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16/01/2012

Le peyotl des indiens Huichols : voyage initiatique au pays des rêves colorés et destruction d'une culture pour des raisons mercantiles une nouvelle fois..

Par Bernard Vassor, 

 
LE TRESOR DE LA SIERRA MADRE DES INDIENS HUICHOLS 
huichol eperon.jpg
Un chamane Huichol
 
Pétition :
Le territoire sacré, propriété ancestrale du peuple Huichol va être dévastée par l'octroi par le gouvernement mexicain à un société canadienne pour l'exploitation de mines d'or récemment découvertes.
Je n'ai pas encore trouvé de pétition en français ?
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Argent pour les marchés, destruction pour les Huichols au Mexique

Depuis le 08.03.2011 834 personnes ont signé la pétition

Huicholes à Wirikuta 
Huicholes à Wirikuta

 

Les sociétés minières encaissent des bénéfices records grâce à l'explosion du prix de l’argent.  Les retombées économiques pour une société transnationale canadienne ne peuvent justifier la destruction de la Sierra de Catorce, dans l’Etat de San Luis Potosi au Mexique, lieu irremplaçable pour la communauté amérindienne Huichol (ou wixarica). Pour cette dernière, la Sierra de Catorce est le lieu de naissance du Soleil, le site où se trouvent les sources sacrées.

La page d’accueil de la société minière First Majestic Silver Corporation fait référence à un « plan de développement et d’acquisition dynamique » axé sur le Mexique. Le peuple Huichol peut le confirmer car 22 des concessions minières de la société sont situées à l’intérieur de leur désert sacré « Wirikuta », grand de 6.326 hectares aux alentours de la ville de Real de Catorce.

Les plans publiés évoquent l’exploitation minière en profondeur et à ciel ouvert, et  l’intoxication au cyanure afin de séparer l’argent du minerai. L’obtention d’un gramme d’or ou d’argent nécessite le broyage d’une tonne de minerai et la consommation de 2.000 litres d’eau douce.

Le beau et fragile désert de Wirikuta est non seulement un site sacré pour les amérindiens mais aussi un écosystème unique au monde. La pollution de ses rivières et aquifères, du sol et de l’air affectera tous les habitants actuels et les générations futures. Elle menace des espaces en voie de disparition animales et végétales, dont certaines endémiques à l’image d’une grande variété de cactus présents uniquement à cet endroit du globe. L’aigle, qui est le symbole national du Mexique, est un des animaux les plus menacés par l’exploitation  minière.

Chaque année, les Huichols font un pélérinage dans le Wirikuta, pour maintenir active la « Route de la Sierra Huichol », pour implorer leur Dieu de donner pluie, santé et moyens de subsistance à la population. Selon leurs porte-parole, les Huichols sont un des peuples méso-américains ayant conservé sa cosmogonie, ses coutumes, ses savoirs ancestraux, ses lieux sacrés « de génération en génération à travers les millénaires ». Les concessions minières sont considérées comme cause de dommages irréparables pour cet héritage. « Il est bien plus important que toute la richesse promise par l’activité minière » selon les Huichols.

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 "La plante, Peyotl, sorte de Nopal de terre, est blanche.

 Elle croît dans les régions septentrionales
et provoque chez ceux qui la mangent ou la boivent
des visions effrayantes ou risibles. L'ivresse dure deux ou trois jours, puis disparaît.
Les Chichimèkes font de cette plante une consommation considérable.
Cela leur donne des forces, les excite au combat,
leur enlève la peur, es empêche de ressentir les effets de la faim et de la soif.
On dit même que cela les met à l'abri de tous dangers"
Bernardino de Sahagun Historia general de las Cosas de Nuova España.
Une utilisation de ce cactus est ancrée dans la tradition de tribus précolombiennes, remontant à plus de trois mille ans.  Lesindiens Huichols, et les Tarahumaras, ayant survécu et conservé leur culture cérémoniale, par la tradition orale, malgré l'influence de la civilisation chrétienne qui interdit les pratiques de "sorcellerie". Le Peyotl ou cactus sacréfait partie d'un rituel chamanique permettant d'entrer en contact avec les esprits.C'est la partie laineuse et sèche (qui contient  plus de 30 alcaloïdes différents,dont la mescaline(trimethoxyphenethylamine), l'anhalamine, l'anhalinine et la peyotline) quiest mâchonnée au cours de cérémonies incantatoires par les chamanes. Les effets hallucinogènes permettent "le passage" dans le monde des Esprits. La léthargie qui s'ensuit dure plusieurs jours transportant les individus dans un monde très couloré.
 
lophopophora en fleur.jpg
La Lophophora Williamsii
Les lieux de culture (et d'un véritable culte) sont maintenus secrèts. Dans les années 1960, beaucoup de hippies ayant fait "le pèlerinage" au pays du Peyotl, dans le désert de la Sierra Madré, avaient saccagé et presque fait disparaître cette espèce de la seule région où elle s'était acclimatée. Rappelons que dans un article précédent, Antonin Arthaud avait écrit avoir vécu les plus beaux moments de sa vie, il partit pour le Mexique en 1936 à la recherche du peyotl et publia le récit de ses voyages chez les Tarahumaras en 1937 (D'un voyage au pays des Tarahumaras) et en 1943 (Le rite du peyotl chez les Tarahumaras) une tribu ayant conservé la mémoire des ancètres.

