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27/02/2007
Frantz VAILLANT, Roland Topor ou le rire étranglé
Biographie accompagnée d’un hors-texte iconographique de 16 pages.
Quatrième de couverture :
Roland Topor naît en 1938, à Paris, de parents émigrés polonais. Sa vie commence dans les prémices d'une guerre qui saignera bientôt le monde et qui le marquera à jamais. Très tôt, il manifeste une liberté d'esprit étonnante. Voulant être artiste, il s'inscrit aux Beaux-Arts et publie pour la première fois des dessins et des contes dans les revues Bizarre, Arts, Le Rire, Fiction. C'est le début d'un travail considérable réalisé (jusqu'à sa mort en 1997) par l'un des derniers grands touche-à-tout.
Topor est fascinant parce qu'il est peintre, dessinateur, écrivain, homme de théâtre et de télévision. En France, le fait qu'il vienne du dessin d'humour et de l'illustration (de 1961 à 1965, Topor collabore à la revue Hara-Kiri, et fonde le groupe « Panique » avec Arrabal, Jodorowsky et Sternberg est encore un sujet de malentendu. Il ne figure ni dans les grandes expositions des grands musées, ni dans les collections publiques. Il est pourtant l'un des plus impressionnants dessinateurs de notre époque. Sa puissance d'invention brouille la perception qu'a de lui le monde de l'art. Homme-orchestre, la liste de ses activités semble infinie. Et pourtant son ouvre reste cohérente et tourne autour de quelques thèmes majeurs. Sa morale ? Ne jamais être correct. Humaniste pessimiste, il joue sur le grotesque et le burlesque. Et si, pour lui, les matières fécales, le sang, le sexe, la viande comptent beaucoup, c'est parce qu'ils désignent avant tout l'être humain.
Dix ans après sa mort, Frantz Vaillant mène l'enquête et compose la première biographie de cet « acrobate de l'imaginaire » – dont l'obsession majeure reste la mort – , qui l'emplissait d'effroi, et autour de laquelle il n'a cessé de tourner avec drôlerie en une magnifique danse macabre.
Frantz Vaillant, rédacteur en chef adjoint à TV5, est l'auteur de plusieurs documentaires. Parmi eux, « Léo Ferré, les témoins de sa vie », 2003. Roland Topor ou le rire étranglé est son premier ouvrage.
Editions Buchet-Chastel :
http://www.editions-libella.com/fiche-ouvrage.asp?O=435
23:10 Publié dans L'amour des livres | Tags : Frantz Vaillant, TOPOR, Arrabal, Jodorowsky, Steinberg | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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le Grand Café de la Place Pigalle, autrement dit : LE RAT MORT
Par Bernard Vassor
Au n° 7 actuel de la place, un limonadier s’installait en 1835. Cet établissement édifié à l’angle de la rue Frochot et de la place, se nommait "le Grand Café de la Place Pigalle" mais les clients vont s’empresser de le baptiser "le Rat Mort" en raison de l’odeur pestilentielle qui empuantissait l’endroit, ce qui ne l’empêcha pas de devenir le rendez-vous de tout ce qui comptait de journalistes, écrivains, peintres et jolies dames esseulées. On pouvait aussi rencontrer tous les chiens du quartier, terriers, épagneuls, bichons havanais, lévriers, barbets, caniches, qui s’y livrent à des combats acharnés. A la jonction des deux demi-lunes qui avaient été tracées de part et d’autre en partant des guérites et qui était le passage des boeufs conduits à l’abattoir de l’avenue Trudaine.
Nous pouvons imaginer Baudelaire attendant de voir passer« Apolonie », attablé à la terrasse du café, noter sur une feuille volante cet hommage à Paris la Catin, qui figure dans l’exemplaire de Poulet-Malassis :
Hommage à Paris, vu du Haut Montmartre :
"Je t’aime, ô ma très belle ô ma charmante... Que de fois...
Tes débauches sans soif et tes aurores sans âme, Ton goût de l’infini,
Qui partout dans le mal lui-même se proclame,
Et tes feux d’artifice, éruptions de joie,
Qui font rire le ciel, muet et ténébreux.
O vous soyez témoins que j’ai fait mon devoir,
Comme un parfait chimiste et comme une âme sainte.
Car j’ai de chaque chose extrait la quintessence :
Tu m’a donné ta boue et j’en ai fait de l’or".
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12:35 Publié dans CAFES ET RESTAURANTS | Tags : SENLIS, Séraphine, Louis, Baudelaire, le Grand Café de la Place Pigalle, Apolonie, Sabatier | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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Digg
MARIE-ROSALIE BONHEUR DITE ROSA
Par Bernard Vassor
Née le 22 mars 1822 à Bordeaux, morte en 1899 au château de By à Thomery, petit village près de Fontainebleau. Son premier maître fut son père qui l'initia à la peinture. Puis, c'est Cogniet qui lui enseignera les premiers rudiments de son art. Elle faisait preuve dès son plus jeune age d'une grande habileté à dessiner des bonshommes qu'elle découpait. Elle avait déjà une grande indépendance de caractère, elle s'enfuit de l'école, puis de l'atelier où elle était apprentie. Les lectures de George Sand la marquèrent profondément, et eurent une grande influence sur sa vie et l'affranchirent de tous les préjugés. Elle débuta au salon en 1841 et obtint sa première médaille en 1848. L'impératrice Eugénie la fera, première femme chevalier de la légion d'honneur en 1865, qui lui déclarera : " Vous voilà chevalier. Je suis heureuse d'être la marraine de la première femme artiste qui reçoive cette haute distinction. " puis fut officier en 1894. Elle obtint de la préfecture de Police, fait unique, l'autorisation de s'habiller en homme afin de pouvoir circuler librement au marché aux bestiaux. Outre la légion d'honneur, elle fut nommée Commandeur de l'Ordre d'Isabelle la Catholique et de l'Ordre de Léopold de Belgique
. Son atelier était 232 rue d'Assas. *Rosa Bonheur, première femme émancipée à s'emparer du mot "amitié" en baptisant le château de By, ou elle s'installe en 1860 avec sa compagne Nathalie Micas, "le Domaine de la Parfaite Amitié"
A SUIVRE...........
Sources :
Bénézit
*Marie-Jo Bonnet, Les Deux Amies Editions Blanche2000
10:35 Publié dans LES PEINTRES INCLASSABLES | Lien permanent | Commentaires (10) | | |
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