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12/03/2011

Maxime Maufra

 

PAR BERNARD VASSOR

 
LE PORT DU POULDU
"J'arrivais à Pont-Aven dans les environs du 14 juillet 1890 et le hasard me fit descendre à la pension Le Gloanec..quand une cariole semblant contenir une bande de romanichels arriva sur place et s'arrêta au seuil de l'auberge. (..) Descendant de cette cariole, un grand diable de peau-rouge, un blond à la tête de Christ et un petit bossu coiffé d'un fez écarlate. Un autre gros au sourire figé fut à terre le dernier. Le peau-rouge était Gauguin, les autres De Haan, serusier et filiger"

Maxime Maufra est né à Nantes en 1861. Sa famille qui le destinait à une carrière commerciale l'envoya faire des études en Angleterre où il visita les musées et les galeries. Emerveillé par les toiles de Turner, il dessina et copia comme il put. Revenu dans sa ville natale, le peintre Charles Le Roux l'initia à l'impressionnisme. En 1889 il décida un voyage en Bretagne pour se donner entièrement à la peinture. Le hasard le fit descendre à la pension Le Gloanec. Il y fit la connaissance de Gauguin qui bien sûr le prit sous son aile et lui inculqua (de force comme d'habitude) l'utilisation des teintes pures. Maufra ne se laissa pas pour autant entraîner dans le cloisonnisme.
 
A L'HOTEL DE BRETAGNE.
 Ässise à table, Céline Maufra et son mari à ses côtés lisant le journal.
Revenu à Paris en 1893, il est un des premiers peintres à s'installer au "Bateau Lavoir" qui n'était alors que "la maison du trappeur". L'année suuivante, il est sous contrat avec Durand-Ruel.
Il est mort à Poncé dans la Sarthe le 23 mai 1918 devant une toile qu'il n'avait pas encore achevée.....

 

 

 

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Un ami de Vincent : l'australien John Peter Russel « le disciple de la couleur pure »,

PAR BERNARD VASSOR

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Ce portrait fut peint vraisemblablement dans l'atelier de Russell, 15 impasse Hélène, devenue la rue Pierre Ginier en 1891  Aujourd'hui, cette rue fermée par deux grilles à chaque extrémité n'a que 11 numéros, curieusement deux maisons plus loin, au 15 de la rue Hégésippe Moreau, se trouve la Villa des artistes où Cézanne eut un atelier environ dix ans plus tard. (il habitait 73 avenue de Clichy) Une notice sur Léon Lhermitte (dont une toile se trouve au V.G.M d'Amsterdam) mentionne également son atelier au 15 impasse Hélène, qui avait porté précédemment le nom d'impasse des Moulins.
John Russel vit le jour à Sidney en  1858, il y rendit son dernier souffle dans la même ville en 1930.
Après un passage à Londres, et en Bretagne en 1883, il vint à Paris. Inscrit à l'atelier Cormon, il fit la connaissance d'Anquetin, Emile Bernard, Armand Guillaumin, Henri Moret de Toulouse-Lautrec.  Il se prit d'amitié pour Vincent van Gogh qu'il invita à  venir chez lui en Bretagne dans la maison qu'il s'était fait construire et avec qui il eut une correspondance jusqu'à la fin des jours de Vincent.
Chez Rodin, il rencontra un modèle, une très joile italienne Mariana Mattiocco qui devint sa femme (Pallas Athénée au musée Rodin),et lui donna 7 enfants. 
En novembre 1886, John Russell réalisa le portrait de Vincent* qui fit la connaissance dans l'atelier du peintre australien, de l'écossais A.S.Hartrick en compagnie d'Alexander Reid l'employé écossais de la maison Goupil 9 rue Chaptal**
Né à Sydney en 1858, ce peintre australien fit la connaissance à l'atelier Cormon de Toulouse-Lautrec, Anquetin, Bernard, et surtout Vincent Van Gogh avec qui de forts liens d'amitié se tissent. Vincent le met en contact avec des marchands étrangers, Tersteg en Hollande, De son côté Russel lui présente des amis peintres qui se retrouvent dans la boutique du père Tanguy, dont un peintre installé à Arles près du moulin de Fontvieille. Vincent échange des toiles avec lui et l'emmène dans l'atelier de Guillaumin quai d'Anjou. Quelques années plus tard, il rencontra Matisse et lui fit découvrir Van Gogh qui influença tant Matisse, éléctrisé par les couleurs pures, va créer le fauvisme. 
* Françoise Cachin Bogomila Welsh-Ovcharov et Monique Nonne Van Gogh à Paris exposition du Musée d'Orsay 1988
*Certainement dans l'atelier de l'impasse Hélène

**Carnet d'adresses annoté et commenté par Ronald de Leeuw et Fieke Pabst 

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