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27/11/2007
LE DOCTEUR GIRAUDY, UN HUMANISTE A CHARENTON
PAR BERNARD VASSOR
Le médecin aliéniste à Charenton, C.S.F. Giraudy, (en activité de la fin du XVIIIè siècle, jusqu'en 1825) indigné de la façon abominable dont on traitait les fous vipolents avait imaginé cet équipement composé de deux paniers reliés par des courroies dont l'intérieur était matelassé pour ne pas blesser les malades. Les méthodes de répression vont ensuite continuellement aller en augmentant. Le traitement par éléctrochoc, était encore pratiqué il y a peu de temps. On peut même remarquer dans l'actualité des civilisations avancées utiliser aujourd'hui encore des moyens de rétorsion hors des limites de la dignité humaine.
17:15 Publié dans HISTOIRE ANECDOTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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SALE TEMPS POUR LES ARTISTES QUE CE MOIS DE DECEMBRE !!!
PAR ARLETTE CHOURY, CHANTAL CHEMLA, ET BERNARD VASSOR
Quelques dates pour le mois de décembre :
Concernant la mort d'Alexandre Dumas père, notre secrétaire et amie Chantal Chemla ["Dumaso(phile) (logue) (ou lâtre) au choix") distinguée]), m'a fait parvenir ces lettres concernat la mort de son écrivain préféré :
1) Alexandre Dumas (fils) à George Sand
Puys, 6 décembre 1870]
Chère Maman,
Je vous ai écrit deux lettres auxquelles vous n’avez pas répondu, ce qui me prouve qu’elles ne vous sont pas arrivées. Mon père est mort hier lundi 5 Xbre à dix heures du soir sans souffrance. Vous ne seriez pas pour moi ce que vous êtes, que vous seriez toujours laa première personne à qui j’annoncerais cette mort. Il vous aimait et vous admirait plus que toute autre. Je vous embrasse ainsi que toute votre maison à qui la mienne envoie ses amitiés les plus tendres.
A. Dumas f. ( Puys )
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2) Alexandre Dumas (fils) à Charles Marchal * (extrait) [Puys, 8 décembre 1870]
Cher ami, au moment où votre lettre est arrivée, j’allais vous écrire pour vous annoncer le malheur qui nous a frappés et que nous voyions venir depuis quelques jours. Mon père est mort lundi soir à dix heures, ou plutôt il s’est endormi, car il n’a aucunement souffert. Il avait désiré se coucher le lundi précédent, au milieu de la journée ; depuis lors il n’avait plus voulu et à partir de jeudi, plus pu se lever. Le sommeil était presque continuel. Cependant quand nous lui parlions, il répondait clairement et en souriant toujours. Il n’a commencé à être silencieux et indifférent que le samedi. Il ne s’est plus alors réveillé qu’une seule fois, toujours avec le sourire que vous lui connaissiez et qui ne s’est pas altéré un moment. Il a fallu la mort pour l’effacer de ses lèvres.
- Edmond Rostand, DCD le 02/12/1918
- Alexandre Dumas père, DCD le 05/12/1870
- Mozart, DCD le 05/12/1791
- Louis Blanc, DCD le 06/12/1882
-- Camille Claudel, née le 08/12/1864
- Alfred de Musset, né le 11/12/1810
- Hector Berlioz, né le 11/12/1803
- Paul Meurice, DCD le 12/12/1905
- Alphonse Daudet, DCD le 16/12/1897
- Martin Nadaud, DCD le 2012/1898
- Charles Michel, Abbé de l'Epée, DCD le 23/12/1783
- Adam Mickiewicz, né le 24/12/1798
- Maurice Utrillo, né le 26/12/1883
- Liane de Pougy, DCD le 26/12/1950
- Louis Pasteur, né le 27/12/1822
- Maurice Rollinat, né le 29/12/1846
- Marie d'Agoult, née le 30/12/1805
16:30 Publié dans Histoire littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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UNE CURIOSITE LITTERAIRE
PAR BERNARD VASSOR
Ce curieux ouvrage érotique, fut imprimé anonymement, (s.l.n.d.) en 1520 à Lyon. Le livre est un petit in-8 de 4 feuillets de 24 lignes par page, en caractère gothiques gras. Ironie suprème du propriétaire de cet exemplaire qui l'avait fait relier en maroquin avec un décor de fers monastiques poussés à froid.
