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25/06/2007

LE RANELAGH

PAR BERNARD VASSOR

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Au chemin de ronde de Passy.
Un certain Morisan obtint l'autorisation de pouvoir organiser un salon de danse sur une pelouse, qu'il appela du nom d'un établissement de londonien "Le Ranelagh". Marie-Antoinette en inaugurant la "salle" le 23 juillet 1773, ne pouvait pas imaginer que  les lorettes viendraient y exhiber leurs Arthur, ou bien venir en quête de riches entreteneurs.
Morisan, en fit le rendez-vous des "Merveilleuses" medium_merveilleuse_cadre.jpgSous l'empire il y donna des fêtes militaires. Il eut la bonne idée de mourir avant que les cosaques ne viennent bivouaquer sur les pelouses, les salons qui avaient été construits entre temps servirent d'écurie, d'ambulance militaire et de prison. Le Ranelagh fut reconstruit en 1818, en établissement luxueux fréquenté par la haute aristocratie. 
 

 

23:55 Publié dans BALS ET GUINGUETTES | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

FELICIEN ROPS, LE VIRTUOSE, ami de Baudelaire et de Constantin Guys

PAR BERNARD VASSOR

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LA SOEUR DU PÂLE VOYOU AU RAT MORT 1879
Peintre graveur belge, né à Namur en 1833, mort à Essonnes en 1898. Dessinateur satirique en 1856, il connait un certain succès à Paris en 1862 en exposant chez Cadart et Luce rue de Richelieu. C'est lui qui illustra "Les épaves",  pièces condamnées des Fleurs du Mal. Baudelaire écrit à Manet de chez Rops à Namur : "Rops vous aime, Rops a compris ce que vaut votre intelligence; Rops est le seul véritable artiste dans le sens où je l'entend moi et moi seul le mot artiste que j'ai trouvé en Belgique" 
Rops était auprès de Baudelaire dans l'église Saint-Loup de Namur, lorsque celui-ci eut l'attaque d'hémiplégie qui le rendit aphasique jusqu'à sa mort. Rops s'installa à Paris en 1876 où il s'imposa comme aquafortiste virtuose où ses oeuvres polissonnes connaissent un grand succès. Peintre proche d'Eugène Boudin, il se rapprocha des impressionnistes.
Un superbe ouvrage d'Hélène Védrine, maître de conférences à l'université de Mulhouse : Félicien Rops, le cabinet de curiosités, Caprices et fantaisie en marge d'estampes Somogy, éditions d'art 2003.
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23:20 Publié dans LES PEINTRES INCLASSABLES | Tags : BAUDELAIRE, ROPS, CONSTANTIN GUYS, MANET, RAT MORT, HELENE VEDRINE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

UN HOMME POLITIQUE CORREZIEN UN PETIT PEU MABOULE

PAR BERNARD VASSOR

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Pierre-Jean-Georges Cabanis

 

. "Nous concluons avec la même certitude que le cerveau

digère en quelque sorte les impressions: qu'il fait

organiquement la sécrétion de la pensée."

 

« Le moral n'est que le physique considéré sous

certains points de vue particuliers ».

 

Le titre de cet article est très injuste, mais nous n'avons pas û resister à faire un mot. C'est un débat ouvert en l'an III par Oelsner, un silésien vivant à Paris pendant la révolution qui publia une note sur la guillotine. Un allemand Soemmering, anatomiste de réputation internationale lui répond alors par une lettre ouverte. Le sujet de la querelle vise la continuité de la vie après que le supplicié aiit eu la tête tranchée. Samuel Soemmering se dit convaicu qu'une tête coupée pourrait parler s'il était possible de lui insufler de l'air par les organes de la voix qui n'auraient pas été détruits.

Il appuya son affirmation sur une expérience effectuée sur un guillotiné : "A l'aide d'un trocard, j'explorais la moelle épinière sectionnée et le supplicié ferma les yeux dans une crispation, serra les dents de toutes ses forces, tandis que les muscles maxilaires remontaient vers les paupière". C'est ensuite au tour de Pierre-Jean-Georges Cabanis d'entrer dans la controverse. Ilest né au château de Salagnac à Cosnac en Corrèze au mois de juin  1757. Il fait des études de philosophie et de médecine. Il écrit des oeuvres scientifiques et soutient que le cerveau secrète la pensée, comme le foie secrète la bile. Il pense que "les têtes séparées de leur tronc peuvent ressentir les douleurs aïgues, il conclue que ces têtes où se trouve l'âme concentrée toute entière selon eux expriment ainsi les angoisses et les vives souffrances qu'elles éprouvent"
Au moment de la révolution, il rencontra Mirabeau avec qui il se lia et pour qui il écrivit des discours.

