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05/12/2008

Le Centre Culturel Péruvien, conférences en décembre...

Par Bernard Vassor

Couverture-livre-Pascal-Riviale[ hauteur1].jpg

Novembre-Décembre 2008

 

La France au Pérou,

le Pérou en France

Yolanda Rigault, sa présidente me signale deux conférences importantes organisée par le CECUPE à la Maison de l'Amérique Latine le :

Mercredi 10 Décembre 2008

à 18H30

 

 

« La présence française au Pérou » 

Rencontre avec Pascal Riviale 

A la suite des mouvements d'indépendance en Amérique latine et de la disparition de la domination espagnole, les pays européens ont pu se rapprocher de ces anciennes colonies. Cela fut le cas de la France qui profitant d'une certaine croissance ainsi que de celle du Pérou, s'est lancée dans une recherche de reconnaissance économique et sociale. Cela amènera à Lima et à d'autres villes péruviennes des scientifiques, des explorateurs, mais aussi des commerçants, des artistes et parfois des aventuriers français. Vers la deuxième moitié du XIXéme siècle, la présence française était évidente au Pérou ainsi que son influence dans les arts, l'architecture, la photographie pour ne citer que quelques domaines.
Pascal Riviale, historien, et spécialiste de l'histoire culturelle  au Pérou, a été chercheur à l'IFEA (Institut Français d'Etudes Andines). Après avoir tenu un poste au musée d'Orsay il est aujourd'hui aux Archives Nationales de France.

Son livre « Una historia de la presencia francesa en el Perú » vient d’être publié par l’IFEA.

Vente et signature du livre..

........

Pascal Riviale, aux Archives nationales, a, en outre aidé les recherches entreprises par Alain Gioda, qui ont permis les nouvelles découvertes concernant les fouilles du Machu Picchu dont il est question dans des articles précédents (Du rififi autour du Mapi). Dans son ouvrage, il mentionne la première expédition de Berns et du rôle du docteur Macedo.

 

 

Maison de l’Amérique Latine

217 boulevard Saint Germain, 75007 Paris

......

Couverture-Mairanne-dans-les-Andes hauteur.jpg

et le :

Vendredi 12 Décembre 2008

à 18H30

 

« Marianne en los Andes »

 

Prix « Vingt ans du CECUPE »

 

avec Claudia Rosas, Bernard Lavallé et Fernando Carvallo 

Lors de son 20èmeanniversaire en 2006 le CECUPE avait convoqué un prix Littéraire. L’essai gagnant, « Marianne en los Andes » de Claudia Rosas et José Ragas, vient d’être publié cette année par Ed. Mare et Martin en édition bilingue. Une des auteurs nous visite à Paris et nous l’invitons à présenter l’œuvre accompagnée du Professeur Bernard Lavallé qui avait préfacé l’ouvrage, et de Fernando Carvallo membre du jury. Dans Marianne en los Andes les auteurs se penchent sur trois moments révolutionnaires français importants, la Révolution de 1789, mais aussi celui de 1848 et le plus récent : mai 68. Ils analysent le contexte péruvien lors de ces trois époques et ils font une projection de cette influence dans l'avenir politique et social du Pérou.
Claudia Rosas est Professeur à la PUCP (Université Catholique du Pérou).
Bernard Lavallé est Professeur à l'Université

Paris 3 Sorbonne Nouvelle.

Fernando Carvallo est journaliste à RFI et Chargé de Cours à l’IHEAL.

Vente et signature du livre.

 

Maison de l’Amérique Latine

217 boulevard Saint Germain, 75007 Paris

Mon ami Fernando Carvallo, m'avait remarquablement aidé il y a quelques années, lors de l'organisation des manifestations que j'avais organisées à l'occasion d'une célébration du général San Martin et d'Alexandre Aguadoà la mairie du neuvième arrondissement, avec le concours actif de l'ambassade du Pérou, de l'ambassade s'Argentine, et du Consulat d'Espagne. Nadia Prete avait grandement contribué à la réussite de ce projet malgré les réticences et l'obstruction de certains édiles...

