« 2006-12-10 | Page d'accueil
| 2006-12-12 »
11/12/2006
LE PETIT CENACLE CHEZ JEAN-BERNARD DUSEIGNEUR
Le Petit-Cénacle, fut créé en 1829 dans l'atelier rue de Vaugirard, de Jean-Bernarnard Duseigneur agé d’à peine 20 ans. Dans une petite pièce où il n’y avait pas de siège pour tout le monde, le hamac était réservé au propriétaire du logis. La décoration se limitait à quelques gravures, des médaillons sculptés par Jehan du Seigneur, représentant les membres de cette association. Sur une étagère, quelques ouvrages « du Maître » trônaient au dessus de la cheminée. Hommage de Petrus Borel aux membres du Petit-Cénacle (prologue)PETRUS_Borel_Rhapsodies_prologue_aux_membres_du_Petit_Cen...
Le premier cénacle avait élu domicile dans le cabaret de la mère Saguet à la barrière Montparnasse (où Béranger avait présidé au début du siècle la Société du Moulin Vert). Le second Petit Cénacle, était chez Graziano au Petit Moulin Rouge avenue de la Grande Armée, après la barrière de l'Etoile. Le chef de cette école était le jeune Victor Hugo autour duquel se réunissaient Gérard de Nerval, Théophile Gautier, Philothé O’Neddy, Napoléon Tom, Pétrus Borel, Auguste Mac-Keat (Maquet), Xavier Forneret, Charles Lassailly, Camille Rogier, Célestin Nanteuil,, Jules Vabre, Joseph Bouchardy. Que nous retrouverons pour la plupart dans l’impasse du Doyenné. Tous ces très jeunes gens connaissaient par cœur tous les vers de Hugo.La mode était alors dans l’école romantique d’être pâle, livide, verdâtre, un peu cadavéreux s’il était possible. Cela donnait l’air fatal, byronien, giaour, dévoré par les passions et les remords. (T.Gautier, Histoire du romantisme ) En 1833, le « Petit Cénacle » cesse de se réunir dans l’atelier de Duseigneur et en 1834 celui-ci se marie à Charlotte Eléonore Biffe. Jehan duseigneur es mort le 8 mars 1866.
11:25 Publié dans LE PETIT CENACLE | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
|
Digg
LE MOULIN ROUGE
Par Bernard Vassor
Rond-point des Champs-Elysées
Le propriétaire un nommé Lourdin, se targuait d’avoir la meilleure table de Paris.
C’est l’endroit élégant de la haute société parisienne. Restaurant de premier ordre, celui où l'on va chercher les grands vins, les primeurs, le gibier sans se préoccuper du montant de l'addition. Ses cabinets particuliers sont très appréciés, et l’on voit souvent descendre furtivement de voitures luxueuses quelques dames de cette haute société accompagné de quelque gandin.
C’est juste en face de chez Ledoyen le restaurant tenu par Balvez, si la cuisine est à peu-près la même, la discrétion est plus assurée au Moulin-Rouge. Vous ne pouvez pas le manquer, c’est juste à côté du bal Mabille au début de l'allée des Veuves (aujourd'hui avenue Matignon).
10:10 Publié dans Le rendez-vous des parties fines en toute discréti | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
|
Digg
Nicolas de Blégny, au village de Pincourt
La maison de santé de la rue de la Folie-Méricourt
Au village de Pincourt, un génial charlatan
Nicolas de Blégny (1652-1722), conseiller et médecin ordinaire du roi.
Le lundi 16 janvier 2006.
Chirurgien de la reine en 1678, du duc d’Orléans en 1683 et du roi en 1687, apothicaire-épicier établi 2 rue Guénégaud, il s’était enrichi très tôt grâce à des recettes volées à des confrères et à son sens aigu de la publicité.
20 rue de la Folie-Méricourt * Dans ses ouvrages, il ne manquait jamais de faire son autopromotion, le type balzacien avant l’heure du « faiseur » que bien des « communicants » d’aujourd’hui ne manquent pas de parodier.
