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13/07/2007
QUELQUES COLORANTS NATURELS ANTIQUES
PAR BERNARD VASSOR
Les anciens utilisaient la pourpre qui était réservée aux manteaux des praticiens. Il fallait deux coqillages différents, mais nous ignorons quels étaient les les molluques qui fournissaient cette couleur aux phéniciens. Au XVIIéme siècle le botaniste Fabius Columna (1567-1650) a pensé qu'il s'agissait chez les romains du Murex trunculus qui contenait en grande abondance une liqueur colorée. Le pourpre des anciens n'était pas comme on le pense un rouge vermillon, mais, une sorte de violet très foncé. La matière colorante que l'on extrait de l'animal est de couleur jaunâtre. Exposée à la lumière, elle jaunit, puis verdit et prend enfin une teinte violette. Pendant ces transformations, il se dégage une forte odeur qui rappelle l'essence d'ail.
La gaude est une plante de la famille des câpriers. De toute la plante, on retire une couleur jaune (racine exceptée)
Le principe colorant a été étudié par Chevreul il lui a donné le nom de lutéolïne qui s'extrait pardécoction dans de l'alcool à 80 °. On presse, on laisse reposer deux jours, puis on distile l'alcool. La substance est colorée par la potassecaustique, la baryte, et la chaux. Les acétates de plomb, le cuivre et l'alun donnent un précipité jaune foncé. Une très belle couleur jaunevif est provoquée par de l'acide sulfurique.
Le bois de campêche est issu d'un arbre de la famille des légumineuse. Son écorce est rugueuse, les couches ligneuses sontrouge foncé, l'aubier est jaunâtre les fleurs sont de couleur jaune. Le bois de campêche fut importé au XVIIéme siècle, et n'eut pas tout de suite la faveur des fabricants de couleurs. L'utilisation ne fut admise que lorsque l'on découvrit le moyen de fixer la couleur.. La matière colorante est appelée l'hématine que l'on obtient en faisant infuserdans de l'eau à 50 °, on filte, puis on évapore le précipité.
La plante qui fournit l'indigo a été connue très tôt en Inde bien avant l'ère chrétienne. Les égyptiens l''utilisaient courament, des bandelette teintes de momies étaient produites avec ce colorant. En Italie, dans les premiers siècles de notre ère, l'indigo était importé par les teinturiers israélites qui exerçaient la profession de teinturiers, il venait à Venise en passant par 'Egypte et la Syrie, mais c'est surtout comme médicament qu'il était utilisé. La culture du pastel a très longtemps freiné l'utilisation de l'indigo en France, cette plante produite à profusion fournissait la teinte bleue depuis des siècles.
Ces herbes plante de la famille des rubiacées dont on utilise la racine qui donne une belle couleur rouge. Dans l'antiquitéle pouvoir colorant de xette plante importée d'Andrinople et de Smyrne. Acclimatée d'abord en Flandre, puis en Alsace et dans le comtat d'Avignon, cultivée dans des sols marécageux. On lui attribuait des propriétés pharmaceutique et diurétiques. Le broyage des racines sous des meules les convertissent en poudre. La fermentation en tonneaux pendant plusieurs années, augmentent le pouvoir tinctorial et l'éclat de la couleur.
Le pastel, de la famille des crucifères, était utilisé en Europe avant l'introduction de l'indigo. Sa couleur bleue a moins d'éclat, mais une grande solidité à la lumière.
19:45 Publié dans La couleur | Tags : pastel, gaude, indigo, fabius columna, murex trunculus | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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WILLEM HOFMANN ET L'ANILINE
PAR BERNARD VASSOR
UN SAVANT INJUSTEMENT OUBLIE WILLEM HOFMANN
Cet homme a révolutionné l'industrie de la teinture vers 1835. Sa découverte qu'on a appelé l'aniline extrait de la benzine pouvait fournir un nombre considérable de principes colorants sous l'influence de toutes espèces de réactifs, à une quantité considérable de nuances les plus variées. C'est un chimiste lyonnais Emmanuel Verguin qui perfectionna les procédés et découvrit la fuschine. Cette découverte fit sensation en europe et donna lieu à de nombreuses recherches. C'est ainsi que l'on obtint une multitude de couleurs rouges, vertes, jaunes, bleues, violettes etc..