Le site du Centre Culturel Péruvien : http://www.cecupe.com/  

14:02 Publié dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

"Fort Chabrol" un anthroponyme"...La rue Chabrol et Marie Laurencin

 

Par Bernard Vassor 

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Marie Laurencin

Un certain comte Charpentier avait obtenu par une ordonnance royale le 29 mai 1822, une autorisation d'ouvrir une rue sur ses terrains.:

"A autorisé M. le comte Charpentier à ouvrir sur ses terrains une rue de 12 mètres de largeur pour communiquer de la rue du Faubourg Poissonnoière, vis à vis la rue Bellefond au faubourg Saint Denis. Sur les 12 mètres auxquels la largeur de la rue est fixée, le comte Charpentier fournira 10 mètres sur toute la longueur de sa propriété; le surplus lui sera payé à raison de 7francs 86 centimes le mètre carré. Cette rue fut immédiatement tracée et reçut en vertu d'une décision ministérielle du 1 juillet suivant le nom de rue Chabrol*"

(J'ignore à quelle date, la particule "de" lui fut ajoutée)

.....

 Puis en 1826 est ouverte la rue Neuve-Chabrol, sans autorisation sur des terrains appartenant à Mme de Bellecôte et messieurs Chobert et Philippon; terrains avetés au comte Charpentier, qui provenaient de l'ancienne foire Saint-Laurent. Un arrêté du 7 décembre 1840,  prescrivit l'établissement d'une barrière de clôture aux extrémités de cette rue qui formait le prolongement de la rue Chabrol. En 1830, après la révolution les habitants débaptisèrent la rue pour lui donner celui du nouveau préfet de la Seine M.Delaborde.  Le 12 août 1835, une décision ministérielle signée Gasparinlui rend son nom premier. Le 10 octobre 1836 on procèda à la régularisation du numérotage, et les constructions riveraines furent alignées.medium_Guerin_02.5.jpg

 

La notoriété de cette voie lui vient d'un fait-divers tristement célèbre. Jules Guerin;  un journaliste violemment antisémite et anti-maçonnique, pour échapper la police qui voulait l'arrêter, se réfugia dans les locaux du 51 de la rue Chabrol et soutint un véritable siège, dans les locaux de l'organe de presse du "Grand Occident de France" et du journal "L'Antijuif",qui se barricada, avec 12 hommes, Jules Guérin. Cet anti-dreyfusard était aussi le directeur de "L'Antijuif", un journal qui pouvait vendre jusqu'à 120.000 numéros par semaine. Le siège dura du le 13 août 1899, jusqu'au 21 septembre. Jules Guérin qui avait voulu fomenter un coup d'état tint pendant 5 semaines. La police pour venir à bout des assiégés avait fait couper l'eau et le gaz. Guérin et ses amis se rendirentt le 21 septembre au matin, alors que la police se préparait à donner l'assaut. L'appellation "Fort Chabrol" devait ainsi entrer dans l'histoire et dans le vocabulaire courant, sans toutefois que ceux qui utilisent cet anthroponyme, n'en connaissent la signification.

Fort_Chabrol largeur.jpg

Marie Laurencin est née à Paris le 31 octobre 1885 d'un père inconnu et d'une mère employée de maison, jeune domestique séduite par son patron qui était marié. Ce père, homme politique, n'abandonne toutefois ni sa maîtresse, ni son enfant, dont il assume financièrement l'éducation. Marie fait des études exceptionnelles pour une fille de l'époque au lycée Lamartine. Goûtant peu la théorie, elle prit des cours de peinture sur porcelaine à Sèvres puis de dessin à l'école de la Ville de Paris, et à l'académie Humbert où elle rencontre Georges Braque.

Elle meurt le 8 juin 1956 à Paris. Elle est inhumée au cimetière du Père lachaise.dans une robe blanche tenant dans une main une rose et dans l'autre une lettre d'amour de Guillaume Apollinaire. Elle emporta dans sa tombe une lettre d’amour écrite par Guillaume Apollinaire :

 La Chanson du Mal-Aimé :

...Mais moi j'ai le coeur aussi gros  

Qu'un cul de dame damascène

O mon amour je t'aimais trop

Et maintenant j'ai trop de peine

Les sept épées hors du fourreau 

Sept épées de mélancolie

Sans morfil ô claires douleurs

Sont dans mon coeur et la folie

Veux raisonner pour mon malheur

Comment voulez-vous que j'oublie
....
*Chabrol 1773-1843, comte Gilbert Chabrol de Volvic, né à Riom. Polytechnicien, fit partie de l'expédition d'Egypte comme ingénieur. Nommé préfet de la Seine en 1812, il remplaça le comte Frochot, il conserva son poste sous la restauration, et fut également député de Paris et de Riom. Mort à Paris en 1843 le 30 avril.

10:32 Publié dans Histoire des rues de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg