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09/03/2009

Les petits "théâtres de Société"

Par Bernard Vassor

 
Une représentation de "Pierrot photographe"
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A la fin du règne de Louis Philippe, et sous le second empire, de nombreux particuliers faisaient représenter chez eux des pièces ou des pantomimes. Aussi bien dans le grand monde, que dans le milieu de la bohème. Chaque salon voulait avoir son "petit théâtre". Chez madame Orfila, chez le comte de Nieuwerkerke, chez les Sellières dans une salle contenant plus de 900 personnes, des amateurs, comme le marquis de Morny qui jouait le rôle d'Henri III dans un costume qui avait coûté 7000 francs. Les répétitions avaient été dirigées par le comte de Morny, assisté de Sanson de la Comédie-Française, et madame Plessy sa consoeur qui dirigeaient la princesse de Beauvau, le corsage couvert d'émeraudes la baronne de Laurenceau. Le duc de Morny avait un certain talent d'écriture, il fit donner un opéra-bouffe sous le pseudonyme de "Saint-Rémy", intitulé : "Monsieur de Choufleury restera chez lui" et en 1862, une comédie :"Les Bons conseils"
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Etienne Carjat, qui avait ses ateliers et le bureau de son journal "Le Boulevard"au 56 rue Laffitte fit représenter une pantomime qui eut un succès formidable.
Dans certains de ces petits théâtres, les acteurs étaient le jour, banquiers, agents de change, financiers, boursiers, ou négociants. Ils se transformaient le soir en saltimbanques.
Le marquis de Massa, donna même une revue au château de Mouchy en 1863, jouée par le duc de Mouchy, Emmannuel Bocher, Sellières, le marquis et la marquise de Gallifet, qui alimentèrent la chronique mondaine se cocufièrent mutuellement. Luis, Gaston, qui s'illustra dans sa carrière militaire, entretenait plusieurs demi-mondaines célèbres. Elle, était la fille du banquier Charles Laffite. Ils vécurent séparés. Ils eurent trois enfants, dont une fille qui épousa le baron François de Sellière. La marquise fut la marraine adoptive de Marie-Ernestine Antigny, dite Blanche d'Antigny, un des modèles qui a inspiré Zola pour le personnage de Nana.
Selon des sources policières, la marquise qui était liée avec Mme de Richemont, chacune d'elle avait des amants qu'elles choisissaient dans l'armée. Au château de Mauduit, où elle habitait, elle faillit être surprise avec son amant le comte de Gallois, par son mari, revenu plus tôt
qu'on ne l'attendait. A paris, elle demeurait 5 rue Basse du Rempart, où "elle recevait des tribades, notamment Mme Alphonse de Rothschild" (Léonora dite Laure).

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La plus ancienne compagnie française d'assurances sur la vie : "La Nationale"

Par Bernard Vassor

Assurances vie nationale hauteur.jpg
C'est en 1819, la même année que la création du Phénix, compagnie d'assurances incendie, que des financiers créérent "La Nationale" avec un fonds de garantie réalisé en immeubles, rentes sur l'état, et valeurs diverses.
Nous trouvons parmi les membres du conseil d'administration quelques années plus tard : le comte de la Panouse, le comte Frédéric Pillet-Will, dont la banque avait été fondée sous le premier empire (dont nous avons raconté les frasques dans une notice consacrée à Léontine Massin)
le baron Rodolphe Hottiguer, régent de la banque de France (qui eut pour maîtresse Hortense Schneider) l'agent de change Edmond-Alexandre Archdéacon, Demachy, de la maison F.A. Seillière, banquier et le baron Gustave de Rothschild.
La Compagnie propose:
"Des Assurances en cas de décès pour la vie entière" (?)
"Des assurances mixtes"garantissant moyennant une prime annuelle, un capital déterminé, payable aux héritiers de l'assuré ou à l'assuré lui-même, s'il vit après un nombre d'années convenu à l'avance.
"Les assurés ont droit à une participation de 50 pour 100 dans les bénéfices produits par ces deux natures d'assurances"
Les principaux immeubles se trouvent aux n° 15, 17, 19, 21, 23 boulevard Montmartre, boulevard du Temple, à l'Hôtel du Jardin Turc, les hôtels de la Compagnie, 85, 87, et 89 rue de Richelieu, l'hôtel Richelieu au 79 de la même rue et 1 rue Ménars, et une propriété au 2 rue d'Amboise.  

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