Les composés que donnent la distilation du goudron de houille "sont comme un clavier merveilleux sur lequel le chimiste n'a plus qu'à promener les doigts pour en faire jaillir les plus surprenantes couleurs"
17:45 Publié dans La couleur | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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PABLO PICASSO, UNE EXPOSITION AU MUSEE DE LA POLICE
PAR BERNARD VASSOR
Après de longues négociations en 2001, entre le Quai d'Orsay, et les autorités russes, ont rendu à la France les archives qui étaient stockées depuis plus de cinquante ans à Moscou. Ces archives provenaient de la préfecture de Police, et faisaient état de la surveillance exercée sur le plus français des peintres catalans....
Pierre Daix et Armand Israël ont réuni, classé et établi un catalogue de ces documents d'une richesse insoupçonnée.
Je ne résiste pas au plaisir que m'a donné Maya Picasso le jour de l'inauguration de l'exposition au musée de la préfecture de Police
05:45 Publié dans Evènement | Tags : MAYA PICASSO, ARMAND ISRAEL, PIERRE DAIX | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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LES EMPLACEMENTS DES PORTES MONTMARTRE DEPUIS L'EPOQUE DE PHILIPPE-AUGUSTE
PAR BERNARD VASSOR
DEUXIEME ENCEINTE
La poterne numéro 4 sur le plan de Braun, est celle de la porte Montmartre. La première porte était située entre les numéros 15 et 17 actuels de la rue Montmartre, face au numéro 30.
30 rue Montmartre
Nous la connaissons de façon à peu près exacte. Pour la deuxième porte, les tours étaient situées
rue de l'Aigout (égout, en raison de cette partie à ciel ouvert qui se jetait dans l'égout de la rue Montmartre), puis
rue du Bout-du-monde (Saint-Sauveur, puis aujourd'hui Léopold Bellan) C'est après la défaite de Poitiers et la découverte de l'artillerie ne correspondaient plus aux mesures de sécurité pour mettre à l'abri la capitale contre les invasions. Etienne Marcel, le prévot des marchands"
mit ouvriers en oeuvres, tant qu'il put avoir et recouvrer de toutes parts. Il y eut le temps d'un an, tous les jours, trois mille ouvriers. Dont ce fut un grand fait que de fermer sur une année et d'enclore une telle cité comme Paris est et de tel circuit" Ainsi un fossé fut creusé les terres déblayées servirent à former un parapet, lequel fut par la suite muni de murs. Des tours carrées pour la plupart bordèrent cette cloture aux abord des routes. On creusa ensuite un grand fossé, moins profond, qui ne reçut jamais d'eau. Après cette deuxième fortification des aménagements dans les années qui suivirent furent entrepris. Les différents plans de Paris montrent sous des aspects différents cette clôture, ce qui nous créé un embarras pour déterminer avec certitude le nouveau tracé.
Une troisième porte fut construite après 1634, à la hauteur des maisons portant les numéros 143 et 158 et 160 actuels.
Après la rue des Jeuneurs*, et de l'autre côté, à la pointe de la rue Feydeau qui avait été construite sur les remblais des fossés qui conduisaient jusqu'à la porte Richelieu, à hauteur de la rue de la Bourse.
Emplacement de la troisième porte de l'enceinte.
(La poterne numéro 2 est la porte Saint-Honoré où Jeanne d'Arc fut blessée d'une flèche à la cuisse)
En C, c'est laTour Jean-sans-Peur.
*Rue des Jeuneurs : déformation de jeux neufs, c'était sur cette voie que le dimanche on allait jouer aux boules, le mail et le pallmail étant passés de mode...
00:05 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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