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14/01/2009

Le livre polisson d'un policier pervers, chef de la sûreté

Par Bernard Vassor

Goron amour à Paris hauteur.jpg
Ce livre, digne de figurer dans une anthologie d'ouvrages érotiques est une collection d'histoires authentiques, racontées par un ancien chef de la Sûreté Marie-François Goron, à la fin du XIX°siècle.
"L'Amour à Paris, Paris, Jules Rouff & Cie, (sans date)1900.
L'Amour criminel et les Industries de l'Amour, divisé en deux volumes :
1.... Les Parias de l'Amour
2. Le Marché aux femmes.
Illustré de nombreuses figures de J. Wely, cet ouvrage décrit avec complaisance les bas-fonds de la société : "Le monde infâme des pierreuses et des souteneurs" puis  "Le souteneur et le voyou tueur de filles" et "Le bourgeois assassin" et toute une galerie de personnages le plus souvent répugnants.
......
Les services de la Sûreté se trouvaient dans un appartement sombre et insalubre du quai de l'Horloge. C'est Goron qui inaugura les bureaux du quai des Orfèvres.
 
Après avoir quitté ses fonctions, le chef de la Sûreté Maie-François Goron ouvrit une agence de détective privé et se lança dans une carrière littéraire où il écrivit (avec des porte-plumes) une série d'ouvrages d'études policière.

22:56 Publié dans HISTORICO-LITTERAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

La dernière compagne, et les derniers domiciles d'Henri Murger

Par Bernard Vassor

Murger scènes de la vie de bohème largeur.jpg
C'est au mois d'août 1848, qu'Henri Murger rencontra celle qui fut sa dernière compagne Anaïs Latrasse. Murger habitait alors 48 rue Notre-Dame de Lorette (ancienne numérotation), dans un grand appartement, riche pour une fois, après le succès des "Scènes de la Vie de Bohème" au théâtre des Variétés. Ils déménagèrent, ensuite au 80 rue de Clichy, puis 70 rue Truffaut. IL faisait de fréquents séjours en forêt de Fontainebleau à l'auberge du père Saccaut. De retour à Paris, ils s'installèrent quelques temps rue Neuve-Coquenard  (rue Lamartine). Ses déménagements était entrecoupés de séjours à l'Hôpital Saint-Louis, et à la Maison de Santé Dubois que les lecteurs de mes notices doivent maintenant connaître par coeur.
Comme ils ne restaient jamais en place, ils allèrent habiter un petit pavillon qui se trouvait au 11 rue Véron.
Enfin au début du mois de janvier 1861, le 8 précisément selon la quittance de loyer, Henri et Anaîs, vinrent loger 16 rue Neuve-des-Martyrs* au cinquième étage.
Le samedi 26 janvier,Murger qui avait toute sa vie souffert d'un "purpura" compliqué d'une atteinte de la syphillis, fut victime d'une attaque, une douleur violente, une artère bouchée, il fut conduit à la Maison Dubois rue du faubourg Saint-Denis. Le tout Paris des lettres vint assister à son agonie. Il est mort le 29 janvier. Une foule considérable suivit son corbillard, du faubourg Saint-Denis jusqu'au cimetière Montmartre.
..........
* La rue fut ouverte sous ce nom en 1870; elle prit ensuite le nom de rue Morée ( numérotage en 1877) pour recevoir ensuite le nom de rue Manuel (en 1887), en hommage au député Antoine Manuelexpulsé de la Chambre des Députés pour avoir soutenu des opinions libérales, qui vécut au 19 rue des Martyrs. Le cortège funèbre rassembla 100 000 personnes de la rue des Martyrs au Père Lachaise.

11:34 Publié dans Histoire littéraire | Tags : 16 rue neuve-des-martyrs, manuel, murger, anaïs latrasse | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg