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10/07/2008
Les Hôtels de ventes au dix neuvième siècle
PAR BERNARD VASSOR
L'Hôtel Bullion, rue Jean-Jacques Rousseau.
Au dix huitième, les ventes publiques se faisaient au domicile des vendeurs, ou bien des des salles aménagées pour l'occasion, comme le couvent des Grands Augustins, l'Hôtel de la Feuillade, l'Hôtel d'Aligre rue Saint Honoré..
Au dix neuvième, l'Hôtel de la Guillonière où vécut Richelieu fut longtemps le lieu de ventes prestigieuses. L'Hôtel mis en loterie fut gagné par un danois, qui le revendit au libraire-éditeur Sylvestre.
Place de la Bourse, à l'angle de la rue Notre-Dame-des-Victoires, la Compagnie des commissaires-priseurs fit bâtir un hôtel des ventes inauguré en 1834*.
Hôtel Drouot
La ville de Paris acheta les terrains de l'ancien Hôtel Pinon de Quincy. Puis en 1850, c'est la Compagnie qui racheta ces terrains pour faire construire ce qu'ils nommèrent l'Hôtel Drouot
Face à l'Hôtel des ventes, la maison Olida rue Grange Batelière (qui conduisait alors jusqu'à la rue Chauchat) en direction de la rue Lafayette. Adroite au premier plan se trouve le café "Le Cadran", aujourd'hui ....
où se retrouvaient devant une absinthe Rimbaud et Forain, qui attendaient Verlaine qui travaillait rue Laffitte à "La Lloyd"*
Cette vente eut lieu au domicile de la Dame aux Camélias le 25 février 1847.
A SUIVRE........
**Jean-Jacques Lefrère, Rimbaud, Fayard 2003
*Paul Guillaumin, Drouot hier et aujourd'hui, éditions de l'amateur 1986
17:45 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (1) | | |
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Digg
SUR GERARD DE NERVAL, à propos de sa mort
Par bernard vassor
Eau-forte par G.Stall
Voici le texte du procès-verbal établi le 26 janvier 1855 lors de la découverte du corps de Gérard :
"Janvier 1855, 26- Labrunie Gérard, dit Nerval, quarante sept ans, né à....?, homme de lettres, logeant rue des Bons-Enfants, 13, hôtel de Normandie;
Entendu : Sérré, maître de l'hôtel de Normandie, qui reconnait Labrunie; deux médecins Berthaux, rue du Pont-Louis, N°1; docteur Chayet;
SUICIDE PAR STRANGULATION.
Ce matin à 7 heureset demie, a été retrouvé pendu aux barreaux de la boutique du serrurier* de la rue de la Vieille-Lanterne, déclaration de Laurent, sergent de ille du quatrième arrondissement; l'individu était déjà mort; transporté au poste de l'Hôtel de Ville**, secouru par deux médecins, mais en vain. Il s'est pendu avec un ruban de fil, son corps était attaché à ce barreau avec ce lien, aucune trace de violence sur le cadavre".
Aux archives de Paris, dans les annuaires du commerce, nous trouvons les noms du serrurier, un dénommé Boudet.
Le docteur Chayet avait pour prénoms Jean-Baptiste-Bernard et habitait 50 rue Rambuteau.
Il n'est pas mentionné un docteur Pau, en service de Garde nationale à l'Hôtel de Ville, qui se serait rendu sur place.
*Et non pas aux grilles de l'escalier comme il est répété par les historiens depuis 153 ans !
**Il ne fut pas examiné sur place, ni conduit à la morgue, mais conduit au poste où il fut examibné par les médecins cités.
08:56 Publié dans HISTOIRE ANECDOTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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