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29/10/2012
Embellisements de Paris : percement d'une avenue partant de l'Arc de Triomphe.
Par Bernard Vassor

La capitale va moderniser considérablement son réseau de communications et créer des voies nouvelles autour de l'Arc de triomphe de l'Etoile. Cette nouvelle tranchée a été baptisée avenue de Saint-Cloud (aujourd'hui Victor Hugo) qui doit relier les quartiers complètement déshérités de Passy*, aux Champs-Elysées. Comme on peut le voire sur la gravure, le boulevard a été ouvert dans les terres de telle sorte que certains côtés sont surélévés de trois ou même quatre mètres au dessus du sol. De telle sorte qu'il faut monter des escaliers qui ont jusqu'à trente deux marches pour quitter l'avenue si l"on ne veut pas la parcourir jusqu'à son extrémité. Les expropriations n'étant pas terminées, en raison des exigences des propriétaire, nous ignorons la date de terminaison de cette nouvelle voie.
*Passy était un village de bucherons à la lisière de la foret. La vie était alors précaire dans ce village qui connut des jours sombres au cours des siècles. Le quartier de Passy est un petit peu moins pauvre aujourd'hui.
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Fêtes données à l'Hôtel de ville de Paris à l'occasion du mariage de Mlle Valentine Haussmann.
Par Bernard Vassor

Sur cette image, nous apercevons les mariés dans le salon des Arts, en présence du maire du cinquième arrondissement M. Drouin qui avait obtenu de transporter le registre de l'état-civil et le contrat de mariage, afin de le faire apostiller par les deux épousés. Le notaire de la famille était M. Mocquard. Les témoins de Valentine étaient Dumas, président du Conseil municipal et le préfet de police Boittelle*. Le duc de Persigny et le roturier Henri Poisson, receveur de la Manche, quant à eux répondaient de l’honorabilité de l’épouseur, vicomte Maurice Pernety.
La cérémonie religieuse avait précédé cette cérémonie de 2 heures à l’oratoire de la rue Saint-Honoré.
Quarante cinq tables de huit couverts disposées sur trois rangées devant la galerie des fêtes ont été mises à la disposition des invités au souper nuptial. Dans l’assistance ont pu se coudoyer, ambassadeurs, princes, maréchaux, artistes courtisans, et tout ce que Paris comportait de célébrités. Les pauvres eux, étaient massés ce 3 mars dans la froidure de l’hiver, devant les portes de l’Hôtel de ville.
Les journaux aux ordres ont souligné la jeunesse, la beauté, et la gentillesse des jeunes époux.
*C’est le préfet de police Boittelle qui communiqua aux frères Goncourt les archives d’une maison de tolérance qu’il avait fait fermer, pour aider les Bichons ( surnom des frères Goncourt) dans leur enquête pour la réalisation du fameux roman « La Fille Elisa » (un des livres de chevet de Vincent van Gogh; je me dois de citer au moins une fois tous les dix article ce nom vénéré !)
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Une émeute des étudiants indignés de Madrid, sur la Puerta del Sol.
Par Bernard Vassor

Les troubles ont débuté dans la journée du 10 avril 1865 lors d’une manifestation des étudiants de l’université madrilène protestant contre le renvoi d’un de leurs professeurs qui venait d’être révoqué. La brutalité de la garde civile à l’encontre des manifestants a, comme toujours dans ces cas-là, fait monter la pression et nourri le flot des étudiants. Dès la tombée de la nuit, la Puerta del Sol et les rues avoisinantes étaient encombrées de mécontents. Les charges de la cavalerie et de la garde civile pour dégager les rues ont fait des blessés parmi les bourgeois qui n’avaient pas la vitesse des jeunes, gens pour échapper aux forces armées. Quelques émeutiers qui s’étaient réfugiés dans une maison en construction se mirent à jeter les matériaux à leur disposition, des pierres et des briques contre la cavalerie et les gardes. Plusieurs soldats furent blessés. L’infanterie a tiré sur la foule sans faire de blessés selon les journaux gouvernementaux, qui n’allaient pas bien sûr dire le contraire. Cela se passait à 8 heures du soir, les rues de San Geronimo et d’Alcala, au lieu de se vider, ont vu le nombre des émeutiers décupler, jusqu’à obstruer complètement ces deux voies. Dans la rue de Séville, dommage collatéral, un employé du ministère a été tué d’une balle en pleine poitrine. Un ouvrier roula à terre, mortellement touché par un coup de sabre sur la tête. Plusieurs militaires et quelques badauds furent conduits à l’ambulance de la rue Jacometreza , victimes disent les gazettes de blessures à l’arme blanche. Il y eut de nombreuses arrestations, à minuit, on comptait plus de cent prisonniers appartenant à la classe ouvrière. Le calme est revenu à 3 heures du matin laissant le centre de Madrid dévasté. Dans la rue de Tolède et dans les faubourgs, il ne s’est rien passé. L’autorité civile n’a pas publié de proclamation, et les journaux ont été priés de faire l’impasse sur ces troubles
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