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01/12/2008
Les dames du temps jadis, c'était mieux hier suite...
Par Bernard Vassor
Cette nouvelle requête, qui fait suite à la complainte sur un mode humoristique de "ces demoiselles", bénéficie du soutien de marchands, surtout du quartier du Palais Royal qui voyaient leurs recettes fondre, du fait de l'interdiction pour les filles publiques de déhambuler autour et à l'intérieur, et dans les galeries du Palais Royal, le terrain de chasse le plus en vue de la capitale. Ajoutez à cela la fermeture de maisons de jeu clandestines. Ces mesures furent prises par le dernier préfet du cabinet du prince de Polignac. Edictées en mai, les ordonnances tombèrent comme des feuilles mortes en juillet avec le renversement de Charles X.
C'est la nommée Pauline de la chanson qui demeurait 10 rue Froidmanteau comme Laure citée dans la complainte sus-nommée, qui écrivit cette pétition qui bénéficia de deux cent soixante quinze signatures et fut "apostillée" par messieurs les épiciers, cabaretiers, limonadiers et marchands de comestible, estimant qu'il était fait un tort considérable et très conséquent à leur commerce. 'ordonnance interdisait toute circulation et même de paraître dans les jardins, les galeries et les lieux "circonvoisins".
La dame Laure écrit :
Monsieur le Préfet :
"D'aucuns disent qu'on vous a persuadé qu'il fallait rogner les ongles aux filles de joie; qu'elles affichaient un "lusque" insolent, vu qu'elles prospéraient trop. Ah ! monsieur le Préfet, si l'on vous a dit ça, on vous a fièrement menti. Je comprend bien que le métier a été bon; mais depuis longtemps il ne vaut plus tripette" (c'était mieux avant !) "Un si grand nombre de nobles dames, de bonnes bourgeoises, s'en sont mêlées, et livrent leur marchandise à si bas prix, sans y perdre, vu qu'elles ont sur nous l'avantage de pouvoir exercer sans payer patente, que je vous le jure sur mon honneur, il n'y a plus moyen pour nous de soutenir la concurence"
(..)"Réflechissez bien monsieur le Préfet, qu'il y aurait plus que de la barbarie de votre part à ne pas révoquer une ordonnance qui plonge dans la désolation des désolations un tas d'innocentes filles qui ne peuvent mais, des sarcasmes que les enragés d'écrivains libéraux ne cessent de lancer contre votre toute "paternelle" administration"
Le Préfet de police Claude Mangin (1786-1835)-procureur général à la cour royale de Poitier, avait été nommé le 13 août 1829. Il ne fêta pas son premier anniversaire dans ses fonctions, il tomba comme une poire blète en même temps que Polignac et le duc d"Artois. C'est lui qui ordonna la saisie des presses qui ne respectaient pas les ordonnances de Saint-Cloud, ce qui provoqua la révolution de Juillet.
Toucher à la liberté de la presse ne facilite pas le dur métier de despote !
20:25 Publié dans HISTOIRE DES FEMMES | Tags : prince de polignac, claude mangin | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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C'est arrivé demain : Du rififi autour du MAPI, un article à paraître du journal de l'IRD : Sciences au Sud
Par Bernard Vassor
Le numéro 46 de Sciences au sud, journal scientifique bimestriel de l'IRD (www.ird.fr), met en lumière les principaux programmes de recherche et relate tous les événements de la "Planète IRD", va publier un article intitulé : Du rififi autour du MAPI.
Le chercheur Alain Gioda, reçoit ainsi le soutien de son institut dans la polémique soulevée dont nous vous avons déjà informé sur ce blog : http://www.paperblog.fr/1009004/vestiges-du-macchu-picchu...
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Sources : Alain Gioda
16:55 Publié dans HISTOIRE | Tags : alain gioda, macchu picchu, ird | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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Les dames du temps jadis, c'était mieux hier......
Par Bernard Vassor
Travailer plus pour gagner plus !
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Quarante ans après "Les Ambulantes à la brune", les mêmes causes produisant les mêmes effets, une "demoiselles" parisienne adresse une complainte chantée sur l'air de "la complainte de Fualdès" pour protester contre "une nouvelle ordonnance attentatoire à la liberté individuelle" tendant à limiter l'exercice de sa noble profession :
Fait au nom de Stéphanie,
De Paulin', de Pamela,
De Victoire, d'Elisa,
De Justine et de Phrasie, le quinze du moi de mai,
Que l'on nous a enfermées
......
"De qui faut-t-il que j'implore
Un appui dedans ce jour ?
Fille de joie et d'amour,
Tout le monde connaît Laure,
Demeurant rue Fromenteau*,
Au onzième numéro.
.........
Pour réduire tout un sexe
A l'état où nous voilà,
Surtout quand il sait que ça
Nous contrarie et nous vexe;
Enfin, pour fair' c'qu'il fait,
Faut-im qu'un homme soit...Préfet !
......
Depuis c'te belle équipée,
Nous n'faisons plus rien du tout :
Nous n'pouvons plus même chez nous,
Prendre l'air à la croisée.
C'est dur de se repôser
Quand on aime à travailler.
...
Pour rien pour des vétilles,
Sans motif et sans raisons,
Fermer ainsi des maisons,
Molester de pauvres filles !
Et vilà ce qu'on appelle
L'gouvernement paternel."
......
La rue Fromenteau, ou Froidmanteau, dite au treizième siècle Froid Mantel, longeait les anciens fossés du Louvre. Elle prit 9 ans après la publication de ce petit livre, le nom de rue du Musée. Il y avait là l'hôtel de Schonberg, qui fut donné par Henri IV à Gabrielle d'Estrée en 1596.
Elle donnait sur la place du Palais Royal, presque dans le prolongement de la rue de Valois, pour finir quai du Louvre. C'était le quartier le plus fréquenté par ces "demoiselles".
"Faites donc prendr' les couturières, les marchands de mode aussi, qui chaqu'jour quand vient la nuit, exercent sans en avoir l'air", ajoute la plaignante. Nous apprenons aussi que la pratique du raccolage "à la fenêtre" existait déjà en 1830.
11:05 Publié dans HISTOIRE DES FEMMES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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