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LE BON DOCTEUR GUILLOTIN

Entre alors dans la danse alors un autre professeur : Jean-Joseph Sue, père de l'auteur des "Mystères de Paris" . Son hypothèse  est que dans le corps humain il existe deux caractères de sensibilité et qu'il n'existe pas de plus horrible situation que celle d'avoir la perception de son supplice (..)Plus l'action meutrière a de célérité et de précision, plus ceux qui y sont exposés conservent longtemps la conscience de l'affreux tourment qu'ils éprouvent; la douleur locale, à la vérité est moins longue, mais le jugement du supplice a plus de durée, puisqu'alors l'impression de la douleur avertit, avec la rapidité de l'le centre de la pensée de ce qui se passe" J'espère que le lecteur plus intelligent que moi aura compris le sens de cette pensée.

"il est vraisemblable que la sensibilité peut durer un quart d'heure [...] vu que la tête ne perd pas si tôt sa chaleur [...] et que si l'air circulait encore régulièrement par les organes de la voix, cette tête parlerait."

Cabanis fut le protégé de Turgot, il écrivit des oeuvres scientifiques sous la protection de madama Helvetius en

 

1790-1793, il publie divers rapports commandés par le directoire de Paris et requis par sa fonction de membre de la commission des hôpitaux. Il est élu à l'Institut le 15 décembre 1795 (classe des Sciences morales et politiques, section de l'analyse des sensations et des idées. Sa fidélité à Bonaparte lui vaut une nomination de Sénateur de l'Empire dans la première promotion. il n'y siégera pas, car il ne voulait pas avoir à entériner les décisions de Napoléon 1er. Avec son entrée au sénat s'achève en fait sa vie politique active. Il meurt le 5 mai 1808 à Rueil des suites d'une congestion cérébrale, son cœur est à Auteuil prés de Madame Helvétius; son corps fut déposé au Panthéon.

Corrézien de naissance, scientifique de haut niveau, homme politique sachant s’adapter aux situations, le titre de comte lui est attribué après sa mort, le 23 mai 1808.

 

Ce fut le père d'Eugène Sue, et le même qui soutint contre Cabanisla fameuse discussion à propos de la guillotine, lorsque son inventeur prétendit que les guillotinés en seraient quittes pour une légère fraîcheur sur le cou ; Jean-Joseph Sue était, au contraire, pour la persistance de la douleur, et il défendit son opinion par des arguments qui prouvaient sa science profonde de l'anatomie, et par des exemples pris, les uns chez les médecins allemands, et les autres sur nature.

Alexandre Dumas, Mémoires.........

 

 

 

 

 

 

21:15 Publié dans HISTOIRE ANECDOTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

LES FLEURS DU MAL ONT CENT CINQUANTE ANS

PAR BERNARD VASSOR

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Cet exemplaire n'est pas chez moi, mais dans un coffre dans une banque, avec le manuscrit de "ces fleurs maladives"  
L'éditeur Poulet-Malassis publiait ce recueil, ne sachant pas ce qu'il allait lui en couter ! 
En février de la même année, Madame Bovary subissait un procès pour outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes moeurs ! 

 

18:27 Publié dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

PAUL HERVIEU

PAR BERNARD VASSOR

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1857-1915, inhumé au cimetière des Batignoles Né à Neuilly -sur-Seine le 2 septembre
Académicien élu en 1900 au fauteuil numéro 12
HERVIEU, Paul (1857-1915) : Diogène le chien (1882).
Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (10.V.2002)
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com
http://www.bmlisieux.com/


Diffusion libre et gratuite (freeware)
Texte établi sur un exemplaire (coll. part.) des Oeuvres de Paul Hervieu publiées par Alphonse Lemerre à Paris en 1894 (notre exemplaire : 1 des 15 sur sur papier de Chine avec le portrait front. en double état).
 
Diogène le chien
par
Paul Hervieu

 

08:50 Publié dans Les écrivains | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

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