Auteur de nombreuses « découvertes », il dévoilait au public les secrets concernant la beauté et la santé. Il exploitait toutes les infirmités en prétendant guérir : "les descentes, les maux vénériens, et généralement les maladies extraordinaires". Son cabinet en ville sur le quai Guénégaud, était établi tout près du théâtre de Molière !!! Mlle de Blégny sa mère, directrice honoraire et perpétuelle de la communauté des sages-femmes de Paris dirigeait l’officine parisienne, qui présentait cette annonce extraordinaire :
« Une personne solvable qui en connaît la vertu s’oblige, quand on le veut, d’en payer la valeur en l’acquit des malades en cas qu’ils ne guérissent pas, pourvu qu’ils conviennent d’en payer le double en cas de parfaite guérison ». (Satisfait ou pas remboursé !)La rue Folie-Méricourt date du XVII° siècle, elle doit son nom à une maison de campagne analogue à la Folie- Regnault. Avant 1862, la queue de la rue Popincourt n’était pas encore devenue la tête de la rue Folie-Méricourt, entre celle d’Oberkampf et le boulevard du Prince Eugène (Voltaire). Sa « petite maison » fondée sous Louis XIV sur le chemin vicinal de Pincourt avec le jardin médicinal de Pincourt dans cette rue lui valu bien des ennuis. Il pratiquait principalement la chirurgie, mais ses compétences s’étendaient à des cours d’anatomie, de bandagisme et de leçons sur l'art des perruques. Imaginez, loin des miasmes et de l’atmosphère viciée de Paris, en pleine campagne, où l’air est particulièrement pur, une vaste maison avec plusieurs corps de bâtiments, un jardin de plantes médicinales, un labyrinthe et à l’extrémité des marais cultivés à perte de vue. Un pavillon entièrement séparé, recevait les femmes qui venaient faire leurs couches, les vénériens étaient relégués à un bout, les fous à un autre. Dans le paysage, on apercevait ça et là quelques fermes isolées, et sur une butte, un moulin à vent venait rompre parfois la monotonie de l’endroit. Les tarifs variaient entre 20 sols et 6 livres par jour. Une bibliothèque avait été aménagée pour les élèves, les chercheurs et les apothicaires, abondamment fournie en publications du maître des lieux. Ce Blégny avait même crée une société académique qui publiait des mémoires attaquant les autres médecins. Ses ouvrages furent interdits en 1682. Ses escroqueries l’on fait dépouiller de ses charges en 1693. Emprisonné huit ans au château d’Angers, il est mort en 1722. Vers 1880, des bâtiments subsistaient entre l’hospice et la rue Popincourt. Ses œuvres : Le bon usage du thé, du caffé et du Chocolat pour la préservation et la guérison des maladies, où il explique que : « le caffé calme les fièvres, amaigrit les gens qui sont gras et fait engraisser ceux qui sont maigres.. ».
Nomenclature des rues de Paris :
Précédemment, rue Popincourt entre la rue Saint Ambroise et la rue Oberkampf et rue de la Folie Marcaut pour le surplus. La rue Popincourt s'est appelée rue du Bas Pincourt ou rue Pincourt. La rue de la Folie Marcaut fut également désignée sous les noms de rue de la Folie Mauricaut, Mauricaute, Mauricourt, Moricourt et Méricourt. Elle est indiquée sur le plan de Gomboust (1652).
Sources :
Nicolas de Blégny : Le livre commode des adresses de Paris pour 1692 (précieux almanach pour cette période...),
Archives bibliothèque inter-universitaire de pharmacie : Carton N /Affaires concernant Nicolas de Blégny, médecin du Roy.
Sur Nicolas de Blégny, voir aussi : http://psychiatrie.histoire.free.fr/pers/bio/blegny.htm
http_psychiatrie.histoire.free.fr_pers_bio_blegny_02.pdf
09:40 Publié dans Les originaux, les excentriques, les fous litterra | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
|
Digg
Près de la prison Saint Lazare
105 rue du faubourg Saint Denis
Le pèlerinage au tombeau de Saint Denis préparé par Sainte Geneviève au V° siècle a donné son nom à la Grant-Chaussiée-Monsieur-Denis. La rue Saint Denis allait de la rue Trousse-vache (rue de la Reynie) jusqu’à la porte de la première enceinte, puis de la deuxième et la troisième enceinte (impasse des Peintres) celle
09:00 Publié dans A Saint-Lazare | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
|
Digg







