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01/07/2007
LES BAIGNEURS DE CEZANNE, UNE HISTOIRE "ABRACADABRANTESQUE"
PAR BERNARD VASSOR
LES BAIGNEURS AU REPOS
Vers 1876-1877, Le pianiste Ernest Cabaner rentrant chez lui 58 rue de La Rochefoucault, croise Paul Cézanne qu'il avait déjà rencontré chez Nina de Villard rue des Moines. Cézanne a sous le bras une toile que l'on appellera plus tard "Baigneurs au repos". Les deux hommes se saluent, et Cabaner adresse un compliment à Cézanne : -"J'aime bien le ciel !" Emu, Cézanne bredouille : -"Ah oui ? Je vous le donne...." Cabaner va donc accrocher dans son petit pavillon ouvrier sur cour, le tableau de Cézanne. Le soir, chez Nina, Cézanne annonce fièrement qu'il a rencontré un amateur....
LE SALON DE NINA DE CALLIAS
Un hiver rigoureux, Cabaner en rentrant chez lui un soir voit que la porte de son minuscule pavillon a disparue, sans doute pour faire du feu. On a tout dérobé chez lui, sauf la toile de Cézanne dont les cambrioleurs n'ont pas voulu s'encombrer. Les toiles de Cézanne à l'époque ne trouvaient pas preneur. Il n'existait qu'un seul endroit où l'on pouvait acheter ses oeuvres, mais vous avez déjà deviné où. ... ................
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L’histoire pourrait s’arrêter là, mais pour être abracadabrantesque comme disait un ami que Cabaner avait hébergé chez lui, il faut une suite : Gustave Caillebotte acheta, après le décès du pianiste préféré de Nina et de son ami Verlaine, la toile pour trois cents francs qui pour l’époque et la notoriété du peintre représentait une somme énorme..
....................................................... Caillebotte à son tour décède, dans son testament il fait don de la totalité de sa collection au musée du Luxembourg. Cézanne ne tient plus de joie : Il va entrer au Luxembourg !!!.Il lance alors des insultes à l’égard de certains peintres académiques qui vont se venger en refusant l’entrée dans le prestigieux musée, et ainsi se débarrasser « du Leg Caillebotte ». Mais, ce sera l’objet d’un spectacle avec l’ATELIER PORTE SOLEIL , L’association « HISTOIRE ET VIES DU DIXIEME ARRONDISSEMENT » et notre association AUTOUR DU PERE TANGUY - Pour les journées du patrimoine au 57 rue des Vinaigriers 75010 Paris, mais vous serez informés ultérieurement.
La synesthésie étant à la mode, si on ne peut pas y faire entrer "Voyelles" de Rimbaud, le "Sonnet des sept nombres" entre parfaitement dans cette catégorie.
VOIRE L'ARTICLE DU 21 SEPTEMBRE 2006
Pour en finir avec "les Baigneurs", sachez que le tableau appartient désormais à la célèbres fondation Barnes
20:30 Publié dans HISTOIRE ANECDOTIQUE | Tags : CEZANNE, VERLAINE, NINA DE CALLIAS, ERNEST CABANER, GUSTAVE CAILLEBOTTE | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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LOUISE BOURGOIN, dernière photographie
PAR BERNARD VASSOR
11:15 Publié dans HISTOIRE ANECDOTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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AMBROISE VOLLARD
PAR BERNARD VASSOR
"UN MARCHAND DE TABLEAUX INTELLIGENT ET ENTHOUSIASTE"
(Camille Pissarro)
VOLLARD PAR FELIX VALLOTON
Il est très difficile de s'y retrouver, dans la biographie de cet homme. Dans ses souvenirs, on est face à des contradictions ou peut-être des exagérations. Honnête homme pour certains, caïman de la pire espèce selon Gauguin, intelligent, rusé, retors selon d'autres. Il est certains dans ces conditions que les historiens se soient pris les pieds dans le tapis si ils ont fait confiance à son autobiographie*.
Né à Saint-Denis de la Réunion le (3 juillet 1866, cela fera donc 141 ans dans 2 jours, il est mort en 1839 au volant de sa Torpédo.) Il va à Montpellier puis à Paris pour suivre des études de droit.
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*On peut aussi relever quelques erreurs concernant la rue Laffitte : La galerie du 6 n'était pas à l'angle du boulevard des Italiens, mais dans une partie disparue lors du percement du dernier tronçon du boulevard Haussmann en 1924. Sa galerie du 37 rue Laffitte ne pouvait pas être en face de la maison de la reine Hortense, celle-ci étant au numéro 17 avant sa démolition en 1899. Le numéro 37 se trouvait à la hauteur de la rue Lafayette, et sur le même trottoir étant aussi un numéro impair. Il est dit dans certaines biographies que la galerie Durant-Ruel était au 11 rue Lepelletier, et avait une succursale au 16 rue Laffitte, en réalité c'atait la même galerie avec deux entrées différentes, celle-ci traversant ces deux rues. Un autre détail croustillant : Vollard raconte dans ses "Souvenirs d'un marchand de tableaux" : je vais citer de mémoire, mais vous pouvez me corriger si vous avez le texte sous les yeux :
"Montmartre 1890 .........
--Je me suis arrêté un jour dans un cabaret au 62 boulevard de Clichy, un homme est entré et a demandé à la patronne
-- Vous n'auriez pas vu Vincent ?
Il vient juste de sortir lui répondit l'hotesse "
Là où l'homme du midi galège, c'est qu'il ne sait pas qu'au moment où il situe l'action, le Tambourin était fermé depuis plus de deux ans. Que Vincent était enfermé à Saint-Paul de Mausole, ou bien était passé en coup de vent cité Pigalle chez son frère Théo, pour rejoindre ensuite Auvers-sur-Oise pour y laisser sa vie. Il n'avait jamais récupéré ses toiles laissées en dépot chez la belle italienne, mais je raconterai la suite dans un autre article
A SUIVRE..................
11:00 Publié dans MARCHANDS DE TABLEAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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