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15/10/2011

Montmartre, les rues Levisse, Poulet, et quelques images au temps de Gervaise.

Par Bernard Vassor

Tour Solférino,Montmartre,second empire

 Cette tour, construite en 1859, sur l'emplacement du moulin de la Lancette. Un restaurant très cher,permettait en mangeant d'admirer le plus beau panorama parisien. Une passerelle conduisait à l'entrée de la Tour Solférino, où moyennant un droit de passage, le chaland pouvait gravir les escaliers conduisant au sommet. Pendant la guerre de 1870, une partie du bâtiment fut rétréci, quand on s'apercut que le point de mire que représentait cet édifice, servait de réglage aux batteries prussiènnes pour atteindre la Butte Montmartre.  L'ouvrage fut détruit en 1874.

C'est peut-être là que Zola, dans "La Curée" situe la scène du restaurant de Montmartre :

 Deux mois avant la mort d'Angèle, il l'avait menée, un dimanche, aux buttes Montmartre. La pauvre femme adorait manger au restaurant ; elle était heureuse, lorsque, après une longue promenade, il l'attablait dans quelque cabaret de la banlieue. Ce jour-là, ils dînèrent au sommet des buttes, dans un restaurant dont les fenêtres s'ouvraient sur Paris, sur cet océan de maisons aux toits bleuâtres, pareils à des flots pressés emplissant l'immense horizon. Leur table était placée devant une des fenêtres. Ce spectacle des toits de Paris égaya Saccard. Au dessert, il fit apporter une bouteille de bourgogne.     Il souriait à l'espace, il était d'une galanterie inusitée. Et ses regards, amoureusement, redescendaient toujours sur cette mer vivante et pullulante, d'où sortait la voix profonde des foules. On était à l'automne ; la ville, sous le grand ciel pâle, s'alanguissait, d'un gris doux et tendre, piqué çà et là de verdures sombres, qui ressemblaient à de larges feuilles de nénuphars nageant sur un lac ; le soleil se couchait dans un nuage rouge, et, tandis que les fonds s'emplissaient d'une brume légère, une poussière d'or, une rosée d'or tombait sur la rive droite de la ville, du côté de la Madeleine et des Tuileries. C'était comme le coin enchanté d'une cité des Mille et une Nuits, aux arbres d'émeraude, aux toits de saphir, aux girouettes de rubis. Il vint un moment où le rayon qui glissait entre deux nuages fut si resplendissant, que les maisons semblèrent flamber et se fondre comme un lingot d'or dans un creuset.
    - Oh ! vois, dit Saccard, avec un rire d'enfant, il pleut des pièces de vingt francs dans Paris !
    Angèle se mit à rire à son tour, en accusant ces pièces-là de n'être pas faciles à ramasser. Mais son mari s'était levé, et, s'accoudant sur la rampe de la fenêtre :
    - C'est la colonne Vendôme, n'est-ce pas, qui brille là-bas ?... Ici, plus à droite, voilà la Madeleine... Un beau quartier, où il y a beaucoup à faire... Ah ! cette fois, tout va brûler ! Vois-tu ?... On dirait que le quartier bout dans l'alambic de quelque chimiste.
 Cette photographie, supposée avoir été prise à Montmartre sous le second empire, nous montre un entraînement de boxe (ou un duel) dans un espace limité par les couvre-chef des combattants et ce qui semble être deux arbitres.

rue de Lévisse

 Montmartre en 1860, rue Lévisse.

Phare de Montmartre

Château-Rouge,montmartre

 Cette carte postale, d'après une gravure de 1870-1871 représente le fameux bal du Château-Rouge occupé par les gardes nationaux de la 18e légion. Cet espace était borné à l'est par la rue Lévisse.

A suivre

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JEAN-LEON GEROME, un "Pompier" pyromane !

PAR BERNARD VASSOR

37eeadcea6524f27b2ac4671f74c7bab.jpg
Gérôme dans son atelier 65 boulevard de Clichy
 (emplacement actuel de l'église Sainte-Ritapatrone des causes perdues)
Gérome vit le jour à Vesoul (comme Félix Pyat) en 1824 il mourut à Paris en 1904.
Peintre , sculpteur, membre de l'académie, il fit tout son possible pour ereinter les jenes peintres qui ne voulurent pas choisir le "bon" chemin.
LE PLUS FAROUCHE ENNEMI DES IMPRESSIONNISTES :
Un de ses biographe* pose la question suivante ; "Gérôme fut-il vraiment réactionnaire ?"
Sa réponse est catégorique, toute sa vie artistique, il vécut des commandes de l'Etat, quelque soient les régimes traversés, gouvernements : royal, revolutionnaire de 48, second Empire, et troisième République. Son extraordinaire succès et les prix exorbitants de ses oeuvres réservés à une clientèle aristocratique, le conduisirent à des prises de position répressive en matière d'art. Son influence en tant que professeur à l'école des Beaux-Arts sur les artistes de son temps ne semble pas établie sauf peut-être pour quelques étrangers qui notent  : "L'honnêteté et le perfection professionnels de Gérême bouscula la routine de l'Académie de Pensylvanie dans les années 1860, tout comme Denis Bunker et William Paxton infusèrent l'esprit et les méthodes de leur maître à l'école de Boston à la fin du XIXème siècle". Des contemporains racontent qu'Agostina Ségatori fut un temps son modèle, et peut-être même sa maîtresse. Son opposition au "legs Caillebotte", ses relations mondaines, sa parenté avec Adolphe Goupil , ne sont pas pour rien dans les difficultées rencontrées par les peintres de "l'école moderne" de la fin du XIXème.
*Gérald M. Ackerman ACR éditions Courbevoie 1997.

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Le Petit Casino du passage Jouffroy

Par Bernard Vassor

Etienne Rey Simone George,Zazou,passage Jouffroy,

Etienne Rey qui fut le fondateur (repreneur) du Petit Casino offrit ces spectacles pendant l'occupation allemande.

Cette salle exixtait depuis l'ouverture du passage Jouffroy en 1847.

Ce fut alors un théâtre d'ombres chinoises, puis un café-concert : L'Estaminet Lyrique.

http://autourduperetanguy.blogspirit.com/archive/2007/08/...

 

Au programme en 1943 :

Programme Petit Casino.jpg

Archives privées Jacques Guieux

La salle avait été transformées. Les fauteuils placés à leur droite avaient une planche articulée percée en son centre d'un trou circulaire pour recevoir les consommations servies dans des verres prévus à cet effet.

NOTONS DANS CE PROGRAMME UNE CHANSON COURAGEUSE POUR L'EPOQUE, CHANTEE PAR LYNE JACK (?)

http://www.dailymotion.com/video/x1539u_brigitte-fontaine...

 Cette chanson, dont les paroles sont de Raymond Vinci, fut enregistrée un an plus tard (en 1944) par Andrex :

http://www.bide-et-musique.com/song/7875.html

Petit Casino tarif.jpg

 Tous aux abris !

La direction avait tout prévu, en cas d'alerte à la bombe, une liste des abris du quartier avait été établie.

http://autourduperetanguy.blogspirit.com/archive/2007/01/...

Petit casinp Abris.jpg

Cette salle de spectacle est aujourd'hui la salle Rossini de la mairie du neuvième arrondissement.

Une porte secrète existe encore qui mène au passage Jouffroy, juste en face de la sortie du musée Grévin.

12:34 | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | Digg! Digg

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