L'auteur devait être un certain Preel, si l'on en croit l'acrostiche suivant :
Pronostication /des cons sauluaige, avec la manière /
de les appriuoiser /
Reprenant les sots astrologues /
Elle est si brave que cest raige /
Et si vaut lieux pour ung villaige /
L e tiers que une pouchette dorgues
Il est curieux de constater que les bibliographes qui se sont succédés n'aient pas remarqué cet acrostiche, procédé qui était courant par les auteurs cherchant à dissimuler leurs noms. Manière prudente en l'espèce, car si il était reconnu, il risquait fort un châtiment allant du pilori à la peine de mort par carbonisation.
15:10 Publié dans Les originaux, les excentriques, les fous litterra | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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LA BELLE ITALIENNE EMMANUELLA POTOCKA ET GUY DE MAUPASSANT
PAR BERNARD VASSOR
Emmanuella Potocka, née Pignatelli, d'une riche et célèbre famille napolitaine, vit le jour en 1852. Ses relations avec Maupassant sont mystérieuses et ambiguës. A l'époque où Guy de Maupassant l'avait rencontrée au cours d'un dîner chez l'épouse du comte Felix-Nicolas Potocki. Elle tenait salon dans son hôtel de l'avenue de Friedland, et avait une cour de soupirants dont elle entretenait la flamme amoureuse. C'est ainsi que l'on pouvait y rencontrer Paul Bourget, Jacques-Emile Blanche, Jean-Louis Forain, Frédéric Mistral, et Montesquiou-Fézensac. Maupassant aussi, succomba au charme de la beauté Italienne que l'on avait surnommée "La Gamine". Elle apparaît dans les romans de Maupassant sous les traits de Christiane Andermatt dans Mont-Oriol, et dans Notre Coeur sous ceux de la baronne de Frémines.
Dans une vente d'autographes en 1993, (Alain Nicolas expert,) 110 lettres provenant des archives "Potocka", ont eté mises en vente le 2 décembre...
Cette photographie réalisée par Georges Mélandri (l'hydropathe), qui avait été son voisin au 19 rue Clauzel (au cinquième étage). Depuis leur rencontre en 1882, il entretint une correspondance jusqu'à ses derniers jours. On peut ainsi suivre l'évolution de sa maladie, ses nombreuses migraines, et la descente aux enfers, il se croit "possédé".
Vous pouvez consulter le site très savant de Noëlle Benhamou, la spécialiste de Maupassant :
MAUPASSANTIANA
10:25 Publié dans Histoire littéraire | Lien permanent | Commentaires (2) | | |
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EMMA LIVRY, UNE HISTOIRE TRAGIQUE A L'OPERA
PAR BERNARD VASSOR
C'est le 15 novembre 1862, lors d'une répétition de "la Muette de Portici" que la jeune Emma Livry, s'approchant trop près de la herse d'éclairage (au gaz), la gaze* de sa jupe s'enflamma. Affolée, elle traversa trois fois la scène avant qu'un pompier ne puisse intervenir. Sa pudeur l'empêcha de se défaire de son costume, et elle ramassa même des morceaux d'étoffe en feu pour se couvrir la poitrine. Après une très longue agonie de 8 mois pleine de souffrances, elle décéda à Neuilly en juillet 1863. Elle avait seulement 20 ans. Promise à une grande carrière, elle avait été remarquée par Marie Taglioni qui en avait fait sa dauphine. C'est Marie Taglioni qui lui fit confier le rôle principal dans "la Sylphide".et dans le ballet
"Le Papillon"qu'elle avait chorégraphié elle-même sur le premier ballet que Jacques Offenbach ait mis en musique.
Pierre Lacotte**, qui m'avait fait l'honneur de présider la célébration du bicentenaire de la reine incontestée du ballet romantique Marie Taglioni, a "remonté" le Papillon en 1976, et la Sylphide qu'il a fait jouer à l'Opéra de Paris en 2003, et à la Scala de Milan en décembre 2004.
Le musée de l'Opéra conserve des marceaux de sa jupe calcinée, ainsi qu'une partie de sa ceinture utilisée ce jour là. Elle a été inhumée au cimetière Montmartre. La photo de sa tombe figure sur la partie image de ce blog (à droite pour une fois), de la première visite au cimetière Montmarte. Sa sépulture a été découverte par notre ami Michel Olivès, véritable limier, à la connaissance des cimetières dans la France entière phénoménale. Qu'il en soit une nouvelle fois remercié.
*Le nom de cette étoffe provient de son lieu de fabrication à l'origine, c'était à Gaza (en palestine). Rappelons aussi que le nom de mousseline a pour origine la ville de Mossoul (en Irak)
** Avec Françoise Meignant et Sylvie Jacq Mioche, sans qui la célébrationn'aurait pas pu voir le jour.(en présence de Germaine Prudomeau)
07:00 Publié dans HISTOIRE ANECDOTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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