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01/07/2011

Maximilien Luce, un "barbare, mais robuste et hardi peintre": un ami du "Père peinard" et ...du père Tanguy.

Par Bernard Vassor

Loge du père Tanguy Maximilien Luce 1890 HÖTEL DEMARNE.jpg
La seule raison de cette toile (datée  de 1890), est la loge qu'occupait le père Tanguy entre 1866 et 1871. à l'Hôtel Demarne, 10 rue Cortot.

Maximilien naquit en 1858 (mort en 1941)

Elève à l'Académie Suisse puis de Carolus Durand, il fit son service militaire à Guingamp

où il rencontra Frédéric Givort, ouvrier cordonnier dans le 13e arrondissement qui l'entraîna avec un autre ouvrier tabletier Eugène Baillet, dans  le groupe anarchiste du 14e. Présenté à Jean Grave, il se senti proche des peintres anarchistes tels Signac, Camille Pissarro,, le critique Félix Fénéon, le poète Emile Verharen. Il fut avec Signac et Fénéon chargé, de régler la succession artistique de Seurat.

Entouré par le bienveillant Pissarro qui tenta de le distraire après le départ de sa compagne Ophélie Bresdin, en l'emmmenant à Londres. Signac prit le relai en l'accueillant à Saint-Tropez.

Après l'attentat qui coûta la vie au président Sadi Carnot, il fut arrêté avec Fénéon et conduit à Mazas en attendant le fameux  "procès des trente à Rennes".LE_PROCES_JEAN_GRAVE_ET_LE_PROCES_DES_TRENTE_EXTRAITS.pdf

Une souscription fut organisée pour subvenir aux besoins de sa compagne et de son fils nouveau-né Frédéric qui mourut peu après.

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pere peinard Luce.jpg

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Maximilien luce portrait jeune.jpg

.A suivre............

17:23 Publié dans Les peintres | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

La rue Pirouette, anciennement Pète-au-nez, puis Pétonnet !

Par Bernard Vassor
Rue pirouette hauteur.jpg
Angle de la rue Montdétour
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 Cette rue porta au moyen-âge le nom de Thourouanne, du nom d'un archidiacre de Paris,  Adam, évêque de Thérouanne ou Tyroie, d'un fief du même nom au territoire des Champeaux au XII° siècle.

Ce prélat avait cédé une part de son fief au roi Philippe Auguste, le reste fut cédé à Pierre des Essarts par un des héritiers de l'évèque. Puis le nom fut remplacé par Pète-au-Nez, comme au moyen-âge, on hésitait pas à appeler un chat un chat, transformé plus chastement en Pétonnet, Petonnet-en-Tyroie, Pirouet et enfin en 1501 rue Pirouette. Ce nom venait du mouvement rotatif du pilori que l'on faisait subir aux suppliciés exposés alternativement de chaque côté des Halles où se trouvait au débouché de la rue Pirouette, donnant sur le carreau de la Halle le marché aux poissons. 

Ce mouvement giratoire des supliciés fut appelé populairement "faire la girouette".

Cette rue prolongeait celle de la Petite Truanderie.

PLan pirouette 1834 marché aux poisson largeur.jpg
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Dans cette rue se trouvait la cour du Heaume, dans un hôtel homonyme.
RUE PIROUETTE 05 SEPIA ANCIEN PERE DE FAMILLE cour du heaume.jpg
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Il y avait dans cette petite rue plusieurs cabarets, à l'enseigne Au vin de pisse-en-l'air, et l'Auberge de l'Ange-Gardien.
Dans "Les Misérables", Enjolras fit barricader le petit boyeau de la rue Montdétour, du Cygne de la Chanvreie et de la Petite-Truanderie dans l'épisode où Gavroche trouva la mort tombé par terre "par la faute à Voltaire" au cours des émeutes de juin 1832 au cours des émeutes qui se produisirent pendant la terrible épidémie de choléra morbus, au moment de l'enterrement du général Lamarck. 
PIROUETTE MONDETOUR 05 SEPIA.jpg
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COUR DU HAUME RUE °PIROUETTE largeur.jpg
Cour du Heaume, dans la rue Pirouette
Mise  jour le 29/03/2011

17:21 | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

Le Kunisada Utagawa Toyokuni III

Par Bernard Vassor

wakamaurasaki,gengi,monogatori,

"On voit plus avec des yeux japonais,

on ressent la couleur autrement"

Vincent van Gogh

Dans le chapitre "La dame Murasaki", un des plus importants personnages du roman composé de 54 livres.

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Le kunisada Utagawa Toyokuni(1765-1825), fut un des illustrateurs du "Dit de Gengi"(Gengi monogatari XIe siècle), premier roman mondial, à utiliser les ressorts de la psychologie, qui se présentait comme un récit historique, émaillé de plus de 800 poèmes. Il est atribué à une femme : Murasaki Shikibu, une dame noble de la cour de Kyoto du clan de Fujiwara, la plus puissante des familles japonaises pendant la période de Heian (794-1185).

Dit  aussi Toyokuni III, il fut un des maîtres de la xylographie japonaise, dépassant en son temps Hiroshige et Hokusaï en notoriété pour ce qui concernait l'Ukiyo-é.

Il existe une luxueuse édition de la traduction de René Siéfert :

 Le Dit du Genji , Illustré par la peinture traditionnelle japonaise - coffret 3 volumes

"Publié en septembre 2007, dans la collection Les grands textes de la littérature illustrés par les plus grands peintres, Le Dit du Genji renaît cet automne dans La petite collection, à l’occasion de la célébration de son millénaire. Cette nouvelle présentation réunit sous coffret et dans un format réduit trois volumes, chacun habillé d’une couverture souple et d’une jaquette à rabats. 

Le Dit du Genji, texte fondateur de l’imaginaire japonais, relate la vie du prince Genji le « Radieux », dans l’ambiance de la cour impériale de Heian, l’actuelle Kyôto. Au fil de ces amours, le Genji explore l’univers féminin afin et en apprécie les qualités tant morales qu’esthétiques. Le Genji façonnera ainsi la « femme idéale » en élevant une jeune fille avec laquelle il formera un couple que seule la mort séparera. Composé au début du XIe siècle dans l’atmosphère raffinée de la cour impériale, Le Dit du Genji avait été très prisé au sein de la noblesse, puis par un public élargi. Au cours des siècles suivants, le roman inspira poètes, peintres, écrivains et dramaturges et est aujourd’hui considéré comme le premier roman psychologique au monde. 
Reprenant la remarquable traduction de René Sieffert, cette édition exceptionnelle est illustrée de 520 peintures et 450 détails d’œuvres du XIIe au XVIIe siècle, provenant de rouleaux, albums, paravents, kakemonos et éventails d’une beauté et d’une finesse inégalables. Ces œuvres, dont une grande partie est totalement inédite en Occident, proviennent des musées, monastères et collections privées situés au Japon, aux Etats-Unis et en Europe. 

Auteur :
Estelle Leggeri-Bauer, maître de conférence à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), spécialiste de la peinture narrative japonaise, a guidé les choix iconographiques et a écrit 500 commentaires qui accompagnent chaque illustration, éclairant ainsi les rapports entre le texte et l’image, la symbolique, la religion, les mentalités de l’époque. Auteur de l’introduction consacrée à la peinture narrative japonaise, ses recherches très approfondies, tant au niveau de l’iconographie que des commentaires, confèrent à cet ouvrage une dimension culturelle et artistique tout à fait inédite." 


17:20 | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

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