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27/10/2012
Une corrida pachydermique au pays des Ibères, croquée par Gustave Doré
Par Bernard Vassor

Un entrepreneur de spectacles avait organisé dans un cirque de Madrid, ce combat entre un bichos et un éléphant. Les combats entre animaux en France étaient une tradition ancestrale. L'espagne a rivalisé de cruauté avec nos arènes parisiennes. Le Barnum madrilène avait bien réussi son coup. Le succès fut considérable, la reine Isabelle II elle-même avait tenu à assister au spectacle de ces petits taureaux nerveux opposés au gigantesque mamifère à cornes d'ivoire. L'entrée dans l'arène de l'éléphant fut calme et majestueuse, ignorant les cris d'une foule chauffée à blanc. Le taureau quand à lui attaque avec vigueur les pattes de son adversaire qui ne bronche pas sous les coups redoublés du bovin de plus en plus furieux. A La troisième charge de l'animal enragé l'éléphant rentre sa trompe, baisse la tête et cale entre ses défenses son attaquant et le cloue à terre sans méchanceté, à la grande déception du public de voire le spectacle se terminer si rapidement, le pachyderme se contentant d'immobiliser sous son poids et de laisser le ruminant ruminer sur sa défaite.
Comme nous l'avons signalé dans un article précédent, nos combaats d'animaux dans Paris étaient bien plus sanglants !
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La manufacture parisienne à émail stanifère de la rue de la Roquette.

Rue de la Roquette, vue générale de la manufacture.
La fabrique des frères Masson qui posdsédaient de vastes et nombreux ateliers (plus de 6000 mètres carrés) destinés à la confection de faïences"à émail stanifère", c'est à dire contenant de l'étain, pour l"obtention des pots de confiture et de moutarde en faïence ! Etablie rue de la Roquette depuis l'année 1742 à deux pas de la sinistre forteresse elle eut pour fondateur le fameux Ollivier. Passée dans les mains du père Masson qui l'a transmise à ses fils, qui perfectionnèrent et agrandirent considérablement l'établissement près du grenier d'abondance construit sur les ruines de la Bastille. L'usine est la seule dans Paris à organiser et réaliser toutes les étapes de l'extraction des terres, du sable, les sels et les métaux. Des bois de première qualité sont achetés en Bourgogne et savamment préparés pour la cuisson pour alimenter des fours profonds de huit mètres de profondeur. Le malaxage des terres, juqu'aux opérations finales d'enjolivement et de peinture sont également réalisés sur place. Plus de 10 000 pièces sortent chaque jour. Les pigments les plus utilisés sont le bleu de cobalt, le jaune d'antimoine et de plomb, le violet de manganèse, et vert de cuivre. Une machine à vapeur broie les terres et malaxe les émaux
La spécialité la plus reconnue des frères Masson était les faïences décorées sur émail cru.
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La Wothlytypie, une avancée dans le perfectionnement de la photographie.
Par Bernard Vassor

M. Wothly d'Aix-la-Chapelle n'a pas son nom dans les livres d'histoire, mais ses travaux devaient amener au dernier point de perfection la photographie en 1857. Ses recherches l'avaient conduit à un système d'agrandissement appelé "mégalophototypie" en même temps qu'un nouveau procédé de tirage ans employer de bains d'argent et sans développement ni renforçages successifs permettant d'obtenir d'après le négatif sous chassis, des images positives d'une grande perfection qui pouvaient être fixées dans tous les tons, jusqu'au noir le plus profond. Ce nouveau procédé fut baptisé "WOTHLYTYPIE".
De l'avis général, l'urane (composé chimique dérivé d'uranium et d'oxygène) fournissait des images (radioactives) bien supérieures à celles obtenues par le chlorate d'argent dans un espace de temps beaucoup plus court.
Tous les photographes de l'Allemagne et de l'Autriche travaillent selon ce procédé.
En France, M. Mangel du Mesnil s'est rendu acquéreur desbrevets de ce procédé qu'il exploite dans son atelier du 12 rue de la Grange-Batelière.
Nous ignorons combien de personnes furent irradiées de bonheur, ni quand prit fin cette expérience.
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