Henri Michaux,utilisateur de la mescaline nota ses expériences dans :Misérable Miracle, 1956 ; Connaissance par les Gouffres, 1957 ; L'Infini Turbulent, 1961.

Carlos Castaneda, L'herbe du diable et la petite fumée , Le Soleil Noir, 1976.

Aldous Huxley The Doors of Perception.  
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 Sous l'emprise du cactus sacré de véritables oeuvres d'art sont créées à partir de fils colorés collés sur un support dont la beauté est stupéfiante. Les indiens, sans connaître les théories de la couleur font "vibrer" les couleurs à la manière des impressionnistes. 
Le Peyoltl possède aussi le nom botanique grec Lophophora williamsii . Ce nom signifie : qui porte aigrette en raison de la touffe laineuse  qui entoure les aréoles. On l"appelle aussi : Bouton de Mescal.
Par ailleurs beaucoup de cactées contiennent des alcaloïdes parfois utilisés en médecine. La Lophophora en possède plus de trente ! Dont bien sûr la mescaline.
Culture
Depuis un arrêté du 18 août 2004 modifiant l'arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants, la détention, la culture ou la vente du "peyotl ou peyote", et donc de toutes les espèces du genre Lophophora, sont interdites en France.
La France rejoint ainsi la Suisse et l'Italie
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Pour les scientifiques, on pourra se reporter utilement au site suivant :
par T. Alexander Shulgin.
Il va sans dire que l'utilisation du "bouton de mescal" présente de graves risques de voyage sans retour au réel !!!

*Synopsie : phénomène lié à la perception de sensations liées à un autre sens, provoquant des visions colorée.

 

http://www.youtube.com/watch?v=eJSnZ2r0vK0&feature=re...

 

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Une réponse de la traductrice du livre des deux historiens américains, auteurs d'une biographie magistrale de Vincent van Gogh.

Voici sans aucune retouche la  réponse de la traductrice. Je reste pour ma part sur mes positions, le livre d'Alain Rohan devant bientôt faire litière de certaines suppositions "hypothétiques", ......mais, attendonns la parution de ce livre..

Je suis bien sûr d'accord avec elle  sur certaines affirmations vaseuses et pleunichardes de certains historiens de l'art (ou pas) donnant à penser que Vincent a vécu dans la misère la plus noire abandonné de tous. J'ai dans mes petits articles à plusieurs reprises critiqué par exemple son attitude envers les femmes et son "égoïsme" en certaines circonstances. Mais j'en ai déjà trop dit, je lui laisse la parole.

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Mon cher Bernard, (pas Emile, hein, sinon, j’aurais dit “mon cher petit Bernard” -- non, je dis bien, mon cher grand Bernard...)

Il faut avoir lu. J’ai eu ce privilège. Rien, dans cette hypothèse — qui ne se veut qu’une hypothèse, au même titre que celle du suicide —  n’est avancé sans être étayé par des éléments  solides qui, sans se présenter comme des “preuves indiscutables”, proposent une alternative possible à la théorie du suicide, en exposant les failles et incohérences de la théorie admise (qui manque, elle aussi de "preuves indiscutables"). Rien n’est inventé. Aucun élément “nouveau” non plus. Tout s’appuie sur des faits concrets et sérieusement documentés, qui, dans un cas comme dans l’autre, demandent à être analysés, étudiés et interprétés, plus de 120 ans après les faits (exercice périlleux, s’il en est — il n’est qu’à voir les remous et les passions qu’ont pu susciter la révision du procès Seznec). J’attends bien entendu de  lire le livre d’Alain Rohan qui, lui, semble apporter des éléments nouveaux, pour me faire un avis – et non un jugement, car il ne s’agit pas de moi, piètre ignorante qui ne suis ni chercheuse, ni universitaire, ni spécialiste. En tant que telle, je me garderai bien d’entrer dans la polémique; en lectrice quelque peu avertie cependant, je maintiens que la théorie est très intéressante et plausible, mais voilà: elle dérange et bouscule des certitudes bancales et vaseuses, sur lesquelles on a bâti le mythe du “peintre maudit” fort opportun et vendeur (et maintes fois démenti par ailleurs), - qui a fait couler autant d’encre que de larmes.  Pour ma part (une fois encore, du haut de mon mini-marchepied) je reste aussi sensible aux trois versions: celle  du  suicide, celle de la mort accidentelle, et celle du suicidé de la société d’Artaud. C’est aux auteurs qu’il a fallu du courage pour avancer cette théorie (qui, par son sérieux intellectuel, a séduit beaucoup d’éminents spécialistes de Vincent de par le monde) — moi, je me ferai un plaisir de la présenter (et non de la défendre bec et ongles, car il ne s’agit pas de cela et je n’en ai d’ailleurs pas les moyens intellectuels). Cela étant, elle ne change rien à la valeur du peintre, de l’écrivain et de son œuvre – mais dévoile peut-être une générosité de cœur méconnue de l’homme.

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