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27/06/2008

LEON XANROF

PAR BERNARD VASSOR

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Léon Fourneau est né à Montmartre en 1867. Il fit des études au collège Rollin (Jacques Decour aujourd'hui). A l'Ecole de droit, il fonda l'Association générale des étudiants et publia dans son bulletin des poésies sous le pseudonyme de Xanrof pour satisfaire à une demande de ses parents qui ne voulaient pas voir compromis leur nom de famille. Dans une pièce d'Alexandre Dumas "Les Mohicans de Paris" jouée au théâtre de l'Ambigu, l'adaptateur avait introduit une chanson, interprétée par Félicia Mallet qui connut un grand succès et fut reprise et immortalisée par Yvette Guilbert; c'était "Le Fiacre".
Devenu avocat, il entra au cabinet du ministre de l'agriculture, ce qui ne l'empêcha pas d'écrire de nouvelles chansons et des monologues, des nouvelles. Il a inventé un genre : La Revue intime, pour des scènes de peties dimensions, à deux personnages. Il fit représenter aussi de grandes revues au Théâtre des Nouveautés, à la Cigale, à la Scala, au Vaudeville, et à l'Athénée. Il ne fit que passer au Chat Noir sans contrat. Il a épousé une chanteuse, Mlle Carrière.
Il donna des chroniques au "National", au Gil Blas, au Quotidien illustré, au Figaro, au Figaro Illustré et à bien d'autres journaux.
C'est au répertoire de Xanrof, qu'Yvette Guilbert connut le succès. Ces premières chansons furent réunies en un volume intitulé "Chansons sans Gêne", en 1889 aux éditions Ondet, rue du faubourg Saint Denis.
 Par décision du Conseil d'Etat, son pseudonyme fut converti en nom de famille*.
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*Léon de Bercy, Montmartre et ses chansons, 1902

19:00 Publié dans A MONTMARTRE LE SOIR | Tags : LEON XANROF, YVETTE GUILBERT | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

XAVIER PRIVAS, "LE PRINCE DES CHANSONNIERS" D'ARISTIDE BRUANT A ARISTIDE BRIAND

PAR BERNARD VASSOR

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Privas, l'oeil clair, les ch'veux en brosse,
Dans un art subtil et charmeur,
Chant' l'amour de la voix féroce
D'un vieux colonel en fureur.
Le plus innocent parapluie
Prend l'air si terrible à son bras
Qu'on croirait, lorsqu'il le manie
Voir le cim'terr' de Saint Privat
Gaston Sécot
A suivre...........
Antoine Taravel vit le jour à Lyon le 27 septembre 1863. Il eut pour parrain Joséphin Soulary* avec qui il se brouilla plus tard pour l'avoir appelé Péladan par (malice) inadvertance.....
Engagé dans l'armée, il obtint un grade important. Quand on apprit au ministère de la Guerre qu'il composait des chansons, on le dépouilla de son grade pour le faire passer ouvrier charron dans la sixième compagnie du train. Fort heureusement le Conseil d'État cassa cette décision et le maintint dans ses fonctions, mais le dégoûta quand même de l'uniforme qu'il portait.
Laurent Tailhade le décrit comme "un robuste garçon, d'encolure et de taille peu commune, sanguin, carré, avec dans une face aux traits larges, la flamme d'un regard compréhensif et doux, élégiaque, tonitruant, mais plein d'urbanité, c'est ainsi que chaque soir, au Carillon montmartrois, aux Noctambules, partout où l'on chante de beaux vers, apparaît Xavier Privas"
Après un bref passage au Chat Noir, il fit partie de ceux qui tentèrent de ranimer le Procope en 1892:
"Et de Procope éteint rallumer le flambeau" et de renouveler un cénacle à la Murger !
Les poètes symbolistes y avaient table ouverte et le montant de leurs ardoises fit pâlir de jalousie les poètes classiques qui se convertirent, attirés par le fumet "de cuisine libérale" de ce pays latin.
Verlaine entouré d'une meute de fidèles y installa bientôt ses pénates avec son ami le clochard Bibi-la-Purée, ancien curé qui incurgitait autant d'absinthes que son ami Paul Verlaine.
Mais revenons à notre ami Privas
A SUIVRE........
*Poète Lyonnais, chef de bureau à la préfecture du Rhône.

18:40 Publié dans Montmartre au temps du Père Tanguy | Tags : Laurent Tailhade, Joséphin Soulary, Péladan | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg