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05/09/2010

Vincent van Gogh, le Tambourin et les tziganes....

Par Bernard Vassor

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Sur cette affiche publicitaire pour le "cabaret" de la Ségatori, nous voyons bien que beaucoup ont confondu avec l'ancien établissement situé rue de Richelieu un an plus tôt, dont les serveuses portaient un costume folklorique de "bolonaises"; dans ce que l'on appelait alors une "brasserie de femme", où les serveuses revêtues de costumes folkloriques servaient la clientèle, masculine, pour cette brasserie.

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Sur cette recomposition par le docteur Gachet, l'affiche  est celle du Tambourin de la rue de Richelieu.
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Une confusion provient de ce terme brasserie de femme, qui signifiait à l'époque, aussi bien un café de femmes pour hommes, que café de femmes pour femmes. Ce qui laissa dire à certains historiographes malveillants que les moeurs de la belle italienne étaient comme on disait alors "antiphysitiques", ce que rien ne laisse penser. C'est là que Vincent organisa une première exposition de crépons japonais, puis de ses toiles personnelles. Le "café de la Butte" porta ce nom de Tambourin, parce que de nombreux artistes avaient décoré ou donné des oeuvre représentant des tambourins. Les sièges étaient en forme de tambourin, les tables et les meubles aussi.
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Sur le carton, le jour de l’inauguration le 10 avril 1885,  RUE DE rICHELIEU, on pouvait lire ces mots : Sachant comment on se comporte De sa main célèbre à Capri, Joyeuse en ouvrira la porte. La patronne de ces lieux et les charmantes hôtesses accueillent la clientèle en costume folklorique.
Une année plus tard, Agostina s'installa à Montmartre. "Une exposition de peintures organisée pour l’occasion seront vendue aux enchères, on y voit des œuvres de Edouard Dantan, Léon Gérôme, de Pille et quelques autres peintres dont nous avons aujourd’hui oublié les noms. Le mobilier,(tables chaises éléments du bar) est uniquement composé de tambourins ornés par différents artistes dont Gauguin (fleurs et feuillage et fruits) Norbert Goeneute, Ludovic Némo (pseudo d’Emile Bernard), Todde, etc". Sans doute en raison du fait que la jolie patronne avait été le modèle préféré de Corot, de Léon Gérome dont une toile portant le titre de "La femme au tambourin", instrument musical inséparable de la musique tzigane en ce temps là. Agostina Ségatori, née à Ancône en Italie, était-elle issue d'une de ces tribus gitanes ?
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Agostina en costume tzigane.

C'est sans doute, impregné de cette ambiance que Vincent tomba en arrêt devant un campement de bohémiens en partance pour les Saintes-Marie de la mer, et qui lui donna l'occasion de peindre cette toile superbe.

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Vincent lui-même, n'aura-t-il pas été un de ces vagabonds, errant de ville en village, de Bréda en Hollande au quartier Bréda à Paris, des mines de charbon du Borinage en passant par Londres Bruxelles Anvers Amsterdam, jusqu'à Arles, Saint-Rémy de Provence pour terminer sa vie dans un champ de blé à Auvers-sur-Oise ?

17:03 Publié dans Vincent Van Gogh | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

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