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19/07/2010

Les cafés du Boulevard du Crime.

Par BERNARD VASSOR

démolition boul du crime en 1861 largeu 02.jpg
"Les malheureux, ils m'on gâté
mon boulevard du Temple"
Depuis la fin du dix-huitième siècle, la prolifération de théâtres, parades et spectacles ambulants, sur le boulevard du Temple, fut accompagné par l'ouverture de cafés et de restaurants. Les noms de ces cafés, reprenaient celui du théâtre mitoyen, ou de l'établissement dédié aux divertissements des parisiens, ou bien encore celui d'une pièce à succès (l'Auberge des Adrets). Ce fameux boulevard était une kermesse permanente, une foire perpétuelle. On y trouvait à rire, à jouer, à se délasser jour et nuit. La meilleur société, accompagnée d'une foule de voitures  brillante, y côtoyait les plus humbles du petit peuple.
C'est ainsi que le Café du Cirque (puis café du Théâtre du Cirque) suivit les évolutions géographiques du Théâtre du Cirque-Olympique.
Franconi père, qui avait succédé à l'Anglais Astley, premier organisateur de spectacle de cirque en France, était établi au faubourg du Temple.
Peu à peu, les exercices d'équilibristes, d'équitation, de tours de souplesse furent accompagnés de pantomimes. Après un aller et retour  rue Mont-Thabor, Laurent et Minette Franconi fixèrent définitivement le Théâtre du Cirque-Olympique sur les boulevards.
Le Café du Cirque avait deux étages. Le  rez-de-chaussée était fréquenté par les "petites dame", le premier recevait artistes, auteurs et journalistes. Le deuxième était réservé aux joueurs de "bouillote"où l'on ne pouvait avaoir accès qu'au moyen "dun secret de serrurerie".
Les notable y jouaient de six heures à minuit. Le tripot fut fermé en 1848. Le café disparut lui aussi sous la pelle des démolisseurs de Napoléon le Petit.
Mises à jour dans l'article original

22:22 Publié dans CAFES ET RESTAURANTS | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

L'hôtel Thélusson. C'était un petit jardin, tout près de la Chaussée d'Antin

Par Bernard Vassor

Dans le neuvième arrondissement aujourd'hui (hier le deuxième).

 

THELUSSON TEMPLE à Vénus.jpg

En face de la rue ci-devant d'Artois

Ce prestigieux hôtel fut bâti par Nicholas Ledoux en 1780 pour le compte de la femme du du richissime banquier suisse Pierre-Isaac Thélusson (mort semble-t-il en 1776). Madame Thélusson, ancienne institutrice, mourrut elle, en 1788.

Situé rue de Provence, il fut démoli en 1824 lors du prolongement de la rue d'Artois (rue Laffitte) jusqu'à la rue de la Victoire. Il fut successivement la propriété à partir de 1789, du comte de Saint-Pons Saint-Maurice, en 1804 du, prince Murat, en 1819, de l'ambassadeur de Russie. Dans les dernières années de la restauration, un tailleur du Palais-Royal du nom de Berchut qui s'était prodigieusement enrichi, acheta l'hôtel, puis provoqua l'indignation des parisiens le fit démolir pour des raisons spéculative (déjà).L'hôtel s'ouvrait par une arcade émisphérique à travers laquelle, on découvrait un charmant jardin. Un temple de Vénus était adossé à la maison. Dans un salon circulaire,, dont la moitié était en saillie au milieu de la façade, qui paraît assis sur un rocher, ou une grotte entouré d'arbrisseaux, de fleurs rares et de fontaines jaillissantes. Madame Thélusson y réunissait une brillante société, composée de tout ce que comptait Paris de personnages remarquables.L'interieur était remarquable par la richesse de sa décoration et la beauté de ses peintures, et surtout sa salle de concert. Ce fut un des tout premiers endroits où l'on commença à donner des bals publics, et fut après la terreur nommé "Le Bal des victimes", qui ne recevait que des familles de guillotinés, qui pour être admises devaient donner la preuve qu'un de leur parent avait été victime de la Révolution.

Mises à jour dans l'article original

21:58 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg