« 2007-08-28 | Page d'accueil
| 2007-08-30 »
29/08/2007
L’ABSINTHE
PAR BERNARD VASSOR
Ainsi qu’une abeille au matin
Va sucer les pleurs de l’aurore
Ou sur l’absinthe ou sur le thym.
Voltaire
Les antialcooliques sont des malades en proie à ce poison, l'eau, si dissolvant et corrosif qu'on l'a choisi entre autres substances pour les ablutions et lessives, et qu'une goutte versée dans un liquide pur, l'absinthe, par exemple, le trouble.
Alfred Jarry
Cette plante a été chantée par les plus grands écrivains et poètes qui en ont usé et abusé de madame de Sévigné, Labruyère, Charles Nodier, Alfred de Muset à Charles Cros en passant par Lamartine, Victor Hugo, Verlaine et Rimbaud.
Nous buvons des absinthus qui me cassent la poitrine, et nous jouons au sempiternel domino qui nous abrutit (...) Je me rend presque toujours à mon étude la bouche pâteuse et l'oeil absinthé; cs petites débauches sont d'un salutaire effet pour la discipline
.............(Alphonse Daudet)........... ..
Daudet qui cumula les effets de l'absinthe, de la syphilis et de la morphine pour calmer les douleurs dues à la maladie en phase ultime qui étaient insoutenables. Dans une confession posthume, Daudet décrivit sont calvaire dans : "La Doulou, dictante dolore"
(Sous la ditée de la douleur )
Le nom de cette plante provient du grec apsinthion, qui signifie qu’il est impossible de boire. C’est une plante de la famille des composées . D’une odeur forte et pénétrante, et d’une saveur amère. L’utilisation intensive de la liqueur d’absinthe a provoqué des ravages jusqu’à son interdiction en 1914 par le préfet Hennion (le créateur des Brigades du Tigre). Le principe actif, l’absinthine, allait jusqu’à provoquer des crises d’épilepsie et il n’était pas rare sur les boulevards, « à l’heure de la fée verte » de voire des médecins appelés à la hâte dans les cafés des boulevards, soigner des client en pleine crise de delirium ou d’épilepsie. Les bagarres provoquées par l'abus de la boisson se produisaient plusieurs fois par jour, l'odeur d'absinthe se répandait sur les terrasses du boulevard Montmartre dès cinq heures du soir. C'était avec la syphilis le plus grand fléau du dix neuvième siècle. l'utilisait souvent panachée avec d'autres plantes, anis, menthe,
Elle a été classée par Linné sous le nom d'ARTEMISIA ( artemisia absinthium).
17:40 Publié dans HISTOIRE ANECDOTIQUE | Lien permanent | Commentaires (1) | | |
|
Digg
JEANNE THILDA
PAR BERNARD VASSOR
Femme de lettres comédienne et critique littéraire, Jeanne Thilda (1833-1886), moins connue que ses amies Liane de Pougy et Nathalie Barney, eut pourtant une exixtence de femme libre. Son salon littéraire était fréquenté par tous ce qui comptait parmi écrivains et artistes de son temps: Victor Hugo, Dumas, Gustave Flaubert, JacquesOffenbach, Rimski-Korsakov, Charles Baudelaire et Tourgueniev. Elle fut le modèle dans le roman de Maupassant, Bel Ami pour le personnage de Mme Forestier, la femme, capable de faire les carrières journalistiques et politiques des émules de Rastignac. Elle publia romans et nouvelles qui furent la cible des attaques de George Sand et de Zola et de Barbey. Elle a le courage de redéfinir les rapports entre les hommes et les femmes pour donner à son sexe une entière liberté que l’on retrouvera dans les romans de Renée Vivien. Liane de Pougy et Jeanne partagèrent tout : « les rôles au théâtre, les présents des admirateurs, les corbeilles de fleurs, et même leurs amants. De plus, elles poursuivirent en coulisse l’amour qu’elles montraient sur scène* »
Thibaud d’Antonay, Jean Lorrain, FAYARD 2005
Jeanne Thilda, Pour se damner, éd. Rouveyre et Blond (1883)
15:48 Publié dans LES COURTISANES LES MODELES ET LES ACTRICES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
|
Digg
LA SOCIETE DES AQUAFORTISTES, CONTRE -OFFENSIVE DES PEINTRES A L'EGARD DE LA PHOTOGRAPHIE
PAR BERNARD VASSOR
14:40 Publié dans HISTOIRE ANECDOTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
|
Digg








