sur :

http://www.maupassantiana.fr/Revue/archives_revue.html

Pour les heureux lecteurs de ce blog, voici en avant-première un extrait du dernier numéro du 1 août 2007 :

 

Evénements : Mort de Michel Serrault

Michel Serrault (1928-2007) vient de mourir. Si l’on connaît la plupart des films dans lesquels il se rendit célèbre, on ignore souvent qu’il avait joué plusieurs fois dans des films tirés d’œuvres de Maupassant. Il était apparu, avec son complice Jean Poiret (1926-1992), dans La Terreur des dames de Jean Boyer en 1956, adaptation de « Ce cochon de Morin », où les deux comédiens interprétaient des gendarmes, et Noël-Noël le rôle titre de Morin. Quelques années plus tard, Carlo Rim fit appel au duo d’humoristes pour incarner Sauvage et Morissot du conte « Deux amis », diffusé à la télévision en 1963. Le comédien devait collaborer à la seconde série d’adaptations des contes pour France Télévisions mais son état de santé ne lui permit vraisemblablement pas de participer au tournage.
http://www.toutelatele.com/article.php3?id_article=7381

01:00 Publié dans Les écrivains (1) 永井荷風 | Tags : MAUPASSANT, NOELLE BENHAMOU, MICHEL SERRAULT | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | Digg! Digg

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